08/05/2020

STAC : une meilleure efficience en 2019 !

 

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Au début de l’année 2019, le Conseil fédéral a pris des mesures pour utiliser encore mieux le Service de transport aérien de la Confédération (STAC) pour des vols VIP et éviter les vols de ligne. La modification de l’ordonnance sur le STAC, entrée en vigueur à cette même période, doit permettre des réductions des frais externes, du nombre de vols d'entraînement et de positionnement sans passagers et des charges administratives.


30 % de vols sans passagers en moins et diminution des charges administratives :

Le Conseil fédéral a notamment élargi le cercle des ayants droit au STAC. Dorénavant, les secrétaires d’État peuvent aussi faire appel à ces prestations et cette mesure a eu des effets positifs. En effet, cet élargissement a permis d’optimiser l’utilisation des avions. Les locations d’avions auprès d’exploitants externes ont reculé, passant de 48 heures de vol en 2018 à environ 2,5 heures seulement en 2019. De ce fait, les coûts externes ont aussi diminué.

De plus, le nombre de vols d’entraînement sans passagers a baissé de près de 30 %. Ainsi, les départements n’ont pas dû s’acquitter des frais pour des vols de ligne puisqu’ils ont pu bénéficier de vols avec le STAC. Les vols sans passagers pour le nouveau jet du Conseil fédéral le Pilatus PC24 ne sont pas compris dans les calculs aboutissant au constat de cette diminution, car l’introduction de ce nouveau système a nécessité des entraînements pour les pilotes.
Pour ce qui est des charges administratives, les mesures montrent les effets souhaités. Avec la suppression de l’imputation interne des prestations des vols de service pour le Conseil fédéral et les départements, il n’y a plus de moyens financiers alloués pour les heures de vol dans les différents départements. De ce fait, la réduction des charges administratives internes est tout à fait tangible. Mais il n’est pas possible de chiffrer cet effet, car le temps qui devrait être consacré à la saisie de ces données serait considérable.


Vols sur mandat de la Confédération :

En 2019, le STAC a comptabilisé près de 680 heures de vol, dont 555 pour le Conseil fédéral, et le reste pour le compte des différents départements. Les avions ont volé 520 heures, tandis que les hélicoptères 160. Ces chiffres sont plus bas que ceux de l’année dernière ; mais ils ne sont pas comparables en raison de la modification de l’ordonnance.

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Standard de sécurité élevé, disponibilité à court terme :

Le STAC est une formation militaire des Forces aériennes qui effectue des vols sur mandat du gouvernement, des départements, de l’Assemblée fédérale, de la Chancellerie fédérale, des tribunaux fédéraux et de l’Armée suisse. Pour garantir une disponibilité à court terme 365 jours par an le STAC engage ses propres avions et hélicoptères. Il peut recourir à des avions de location si tous ses appareils sont occupés, si ses capacités sont limitées ou si l’autonomie de ses appareils est insuffisante pour parcourir la distance requise.
Standards de sécurité élevés, possibilités d’engagements dans des régions en crise, disponibilité à court terme et respect des délais fixes des délégations, autant de prestations dont la couverture n’est pas toujours garantie par les vols de ligne et qui comptent au nombre des avantages offerts par le STAC, sans oublier la fonction de représentation, la protection de l’information et la discrétion diplomatique. Ainsi, les prestations du STAC servent directement les intérêts de la Suisse, et les coûts d’un vol du STAC ne peuvent pas être comparés à ceux d’un vol de ligne. De plus, étant donné que les pilotes doivent accomplir un certain nombre d’heures de vol par année afin de garder leur licence, les vols effectués pour le STAC permettent d’éviter les vols d’entraînement sans passagers. Des directives similaires s’appliquent aux aéronefs. (Sources DDPS).

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Photos : Les avions du STAC, Falcon 900, PC-24, Challenger 604 @ Forces aériennes suisses

05/05/2020

Retour à la normale progressive du service de vol !

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La gestion de la crise du coronavirus a conduit l'armée à d'importants changements dans la planification et adaptation des priorités. Le commandant des Forces aériennes avait donc également décidé de réduire les entraînements à un minimum acceptable de manière temporaire. 

