11/03/2014

Dassault primé pour le nEUROn !

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Saint-Cloud, lors d’une cérémonie organisée à Washington DC par Aviation Week, le célèbre magazine aéronautique et spatial, Dassault Aviation et la Direction générale de l’armement (DGA) ont été déclarés vainqueurs des « Laureate Awards » pour le programme européen de drone de combat nEUROn.

Ce prix, qui honore les valeurs et l’esprit pionnier de l’industrie aérospatiale et de défense en général, récompense les défis technologiques relevés et les solutions industrielles d’avant-garde imaginées pour développer la première grande plate-forme aérienne furtive en Europe : le démonstrateur technologique nEUROn.

Lancé par le gouvernement français en 2003 au travers de la DGA, ce programme, dont la maîtrise d’œuvre a été confiée à Dassault Aviation, vise à démontrer la maturité et l’efficacité des solutions techniques qui préfigureront l’avenir de l’industrie de l’aviation de combat au cours des vingt prochaines années.

La nécessité de mettre au point des technologies stratégiques, de conserver des compétences de pointe dans des domaines où l’industrie française a acquis un savoir-faire d’excellence, et de fournir une charge de travail aux bureaux d’études, a fait du nEUROn l’un des programmes phares du secteur de la défense.

Notifié à Dassault Aviation par la DGA en 2006 ainsi que les contrats de partenariats industriels pour un coût de 400 millions d'euros, le programme Neuron associe la France, l'Italie, la Suède, l'Espagne, la Grèce et la Suisse. Sous la maîtrise d'oeuvre de Dassault

Le nEUROn :

Lancé en 2005 par la DGA, maître d’ouvrage, le programme nEUROn sous la maîtrise d'œuvre de Dassault Aviation, le programme a été construit pour fédérer les compétences et les savoir-faire d’ Alenia Aermacchi (Italie), Saab (Suède), EADS-CASA (Espagne), HAI (Grèce), RUAG (Suisse) et Thales (France).
D’une longueur de 10 mètres, pour une envergure de 12,5 mètres et un poids à vide de 5 tonnes, l’avion est propulsé par un moteur Rolls-Royce Turbomeca «Adour».

Sa signature radar est équivalente à celle d’un moineau, grâce notamment à la forme de l'appareil, son revêtement de surface et l'intégration des antennes dans le fuselage. Le démonstrateur doit être en mesure d’efffectuer de façon autonome, une mission de détection de localisation et de reconnaissance de cibles, en échappant aux radars et larguer une bombe depuis une soute intégrée au fuselage.

 

Une  Coopération  européenne efficace :

 

En fonction des objectifs ainsi fixés par la DGA, Dassault Aviation, a confié environ 50 % de la valeur des travaux à des partenaires européens, choisis à l’issue d’une sélection sévère, basée sur les critères suivants :

 

  • l'excellence et les compétences :

 

L'objectif de ce projet n'est pas de créer de nouvelles capacités technologiques en Europe, mais de tirer le meilleur bénéfice des niches existantes.

 

  • la compétitivité :

 

Ce projet à l'ambition de trouver de nouveaux moyens de réduction des coûts. Chaque partenaire, en complément de son excellence technologique, est invité à contribuer au projet en apportant le meilleur rapport coût - efficacité.

 

- l'engagement budgétaire de chaque gouvernement :

 

L’une des conditions fixées par la DGA française implique que chaque pays participant au programme nEUROn devra contribuer à son financement. Pour plus de souplesse, il n'est pas prévu d'appliquer dans ce programme un principe de « retour sur investissement géographique». Ce point a été négocié au niveau des gouvernements des pays partenaires.

