20/03/2018

Déploiement du drone longue portée chinois EA-03 !

2016-10-19-Production-initiée-pour-le-drone-EA-03-Soar-Dragon-01.jpg

Le drone à réaction GAIC EA-03 a été déployé par l’armée chinoise officiellement. Les premiers exemplaires sont opérationnels en mer de Chine méridionale ainsi que sur la péninsule de Corée. 

Selon les premières images satellites disponibles, on peut voir les premiers EA-03 installés sur les infrastructures de la base de Shuangliao dans la province Jilin au nord-ouest de la Chine proche de la Corée du Nord. Une seconde photo montre le drone sur la base aérienne de Jialaishi, dans la partie nord de l'île chinoise de Hainan en mer ce Chine.

34.jpeg

 

Le GAIC EA03 « Soar Dragon » :

Le premier drone longue portée (HALE) chinois EA-03 a été développé par l’Institut 611 Chengdu et assemblé par le constructeur GAIC (Guizhou Aircraft Industry Corporation) a apatir de 2011, il utilise un plan d'aile tandem inhabituel. À l'exception de l'aile et de la configuration des stabilisateurs verticaux, le « Soar Dragon » a une apparence et une mission similaires à celles du Northrop Grumman RQ-4 Global Hawk exploité par US Air Force.

L ‘EA-03 est doté d’une autonomie de plus de 7'000 km soit  36 heures de vol et peut atteindre un plafond de 18’000 mètres en croisière. Avec une longueur de 14,33m et une envergure de 24,86m sa masse au décollage est estimée à 6’800kg. Malgré une forte limitation de temps de vol, il peut surveiller une très large zone grâce à ses divers équipements embarqués comme les caméras à haute résolution et les radars SAR latéraux. Le drone est motorisé par un moteur chinois Guizhou WP-13 d’environ 4’400kgp. Ce moteur est un dérivé du Tumansky R-13 russe.

La grande particularité de l’EA-03 vient de sa conception. En effet, les ailes sont en formes rhomboïdales. Soit les ailes principales sont en position basse en flèches. Les ailes arrières en fléche inversée et implantées en position haute. Vue du plan, les ailes forment un losange.

2017-10-07-Drones-longue-portée-EA-03-déployés-à-la-frontière-sino-indienne-07-1200x543.jpg

Photos : 1 & 3 GAIC EA-03 @ Weimeng 2 Photo satellite@ NSA

14/06/2016

L’Inde s’intéresse au drone Avenger !

webpredator-c-.jpg

New Dehli montre de plus en plus d’intérêt pour les drones armés et plus précisément en ce qui concerne la famille General Atomics Aeronautical « Avenger/Sea Avenger ».

Selon les dernières informations disponibles, l’Inde pourra acquérir dans un premier temps, près de 100 drones « Avenger », soit la version destinée à l’armée de l’air. Mais un fonctionnaire indien précise que la commande pourrait être montée à près de 250 aéronefs, si la marine indienne décide de changer la conception du système de lancement par catapulte sur son second porte-avions indigènes, celle-ci pourrait alors opter pour la version navale le « Sea Avenger ».

Le choix de l’Inde pour la famille de drones « Avenger » est motivé par le fait que celui-ci pourra emporter des missiles « Hellfire » qui équiperont également les hélicoptères d’attaques Boeing AH-64 E « Apache ». De plus, les Etats-Unis préparent un système de liaisons de données qui permettra au drone « Avanger » de travailler en binôme avec les « Apache ».

L’origine des Avenger/ Sea Avenger :

Le « Sea Avenger » et l’Avanger sont des dérivés du prototype du Prédateur Avenger C produit par General Atomics Aeronautical. Ce dernier fait partie d’une nouvelle génération de drones, motorisé par un réacteur Pratt & Whitney Canada PW54B (le même que celui des Cessna Citation XLS) contrairement aux anciens modèles équipés d’un turbopropulseur.

