05/12/2018

SCAF ou TEMPEST, chacun choisi son camps !

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Scaf ou Tempest, il faut choisir ! Les différents pays européens se lancent progressivement dans un choix en vue d’entrer dans l’un des deux projets du futurs avions de combat habités et non habités, qui vont être prochainement développés. Il semlbe bien que les deux projets intéressent au plus au point et que pour l’instant les deux projets puissent bien voir le jour.

L’Espagne rejoint Le Scaf :

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L'Espagne vient de choisir le projet de Paris et de Berlin. Madrid va devoir encore confirmer prochainement ses intentions avec une lettre.

Le ministère français de la Défense a confirmé que le programme Scaf sera doté d'un avion piloté et d’une escorte de drones. Le développement et la production du Système de Combat Aérien Futur (SCAF), doit venir remplacer les aéronefs comme l’Eurofighter et le Rafale à l’horizon 2035 et 2040. Par ailleurs, avec l'évolution des menaces et l'arrivée de nouvelles technologies, le SCAF devra avoir une survavibilité qui doit lui « permettre de faire face à l’ensemble des menaces futures ». En outre, on sait aussi qu'il « devra disposer de capacités de supériorité aérienne face aux menaces aériennes futures, et qu'il devra être capable d’engager l’ensemble des cibles d’intérêt pour les opérations air surface ». Le SCAF doit pouvoir agir en environnement aérien contesté et engager tous les types de systèmes de défense aérienne.

Italie et Pays-Bas avec le Tempest :

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Le programme de BAe Systems anglais vient d’être rejoint par les Pays-Bas et l’Italie. De son Côté la Suède continue ses négociations avec les anglais et pourrait annoncer prochainement de rejoindre le programme.

Le « Tempest II» devra être flexible, évolutif, connecté et abordable pour assurer une fourniture d’un système pour répondre aux demandes de l'environnement d'exploitation, connu et inconnu. L’avion devra être capable de survivre dans les environnements de combat les plus difficiles, ce qui signifie que la portée, la vitesse et la manœuvrabilité de la charge utile seront essentielles. Le « Tempest » sera doté d'une gamme de capteurs, notamment des radiofréquences, des capteurs électro-optiques actifs et passifs et des mesures de soutien électronique avancées pour détecter et intercepter les menaces.

Le système est susceptible de fonctionner avec des armes cinétiques et non cinétiques. L'intégration d'armes à énergie dirigée au laser pour l'autodéfense et l'utilisation dans le combat de portée visuelle est également très probable. La capacité de déployer et de gérer des véhicules aériens sans pilote (UAV) à essaimage lancés par l'air à travers une baie de charge utile flexible permet au système de traiter les environnements dangereux de refus de zone d'accès.

L'adaptabilité sera intégrée dans la conception du système, avec des architectures de systèmes qui supportent une approche «plug and play», en intégrant facilement de nouveaux algorithmes et matériels. Le système prendra également en charge «l'autonomie évolutive» pour fournir un certain nombre de modes d'opération sans pilote et une gamme de décisions de pilote, lorsque le vol habité est effectué. Ces fonctionnalités sont reconfigurables dynamiquement et permettent d'améliorer la capacité de survie, la disponibilité, la cyber-résilience et les options tactiques.

Pour fournir un avantage significatif en termes d'information et d'efficacité de la mission, le futur système de combat aérien agira comme un «multiplicateur de force», interopérant avec un large éventail de systèmes en vol et au sol.

Photos : 1 Image de synthèse avion de 6èmegénération Image de synthèse du Scaf @ Dassault Maquette du Tempest @ BAe

 

 

19/11/2018

La Finlande entame les discussions avec les avionneurs en concours !

 

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La Finlande a entamé les négociations avec les cinq candidats potentiels pour le concours H-X visant à remplacer la flotte de 62 avions de combat  Boeing F/A-18C/D actuellement en service. Le chef de projet Lauri Puranen, a déclaré que les cinq candidats étaient maintenant invités à participer au "dialogue préalable à la candidature".

