27/01/2020

Finlande : essais du Rafale !

EOtXqytWsAAtz6N.jpeg

Après l’Eurofighter, c’est le Rafale de Dassault Aviation qui est engagé dans le cadre des essais du programme HX Challenge finlandais. Une semaine complète est dédiée pour chaque candidat.  

Cadre des essais : 

Des missions air-air seront effectuées contre des avions finlandais Hornet et Hawk. La planification et l'exécution du HX Challenge sont gérées par l’Air Combat Center du Satakunta Air Command. Les agences de l'armée et de la marine participent également à l'évaluation de la capacité des candidats à soutenir les opérations terrestres et maritimes. Les exigences spécifiques du HX exigent que l'avion soit capable de mener des missions air-air, air-sol, air-mer et à longue portée, ainsi que des services de renseignement, de surveillance, de reconnaissance et d'acquisition d'objectifs.

Baser l'évaluation en Finlande permet non seulement au ministère de la Défense de concevoir les tests de manière équitable pour tous les soumissionnaires, mais évalue également les performances et les capacités de chaque candidat dans l'environnement hivernal finlandais. Bien que l'avion a prouvé ses capacité pour des opérations par temps froid, des activités soutenues dans des combinaisons de températures glaciales, de neige, de pluie et de grésil ont inévitablement des effets néfastes et peuvent également affecter les performances des capteurs électro-optiques et autres.

Des tests supplémentaires peuvent être effectués ultérieurement par les fabricants dans leur propre pays et d'autres mesures seront évaluées à l'aide de simulateurs. Dans l'ensemble, le HX Challenge est conçu pour vérifier les performances déclarées de chaque candidat, plutôt que de les opposer les un aux autres dans un vol à cinq voies.

Le défi HX représente la première phase du processus d'évaluation des performances. La deuxième phase sera menée dans des simulateurs pour évaluer le succès des vols de quatre avions dans les missions clés énoncées dans l'exigence, sur la base des valeurs de performance vérifiées dans l'évaluation de vol. Une troisième phase verra comment les prétendants s'en sortent dans une évaluation de « Wargaming » à long terme.

Essais du Dassault Rafale :

Le 20 janvier dernier, deux Rafale F-3R biplace, l’un appartenant à la DGA et l’autre à Dassault Aviation se sont posés sur la base aérienne de Pirkkala. L’occasion de montrer les équipements qui composent le Rafale dont les missiles MICA et Meteor. On notera la présence de la nacelle de reconnaissance et de ciblage Thalios. En Suisse les Rafale avaient présenté la nacelle SNIPER. Pour Dassault, la Finlande représente comme la Suisse l’opportunité de présenter l’avion Rafale dans un environnement spécifique et de démontrer les qualités de l’appareil. Comme à son accoutumée le Rafale est offert sans restriction de performances et sans « Black Box ».

EOy4Am7X4AATKWY.jpeg

Photos : Rafale au HX Challenge @ Finnish Air Force

 

 

 

 

10/01/2020

Air2030, seconde demande d’offres envoyée !

2224224314.7.jpg.png

Le 10 janvier 2020, armasuisse a remis la deuxième demande d’offre relative au prochain avion de combat aux organismes gouvernementaux des quatre constructeurs entrant en ligne de compte : l’Allemagne (Airbus Eurofighter), la France (Dassault Rafale) et les États-Unis (Boeing F/A-18 Super Hornet et Lockheed-Martin F-35A). La deuxième demande d’offre se fonde sur l’analyse de la première offre, des conclusions découlant des essais en vol, en simulateur et au sol, ainsi que des audits réalisés auprès des exploitants des avions de combat évalués. Les constructeurs soumissionnaires contactés par l’intermédiaire des organismes gouvernementaux sont invités à soumettre leur offre la plus avantageuse pour la Suisse.

Les offres devront notamment comprendre les éléments suivants :

  • prix correspondant à 36 et 40 avions, y compris la logistique et l'armement définis, en tant que point de départ contraignant des négociations approfondies avec le candidat à l’issue du choix de l’appareil
  • propositions de coopération entre les forces armées et les autorités en charge de l’acquisition suisses et celles du pays fournisseur
  • projets d’affaires compensatoires prévus ou d’ores et déjà engagés

L’accomplissement des missions en situation de tension constitue le point de départ pour la détermination du nombre d’avions de combat. Dans cette situation, les Forces Aériennes doivent être en mesure d’assurer la sauvegarde de la souveraineté sur l’espace aérien en maintenant en permanence une formation d'au minimum de quatre avions en vol pendant au moins quatre semaines. ainsi que d’empêcher quiconque de violer ou de faire un usage non autorisé de l’espace aérien suisse et contribuer ainsi à tenir la Suisse à l’écart de conflits armés. En outre, les Forces Aériennes assurent avec les nouveaux avions de combat le service de police aérienne 24 heures sur 24, sont capables de défendre l’espace aérien pendant une durée limitée et peuvent appuyer les forces terrestres en cas de conflit armé.  