 

Méthodes de travail collaboratif

Capitalisant sur l’expérience acquise au cours de projets récents, l'installation en plateau physique a été progressivement allégée au cours de l'année 2009 pour évoluer vers un travail en plateau virtuel avec tous les partenaires industriels (Alenia Aeronautica, SAAB, EADS CASA, HAI et RUAG). Cet outil offre à l'ensemble des équipes, la possibilité de travailler simultanément, en toute sécurité et en temps réel, à partir de la même base de données informatique et ce, quel que soit le lieu d’exécution des travaux.

Les buts communs : 

 

Le programme nEUROn est le premier démonstrateur de technologie d’avions de combat sans pilote européen. Le but étant de réunir le meilleur de chacun afin de pouvoir contrer l’industrie Américaine, et pouvoir développer à terme un Drone de combat furtif. En effet, ces quinze dernières années, le développement d’aéronefs sans pilote fut particulièrement fulgurant. 

Ce type d’engins est destiné à des missions de pénétration à grande vitesse afin de traiter, avec l’homme dans la boucle décisionnelle, un objectif dans la profondeur. 

En ce début de nouveau millénaire, l’industrie aéronautique militaire européenne doit faire face à quatre grands défis :

 

a)     Le développement des ses compétences stratégiques.
b)    Le maintien des ses pôles d’excellences.
c)     Le maintien du plan de charge de ces ateliers de production et d’études.
d)    Maintenir une indépendance industrielle militaire de qualité.

  

nEUROn est un démonstrateur technologique dont l’objectif n’est pas de répondre dans l’immédiat à un besoin militaire, mais de démontrer la maturité et l’efficacité de solutions technologiques et de capacités industrielles dont bénéficie l’Europe. Il s’agit entre autre de valider certaine technologies en faisant appel à un système d’avionique modulaire fiable, basé sur des calculateurs embarqués faisant eux même appel à des logiciels de haut niveau.

 

 

 

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Photos : le démonstrateur du Drone nEUROn @ Dassault Aviation

12:02 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : drone, dassault aviation, neuron, drone neuron |  Facebook | |

02/12/2012

Premier vol réussi du drone NEURON !

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Istres, France, le 1er décembre 2012, le drone de démonstration européen de combat furtif (UCAV) a effectué avec succès son premier vol depuis la base d’essais de la société Dassault Aviation, en collaboration avec les équipes d’essais en vol de la Direction générale de l’armement (DGA).  Parti depuis la base aérienne de Istres (Bouches-du-Rhone), le NEURON a viré plein ouest pour évoluer au-dessus du delta du Rhône avant de  revenir à son point de départ et atterrir samedi à 8h45 à Istres après 25 minutes de vol sans aucune difficulté, mais avec plusieurs mois de retard sur le calendrier prévu.


Le NEURON poursuivra ses essais en France jusqu'en 2014, date à laquelle il sera envoyé en Suède, à Vidsel, pour une série de tests à caractère opérationnel. Il rejoindra ensuite le polygone de Perdadesfogu (Italie) pour d'autres essais, notamment de tirs et de mesure de furtivité.

Le NEURON :

Lancé en 2005 par la DGA, maître d’ouvrage, le programme NEURON sous la maîtrise d'œuvre de Dassault Aviation, le programme a été construit pour fédérer les compétences et les savoir-faire d’ Alenia Aermacchi (Italie), Saab (Suède), EADS-CASA (Espagne), HAI (Grèce), RUAG (Suisse) et Thales (France).
D’une longueur de 10 mètres, pour une envergure de 12,5 mètres et un poids à vide de 5 tonnes, l’avion est propulsé par un moteur Rolls-Royce Turbomeca «Adour».

Sa signature radar est équivalente à celle d’un moineau, grâce notamment à la forme de l'appareil, son revêtement de surface et l'intégration des antennes dans le fuselage. Le démonstrateur doit être en mesure d’efffectuer de façon autonome, une mission de détection de localisation et de reconnaissance de cibles, en échappant aux radars et larguer une bombe depuis une soute intégrée au fuselage.

