24/06/2017

Le Rafale F-3R bientôt qualifié !

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Les tests en vol impliquant la nouvelle norme opérationnelle « F-3R » de l’avion de combat Rafale de Dassault avance conformément au calendrier. Le nouveau standard sera prêt pour 2018.

Conformément à la programmation du ministère des armées, le standard « F3-R » du Rafale sera qualifié en 2018 par la direction générale de l’armement (DGA) et entrera en service opérationnel quelques mois plus tard. Au cours du premier semestre 2017, les équipes de la DGA, de Dassault Aviation, de MBDA, de Thales et les centres d’expérimentation de l’armée de l’air et de la marine ont déroulé comme prévu le calendrier des campagnes d’intégration des deux équipements majeurs du nouveau standard « F3-R ».  Il s’agir du missile « METEOR » et le pod de désignation « TALIOS ».

Le  dernier tir réel de la campagne d’intégration du missile air-air longue portée METEOR depuis un Rafale s’est déroulé avec succès sur le site de Biscarrosse de la DGA. Réalisé contre une cible aérienne située à très grande distance et suivi aussitôt d’un tir simulé de missile MICA contre un autre objectif, ce tir est représentatif des nouvelles capacités  rendues possibles par l’association du « METEOR » et du radar RBE2 AESA longue portée du Rafale.

Déjà opérationnel avec les avions de combat Saab JAS-39 C Gripen de l'armée de l'air suédoise, le « METEOR » a récemment subi son essai final sur l’Eurofighter « Typhoon II », avant d'entrer en service avec les forces aériennes d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne et du Royaume-Uni à partir de l'année prochaine.

En ce qui concerne le THALIOS :

La nouvelle nacelle développée par Thales PDL-NG (Pod de Désignation Laser de Nouvelle Génération) TALIOS doit venir remplacer l’actuelle nacelle « Damocles ». Le TALIOS doit permettre de faire de la reconnaissance, de l'identification de cibles terrestres comme aériennes, et du ciblage laser au profit d'un armement guidé laser.

Les caractéristiques sont : 

  • Dernière génération de capteurs à haute résolution et de haute précision de stabilisation ligne de mire.
  • Une vision grand-angle fournissant des informations contextuelles critique et faire le pod un élément
  • clé de l'environnement visuel du pilote tout au long de la mission.
  • L'architecture ouverte et un haut niveau d'intégration fonctionnelle.

Toutes les fonctions seront standard pour les clients français et internationaux. Grâce à son architecture ouverte, le pod TALIOS est conçu comme un système «plug & lutte» pour l'intégration de tous les combattants actuels et futurs.

Thales a obtenu jusqu'à présent une commande pour 20 TALIOS. Mais au total il est prévu que 45 nacelles puissent venir équiper l'armée de l'air française et la marine. La production en série du système commencera en 2018, après l'achèvement des tests de mesure. 

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Photos : 1 Rafale 2 Rafale et THALIOS @ Dassault Aviation/DGA

01/11/2016

Pilatus en passe d’équiper l’Armée de l’air avec des PC-21 ?

 

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Salon NBAA à Orlando en Floride, l’avionneur suisse Pilatus continue de faire le « Buzz ». Avec son jet d’affaire le PC-24, l’annonce concernant l’augmentation des ventes du PC-12NG, voici que l’avionneur déclare être assez proche d’une signature avec l'agence d'approvisionnement française, la DGA pour la fourniture de PC-21 pour l’Armée de l’air. Ce qui étonne dans cette annonce, vient du fait que Pilatus n’est pas du genre à claironner sur les toits ses possibles succès. Normalement, l’avionneur se montre particulièrement prudent et modeste tant qu’un contrat n’est pas signé. Alors que cache cette soudaine déclaration ?

Remplacer la flotte d’Alpha-Jet :

La France cherche un remplaçant à son avion école Dassault Alphajet, une demande de pré-sollicitation initiale a été publiée en avril 2015 par la DGA. Elle a été suivie d'une demande de propositions (DP) en septembre de la même année.

Sous le nom de FOMEDEC (Formation modernisée et entraînement différencié des équipages de chasse) le programme poursuit deux objectifs :

Remplacer le système actuel (avions et moyens sol) de formation (phase basique) des équipages des avions de chasse (pilotes et navigateurs officiers systèmes d’armes) à Tours et Cognac.

Et de permettre une activité aérienne sur avion de formation en complément d’une activité sur avion d’arme pour les pilotes du « second cercle » qui ont vocation à renforcer et à soutenir les unités opérationnelles quand elles sont engagées.