image.Integrierte_Luftverteidigung-f.jpg

Nouveau système de défense sol-air de longue portée :

2178920852.jpg

Le 10 janvier 2020, armasuisse a également remis la deuxième demande d’offre aux organismes gouvernementaux des constructeurs entrant en ligne de compte pour le nouveau système de défense sol-air de longue portée : la France (Eurosam SAMP/T) et les États-Unis (Raytheon Patriot). Tout comme pour le prochain avion de combat, la deuxième demande d’offre se fonde sur l’analyse de la première offre, les conclusions des essais des capteurs en Suisse et les audits auprès des exploitants du système. Les constructeurs soumissionnaires contactés par l’intermédiaire des organismes gouvernementaux sont invités à soumettre leur offre la plus avantageuse pour la Suisse.

Les offres devront notamment comprendre les éléments suivants :

  • prix des systèmes de défense sol-air de longue portée en mesure de couvrir une surface d’au moins 15 000 km2, y compris la logistique et l'armement définis, en tant que point de départ contraignant des négociations approfondies avec le candidat à l’issue du choix du système
  • offres de coopération entre les forces armées et les autorités en charge de l’acquisition suisses et celles du pays fournisseur 
  • projets d’affaires compensatoires prévus ou d’ores et déjà engagés

Prochaines étapes du programme Air2030 :

Le document « Exigences relatives à l’acquisition du prochain avion de combat et du nouveau système de défense sol-air de longue portée » du 23 mars 2018 a été mis à jour. Les modifications concernent principalement les obligations liées aux affaires compensatoires et la répartition du volume de financement. En ce qui concerne le système de défense sol-air de longue portée, RUAG MRO Suisse a été désigné comme centre de compétences pour le matériel. La capacité de défense de ces systèmes contre des missiles balistiques (Ballistic Missile Defence) est par ailleurs à clarifier (types, versions).

Les informations de la deuxième offre et les conclusions des diverses évaluations permettront de déterminer l’utilité globale de chaque système. Utilité globale, coûts totaux et risques respectifs ne seront comparés qu’à l’issue de la votation sur le référendum auquel il convient de s’attendre. Les résultats seront alors conjugués à une analyse exhaustive du risque dans le cadre d’un rapport d’évaluation qui comparera l’utilité globale de chaque avion de combat et système de défense sol-air de longue portée en lice avec leurs coûts d’acquisition et d’exploitation respectifs sur une période de 30 ans. Sur la base des conclusions du rapport d’évaluation une recommandation quant à l’avion de combat et au système de défense sol-air de longue portée les plus adaptés pour la Suisse sera faite à la cheffe du DDPS. La décision finale du type sera prise par le Conseil fédéral. (Sources DDPS).

1459004669.jpg

Photos : 1 Les quatre avions en course Super Hornet, Rafale, Eurofighter et F-35 2 Radar Système Patriot 3 Radar système SEMP/T G P.Kümmerling

 

 

17/11/2019

Le Rafale jusqu’en 2070 ?

eb364eb43c_50145978_rafalef4.jpg

Avec le développement du programme ScaF, des inquiétudes sont apparues en ce qui concerne l’évolution et la longévité de l’avion de combat Rafale. Pour ce faire, l’Armée de l’air et l’avionneur Dassault ont expliqué en fin de semaine dernière comment maintenir les avions de combat multirôle en service aérien et naval jusqu’en 2070 environ.

S'exprimant lors de la conférence internationale IQPC sur les avions de combat à Berlin, le général de division Frédéric Parisot, chef d'état-major adjoint chargé des plans et des programmes de l'armée de l'air française a déclaré qu'il y aurait probablement quatre autres phases de mise à niveau destinées au programme Rafale. La plateforme allant au-delà de la dernière configuration F3R en cours de déploiement et prévoyant que le Rafale envisage de servir de multiplicateur de force aux côtés du chasseur de nouvelle génération (NFG) en cours de développement avec l'Allemagne et l'Espagne dans le cadre plus large du Futur Combat Système aérien (ScaF / Système de combat aérien futur (SCAF).

La configuration F3R actuelle du Rafale comprend d’importantes mises à niveau logicielles et matérielles, notamment l’intégration du missile air-air hors de portée visuelle MBDA Meteor (BVRAAM) et la dernière version à guidage laser du modèle Sagem Armement Air-Sol Modulaire (AASM). ) arme de précision air-sol modulaire, le radar AESA (RNA) à balayage électronique actif RBE2 de Thales, la nacelle de ciblage aéroporté à longue portée TALIOS de Thales (ainsi que la nacelle SNIPER) et le système automatique d'évitement de collision au sol (Auto-GCAS), un module de ravitaillement « copain-copain » amélioré ainsi que le système de guerre électronique Spectra.

