07/09/2017

Belgique, Dassault contourne l’appel d’offre !

 

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L’avionneur français Dassault aviation se retire de l’appel d’offre officiel en Belgique pour remplacer la flotte d’avions de combat F-16. Mais la France n’a semble-t-il pas dit son dernier mot dans ce dossier, avec une probable offre de gouvernement à gouvernement.

Trop favorable au F-35 :

La réaction française de quitter la table de l’appel d’offre officiel est motivée par le fait que le cahier des charges belge est visiblement un peu trop favorable à l’avion américain Lockheed-Martin F-35A « Lightning II ». Les avionneurs suédois Saab et l’américain Boeing ont eux aussi définitivement quittés la compétition pour les mêmes raisons.

Une offre de indirecte ?

Pour autant, la France semble vouloir tenter le tout pour le tout avec une offre de gouvernement à gouvernement en contournant ainsi la compétition officielle. Selon la Ministre de la Défense Florence Parly, : une offre devrait être faite au gouvernement Belge avec le Rafale et comprendra également des offsets en matière de coopération industrielle.

Une décision qui agace :

Du côté belge, cette décision semble agacé le Ministre belge de la défense Steven Vandeput qui dénonce une action qui n’a aucun sens, étant donné que la procédure de sélection n’a pas encore débuté. Par ailleurs, une offre en parallèle au programme de sélection est inacceptable pour le Ministre belge.

Une action risquée :

La décision française est parfaitement compréhensible et rejoint celle des suédois et des américains de Boeing. L’image d’une compétition biaisée en Belgique se confirme un peu plus et nombres d’avionneurs sont maintenant déçus de n’avoir pu bénéficier concourir dans de bonnes conditions. La Belgique est ainsi pointée du doigt comme d’autres en Europe, car l’idée d’un soutien de l’industrie européenne s’effrite un peu plus.

La France de son côté prend un risque important en voulant tenter une offre en parallèle. D’une part celle-ci n’a que peu de chance d’aboutir et va en plus froisser les relations franco-belges. On se rappelle qu’en Suisse l’équipe de Dassault à l’époque avait tenté de contourner le choix officiel avec une tentative de contre-offre auprès des parlementaires suisses. Bien mal leur en a pris, car bons nombres de politiciens avaient vu dans cette manœuvre une tentative d’ingérence. Le grief n’est du côté de Berne par encore digéré et risque de péjorer le dossier Rafale au sein de la nouvelle compétition. Mais c’est une autre histoire.

 Photo: Le Rafale@ Dassault

 

17/02/2017

Tir d’un ASMPA depuis un Rafale M !

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Succès et satisfaction cette semaine pour la Marine nationale qui a réussi le tir d’un missile ASMPA (ASMP-A) depuis un avion de combat de type Rafale M.

Le tir a été réalisé depuis un Rafale M appartenant à la Force aéronavale nucléaire (FANu). L’avion a décollé de la base aérienne 702 d'Avord. Selon les informations du Ministère français de la Défense, le Rafale M a effectué une simulation de mission d’une durée plus de quatre heures qui comprenait les phases caractéristiques d'une mission de dissuasion aérienne. L’avion a effectué un ravitaillement en vol suivi d’une pénétration à basse altitude avec suivi de terrain. Puis le Rafale M a exécuté le tir du missile ASMPA sur une zone d'essais du centre d’essais de la DGA de Biscarrosse.

Cet exercice grandeur nature a permis de valider le binôme Rafale Marine et le missile MBDA ASMPA ainsi que les procédures d’engagements.

Le MBDA ASMPA :

Le missile air-sol moyenne portée amélioré ASMPA (anciennement ASMP-AN 1) est fabriqué par MBDA. Réservé aux forces aérienne stratégique françaises, il emporte une tête nucléaire aéroportée (TNA) d'environ 300 kilotonnes (soit une puissance équivalente à une vingtaine de fois la bombe d'Hiroshima), à une distance de l'ordre de 500 km. Il est entré en service opérationnel en 2010, en remplacement du missile air-sol d emoyenne portée (ASMP), dont il améliore les performances tout en en reprenant les caractéristiques essentielles.

 

Photo : ici Rafale de l’Armée de l’air doté de l’ASMPA @ R.Nicolas-Nelson/Armée de l’air

 

21/09/2016

L’Inde confirme l’achat du Rafale !

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New Dehli, les négociateurs français voient enfin le bout du tunnel avec l’approbation officielle du contrat au cours d'une réunion qui s’est tenue ce soir. Le contrat sera signé par le ministre français de la Défense et son homologue indien le 23 septembre à New Delhi. Ce contrat est l’aboutissement de presque de cinq années de rudes négociations.

Grosse baisse de prix :

L’Inde aura mis Paris et Dassault aviation au pied du mur pour obtenir une forte réduction du prix. La transaction s’élève à environ 7,87 milliards d'euros (8,6 milliards de francs suisses) pour 36 avions Rafale.

Cette demande enterrait un précédent appel d'offres de 126 avions de combat pour lequel Dassault était en négociations exclusives avec l'Inde depuis 2012. Mais les tractations n'avaient jamais abouti. A noter que l’Inde semble avoir obtenu une baisse du prix tout en gardant un les standards négociés à l’époque pour 126 avions. En effet, les négociations de départ semblaient débuter à près de 10 milliards d’euros sans armement.