Selon lui, cela devait permettre aux deux parties de mieux comprendre les paramètres du contrat et la compensation industrielle proposée pour l'industrie finlandaise. En effet, selon la demande du gouvernement finlandais, il existe une obligation de participation industrielle au programme HX Fighter: le programme HX prévoit l'obligation pour les soumissionnaires de participer à l'industrie à un minimum de 30% de la valeur totale du marché. Cela suffira à garantir l'implication significative de la branche de production nationale, à garantir une sécurité d'approvisionnement suffisante et à renforcer les assises technologiques et industrielles de la défense en Finlande

Les cinq candidats :

On retrouve une nouvelle fois les grands classiques du moment, avec le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II», le Saab JAS-39 Gripen E MS21,  l’Eurofighter «Typhoon II» T3A/B Block20 et le Dassault Rafale F3-R, ainsi que le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le Parlement finlandais a décidé qu'il dépenserait jusqu’à 7 à 10 milliards d'euros pour l’achat de nouveaux avions, ce qui fera de cette acquisition le plus gros achat jamais effectué par la Finlande.

Situation des candidats :

Peu d’information a transpirés jusqu’ici en ce qui concerne les offres et la qualité de celles-ci. Cependant, comme il fallait s’y attendre, les avions en course sont très proches les uns des autres du point de vue technique. Selon le ministère finlandais de la Défense, les premières évaluations montrent qu’il n’y pas de favori parmi les candidats et qu’aucun des candidats n'a un statut meilleur ou pire qu’un autre.

Par ailleurs, les avionneurs ont pris très au sérieux la demande finlandaise  et se sont efforcés jusqu’ici de fournir à la Finlande le meilleur package global possible.

La suite du programme :

Des offres préliminaires sont attendues pour la fin janvier 2019, les offres améliorées ayant abouti à une décision finale en 2021. Les livraisons devraient débuter en 2025.

Les grandes lignes du projet :

Le gouvernement finlandais a créé un groupe de travail industriel chargé d'identifier les opportunités de sous-traitance et de co-investissement pour les entreprises locales du secteur de la défense, des technologies de l'information et de la sécurité associées le programme HX. L’initiative gouvernementale vise à mettre en contact les entreprises finlandaises de technologie de pointe avec les possibilités de coopération en matière de sous-traitance et d’investissement dans le cadre des contrats HX-FP.

Le ministère de la Défense devrait assurer la liaison avec les forces de défense finlandaises afin de déterminer comment les sociétés nationales peuvent optimiser leur avantage technologique individuel pour remporter des contrats liés aux besoins de maintenance du cycle de vie des chasseurs.

En particulier, le ministère de la Défense souhaite constituer un vivier d'experts dans les domaines technologiques spécialisés nécessaires à la maintenance et au service des nouveaux avions de combat, en plus de leurs armes et de leurs systèmes d'information.

La Finlande cherche à élargir ses relations de défense avec les États-Unis et d’autres partenaires potentiels.

La Finlande a besoin d'un nombre suffisant soit égal au nombre actuel d’avions, dotés d'une vitesse, d'une portée et d'une puissance de feu suffisantes. Le nombre et les capacités des combattants doivent être suffisants pour pouvoir opérer dans tout le pays, même pendant de longues périodes.

Les opérations aéroportées, la protection de cibles d'importance nationale et les frappes air-sol sont essentielles à la mise en œuvre des opérations des forces de défense. Pour effectuer ces tâches, il faut au moins le nombre actuel de combattants multi-rôles.

Les combattants à rôles multiples jouent un rôle important dans la défense de la Finlande.Ils constituent un moyen de dissuasion pour le recours à la force par l'armée ou une attaque contre la Finlande.

En temps normal, les combattants sont utilisés pour surveiller et sécuriser l'intégrité territoriale de la Finlande. Les chasseurs multirôles protègent l'espace aérien finlandais et défient la suprématie aérienne de l'ennemi. Le contrôle de l'espace aérien finlandais est important, sinon la société sera à la merci des attaques aériennes de l'ennemi.

Les combattants protègent les troupes des forces de défense contre les menaces aériennes. Ils permettent de disperser la flotte de chasseurs et de protéger les unités lors de la mobilisation.

Les capacités des combattants polyvalents en matière de frappes air-sol et air-mer, ainsi que les capacités de surveillance et de renseignement apporteront une valeur ajoutée non négligeable à notre système de défense. Ces capacités vont ralentir et affaiblir l'ennemi et s'attaquer à leurs vulnérabilitéscritiques.

