19/01/2022

La Grèce réceptionne ses premiers Rafale !

 

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Les 6 premiers avions de combat de type Rafale F3-R, sur un total de 24 commandés, ont atterri ce mercredi sur la base militaire grecque de Tanagra. 12 appareils sur les 18 ont été prélevés sur le parc de l'armée de l’Air française. La Grèce avait ensuite annoncé en septembre 2021 l'achat de six appareils supplémentaires. Ce est le résultat d’une première vente en Europe du Rafale.

Rappel

Cette commande a été passé en urgence suite à la situation en Méditerranée orientale qui est explosive depuis l'envoi par Ankara d'un navire de recherche sismique, escorté par des bâtiments militaires, dans une zone riche en gisements gaziers revendiquée par Athènes. Athènes a ouvert des discussions auprès de ses alliés en vue de l’achat potentiels d’avions de combat.

Le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis avait alors annoncé un important programme d'achats d'armes et une réorganisation des forces armées du pays, alors que la tension monte avec la Turquie en Méditerranée orientale. Kyriakos Mitsotakis a précisé que la Grèce allait se procurer, outre les 18 Rafale, quatre frégates et quatre hélicoptères de marine et procéder au recrutement de 15’000 soldats supplémentaires et financer davantage son industrie de défense.

La livraison porte sur des avions Rafale au standard actuel F-3R avec un armement composé des missiles de croisière Scalp, antinavires AM39 Exocet et air-air Mica et Meteor. Un simulateur de vol sera également livré.

Dassault Rafale F3-R

Le Dassault Rafale F-3R est capables d'assumer de nombreux rôles de mission différents avec une gamme d'équipements, à savoir des missions de défense aérienne, de supériorité avec des missiles air-air Mica IR et EM, et des attaques au sol de précision utilisant généralement des missiles de croisière SCALP EG et AASM Hammer air- missiles à la surface. En outre, des missions antinavires peuvent être menées à l'aide du missile AM39 Exocet, tandis que les vols de reconnaissance utilisent une combinaison d'équipements de capteurs embarqués et externes basés sur des nacelles. L’avion est doté du radar AESA Thales RBE2 avec les fonctions de suivi de terrain. La norme F-3R comprend également l’installation d’un système anticollision automatique au sol (AGCAS) et diverses améliorations apportées au radar RBE2, au système de guerre électronique Spectra, à la nacelle Reco NG et au système de navigation par inertie.

Avec la norme F-3R, le Rafale Marine est également équipé d’une nacelle de ravitaillement en vol de nouvelle génération. Le F-3R peut notamment utiliser les armements suivants : bombes guidées laser GBU-12/24 et bombes guidées Hammer, la capacité de frappes dans la profondeur avec missiles de croisière Scalp, attaque en mer avec missile Exocet AM39 BlockII. La reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec nacelle Areos et le ravitaillement en vol d'un Rafale à un autre de type « buddy-buddy ».

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Photos : Les Rafale aux couleurs de la Force aérienne hellénique @ Dassault Aviation

06/01/2022

La marine indienne teste le Rafale et le Super Hornet !

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La Marine indienne procède aux essais en vue du choix de son futur avion de combat. Des tests d’intégration sur porte-avions doivent servir à départager les deux concurrents en course, le Dassault Rafale M et le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ». 

Rappel

C’est en 2017 que la Marine indienne a publié une demande de renseignements détaillés pour l'achat de 57 avions de combat polyvalents (MRCBF). L’avion doit pouvoir être mis en œuvre à partir des deux porte-avions, soit l’IAC-1 et le futur IAC-2. 

De fait, un premier point saute aux yeux, les deux porte-avions n’utilisent pas le même mode de catapultage. L ‘IAC-1 INS Vikrant en service depuis 1987 est de type STOBAR, c’est-à-dire qu’il fait appel à un tremplin sur une piste oblique. Alors que le futur IAC-2 INS Vishal sera muni du système avec catapultes de type CATOBAR. L’avion devra pouvoir réduire son envergure grâce à des ailes pliantes.