Le programme porte sur l’acquisition d’une flotte d’avions, de moyens de simulation au sol et des infrastructures associées. Une prestation de soutien est également prévue. Il s’agit de former une cinquantaine de personnels navigants par an et d’entraîner une cinquantaine de pilotes de chasse expérimentés. Le volume horaire annuel prévu est de l’ordre de 11’000 à 13’500 heures de vol.

Les concurrents :

Trois appareils étaient en concurrence, il s’agissait des M-345 HET et M346 d’Alenia-Aermacchi (Leonardo) et du PC-21 de Pilatus Aircraft. Il semble que le M-346 italien, pourtant soutenu par une très forte campagne de presse, n'a pas réussi à atteindre la finale et que son petit frère le M-345 HET n’a pu faire mieux face au PC-21.

Il semble que le contrat porte sur un nombre de 20 à 25 appareils acquis en location. La commande pourrait être passée au tout début de 2017. Et qui viendra remplacer les Alpha Jet de la Patrouille de France ? Faudra-t-il un autre appareil, car au sein de la PAF on ne veut pas d'un turbopropulseur ? La suite au prochain épisode..

D’autres contrats pour le PC-21 :

Mais pourquoi donc, les gens de Pilatus ont-ils rompu leur habituelle discrétion ? Chez Pilatus on semble vouloir débloquer d’autres contrats en attentes avec le PC-21, ou celui-ci est justement en forte concurrence avec les aéronefs italiens, l’occasion de faire passer le message. Et puis, on ne sait jamais, Dassault n’est toujours pas annoncé pour le futur avion de combat en Suisse, mais suédois et allemands déjà bien engagés sont également très intéressés par l’avion suisse, alors une petite phrase pourrait avoir un effet de dominos.

 

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Photos : 1 PC-21 @ Pilatus Aircaft 2 Alpha Jet @ Neil Burry

 

24/06/2015

Un Fokker pour tester le radar du Rafale !

 

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La DGA (Direction Générale pour l’Armement) va recevoir un Fokker 100 d'ici la fin de l’année 2015, l’avion va permettre de tester des systèmes, dont le radar, destinés à l'avion de combat Rafale de Dassault.

 

L'avion avait effectué une visite, lors du salon du Bourget (15-21 juin), avant de rejoindre le CEV (unité vol d'essai) de la DGA à Cazaux à la fin de l'année. Le Fokker est destiné à remplacer le Dassault Falcon 20, dont sept sont actuellement opérationnels sur ce qui était autrefois une flotte de 14 aéronefs.

Le Fokker diffère du Falcon en ce qui concerne plusieurs les systèmes intégrés qui peuvent être testés simultanément, de sorte que le temps entre les vols est réduit.

Aujourd’hui,  quelque 50 vols par an sont actuellement effectués en utilisant le Falcon, mais l'objectif est de tripler ce 150 vols par an une fois que les opérations commencent avec le  Fokker 100.

 

L'avion a été modifié par Sabena Technics, et est équipé d'une section de nez du Rafale, qui abrite le radar Thales RBE-2 à balayage électronique et de l'équipement optronique secteur frontal. L’avion pourra également emporter la nacelle Reco NG et des missiles MBDA Mica air-air. L'avion ne sera pas utilisé pour les essais de tir réel, mais pour tester la capacité et l’intégration des missiles.

 

 

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04/05/2011

Rafale Tir réussi d’un AASM !

 

 

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Le 21 avril dernier, la DGA a réussi le tir d’une AASM (Armement Air Sol Modulaire) à guidage laser sur une cible se déplaçant à 80 km/h et avec une précision métrique. Le tir a été effectué sur le site d’essais de missiles de la DGA à Biscarosse.

Réalisé sur le site de al DGA, à partir d'un Rafale de série mis en œuvre par DGA Essais en vol base de Cazaux, le tir a été effectué avec un très fort dépointage (90°) par rapport à l'avion tireur, à une portée de plus de 15 km.

L'impact au but a eu lieu en incidence rasante, sur une cible mobile constituée d'une tache laser générée par un illuminateur sol monté sur une tourelle, afin de simuler un véhicule se déplaçant à 80 km/h.

Grâce à ses algorithmes de détection et d'asservissement de la trajectoire sur la tache laser détectée, et à sa grande manœuvrabilité aérodynamique, l'AASM a atteint la cible avec une précision meilleure que le mètre.

La version à guidage Inertiel / GPS / Laser est équipée d'un autodirecteur semi-actif laser et met en œuvre des algorithmes de poursuite de cible fixe ou fortement mobile utilisés lors de la phase terminale.

Elle sera produite en série pour les besoins de l'armée de l'air et la marine nationale à partir de la fin 2012.

Photo : tir de l’AASM depuis un Rafale@ DGA

 

16:33 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rafale, aasm, dga, armée de l'air, guidage laser |  Facebook | |