La norme « F4 » prévoit de fonctionner entre 2023 et 2030 et apporte des améliorations au radar AESA (RNA2), ainsi qu’aux modules TALIOS et de reconnaissance Reco NG. La mise à niveau de la suite de communications de l’avion, l’affichages de casque de pilote améliorés, une nouvelle unité de contrôle moteur et la capacité de transporter de nouvelles armes telles que le missile air-air Mica Next-Generation (NG) et le MSAA de 1 000 kg. Outre les améliorations logicielles et matérielles, la mise à niveau F4 comprendra une antenne satellite, ainsi qu'un nouveau système d'aide au pronostic et au diagnostic conçu pour introduire des capacités de maintenance prédictive.

Puis, il y aura deux autres programmes de mise à jour, le F5 et le F6. Si, aucune information n’a été donnée en ce qui concerne ces deux futurs standards, ceux-ci seront directement impliqués pour permettre à l’avion de combat Rafale de fonctionner en lien avec le programme ScaF. Et même si le Rafale ne devait pas allez si loin, son avenir reste assuré !

 

Photo : Le Rafale, un avion qui n’a pas encore pris une ride@ Dassault

 

 

09/08/2018

Inde, le Rafale au cœur de la bataille politique !

753421045.jpg

New Dehli, rien n’est simple en Inde et le feuilleton de l’acquisition de l’avion de combat Dassault Rafale se retrouve au milieu d’une bataille politicienne en vue des prochaines élections générales. En effet, l’accord signé de gouvernement à gouvernement en 2016, portant sur 36 avions Rafales attire l'attention du Parlement indien alors que les partis politiques de l'opposition se disputent le contrat qu'ils qualifient de "fraude et de corruption".

Les accusations portées contre l’accord de gouvernement à gouvernement comprennent un manque de transparence sur les détails et un coût qui serait beaucoup plus élevé que ce qui a été négocié début 2012. Cette année-là, le Rafale est devenu le vainqueur du programme d'avions de combat MMRCA. Les négociations par le congrès n'ont pas été poursuivies en raison de problèmes non résolus concernant le transfert de technologie et les compensations entre Dassault et Hindustan Aeronautics Ltd.

Pourtant les frais des appareils fournis par Dassault Aviation sont désormais inférieurs à ceux négociés il y a six ans, mais pour les politiciens indiens le problème vient des missiles. En effet, selon eux, les missiles Meteor et Scalp ainsi que l’adaptation aux spécifications nucléaires indiennes ont faits grimpé les prix. Cette différence est devenue, ces dernières semaines, un sujet de controverse en Inde.

De son côté, le chef des forces aériennes indiennes (IAF), le Général Birender Singh Dhanoa, a constamment défendu l'accord comme "n'étant ni trop cher ni controversé" et tient compte des adaptations voulues et négociées par l’Inde. En effet, L’Inde aura mis Paris et Dassault aviation au pied du mur pour obtenir une forte réduction du prix. La transaction s’élève à environ 7,87 milliards d'euros (8,6 milliards de francs suisses) pour 36 avions Rafale.

L'Inde a également négocié un accord de compensation de 50% et la livraison des Rafale dans les cinq ans. La phase de compensation commence une fois que le contrat a été signé et que les compensations doivent être honorées sur une base annuelle et doivent être achevées dans un délai de sept ans, selon les termes du contrat.

L'opposition a accusé la société privée Reliance Infrastructure, connue du Premier ministre, d'avoir été  choisie par le gouvernement indien pour être le partenaire compensateur de Dassault. "C'est l'OEM et non le gouvernement qui choisit le partenaire de compensation indien qui peut être une entreprise publique ou privée selon la politique d'approvisionnement de défense 2016", a déclaré un responsable de la défense indien pour justifier la décision.

De fait, il n’y pas de problème avec le contrat « Rafale » en Inde, mais l’enjeu politique est tel que celui-ci pourrait faire basculer le choix des urnes. Il n’est pas sûr pour l’instant qu’en cas de victoire de l’opposition un report du contrat puisse être possible. Mais du côté de l’IAF, on se montre inquiet, car un nouveau retard serait une véritable catastrophe pour la modernisation de celle-ci.

 

Photo :Rafale aux couleurs indiennes @ Dassault Aviation

19/06/2018

Des Rafale Marine à Meiringen !

m24-bis.jpg

Le Département de la Défense confirme que le demain quatre Rafale Marine se poseront sur la base aérienne de Meiringen. L’Armée suisse offre aux pilotes français, dans le cadre de leur formation au vol de navigation, la possibilité de s’entraîner à atterrir sur un terrain d’aviation étranger en milieu alpin.

Les vols de navigation avec escale à l’étranger font également partie de la formation standard des pilotes suisses. L’aérodrome militaire de Meiringen est considéré comme exigeant et est donc populaire auprès des forces aériennes étrangères pour ce type d’entraînement. Les jets français voleront de Landivisiau (F) vers la Suisse. 

Sur le plan juridique, cette escale se fonde sur l’accord entre le Conseil fédéral et le gouvernement de la République française relatif aux activités communes d’instruction et d’entraînement des forces armées françaises et suisses.

Photo : Rafale Marine @ H. Canola