Selon les besoins de la Marine, le futur avion devra être polyvalent, capable de fonctionner tous les jours et de nuit, pouvant être utilisé pour la défense aérienne, les opérations air-surface, le ravitaillement d’avions amis avec nacelle, la reconnaissance et missions de guerre électronique. Le coût du cycle de vie de l'aéronef (après la garantie) est une considération importante, avec deux installations de réparation au niveau du dépôt. L'Inde veut le transfert de technologie critique et la participation à ce processus par les fournisseurs indiens de second rang et ceux qui peuvent contribuer à la chaîne d'approvisionnement. 

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Le tremplin à l’essai

Le futur avion doit pouvoir utiliser le système de tremplin en service sur le porte-avions INS Vikrant. Pour cela depuis le 6 janvier une équipe de Dassault Aviation est au travail en Inde, sur la base aéronavale de Hansa ou a été implanté une rampe terrestre (SBTF), pour démontrer l’intégration du Rafale avec ce système. Les testes dureront 12 jours. Il s'agira notamment de vérifier sa capacité à décoller depuis un poste de pilotage de 283 mètres de long équipé d'un tremplin.

Puis ce sera l’équipe de Boeing qui devra effectuer les mêmes démonstrations avec le Super Hornet au mois de mars prochain. 

Pas de Tejas

La Marine indienne a conclu que le Tejas en version aéronavale ne convenait pas à l'un ou l'autre des deux porte-avions car, malgré les améliorations structurelles apportées à la cellule d'essai à l'appui des opérations du porte-avions, l’avion ne répondait pas à la norme d'acceptabilité à un moment où l'aviation navale indienne se prépare à répondre adversaires redoutables, comme la Chine, dans l'océan Indien. La marine indienne doit faire face aux avions chinois, soit les de J-15, et peut-être prochainement le J-31.

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Photos : 1 Super Hornet contre Rafale 2 Rafale Marine @ Aéronavale 3 Super Hornet essais de tremplin à Patuxent River @ Boeing

 

 

 

 

16/11/2021

Des Rafale supplémentaires pour l’Egypte !

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Le contrat portant sur l’acquisition par l’Égypte de 30 Rafale supplémentaires pour équiper son armée de l’Air est entré en vigueur. Annoncé le 4 mai dernier, ce contrat vient compléter la première acquisition de 24 Rafale, signée en 2015, et portera à 54 le nombre de Rafale opérés par l’armée de l’Air Égyptienne, la seconde au monde, après l’armée de l’Air et de l’Espace Française, à opérer une telle flotte de Rafale. Les livraisons devraient s’étendre jusqu'en 2026.

Financement assuré par l’Etat

Le contrat est estimé à quelques 3,9 milliards d'euros via un prêt sur 10 ans qui sera dégagé par quatre banques françaises Crédit Agricole, BNP, la Société Générale et CIC. L’avantage de ce système financier est que l’avionneur Dassault est certain d’être payé au final. On ne connait pas le taux d’intérêt pratiqué, mais il n’est sans doute pas inférieur au taux des prêts garantis par l’État français qui est de 3 % l’an et porte sur de 131 milliards d’euros. Les banques françaises ont obtenu que 85 % des 3,950 milliards d’euros soient couverts par une assurance, soit 3,357 milliards d’euros. En cas de problème de paiement, les quatre banques se tourneront en direction d’une Société d’Etat pour assumer la différence.

Rappel : 

L'armée de l'air égyptienne exploite le Rafale depuis que les trois premiers ont été remis au centre d'essais en vol de Dassault à la base aérienne d'Istres-Le Tubé dans le sud de la France en juillet 2015. Le Rafale n'a été officiellement commandé que le 16 février de cette année-là, et le premier six avions, tous biplaces, ont été détournés de la production de l'armée de l'air française afin de répondre au désir de l'Égypte de mettre l'avion en service à temps pour participer à la célébration d'août de l'expansion du canal de Suez.