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Une  Coopération  européenne efficace :

 

En fonction des objectifs ainsi fixés par la DGA, Dassault Aviation, a confié environ 50 % de la valeur des travaux à des partenaires européens, choisis à l’issue d’une sélection sévère, basée sur les critères suivants :

 

  • l'excellence et les compétences :

 

L'objectif de ce projet n'est pas de créer de nouvelles capacités technologiques en Europe, mais de tirer le meilleur bénéfice des niches existantes.

 

  • la compétitivité :

 

Ce projet à l'ambition de trouver de nouveaux moyens de réduction des coûts. Chaque partenaire, en complément de son excellence technologique, est invité à contribuer au projet en apportant le meilleur rapport coût - efficacité.

 

- l'engagement budgétaire de chaque gouvernement :

L’une des conditions fixées par la DGA française implique que chaque pays participant au programme NEURON devra contribuer à son financement. Pour plus de souplesse, il n'est pas prévu d'appliquer dans ce programme un principe de « retour sur investissement géographique». Ce point a été négocié au niveau des gouvernements des pays partenaires.

 

Méthodes de travail collaboratif

Capitalisant sur l’expérience acquise au cours de projets récents, l'installation en plateau physique a été progressivement allégée au cours de l'année 2009 pour évoluer vers un travail en plateau virtuel avec tous les partenaires industriels (Alenia Aeronautica, SAAB, EADS CASA, HAI et RUAG). Cet outil offre à l'ensemble des équipes, la possibilité de travailler simultanément, en toute sécurité et en temps réel, à partir de la même base de données informatique et ce, quel que soit le lieu d’exécution des travaux.

Les buts communs : 

 

Le programme NEURON est le premier démonstrateur de technologie d’avions de combat sans pilote européen. Le but étant de réunir le meilleur de chacun afin de pouvoir contrer l’industrie Américaine, et pouvoir développer à terme un Drone de combat furtif. En effet, ces quinze dernières années, le développement d’aéronefs sans pilote fut particulièrement fulgurant. 

Ce type d’engins est destinés à des missions de pénétration à grande vitesse afin de traiter, avec l’homme dans la boucle décisionnelle, un objectif dans la profondeur. 

En ce début de nouveau millénaire, l’industrie aéronautique militaire européenne doit faire face à quatre grands défis :

 

a)     Le développement des ses compétences stratégiques.
b)    Le maintien des ses pôles d’excellences.
c)     Le maintien du plan de charge de ces ateliers de production et d’études.
d)    Maintenir une indépendance industrielle militaire de qualité.

  

NEURON est un démonstrateur technologique dont l’objectif n’est pas de répondre dans l’immédiat à un besoin militaire, mais de démontrer la maturité et l’efficacité de solutions technologiques et de capacités industrielles dont bénéficie l’Europe. Il s’agit entre autre de valider certaine technologies en faisant appel à un système d’avionique modulaire fiable, basé sur des calculateurs embarqués faisant eux même appel à des logiciels de haut niveau.

 

 

 

Les objectifs de démonstrations sont :

 

a)     L’exécution d’une mission air-sol, insérée dans un réseau de commandement, communication, contrôle, renseignement.
b)    La réalisation d’une plate-forme furtive, tant dans le domaine de la signature radar que celui de la signature infrarouge.
c)     Le tir d’armements air-sol à partir d’une soute interne avec délai très courts.
d)    Assurer la modularité de la soute pour l’armement et/ou du matériel de reconnaissance.
e)     Validé les systèmes de télé pilotage et de maintenance.

 

Il est clair qu’à travers ces missions. Le but est de démontrer la validité de commandement et de contrôle d’un aéronef sans pilote d’une taille équivalente à celui d’un avion de combat, avec tous les modes de secours nécessaires assurant la sécurité requise. Ce système aérien d’un nouveau genre, devra être capable d’échanger des informations avec l’ensemble de la bulle aéroterrestre.