Par égard pour la population confinée, les Forces aériennes ont réduit leur service de vol depuis le 27 mars 2020. Il s'agit maintenant de retrouver le chemin vers la normalité en renforçant de manière progressive le service de vol afin de pouvoir assurer les missions à venir.

Sans possibilité d'entraînement, le niveau de formation des pilotes diminue et la sécurité des vols aussi. Un minimum d'heures de vols par pilote doit être atteint si l'armée veut pouvoir assurer ses missions de souveraineté telles que la protection de conférence lors du WEF en 2021 par exemple ou encore le service de police aérienne permanent qui se concrétisera au 1er janvier 2021. 

Le retour à la normal du service de vol se fera donc en trois étapes :

A partir du 11 mai 2020, un premier élargissement approprié avec certaines restrictions: les heures de vols des F/A-18 seront limités à 120 par semaine, les entraînements au combat air-sol sont toujours suspendus et les équipes de démonstrations ne voleront pas.

Dès le 8 juin, il est prévu de lever la plupart des restrictions en appliquant les recommandations de l'Office fédéral de la santé publique.

La dernière étape après les vacances d'été consistera à reprendre les entrainements pour les équipes de démonstration, les cours de répétitions ainsi que les entraînements au vols de nuit. Ces derniers reprendront en octobre 2020 selon la planification annuelle.

Rappel :

Durant toute la limitation du service de vol, les tâches des Forces aériennes (service de police aérienne, service de recherche et de sauvetage, service de transport aérien de la Confédération) pour assurer la souveraineté ainsi que les services d'assistance de plus en plus nombreux avec des hélicoptères pour la police, le corps des gardes-frontières et les troupes fournies dans le cadre du service d'assistance ont été garantis. (Sources DDPS).

Photo : F/A-18 Hornet en démonstration @ DDPS

20/02/2020

Modernisation des PC-21 & FLORAKO !

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Dans le cadre du programme d’équipement militaire 2020, deux sujets concernent notre aviation, la mise à jour des avions écoles Pilatus PC-21 et celle du programme C2Air pour le système FLORAKO.

Mise à jour des Pilatus PC-21 :

Suite aux programmes d’armement 2006 et 2010, huit avions PC-21 ont été acquis auprès de l’entreprise Pilatus, à des fins d’instruction. Cet avion turbopropulsé est destiné à l’instruction des pilotes sans expérience préalable sur jet, pour qu’ils puissent à terme directement passer à un avion de combat tel que le F/A-18 E/F « Hornet ». L’instruction sur PC-21 est sensiblement moins coûteuse et plus écologique que sur jet d’entraînement.

Cependant, comme ses pièces de rechange ne sont plus commercialisées (version initiale de l’avion) et que les autres forces aériennes n’utilisent pas la même configuration que celle employée actuellement, des adaptations s’imposent sur ces avions comme sur leurs simulateurs. Aujourd’hui, les PC-21 des Forces aériennes suisses comportent des composants qui ne sont plus utilisés dans les autres flottes de ce modèle. À terme, il ne sera plus possible d’assurer l’entretien et la maintenance de ces composants. La maintenance des aéronefs devient de plus en plus complexe et onéreuse. Il n’est d’ailleurs pas exclu que d’autres fabricants cessent de fournir leurs prestations, d’autant plus qu’une petite flotte représente peu d’intérêts économiques pour ces entreprises.
Le système d’instruction PC-21 de Pilatus a fait l’objet de développements constants au cours des dix dernières années. Dans le cadre des mesures planifiées, les Forces aériennes suisses appliqueront des processus d’amélioration du système développés pour les forces aériennes australiennes et pourront bénéficier d’un stock de pièces de rechange partagé. L’Armée de l’air française reprend la même configuration pour son PC-21.

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Cet ensemble de mesures comprend également l’adaptation aux spécificités de la Suisse telles que sa topographie et la densité élevée de son trafic aérien. Grâce à l’intégration d’un système de détection des obstacles (G-CAS) et d’un système de signalisation du trafic aérien (T-CAS), la sécurité de vol sur le PC-21 sera considérablement accrue. Indispensable dans un environnement d’entraînement moderne, ces deux systèmes de sécurité préviennent les crashes et les collisions avec d’autres aéronefs. Une grande partie des frais de développement et d’autorisation pour chacun des systèmes de la nouvelle configuration ont déjà été couverts et ne sont pas compris dans le crédit. Les mesures assureront l’adaptation aux exigences militaires et civiles actuelles et maintiendront ces avions en état de navigabilité jusqu’à fin 2035.