La commande initiale comprenait 24 avions, huit Rafale EM monoplaces et 16 Rafale DM biplaces. Ils sont exploités depuis la base aérienne de Gebel el Basur au nord-ouest du Caire par la 203rd Tactical Fighter Wing qui parents les 34e et 36e escadrons de chasse tactique. L'expérience du Rafale a été positive et la déclaration accompagnant l'annonce de la deuxième commande fait référence à un certain nombre d'attributs, notamment sa « capacité à effectuer des tâches à longue portée » et ses caractéristiques de cyberguerre.

Cette nouvelle commande témoigne de la relation stratégique entre la France et l’Egypte, de la confiance des plus hautes autorités égyptiennes à l’égard de Dassault Aviation et de leur satisfaction quant au bon déroulement de l’exécution du premier contrat.

« Cette nouvelle commande est la preuve du lien indéfectible qui unit l’Égypte, premier utilisateur export du Rafale comme elle l’a été pour le Mirage 2000, à Dassault Aviation depuis près de 50 ans. Elle témoigne également de la qualité opérationnelle du Rafale, puisque pour la seconde fois un client export fait le choix de commander des avions supplémentaires. Dassault Aviation et ses partenaires remercient les Autorités Égyptiennes de cette nouvelle marque de confiance et les assurent de leur engagement total à satisfaire une nouvelle fois leurs attentes », a déclaré Eric Trappier, Président-Directeur général de Dassault Aviation.

Ce contrat confirme l’excellence technologique et opérationnelle du Rafale et son succès à l’export. Cette première livraison intervient à peine cinq mois après la décision prise par l’Égypte d’acquérir 24 Rafale, soit : 16 biplaces et 8 monoplaces, pour doter son armée de l’air d’un chasseur polyvalent de dernière génération, capable de répondre à ses besoins opérationnels et de lui permettre d’assurer, en toute souveraineté, sa position géostratégique dans la région.

Les Rafale égyptiens 

Les Rafale F3-R égyptiens sont dotés de missiles air-air MICA prélevés sur les stocks de l'armée de l’air, en outre, ils sont dotés du missile « Black Shahine », soit la version export du SCALP.

Photo : Rafale F-3R égyptiens @ FAE

 

14/10/2021

Gros retard dans la modernisation des Mirage 2000 indiens !

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Elle avait bien débuté la modernisation de la flotte d’avions de combat Mirage 2000H indien, mais c’était sans compter l’arrivée du COVID et d’un certains nombres de problèmes avec l’intégration de divers systèmes qui ne satisfont pas l’Indian Air Force (IAF). Le retard accumulé devrait atteindre les trois ans.

Rappel

Initialement, le plan de près de 2,5 milliards de dollars visant à moderniser les Mirage 2000H de l’IAF devait être terminé pour la fin de cette année. Dassault Aviation est le maître d’oeuvre pour la modernisation de la flotte de 51 Mirage 2000H de l’IAF. L’avionneur français a commencé travailler sur quatre exemplaires de « 2000 » indiens, les autres appareils devant être modernisés en Inde par Hindustan Aeronautics (HAL) à Bangalore. 

Cette modernisation est réalisée par un consortium franco-indien qui regroupe : Dassault aviation, Thales (armes et intégration systèmes) MBDA (missiles) ainsi que Hindustan Aeronautics Limited (HAL) (réalisation, montage).