De nombreux facteurs influereont sur la décision finale. Les éléments suivants ont été définis comme des domaines d’importance clé pour la prise de décision:

  • Capacités : La capacité du système à gagner des combats.
  •  Pouvons-nous nous permettre d'acheter, d'utiliser et de développer le système tout au long de son cycle de vie?
  • Sécurité d'approvisionnement et rôle de la branche de production nationale. La facilité d'utilisation du système en temps de paix et de guerre.
  • Impacts de la politique de sécurité et de défense.Impacts potentiels de la sélection sur la coopération de la Finlande en matière de sécurité et de défense.

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Photos : 1 Hornet finlandais @ Ilvoimat 2 les concurrents @ Gérard Famérée

09/11/2018

Le standard F3-R du Rafale prêt pour la livraison !

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C’est une grande étape qui qui se met en place pour l’avion de combat français Rafale avec la qualification du nouveau standard F3-R. La mise en chantier en vue d’adapter les mises à jour à débuté en octobre des 144 Rafale actuellement en service au sein de l’Armée de l’air et la Marine. Les dix premiers avions Rafale F3-R, dont quatre seront livrés avant la fin de l’année, pour parfaire leur appropriation opérationnelle, déjà amorcée aux côtés des équipes d’essais de la DGA.

Une mise à jour importante : 

A l’instar des standards précédents, le nouveau standard F3-R apporte des évolutions logicielles et matérielles majeures.

En particulier, deux nouvelles capacités changent profondément la donne dans le domaine de l’aviation de combat :

- L’association du nouveau missile air-air à très longue portée  « Meteor » avec le radar à balayage électronique « RBE2 » à antenne active.

- L’arrivée de la nacelle de désignation de nouvelle génération « Talios » qui  améliore considérablement les capacités dans le domaine de la détection, de la reconnaissance et de l’identification de cibles, de jour comme de nuit en vue de frappes air-sol de grande précision. 

En terme de capacité air-sol, le pilote pourra sélectionner le mode d'impact de la bombe guidée laser/GPS AASM. Par ailleurs, le Rafale sera aussi capable de tirer la bombe guidée laser GBU-16 Paveway II, dont le kit de guidage se monte sur un corps de bombe Mk 83. D'un poids de 500 kg, dont la charge explosive est de 200kg, elle est aujourd'hui utilisée par les M2000D uniquement. Son intégration permettra au Rafale de frapper des cibles faiblement durcies et d'une taille petite à moyenne.

Dans le cockpit et de manière moins visible, le Rafale disposera d'un nouvel IFF mode 5/S, le système SPECTRA se renforce avec de meilleures capacités de guerre électronique et le système de communication cryptée OTAN, la Liaison L16, sera amélioré. En outre, le radar RBE2-AESA (antenne active, ou Active Electronically Scanned Array) sera modernisé et le Rafale dispose d'un système AGCAS (Automatic Ground Collision Avoidance System) qui permet de récupérer l'avion en cas d'une perte de contrôle.

On retrouvera aussi le système SAASM (Selective availability anti-spoofing module). Ce dernier permet, entre autres, d'éviter le brouillage électronique du GPS par l'adversaire. Les Rafale Marine disposeront pour le ravitaillement en vol  du système « buddy-buddy » qui sera effectué avec la nacelle NARANG (Nacelle de ravitaillement nouvelle génération).

Le nouveau standard F3-R prend également en compte les retours d’expérience opérationnelle, notamment pour l’armement air-sol modulaire (AASM), l’interopérabilité et les exigences réglementaires. La démarche d’amélioration continue du Rafale se poursuit donc en renforçant le caractère omni-rôle de l’avion.

A noter que la prochaine étape du Rafale concerne le standard F4 disponible en 2025. Ce standard permettra notamment de rentre l’avion encore plus efficient en matière de connectivité.

Missile MICA NG : 

En parallèle au standard F3-R, l’avion sera également doté dès 2026 de la nouvelle génération du missile « MICA ». Développés en deux versions avec autodirecteur infrarouge (IR) et électromagnétique (EM) ces missiles innovants dans les domaines des autodirecteurs et de la propulsion permettent de conserver l’avantage opérationnel face à l’évolution des menaces. Outre MBDA, les industriels participant à ce projet sont en particulier Thales, Safran et Roxel, pour les autodirecteurs et la propulsion.