Environ les trois quarts des PC-21 utilisés actuellement à travers le monde possèdent la même configuration que celle préconisée dans la solution proposée. Ainsi, les Forces aériennes suisses pourront profiter de conditions plus favorables lors des travaux de maintenance. De même, elles rempliront les exigences actuelles en matière d’aéronautique et s’adapteront aux normes de sécurité en vigueur.

C’est l’avionneur suisse Pilatus Aircraft qui aura la charge de mettre à jour la flotte de PC-21.

Modernisation C2Air pour le système FLORAKO :

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Dans le cadre d’Air2030, nous avons beaucoup parlé d’avions et de systèmes sol-air, mais il fallait aussi moderniser le système de surveillance et de conduite, le choix est fait. L’évaluation des trois candidats au nouveau système de surveillance de l’espace aérien et de conduites des opérations aériennes pour l’Armée suisse s’est conclue avec le choix du type de dispositif. La direction du programme Air2030 a suivi la recommandation de l’équipe d’experts en faveur du candidat français Thales avec le système Skyview.

Le remplacement du système de conduite et de communication de Florako (projet Radar) fait partie du paquet de projets pour le renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien, comme le renouvellement des systèmes de capteurs de Florako, l’acquisition de nouveaux avions de combat (projet PAC) ainsi que celle d’un système de défense sol-air de longue portée (projet DSA). Le projet Radar a déjà été décidé dans le cadre des programmes d’armement 2016 et 2018. Le remplacement des capteurs est en cours.

Introduit en 2004, le système de surveillance de l’espace aérien et de conduite des opérations aériennes Florako assure 24 heures sur 24 et sept jours sur sept la reconnaissance des aéronefs civils et militaires (avions, hélicoptères, drones) et permet aux Forces aériennes de mener leurs engagements en situation ordinaire comme en cas de tensions accrues, voire de conflit. Sans lui, les avions de combat et autres moyens de défense sol-air ne pourraient être engagés, ou seulement de manière très limitée. Il en va de même pour les appareils à acquérir en vue du renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien.

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Le projet « C2Air » prévoit le remplacement des sous-systèmes Ralus/Lunas du système actuel de surveillance de l’espace aérien et de conduites des opérations aériennes des Forces aériennes suisses. Au cours des douze derniers mois, des spécialistes d’armasuisse et de l’Armée suisse ont testé en Suisse trois systèmes de remplacement venus de trois pays différents, évalué les offres reçues et formulé une recommandation à la direction du programme Air2030 dans un rapport d’évaluation. Le directeur général de l’armement a maintenant suivi cette recommandation et attribué le marché au candidat français Thales avec le système Skyview. Thales a été retenu en raison de son meilleur rapport qualité-prix. Par ailleurs, Skyview est le système qui s’avère répondre le mieux aux exigences. Il est prévu que le Conseil fédéral soumette l’acquisition de ce système au Parlement dans le message sur l’armée 2020. Les autres candidats étaient Saab (Suède) et Raytheon (États-Unis). Le constructeur et le système retenus ne causent aucun préjudice aux autres projets PAC et Bodluv du programme Air2030.

Système de surveillance de l’espace aérien et de conduite des opérations aériennes Florako Ralus (Radar-Luftlage-System) rassemble les données radar et établit l’image de la situation aérienne. Lunas (Luftlage-Nachrichtensystem) reproduit toutes les données à l’écran afin de soutenir la conduite de l’engagement. 

Ces deux sous-systèmes font partie du système de surveillance de l’espace aérien et de conduite des opérations aériennes Florako. Ce dernier est destiné à identifier les objets aériens civils et militaires (p. ex. avions, hélicoptères et drones) et à conduire les engagements des Forces aériennes, y compris la défense sol-air. Depuis 2005, l’espace aérien suisse est surveillé 24 heures sur 24 par Florako. 