 

Les scénarios qui seront validés sont : 

a) Mission subsonique air-sol. La distance franchissable au cours de cette mission n’est pas considérée comme paramètre critique.
b) Insertion dans l’espace aérien d’un polygone d’essais.
c)  Tir d’un armement air - sol à partir de la soute après désignation externe de l’objectif.


 

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Photos : Le NEURON lors de son premier vol @ Dassault Aviation 

 

 

22/01/2012

Présentation du Drone Neuron !

 

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Le démonstrateur du drone multirôles européen «Neuron», soit, le premier drone furtif et armé européen, a été présenté la semaine dernière  aux directions des armements des pays partenaires du projet. Un pas décisif vers les phases de test qui vont s’étaler sur plus de deux ans avec un premier essai en vol prévu en milieu d’année.

Le premier démonstrateur du «Neuron» a été dévoilé hier à Istres :

L’avion de combat sans pilote « Unmanned Combat Air Vehicle »(UCAV) «Neuron» a été présenté aux délégations des armements des pays participants au projet. Les représentants des ministères de la Défense français, italien, espagnol, grec, suédois et suisse ont enfin vu l’appareil de Dassault monté dans son intégralité. Ce premier démonstrateur est « une étape importante dans le programme puisqu’il marque la fin de l’assemblage et le début des essais », explique t-on chez l’industriel.

Les premiers essais de vol devraient en effet avoir lieu à la mi 2012, aux alentours du mois de juillet. Dans la foulée, ce sont toute une batterie de tests qui seront effectués sur une durée de deux ans : tirs air-sol depuis les soutes, furtivité et fonctionnalités aériennes. Au delà du drone en lui même, l’ensemble de ce développement doit participer à l’avancée technologique nécessaire pour la prochaine génération d’avions de combat.

 

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Ce projet a été initié en 2003 par le ministère de la Défense avec une ferme volonté d’en faire un appareil européen. Il implique des industriels des six pays partenaires, du Français Dassault au Suèdois Saab en passant par la branche espagnole Casa de l’Européen EADS, en Suisse, RUAG Aerospace à développé la capacité d’armement de type «berceau modulable» et la soufflerie d’Emmen (LU) a permis de validé l’aérodynamisme à basse altitude. Ce premier aéronef furtif de grande taille est stratégique pour les bureaux de recherche des industriels qui souhaitent maintenir leur niveau de compétitivité face au concurrent américain.

Dans les vingt prochaines années, l'industrie européenne des avions de combat doit faire face à trois grands défis :

  • le besoin de développer des technologies stratégiques
  • la nécessité de maintenir des pôles d'excellence dans les domaines ou l'industrie européenne a développé des niches technologiques
  • l’objectif de maintenir du plan de charge pour ses bureaux d'études

Le but du démonstrateur nEUROn est de donner aux bureaux d'études européens un projet qui leur permet de développer leur savoir-faire, et de maintenir leurs compétences technologiques pour les années à venir.

Ce projet va bien au-delà des études théoriques conduites jusqu’alors puisqu’il prévoit la construction, et la mise en vol d’un démonstrateur d’avion sans pilote.

C’est également un moyen de mettre en œuvre un processus innovant en termes de gestion et d'organisation d’un programme mené en coopération européenne.

Pour être totalement efficace, un point unique de décision, la Délégation Générale pour l’Armement française (DGA), ainsi qu’un point unique d'exécution, Dassault Aviation comme maître d’œuvre, ont été mis en place pour assurer la gestion du programme.

Les gouvernements italien, suédois, espagnol, grec et suisse, conjointement avec leurs équipes industrielles, Alenia, SAAB, EADS-CASA, Hellenic Aerospace Industry (HAI) et RUAG, ont rejoins l’initiative française.

A terme le Neuron ou son successeur seront capable de voler en binôme avec les appareils tels que le Gripen E/F, le Rafale F4 par exemple !

 

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Photos : 1 Présentation 2 Au sol 3 Image de Synthèse @ Dassault Aviation