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Photos : 1 Rafale F3-R 2 MICA NG @ Dassault /DGA

 

 

16/10/2018

Sortie du premier Falcon 2000MSA japonais !

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Dassault Aviation a présenté lors du salon NBAA qui se tient actuellement à Orlando une image du premier avion de surveillance maritime (MSA) Falcon 2000 destiné aux garde-côtes japonais.

Rappel :

C’est en 2015 que les Gardes-côtes du Japon (JCG) ont choisi le Dassault Falcon 2000 LXS  comme futur avion de surveillance maritime MSA. Le nombre de Falcon 2000 LXS n’est pour l’instant pas communiqué.

Falcon 2000 MSA japonais : 

Développé en partenariat avec L-3 et Thales, le biréacteur Falcon 2000 MSA japonais est équipé pour un équipage de deux pilotes avec en plus deux exploitants de systèmes de mission. Il est également possible de fonctionner avec quatre opérateurs dans le cadre de missions longue durée. L’appareil est doté d’un radar multitude air-surface avec mode maritimes, d’un FLIR électro-optique / infrarouge (EO / IR) rétractable. Le japon désirait également doté ses Falcon 2000 MSA d’une suite de communication qui comprend communications satellite (SATCOM).

Le Falcon MSA des Gardes-côtes japonais pourra évolué dans de nombreuses variétés de missions, telles que la surveillance maritime, le contrôle de la piraterie, l'interdiction des drogues, la surveillance de la pêche, l’application de la loi, la recherche et le sauvetage (SAR) et de l'intelligence et de reconnaissance.

Avec ses pleins de carburant, le Falcon 2000LXS offrira une capacité de charge utile de près d’une tonne (2,190 lb), une masse maximale au décollage (MTOW) de 42 800 lb (19,4 tonnes) et une longueur de piste équivalente de 4675 ft (1420 m), soit de 1000 ft (300 m) de moins que les autres avions de sa catégorie. 

A Mach 0,80, le Falcon 2000LXS peut parcourir 4000 nm (en configuration standard, avec le plein carburant, 6 passagers, les réserves NBAA IFR). L’avion pourra effectuer une montée directe à 41 000 ft (12 500 m) en 19 minutes, puis atteindre 45 000 ft (13 700 m) à mi-croisière. Son plafond maximum est certifié à 47 000 ft (14 325 m). En configuration typique de fin de vol, le Falcon 2000LXS pourra se poser sur une longueur de piste de 2260 ft (690 m), soit une distance équivalente à des avions de type turbopropulseur.

Le niveau sonore de la cabine du Falcon 2000LXS a été abaissé de deux décibels par rapport à son prédécesseur. L’avion sera livré en standard avec le nouveau système multimédia FalconCabin HD+, dont la qualité et l’ergonomie constituent une nouvelle référence pour la marque. Ce système offre des écrans haute définition jusqu’à 22 pouces et des fonctions contrôlables à distance depuis un  iPod Touch» ou un «iPhone». Une application spéciale permet aux passagers de contrôler tous les éléments de leur environnement comme l’éclairage ou la température de la cabine. Le système de téléphonie par satellite AirCell Axxess II sera également proposé en standard à bord du Falcon 2000LXS. 

 

Photo :Le premier Falcon 2000MSA japonais @ Dassault Aviation

22/09/2018

Dassault clarifie sa position en Inde !

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Nous assistons à un nouvel épisode dans le feuilleton de l’acquisition de l’avion de combat Dassault Rafale. Je vous en avais parlé en août dernier, à propos des accusations portées contre l’accord de gouvernement à gouvernement comprennent un manque de transparence sur les détails et un coût qui serait beaucoup plus élevé que ce qui a été négocié début 2012. Cette année-là, le Rafale est devenu le vainqueur du programme d'avions de combat MMRCA. Les négociations par le congrès n'ont pas été poursuivies en raison de problèmes non résolus concernant le transfert de technologie et les compensations entre Dassault et Hindustan Aeronautics Ltd.Hors la polémique enfle depuis avec notamment les propos de l’ancien président fançais François Hollande.

Pour l'ancien président français, François Hollande, la France n'a pas eu le choix du partenaire indien du constructeur Dassault lors de la vente de Rafales en Inde.