Principales caractéristiques:

  • Une large communauté d’utilisateurs de la force aérienne de 12 pays représentant au total 43 centres
  • Suivi multisensoriel et fusion d’identification éprouvés sur le terrain
  • flexible à toute opération
  • Evolutif en déploiement
  • Ouvert aux systèmes hérités et futurs

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Photos : 1 Pilatus PC-21 des FA en vol 2 cockpit PC-21@ Pilatus Aircraft 3 Radar FLORAKO@ DDPS 3 système d’engagement @ DDPS 4 Système Skyview @ Thales

 

22/12/2019

Avions de combat, le PS s’enfonce dans la désinformation !

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Dans un communiqué de presse datant du 20 décembre 2019, le PS lance sa campagne contre l’achat d’un nouvel avion de combat avec des arguments mensongers. L’occasion de revenir sur une action irresponsable d’un parti membre de notre gouvernement. Décryptage :  

Le communiqué du PS :

La Suisse n’a pas besoin d’avions de combat luxueux, dont la facture s’élève à 6 milliards de francs suisses. Le PS est convaincu que des avions de chasse surdimensionnés sont inutiles pour la majorité des tâches incombant à l’armée de l’air suisse, soit la formation de ses pilotes et les missions de police aérienne. S’équiper d’avions de combat légers permettrait donc de garantir la sécurité de l’espace aérien suisse, tout en protégeant les intérêts des contribuables. C’est pourquoi le PS, aux côtés d’autres organisations, lance un référendum contre ce fastueux achat, aussi inutile qu’excessif. Aucune alternative n’a été examinée par le Parlement et le Conseil fédéral, ce qui indique un refus inacceptable d’étudier toutes les pistes existantes. 

« La droite bourgeoise refuse de s’engager dans un débat critique, alors que d’innombrables questions sont encore ouvertes », déclare Roger Nordmann, président du Groupe socialiste aux Chambres fédérales. « Cela révèle une réelle faiblesse d’argumentation. La droite craint que sa politique opaque de subventions échoue dans les urnes, et tente maintenant d’appâter des entreprises avec la perspective de contrats lucratifs, afin d’obtenir un soutien financier pour leur campagne de votation. »

Dans aucun autre domaine politique que la défense, on n’ose parler de six milliards de francs sans avoir examiné sérieusementà quoi serait consacrée une telle somme. Sur toute la durée de service des avions de combat en question, les coûts sont encore multipliés pour atteindre le montant astronomique de 24 milliards de francs. Cette facture exorbitante n’a été abordée sérieusement ni par le Parlement ni par le Conseil fédéral. « Ce manque de transparence est dangereux », déclare Pierre-Alain Fridez, conseiller national (JU). « La droite désire accorder une subvention industrielle d’un milliard de francs à un fournisseur d’armes étranger, qui décidera ensuite comme bon lui semble de la gestion de cet argent pourtant public. Inévitablement, ce ne sera pas dans les meilleurs intérêts de la Suisse. »

En jaune, les nombreuses affirmations mensongères que je vous propose de reprendre ci-dessous :

Avions de combat « luxueux » :

Ce qualificatif est propre au PS puisqu’il n’existe pas d’avion de combat de « luxe » ni de « Low Cost ». Les avions à l’essais pour notre pays correspondent à la norme « multirôle » qui répond aux besoins établis par le cahier de charges du DDPS. Celui-ci, se base sur les menaces actuelles et futures confirmées par le récent rapport de Mme l’Ambassadrice Pälvi Pulli datant de mai 2019.

Les avions testés sont les mêmes que ceux à l’essais ou en cours d’intégration dans de nombreux pays comme : l’Allemagne, la Belgique, le Brésil, le Canada, le Danemark, la Finlande, France, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Bulgarie, Suède et bien d’autres…

L’avion du PS : un doublon inadapté et prohibitif :

Le PS propose d’acheter à la place le Leonardo M346FA « Light Attack ». D’une part, cet avion serait un doublon, étant donné que nos pilotes sont formés grâce aux Pilatus PC-21, moins cher à l’achat comme à l’heure de vol. De l’autre, en ce qui concerne la Police du ciel le M346FA n’est pas adapté, car il est spécialisé dans « l’attaque au sol de type antiguérillas ». Par ailleurs, cet avion n’est pas à la norme QRA15 (décollage en moins de 15 minutes) son plafond pratique de 12'000 mètres sans armement ne permet pas de rejoindre un avion de ligne à haute altitude. Trop lent, pas de postcombustion, il ne peut pas rejoindre non plus un jet rapidement. (Avec armement, le plafond pratique, la vitesse serait ainsi diminuée de 30%). Radar inadapté en montagne, car trop faible puissance d’émission (apparition de faux échos).

