09/06/2020

La B61 compatible sur les F-15 !

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La bombe atomique à gravité nucléaire B61-12 modernisée est maintenant compatible sur le Boeing F-15 E « Strike Eagle ». La série de tests visant à qualifier le bombe B61-12 modernisée sur une plateforme de type F-15 est réussie. Le dernier largage a eu lieu à 25’000 pieds, la bombe atomique à gravité nucléaire B61-12 est restée dans les airs pendant environ 55 secondes avant de frapper et de s'enfoncer dans le lit d’un lac de la zone d'impact désignée à Tonopah de Sandie au Nevada.

Cette frappe était la dernière d'une série de tests en vol visant à démontrer la compatibilité de la B61-12 améliorée avec l’avion de combat F-15E « Strike Eagles de l'US Air Force.  Ces essais ont été mené avec la collaboration du Sandie National Laboratoires et l'Air Force afin de valider le système d'armes en entier. 

Début mars, la démonstration de l'arme entièrement fonctionnelle, contenant des composants non nucléaires et simulés a commencé avec le chargement de l'arme sur l'avion à Nellis Air Force Base près de Las Vegas et s'est terminée par deux essais en vol au Tonopah Test Range. Les données initiales de la démonstration concordent avec le fait que le F-15E est entièrement certifié pour transporter la bombe. La démonstration a été possible grâce à la coordination entre Sandia, Los Alamos National Laboratory, le Kansas City National Security Campus, NNSA et l'Air Force.

Haute et basse altitude :

Le test en vol à basse altitude a eu lieu au Tonopah Test Range, à environ 160 miles au nord-ouest de Las Vegas, le 12 mars. Volant à environ 1’000 pieds et à presque la vitesse du son, un F-15E a sorti l'arme simulée. Le B61-12 inerte a frappé le sol du désert dans la zone désignée environ 35 secondes plus tard.

Un test à plus haute altitude a eu lieu ensuite, lorsqu'un F-15E, volant à nouveau près de Mach 1, a libéré un B61-12 inerte à plus de 25’000 pieds.  

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Photos : 1 F-15 E 2 F-15 larguant une B61-12 @ USAF

 

17/02/2017

Tir d’un ASMPA depuis un Rafale M !

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Succès et satisfaction cette semaine pour la Marine nationale qui a réussi le tir d’un missile ASMPA (ASMP-A) depuis un avion de combat de type Rafale M.

Le tir a été réalisé depuis un Rafale M appartenant à la Force aéronavale nucléaire (FANu). L’avion a décollé de la base aérienne 702 d'Avord. Selon les informations du Ministère français de la Défense, le Rafale M a effectué une simulation de mission d’une durée plus de quatre heures qui comprenait les phases caractéristiques d'une mission de dissuasion aérienne. L’avion a effectué un ravitaillement en vol suivi d’une pénétration à basse altitude avec suivi de terrain. Puis le Rafale M a exécuté le tir du missile ASMPA sur une zone d'essais du centre d’essais de la DGA de Biscarrosse.

Cet exercice grandeur nature a permis de valider le binôme Rafale Marine et le missile MBDA ASMPA ainsi que les procédures d’engagements.

Le MBDA ASMPA :

Le missile air-sol moyenne portée amélioré ASMPA (anciennement ASMP-AN 1) est fabriqué par MBDA. Réservé aux forces aérienne stratégique françaises, il emporte une tête nucléaire aéroportée (TNA) d'environ 300 kilotonnes (soit une puissance équivalente à une vingtaine de fois la bombe d'Hiroshima), à une distance de l'ordre de 500 km. Il est entré en service opérationnel en 2010, en remplacement du missile air-sol d emoyenne portée (ASMP), dont il améliore les performances tout en en reprenant les caractéristiques essentielles.

 

Photo : ici Rafale de l’Armée de l’air doté de l’ASMPA @ R.Nicolas-Nelson/Armée de l’air

 

25/01/2017

Un nouveau missile nucléaire pour les B-52 !

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La Force aérienne américaine a réitéré son intention de commencer à développer un nouveau missile nucléaire à longue portée (LRSO) durant l’année. Ce futur missile viendra équiper la flotte de bombardiers stratégiques.

L’US Air Force prévoit de lancer le LRSO (Long Range Stand-Off) en 2030 pour remplacer les missiles actuels AGM-86B de croisière (ALCM) qui sont entrés en service dans les années 1980. Le 21 janvier dernier, la Force aérienne a annoncé qu'elle avait récemment testé la capacité du B-52H « Stratofortress » à tirer trois ALCM non armés et a confirmé les plans d'attribution de deux contrats de conception préliminaire pour le futur LRSO pour le quatrième trimestre de 2017. Cette décision est par ailleurs inscrite dans la loi d'autorisation de défense FY2017 que l'ancien président Barack Obama a promulguée en décembre. Cette décision concerne un budget de 95,6 millions de dollars pour faire avancer le développement du futur LRSO. Pour cette réalisation, l'US Air Force a publié une demande de propositions à l'industrie pour la maturité de la technologie LRSO et la phase de réduction des risques. Boeing, Raytheon, Northrop-Grumman et Lockheed-Martin se disputent la phase de réduction des risques. Le service prévoit d'attribuer jusqu'à deux contrats. Les gagnants auront alors quatre ans et demi pour compléter un plan préliminaire «avec une fiabilité et une fabrication démontrées», après quoi l'Air Force choisira un entrepreneur pour construire le missile.

A noter, que le nouveau secrétaire de la défense du président Donald Trump, le général de marine à la retraite James Mattis, n'a pas encore promis son soutien au programme, qui coûtera environ 20 milliards de dollars pour quelque 1’000 missiles.

Selon le calendrier de l’US Air Force, le futur LRSO viendra équiper la flotte de bombardier Boeing B-52H dans un premier temps. Puis se sera les B-2 « Spirit » et le futur B-21 « Raider ».

 

Photo : B-52H avec missiles ALCM @ USAF