La situation

A ce jour seul 50% des Mirage 2000H indiens sont modernisés au standard « 2000-5 ». Selon le plan, les 16 premiers avions, dont les quatre modernisés par Dassault Aviation, devaient être livrés avec le statut Initial Operational Clearance (IOC). Les 35 autres devaient venir avec le statut Final Operational Clearance (FOC). Mais la perte d’un Mirage 2000-5 fraîchement modernisé et l’arrivée du COVID ont ralenti le programme dans un premier temps. Puis, c’est l’IAF qui a fait savoir qu’elle n’était pas satisfaite de certaines intégrations  et que la norme FOC n’était pas atteinte. De plus l’intégration de systèmes d’origine israéliennes ne sont pas encore effectué.  Ces retards vont générer un surcoût important. 

Modernisation des Mirage 2000H  

L’objectif technique de cette modernisation comprend une mise à niveau des Mirage 2000 au standard -5 /II  avec l’adjonction de la nouvelle version du radar RDY-3, un cockpit numérique compatible avec de jumelle de vision nocturne. L’avion doit être doté d’une liaison Link16 couplée à un système de données tactiques JTIDS. L’Inde a également négocié l’acquisition d’un viseur de casque d’origine israélienne.  Question armement, la France fourni la dernière génération de missile MICA, doté d’autodirecteur à infrarouge et à guidage radar. L’appareil peut également emporter divers types de bombes lui permettant une allonge en matière d’attaque au sol.

Les Mirage 2000H acquis au milieu des années 80 commencent sérieusement à être dépassés technologiquement. Ce programme doit permettre à l’avion français de Dassault de retrouver des capacités, lui permettant de pouvoir maintenir ses engagements durant encore 20 ans. 

Photo : Mirage 2000H indiens @ IAF

 

02/09/2021

8,6 milliards pour le SCAF !

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Les trois pays membre du programme SCAF (Système de Combat  Aérien du Futur), ont signé un accord d’engagement en vue de la réalisation des travaux en vue de faire voler un démonstrateur du NGF (Next Generation Fighter) d’ici 2027.

L’Allemagne, l’Espagne et la France se sont engagés en faveur du développement d’une aviation de combat de nouvelle génération capable de faire face aux menaces et défis futurs. Le programme SCAF/NGF participe également au maintien d’une base industrielle et technologique de défense européenne dynamique, contribuant ainsi au renforcement de l’autonomie stratégique européenne.

Dans un contexte où la supériorité aérienne est remise en cause par des menaces toujours plus sérieuses, le programme apportera un éventail de capacités permettant d’assurer notre supériorité opérationnelle dans les environnements fortement contestés.

L’accord signé par les trois ministres est le fruit d’une coopération et d’un rapprochement sans précédent entre les entités nationales chargées des questions d’armement : BMVg en Allemagne, DiGAM  en Espagne et la DGA en France. Il consacre la crédibilité de la coopération engagée par les trois nations sur ce programme sous le  leadership de la France et démontre leur capacité à agir conjointement sur des domaines stratégiques.

Dans la continuité des travaux déjà réalisés depuis 2019, il marque une nouvelle étape dont les premières démonstrations en vol seront le résultat en 2027. Ces travaux positionneront les participants industriels des trois nations à l’avant-garde technologique du secteur de la défense.

Ces travaux comprennent notamment sur les différentes technologies indispensables à la nouvelle génération d’aéronefs, de la motorisation, du Cloud ainsi que d’une version non habitée d’aéronef.

Répartition des travaux

Dassaut Aviation aura la charge de travail du NGF sur les lots stratégiques et secondaires phase 1B, en tant maitre d'oeuvre soit 38%. 

Airbus obtient 62% (Allemagne 32%, Espagne 30%) : L'Allemagne va s'occuper de la conception des drones avec MBDA  et Satnus, du Cloud avec Thales et Indra. De son côté l'Espagne aura la charge des technologies de furtivités et des capteurs avec Indra, Thales et l'Allemand FCMS. La motorisation sera du ressort d'une joint-venture entre Safran, MTU et ITP. 

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Photos : 1 Image de synthèse du model NGF habité @ Dassault 2 Présentation de la répartition des travaux @ DGA