Choix judicieux et réfléchi :

Selon le PS, aucune alternative n’a été examinées ; ce qui est faux ! La prolongation des F-5 obsolètes ainsi que les actuels F/A-18, l’achat d’avions d’occasions ainsi que l’achat en commun avec un pays voisin, tout comme la sous-traitance de la Police du ciel par nos voisins, font partie de l’étude préliminaire au projet « air2030 ». Les conclusions sont sans appel, la Suisse a besoin d’un nouvel avion de combat multirôle pour assurer l’avenir des Forces aériennes et de sa souveraineté.

Consultations et débats, le PS est amnésique : 

Le PS affirme que la droite refuse de s’engager dans un débat critique, ce qui est encore faux ! Avant même le lancement du projet « air2030 », le Conseil Fédéral a mis en place une discussion préparatoire à laquelle tous les présidents de partis ont été invités à s’exprimer sur le sujet au sein des discussions de Wattewille. Du 23 mai au 22 septembre 2018, les cantons, les partis, les associations ainsi que d’autres organisations ou cercles intéressés ont pu s’exprimer dans le cadre de la consultation. Puis, lors de la constitution du groupe d’accompagnement pour l’évaluation du nouvel avion, le PS était représenté par Mme la conseillère aux Etats Géraldine Savary ! Depuis, tous les partis ont eu l’occasion de s’exprimer, notamment lors des derniers débats aux Chambres Fédérales.

Affaires compensatoires et transparence :

Le PS parle « de politique opaque de subventions » à propos des affaires compensatoires. Affirmation encore fausse, puisque le débat vient d’avoir lieu aux Chambres Fédérales sur le pourcentage, ainsi que sur le processus de mise en place des affaires compensatoires. Le PS était-il absent lors des débats ?

Mme Amherd, cheffe du DDPS se base d’ailleurs sur un second rapport effectué par M. Kurt Grüter pour justifier son choix qui vient d’être accepté par les deux Chambres, la transparence y a été évoquée. Le travail effectué jusqu’ici par SWISSMEM lors des rencontres B2B avec les avionneurs et l’industrie suisse a été salué de toute part.

Il n’y a pas de manque de transparence et il n’y aura pas de subvention industrielle attribuée au hasard comme le prétend le communiqué. Les contrats d’affaires compensatoires sont soumis à la loi du marché et les entreprises sont mises en concurrence. Le tout est surveillé à l’aide d’un registre public dans lequel toutes les affaires compensatoires seront répertoriées.

Les Offsets permettront un retour sur investissement en terme de compétences, de places de travail, d’apprentissages et donc de cotisations AVS, chômage et d’impôts.

Les chiffres erronés du PS :

Les 6 milliards destinés aux avions de combat font partie du budget ordinaire de l’armée. Cette somme comprendra les avions, les simulateurs, l’armement, les pièces détachées et la formation sur une période de 30 ans.

Le PS évoque une somme de 24 milliards de francs ? D’où sort ce chiffre ? Le PS est incapable de le justifier ! A plus forte raison, que les avions en compétitions auront un coût à l'heure pour la plupart inférieur aux Hornet actuellement en activité.

Combien coûterait (finance/politique) la sous-traitance de notre sécurité aérienne auprès de l’Otan (comme la Lituanie, l’Estonie et la Lettonie) en cas d’incapacité de nos Forces aériennes ?

Propagande et rapport douteux du PS :

Le PS n’ayant pas le courage de ses opinons, soit la suppression des Forces aériennes et de l’armée (inscription dans ses statuts), il tente de tromper les électrices et électeurs avec de fausses informations. Le PS est d’ailleurs allié avec le Groupe pour Suisse Sans Armée (GSsA) ainsi que les Verts qui se montrent moins hypocrites, malgré une prise de position irresponsable dans le cadre de la récolte de signatures pour le référendum contre l’achat d’avions.