Côté caractéristiques, sa longueur est de 13,5 m pour une envergure de 22 m. Son empennage est en V positif contrairement aux autres qui possédaient un empennage en V négatif. Au niveau des performances, il atteint une vitesse maximale d’environ 400 nœuds (soit environ 720 km/h) avec une altitude maximale de 60 000 pieds (soit 20 000 m). La tuyère du réacteur a été déplacée sur le dessus du fuselage afin de cacher les gaz sortant du réacteur. Ainsi, malgré son réacteur, il reste néanmoins furtif. Sa capacité d’emport en armement est de 3 000 livres (soit environ 1.3 tonnes). Son autonomie est de 20 heures. Quant aux équipements à bord, il intègre une vision infra-rouge similaire à celle développée pour le F-35 Lightning II, ainsi que d’un radar de type AESA. Son premier vol a eu lieu le 4 avril 2009.

La version navalisée de l’Avenger, reprend l’ensemble des équipements de base du Predator C. Pour répondre au cahier des charges, émis par le Naval Air Systems (NAVAIR), General Atomics Aeronautical a effectué les ajustements suivants : les ailes sont repliables pour facilité son rangement sur un bâtiment de surface. La structure de l'avion a également été renforcée pour les atterrissages sur pont et permettre l’utilisation d’un crochet arrière pour l’appontage. Le « Sea Avenger » sera également optimisé pour les liaisons électroniques (Link16) en lien avec les F/A-18, ainsi que le futur F-35.

La soute modulaire doit permettre la mise en oeuvre des divers systèmes d’armes en services dans la Navy et pourra également transporter de l’équipement de reconnaissance et de l’écoute électronique.

Le « Sea Avenger » et l’Avenger représentent un faible risque, car étant similaire, les options d’achat de haute technologie seront partagées entre les deux modèles et devraient permettre une exploitation d’une vingtaine d’année.

 

7_11_11Predator_C-1.jpg

Photos : Avenger & Sea Avenger @ General Atomics Aeronautical

11/05/2011

FIREBIRD, le nouvel espion du ciel !

10471.jpg

 

SAN DIEGO, Northrop Grumman a présenté le  Firebird, un appareil espion de renseignement d’une nouvelle génération. Celui-ci présente en effet l’opportunité d’offrir un pilotage habité ou un pilotage à distance.

 

 

Une nouvelle génération  d’espion :

 

Cet avion dédié aux missions de reconnaissance est équipé de divers capteurs lui permettant de faire de l’ISR (Intelligence Surveillance and Reconnaissance) mais aussi de l’interception de communications. En fonction des risques de la mission il est également possible de choisir le mode de pilotage habité ou télécommandé.

Le Firebird possède une soute interne lui permettant d’embarquer un large choix de capteurs qui peuvent aussi être emportés sous le fuselage. Il peut transporter jusqu’à 600 kg d'équipement et voler pendant 40 heures environ. Northrop-Grumman a pris le soin d’intégrer une large palette de capteurs reliés entre eux au sein d’une architecture électronique permettant un chargement rapide de logiciels  grâce à une clef USB. Le Firebird peut également effectuer des missions différence au cours du même vol (reconnaissance, écoute électronique, recherche et sauvetage).

 

 

Un développement rapide :

 

Le vol inaugural de l’appareil s’est effectué seulement 12 mois après les premières discussions du concept. Du 23 mai au 3 Juin prochain le Firebird participera à divers tests  au cours Empire Challenge, un exercice militaire dirigée par US Joint Forces Command.

 

 

Une nouvelle norme :

 

 

Le Firebird offre une nouvelle norme en matière d’avion espion, d’abord en offrant la possibilité de deux modes de pilotage, puis parce qu’il s’intègre à la fois dans la catégorie des drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) mais en offrant des capteurs bien plus efficaces semblables aux drones et avions espions de très haute altitude.

 

10472.jpg

 

Photos : le Firebird@ Northrop -Grumman

 

 

08:27 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : avion espion, drones, male, northrop-grumman |  Facebook | |