27/01/2017

Premier Rafale pour le Qatar !

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Le premier exemplaire des 24 avions de combat Rafale destiné au Qatar a débuté ses essais en vol depuis les installations de Dassault à de Bordeaux-Mérignac. Ce Rafale un appareil biplace N° DQ 01 (Dual seater Qatar) est actuellement à Istres pour tester les équipements spécifiques demandés par les qataris.

Viseur de casque :

Les Rafale destinés au Qatar seront les premiers à être dotés d’un viseur de casque. Le Qatar a opté pour le système israélien Elbit Systems « Targo II ».

Les pilotes équipés du « Targo II » seront en mesure de mieux localiser, suivre, identifier et engager les cibles aériennes et terrestres, car le système offre une prise de conscience de la situation et des options d'engagement facilitée par rapport aux systèmes HMD actuellement en service. La visière montée sur le casque affiche les informations de vol telles que l'altitude et la vitesse, ainsi que des cibles et fournit des données de suivi de soutien au pilote. Le système « Targo II » permet notamment la visualisation de nuit. Ce nouveau système permet une symbologie couleur ou monochrome projetée à l'intérieur de la visière du casque, donnant au système un champ de vision de 20 ° (FOV). Si la cible ou la menace est en dehors de la FOV, une ligne de localisation cible (TLL) dirige le pilote où et dans quelle mesure chercher à l'amener dans la FOV du casque.

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A noter que le « Targo II » équipera les F-35 israéliens ainsi que ceux de l’US Air Force, les Gripen E brésiliens et suédois. Une version simplifiée est disponible pour l’avion école Alenia-Aermacchi M-346 israélien.

En parallèle à ce nouvel équipement, les Rafale du Qatar disposeront des missiles air-air MICA IR, MICA EM (ElectroMagnétique), du missile METEOR à terme ainsi que des missiles de croisière air-sol SCALP-EG, de bombes air-sol GBU à guidage laser, et l’AASM. Pour compléter l’équipement, c’est la nacelle AN/AAQ-33 « Sniper » qui a été choisie pour être installée sur l’avion français. Les livraisons débuteront en 2018.

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Photos : 1 Rafale @ Dassault 2 Viseur de casque Targo II @ Elbit Systems 3 Image de synthèse Rafale et nacelle Sniper @ Dassault

 

 

08/01/2017

L’aviation d’affaires dans l’attente de la reprise !

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Le marché de l'aviation d'affaires a été durement touché par la récente récession économique. La demande a considérablement diminué pour les jets d'affaires. Les avionneurs ont en profité pour investir dans le développement de nouveaux jets et la mise à niveau des modèles existants. Ces dernières années, les difficultés économiques ont obligés les fabricants de jet d'affaires a se montrer prudent dans le lancement de nouveaux avions pour répondre à la nouvelle demande.

L’avionneur français Dassault Aviation vient de publier ses chiffres pour 2016 et ceux-ci confirment la cette tendance. Au total 33 Falcon ont été commandés en 2016 et 12 Falcon 5X ont été annulés, contre 45 Falcon commandés et 20 Falcon annulés en 2015. La faiblesse des prises de commandes est le reflet d’un marché de l’aviation d’affaires difficile.

Préparer la relance :

Dans l’attente de jours meilleurs, les avionneurs proposent progressivement de nouveaux modèles de jet d'affaires. Ceux-ci offrent généralement une vitesse de croisière plus élevée que les anciens modèles, des cabines plus grandes et une compatibilité technologique améliorée avec un environnement de travail confortable et connecté afin qu'ils puissent maximiser la productivité en route vers leur destination. Une durée de trajet plus courte permet aux voyages de dernière minute et urgents d'être complétés à court préavis à un large éventail de destinations. Une autre fonctionnalité clé est la capacité d'exploitation de piste courte, permettant aux emplacements de départ de se rapprocher de la base d'accueil des futurs utilisateurs et du point final de destination, ce qui permet même des temps de trajet courts.