"Nous n'avions pas notre mot à dire à ce sujet", a déclaré l'ancien président de la République française (2012-2017) François Hollande à Mediapart, dans un article mis en ligne vendredi. "C'est le gouvernement indien qui a proposé ce groupe de services et Dassault qui a négocié avec Ambani".

Rappel : 

Les frais des appareils fournis par Dassault Aviation sont désormais inférieurs à ceux négociés il y a six ans, mais pour les politiciens indiens le problème vient des missiles. En effet, selon eux, les missiles Meteor et Scalp ainsi que l’adaptation aux spécifications nucléaires indiennes ont faits grimper les prix. Cette différence est devenue, ces dernières semaines, un sujet de controverse en Inde.

De son côté, le chef des forces aériennes indiennes (IAF), le Général Birender Singh Dhanoa, a constamment défendu l'accord comme "n'étant ni trop cher ni controversé" et tient compte des adaptations voulues et négociées par l’Inde. En effet, L’Inde aura mis Paris et Dassault aviation au pied du mur pour obtenir une forte réduction du prix. La transaction s’élève à environ 7,87 milliards d'euros (8,6 milliards de francs suisses) pour 36 avions Rafale. 

L'Inde a également négocié un accord de compensation de 50% et la livraison des Rafale dans les cinq ans. La phase de compensation commence une fois que le contrat a été signé et que les compensations doivent être honorées sur une base annuelle et doivent être achevées dans un délai de sept ans, selon les termes du contrat.

L'opposition a accusé la société privée Reliance Infrastructure, connue du Premier ministre, d'avoir été  choisie par le gouvernement indien pour être le partenaire compensateur de Dassault. "C'est l'OEM et non le gouvernement qui choisit le partenaire de compensation indien qui peut être une entreprise publique ou privée selon la politique d'approvisionnement de défense 2016", a déclaré un responsable de la défense indien pour justifier la décision.

Dassault précise sa position : 

A propos du contrat signé en 2016 avec l’Inde pour la fourniture de 36 avions de combat Rafale, Dassault Aviation rappelle les points suivants :

  1. Ce contrat est établi de gouvernement à gouvernement.
    Il prévoit un contrat séparé aux termes duquel Dassault Aviation s’engage à réaliser des offsets (investissements compensatoires) en Inde à hauteur de 50 % de la valeur du marché.
  2. Ce contrat d’offsets est exécuté selon les règles du DPP 2016 (Defence Procurement Procedure 2016). Dans ce cadre, et pour s’inscrire dans la politique du Make in India, Dassault Aviation a décidé de conclure un partenariat avec le groupe indien Reliance. Cette décision est le choix de Dassault Aviation, comme l’avait déjà expliqué Eric Trappier (PDG de Dassault Aviation) dans une interview publiée par le journal MINT le 17 avril 2018. Ce partenariat a conduit à la création de la JV Dassault Reliance Aerospace Ltd (DRAL) en février 2017. Dassault Aviation et Reliance ont construit à Nagpur une usine pour produire des pièces de Falcon et de Rafale. Le choix du site de Nagpur a été motivé par la disponibilité de terrains avec accès direct à une piste d’aéroport, condition essentielle à toute activité aéronautique.
  3. Des partenariats ont également été signés avec d’autres entreprises indiennes telles que BTSL, DEFSYS, Kinetic, Mahindra, Maini, SAMTEL,… Des négociations sont en cours avec une centaine d’autres partenaires potentiels.
  4. Dassault Aviation est très fier de la sélection du Rafale par les autorités indiennes.

©  Dassault Aviation – Droits Réservés 

Analyse : 

Le choix du Rafale en Inde ne souffre d’aucune discussion, certes l’Inde est un pays compliqué en terme de négociation. Si d’aventure des avantages avaient été faits en direction du gouvernement socialiste de F. Hollandes, cela ne remet en rien en cause le choix de l’avion et la bonne foi de l’avionneur. Le contrat a été négocié en des termes acceptés par les deux parties. La polémique en Inde est principalement voulue par l’opposition qui tente de renverser le pouvoir actuel. Le choix ou l’imposition de certains industriels indiens dans le contrat, ne remettent en aucun cas le choix de l’avion français en cause. Le reste n’est que politique politicienne.

 

Photo : Rafale aux couleurs de l’Inde @ Dassault