Le combler un vide :

Pour l'Armée de l'Air indienne, il devenait urgent de combler le vide qui se creusait chaque jour un peu plus avant l’arrivée du Tejas et du futur Sukhoi T-50. Pour cela, il est évident que seul l’avion français était en mesure de venir remplacer rapidement les bons vieux MiG-21 à bout de souffle. La commande de 36 avions Rafale de Dassault Aviation est donc très attendue chez les pilotes indiens.

 

Photo : Rafale aux couleurs indiennes @ Dassault

31/01/2016

Trois Rafale de plus pour l’Egypte !

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Le Caire, les forces armées égyptiennes ont annoncé avoir reçu trois avions de combat de type Rafale supplémentaires. Pour l’instant, l’ensemble de la flotte est composée d’avions biplaces.

Composition de la flotte :

L'Egypte a passée commande de 16 Rafale B biplaces et 8 avions Rafale C monoplace. Les livraisons ont été accélérées par le transfert de ceux qui avaient déjà été produits initialement pour l'Armée de l'Air française. Les trois nouveaux Rafale (DM04, DM05 et DM06) ont rejoint les trois premiers appareils (DM01, DM02, DM03) sur une base aérienne près du Caire au sein du 34ème Escadron.

Rappel :

Le Rafale a été pensé dès le lancement du programme pour remplacer les sept types d’avions en service en France et pour remplir toutes les missions dévolues à ces appareils: missions de police du ciel et de défense aérienne, missions de reconnaissance, missions air-sol, missions antinavires.

Le Rafale est équipé d’un large éventail de capteurs: le radar à antenne active à balayage électronique Thales RBE2, le système d’autoprotection intégré et l’optronique secteur frontal forment avec la liaison 16, un ensemble de capteurs qui fournissent au pilote, au travers d’une fusion de données optimisée, une image complète et précise de la situation tactique.

Le Rafale peut emporter simultanément un grand nombre d’armements et de réservoirs externes. Il peut ainsi réaliser au cours du même vol, plusieurs types de missions et permet de ce fait une grande flexibilité dans la planification et l’exécution des vols.

Des armements et des optionnels pour tout type de mission, le système d’armes du Rafale a été conçu pour permettre l’utilisation sans restriction d’une gamme complète d’armements performants:  missile d’Interception MICA, dans ses versions IR et EM, utilisables indifféremment en combat rapproché ou en interception BVR (Beyond Visual Range) armement air sol modulaire AASM bombe guidée laser, armement air-sol conventionnel et missile stand-off à longue portée SCALP sans oublier le missile antinavire EXOCET. Par ailleurs, la nacelle de reconnaissance AREOS permet la prise d’images de jour et de nuit à toute altitude, avec la capacité de transmission immédiate en vol des photos vers une station sol.

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Photos : 1 Rafale aux couleurs de l’Egypte @ Dassault Aviation 2 Les & Rafale en Egypte @ Force aérienne égyptienne

 

 

 

10/04/2015

L’Inde peut-elle s’offrir le Rafale et le T-50 ?

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Le chef du gouvernement indien est actuellement en France pour une visite de trois jours. Au menu de son séjour figurent deux tables rondes avec les représentants de grandes sociétés françaises, une visite de l'usine Airbus de Toulouse et l’épineux dossier des 126 avions de combat Rafale.

 

Signature ou pas ?

 

L'Inde et la France pourraient donc, signer (enfin) le contrat sur la livraison d'avions de combat français Rafale à l’Inde lors de négociations entre le premier ministre indien Narendra Modi et le président français François Hollande, ce vendredi ? 

 

 

La problématique indienne :

 

L’Inde pourrait donc offrir le contrat tant attendu chez Dassault Aviation, pourtant le choses ne sont pas si simple. New Delhi doit faire face à une série de décisions sur les marchés d’avions de combat qui sont directement motivées par sa réelle capacité d’achat. Pour l’Inde le problème aujourd’hui consiste à avoir suffisamment d’argent pour s’offrir à la fois le Rafale et le Sukhoi T-50. 

 

Moins de Rafale : 

 

Dans les coulisses nombreux sont ceux qui avancent que l’Inde pourrait renoncer au chiffre de 126 Rafale et finalement se contenter d’un nombre inférieur. L’avantage de ce choix permettrait de ne pas compromettre les deux projets. On parle ce matin d’un nouveau contrat évalué à 7,2 milliards d’euros et qui porterait sur 63 avions Rafale.

 

Les éléments perturbateurs : 

 

En plus de l’engagement indien sur le programme d’avion de combat russe Sukhoi T-50 PAK-FA, les négociations pour les 126 Rafale ont buté sur deux points essentiels, le prix élevé de ces appareils qui est passé de 12 à 20 milliards de dollars et le refus de Paris de transmettre des technologies à la partie indienne. De plus, un désaccord sur les responsabilités du montage des Rafale en Inde est venu s’ajouter aux négociations.

 

Commentaire : 

 

Un compromis sur l’achat d’un nombre réduit de Rafale pourrait donc débloquer la situation et permettre à l’Inde de continuer sur le programme T-50 et son programme national, le Tejas. Paris sauverait ainsi les meubles et pourrait annoncer un second client pour son fleuron. Il est par contre nécessaire que les négociations aboutissent maintenant, car sinon, l’Inde pourrait purement et simplement renoncer au Rafale. 

 

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Photos : 1 Dassault Rafale @ Paul Marais-Hayer 2 Sukhoi T-50 PAK-FA @ Sergy