 

Photo : la gamme Falcon @ Dassault Aviation

 

 

 

22/10/2016

Le TALIOS à l’essai pour équiper le Rafale !

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Dassault Aviation travaille à la mise à jour des logiciels du Rafale F3-R en vue de l’intégration de la nouvelle nacelle TALIOS. La capacité accrue sera atteinte à la mi-2018.

La nouvelle nacelle développée par Thales PDL-NG (Pod de Désignation Laser de Nouvelle Génération) TALIOS doit venir remplacer l’actuelle nacelle « Damocles ». Les essais ont débuté sur un Rafale monoplace.

Le TALIOS doit permettre de faire de la reconnaissance, de l'identification de cibles terrestres comme aériennes, et du ciblage laser au profit d'un armement guidé laser.

Les caractéristiques sont :

 

  • Dernière génération de capteurs à haute résolution et de haute précision de stabilisation ligne de mire.
  • Une vision grand-angle fournissant des informations contextuelles critique et faire le pod un élément
  • clé de l'environnement visuel du pilote tout au long de la mission.
  • L'architecture ouverte et un haut niveau d'intégration fonctionnelle.

Toutes les fonctions seront standard pour les clients français et internationaux. Grâce à son architecture ouverte, le pod TALIOS est conçu comme un système «plug & lutte» pour l'intégration de tous les combattants actuels et futurs.

Thales a obtenu jusqu'à présent une commande pour 20 TALIOS. Mais au total il est prévu que 45 nacelles puissent venir équiper l'armée de l'air française et la marine. La production en série du système commencera en 2018, après l'achèvement des tests de mesure.

 

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Photos : 1 Image de synthèse Rafale F3-R avec TALIOS 2 le TALIOS @ Dassault Aviation

 

06/10/2016

Dassault livre le premier Falcon 8X !

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Dassault Aviation a livré hier le tout premier exemplaire de son nouveau ultra long-courrier Falcon 8X. C’est la société grecque Amjet qui a l’honneur de réceptionner ce nouveau fleuron.

Cette livraison intervient deux après l’annonce du lancement du projet Falcon 8X. En juin dernier, l’avion a reçu sa certification de la part de l’administration européenne de l’aviation civile (EASA). La certification américaine est arrivée quelques semaines plus tard.

D'autres livraisons sont prévues au cours des prochaines semaines à des clients dans une douzaine de pays, dont le Brésil, les États-Unis et en Europe aux Emirats Arabes Unis et en Inde.

11 appareils sont en assemblage final à Mérignac et 16 sont équipés et peints au sein de l’usine d'achèvement de l'entreprise à Little Rock en Arkansas. L'installation de Little Rock a récemment subi une expansion de 60 millions de dollars pour lui permettre de gérer l'afflux prévu de triréacteurs Falcon 8X.

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A propos d’Amjet :

Basé à Athènes, la société Amjet est spécialisée dans la gestion des flottes d’avions d’affaires, l’organisation de vols charter, de la vente et de la maintenance. La société exploite une gamme complète de jets de la famille « Falcon », dont le Falcon50, le Falcon 900EX EASy le Falcon 7X.

Le Falcon 8X :

La cabine du Falcon 8X est haute de 1,88 m, large de 2,34 m et longue de 13 m. Elle offre aux clients la plus grande variété d’aménagements intérieurs du marché. Plus de 30 configurations sont possibles. Trois tailles de « galley » sont disponibles, dont deux offrants un compartiment de repos équipage en option. Les opérateurs peuvent choisir parmi une large sélection de dispositions d’aménagement des sièges et des salons passagers. La zone des toilettes arrière, pourra également accueillir une douche en option.

Le Falcon 8X peux parcourir 6’450 nm sans escale à Mach 0,80 avec huit passagers et trois membres d’équipage à bord. Il est équipé d’une version améliorée du réacteur Pratt & Whitney Canada PW307 particulièrement efficace en économie de carburant et permettra de réduire les coûts d’exploitation.