La stratégie du PS est de faire croire que le Parti aurait une meilleure solution au projet « air2030 » et se base sur un pseudo rapport payé. Le rapport de la société ACAMAR est particulièrement douteux. D’une part, il explique que la Suisse peut être protégée entièrement avec des systèmes sol-air, ce qui est faux ! Seul un volume de 15’000 km² est possible. Il semble que ces « experts » ne connaissent pas notre pays ou pensent que les ondes radars traversent les montagnes ? Mais il y a pire ! Ces personnes ayant toutes été actives en tant que militaires américains sur le système PATRIOT, concluent leur rapport sur le fait que notre pays doit choisir ce système au détriment du SAMP/T européen ! Y a-t-il collusion entre ACAMAR et la proposition du PATRIOT pour notre pays ? Une chose est sûre, la déontologie de ces « pseudos » experts est mise à mal avec une telle conclusion et c’est le fond de l’argumentation du PS et de la gauche qui s’effondre irrémédiablement.

Notes : Le rapport « air2030 » ne fait état d’aucune réelle critique. Les éléments clefs ont bénéficié à la demande de la conseillère fédérale Viola Amherd de rapports complémentaires : à savoir un avis supplémentaire de Claude Nicollier sur le rapport d’experts Avenir de la défense aérienne, une évaluation des affaires compensatoires (offsets) rédigée par Kurt Grüter, ainsi qu’une analyse de la menace effectuée par Mme Pulli. A contrario le rapport ACAMAR du PS est sévèrement critiqué par des spécialistes comme : Méta-Défense, OPEX360, ainsi que de divers pilotes et ingénieurs spécialistes de défense non liés à notre pays et au projet « air2030 ».  Et voici que l'on apprend que la société ACAMAR n'existe pas vraiment :https://blogs.letemps.ch/alexis-pfefferle/2020/01/13/air2030-acamar-la-mysterieuse-societe-americaine-de-consulting-du-parti-socialiste-suisse/

16/12/2019

Protection aérienne accrue dans le ciel Genevois !

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Du 17 au 18 décembre 2019, des restrictions de vol supplémentaires au-dessus de Genève seront en vigueur. Il s'agit de mesures de sécurité temporaires à l'occasion du « Forum mondial sur les réfugiés », organisé au siège des Nations unies à Genève, sous l'égide du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. En outre, le service de police aérienne sera renforcé

Avions de combat et défense sol-air :

Le 6 décembre, sur demande des organes de sécurité de la Confédération et des autorités genevoises, Le Conseil fédéral a ordonné une restriction de l'espace aérien durant le déroulement du «Forum mondial sur les réfugiés» à la mi-décembre. La participation de nombreux chefs d'Etat, dont la Suisse doit assurer la sécurité en vertu du droit international public, rend cette mesure nécessaire. La police du ciel est ainsi renforcée avec des avions de combat Boeing F/A-18 C/D « Hornet » armés. Au sol, un certain nombre d’unités de feu sol-air dotées de canons à tirs rapides de 35mm couplés aux conduites de tir radarisées « Skyguard » sont engagés

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Puisque la protection de l'espace aérien relève des Forces aériennes, celles-ci ont été chargées de déterminer les conditions de survol de l'espace aérien au-dessus de Genève et ont mis en place les restrictions nécessaires. Ainsi, du 17 décembre à 8h00 jusqu'au 18 décembre à 20h00 au maximum, le trafic aérien sera réduit dans un rayon de 10 milles nautiques (environ 19km) autour de la Place des Nations à Genève. En principe, aucun mouvement aérien ne sera toléré dans cette zone. Le trafic aérien commercial à l'aéroport international de Genève n'est pas concerné par ces mesures supplémentaires. En outre, dans un rayon de 25 milles nautiques (environ 46km), tous les avions doivent allumer leur transpondeur. Les mêmes restrictions sont valables pour l'espace aérien français limitrophe.

Concernant le service de police aérienne transfrontalier, la Suisse travaille en étroite collaboration avec la France dans le cadre de l'accord sur la sécurité aérienne contre les menaces non militaires. Outre l'échange d'informations, cet accord permet aussi aux avions de combat de traverser la frontière lors d'engagements. Les mesures de l'Armée suisse complètent le dispositif de sécurité des autorités cantonales.

Photos : 1 Hornet en patrouille de nuit 2 Défense sol-air avec conduite de tir Skyguard & canons 35mm près de Genève @ DDPS