Le 8X est doté d'une panoplie de systèmes de bord innovant, largement éprouvés à bord du 7X, dont une version améliorée du système de commandes de vol numériques. Il offre également un cockpit redessiné équipé en option d'un affichage tête haute (HUD), combinant les modes de vision infrarouge et synthétique.

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Photos : Le premier Falcon 8X @ Dassault Aviation

25/09/2016

Le Rafale une chance pour l’optimisation de l’Indian Air Force !

 

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Dans ce long feuilleton du Rafale en Inde, la conclusion du contrat ce vendredi sur 36 avions pour un montant de 7,87 milliards d’euros (8,6 milliards de francs suisses) sonne-t-elle la fin de la série ? La question qui se pose aujourd’hui est : L’Inde se décidera-t-il à passer d’autres commandes de l’avion français ?

Une panoplie d’avions de combat :

 L’Inde dispose d’une impressionnante palette d’avions de combat composée de 254 MiG-21, de 130 MiG-27, 71 MiG-29, 51 Mirage 2000 en cours de modernisation, 130 Jaguar dont la modernisation se fait attendre et 330 Su-30 (130 en commande). Le pays vient de confirmer la commande de 40 Tejas et 36 Rafale et ceci dans l’attente l’année prochaine de la signature du contrat sur le Sukhoi T-50.

Mais cette impressionnante flotte d’avions de combat traine deux problèmes. D’une part le vieillissement des MiG-21 dont l’Inde peut tristement se targuer d’avoir le taux de perte le plus important et de l’autre une maintenance lourde et compartimentée en secteur pour chaque type d’aéronefs.

Le Rafale, une chance d’optimisation :

Tout au long de l’épineux dossier Rafale en Inde, nous avons pu voir que les indiens ont leur propre façon de penser et de concevoir l’organisation de leur Force aérienne. Il en ressort que contrairement à nous occidentaux, le principe d’optimisation n’est pas perçu de la même manière. Cette vision est en grande partie le résultat de deux facteurs : l’IAF ne souffre pas de restriction budgétaire et celle-ci fonctionne en secteurs bien précis un peu à la manière des ancestrales castes du pays.

A l’évidence l’achat de 36 avions de combat Rafale n’a pas de raison d’être, si à l’avenir l’Inde n’en commandait pas plus. Aux vues des possibilités de l’avion français, il serait totalement illogique pour l’IAF de fonctionner avec un nombre aussi réduit.

On peut d’ailleurs se demander de notre point de vue si, il est toujours logique de vouloir moderniser la flotte de Jaguar à grand frais, alors qu’un second lot de Rafale viendrait largement compenser le départ à la retraite du bon vieux chasseur. Les MiG-27 pourraient être avantageusement remplacer par de Rafale, puis dans la période 2025-2030, une quatrième tranche de Rafale serait également la bienvenue pour remplacer la flotte de Mirage 2000H actuellement en phase de modernisation à mi-vie.

Une telle modernisation réduirait sensiblement le nombre de type d’avions en service tout en offrant une nécessaire optimisation de la maintenance et de la formation. L’IAF garderait tout même quatre types d’aéronefs avec le Tejas, le Su-30MKI, le Rafale et le Sukhoi T-50. Sachant que les MiG-29 devront eux aussi être remplacés à l’horizon 2030.

Difficile exercice que de prétendre aujourd’hui, combien de Rafale seront finalement achetés en Inde. Comme pour ce premier contrat, la volonté politique de l’indépendance industrielle avec le Tejas, les engagements dans le développement des Su-30 et du T-50 avec les Russes et une possible réduction du budget de la défense, auront une influence sur les commandes futures. Mais l’Inde se trouve à un tournant décisif en matière de modernisation de sa force aérienne avec l’avion français, à elle de faire les bons choix qui s’imposent.

Photo : Rafale@ HESJA