08/04/2020

Premier escadron de Rafale au Qatar ! 

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La Qatar Emiri Air Force continue de réceptionner ses avions de combat Rafale EQ. Désormais, le pays disposent de 15 appareils et le premier escadron est constitué sur la nouvelle base aérienne de Tamim à Dukhan dans l'ouest du Qatar.

Rappel :

C’est en mai 2015, que le contrat d’acquisition de 24 Rafale par l’État du Qatar pour équiper sa force aérienne a été signé pour un montant de 6,9 milliards de dollars. Puis un second lot de 12 exemplaires a été commandé en décembre 2017, portant à 36 le nombre total de Rafale qui voleront sous les couleurs qatariennes. Le petit Emirat modernise sa flotte en prenant soin de diversifier ses fournisseurs dont l’Eurofighter et le F-15.

Le Rafale destiné au Qatar : 

Les Rafale destinés au Qatar sont les premiers à être dotés d’un viseur de casque. Le Qatar a opté pour le système israélien Elbit Systems « Targo II ». Les pilotes équipés du « Targo II » sont en mesure de mieux localiser, suivre, identifier et engager les cibles aériennes et terrestres, car le système offre une prise de conscience de la situation et des options d'engagement facilitée par rapport aux systèmes HMD actuellement en service. La visière montée sur le casque affiche les informations de vol telles que l'altitude et la vitesse, ainsi que des cibles et fournit des données de suivi de soutien au pilote. Le système « Targo II » permet notamment la visualisation de nuit. Ce nouveau système permet une symbologie couleur ou monochrome projetée à l'intérieur de la visière du casque, donnant au système un champ de vision de 20 ° (FOV). Si la cible ou la menace est en dehors de la FOV, une ligne de localisation cible (TLL) dirige le pilote où et dans quelle mesure chercher à l'amener dans la FOV du casque.

Les Rafale du Qatar disposent des missiles air-air MICA IR, MICA EM (ElectroMagnétique), du missile METEOR à terme, ainsi que des missiles de croisière air-sol SCALP-EG, de bombes air-sol GBU à guidage laser, et l’AASM. Pour compléter l’équipement, c’est la nacelle AN/AAQ-33 « Sniper » qui a été choisie pour être installée sur l’avion français. 

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Photos : 1 Rafale EQ en vol @ Antony Pecci 2 Rafale au Qatar @ Dassault Aviation

25/01/2019

Cinq avionneurs ont répondu à demande suisse !

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Le Départment de la défense annonce ce vendredi que cinq candidats ont transmis à armasuisse leurs offres relatives aux prochains avions de combat. Les offres portent sur les avions suivants: Eurofighter d’Airbus DS, F/A-18 Super Hornet de Boeing, Rafale pour Dassault, F-35A de Lockheed-Martin et le Gripen E de Saab.

Coup d’envoi de la phase d’analyse et d’essais :

La soumission de ces premières offres marque le début de la phase d’analyse et d’essais. De février à mars 2019, les spécialistes d’armasuisse et des Forces aériennes procéderont aux essais des avions dans les simulateurs correspondants. Ces activités auront lieu chez les candidats et se dérouleront parallèlement aux audits de support produit. Au cours de ces audits, les forces aériennes des pays de fabrication présenteront l’exploitation et la maintenance des avions ainsi que le déroulement de la formation. Ils seront suivis par l’analyse des réponses au questionnaire que les fabricants devaient remplir dans leurs premières offres. Parallèlement, entre avril et juillet 2019, les avions de combat seront soumis à des essais en vol et au sol à Payerne.

Étapes suivantes du projet Prochain avion de combat :

Pour chaque candidat, armasuisse, en coopération avec l’État-major de l’armée, les Forces aériennes, la Base logistique de l’armée et la Base d’aide au commandement, rassemblera dans des rapports spécialisés les connaissances tirées de la phase d’analyse et d’essais. Ces rapports spécialisés constitueront la base de la comparaison systématique et complète entre les candidats qui sera réalisée au deuxième semestre 2020. Ils serviront aussi à déterminer pour chaque modèle d’avion la taille nécessaire de la flotte. 

Sur cette base, conformément au calendrier actuel, armasuisse élaborera un deuxième appel d’offres qui sera transmis aux candidats. À partir des connaissances acquises avec la deuxième offre, armasuisse comparera les candidats entre eux sur la base des rapports spécialisés et déterminera l’utilité globale pour chaque candidat. Le rapport d’évaluation mettant en parallèle l’utilité globale avec les coûts d’acquisition et d’utilisation pour une période de 30 ans sera alors élaboré. Le Conseil fédéral décidera du modèle retenu. (Source DDPS)

Quelques détails  de la procédure :

Pour garantir un travail impartial, armasuisse à mis en place un système compartimenté. Les détails sont strictement séparés des prix.  Ainsi, les groupes d’experts du département de la Défense qui évaluent les aspects techniques des aéronefs ne connaissent pas les coûts et ne peuvent être influencés. A l’inverse, le groupe d’évaluations des coûts ne connaîtra pas les aspects techniques. Cette manière de faire évitera toute collusion.

Lors de la remise de la première offre, chaque avionneur disposait d’un jour pour sa présentation. C’est seulement après que tous les candidats ont pu apporter leur dossier ,que ceux-ci sont ouverts pour débuter les études.

Chacune des équipes d’experts n’aura accès qu’a ce qui la concerne. Le groupe de maintenance ne disposera que de questions relative à ce domaine, comme celui de l’armement et ainsi de suite.

Des questions en nombres :

Les avionneurs ont du répondre à pas moins de près de 700 questions qui doivent refléter l’ensemble des domaines de l’avion qu'ils proposent, mais également de l’évolution des standards disponibles pour 2025. Mais chaque avionneur devra ensuite répondre aux questions additionnelles qui ne manqueront pas d’apparaître lors des essais.

Nous aurons donc l'occasion de décortiquer chaque phase à venir avec intérêt et ceci d'autant plus que pour la première fois, si tout se déroule comme prévu, le F-35 sera testé grandeur réelle avec ses concurrents. Du jamais vu !

Photo montage : Gérard Famerée

22/07/2018

Le suédois Saab prêt à rejoindre le programme le Tempest !

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Lors de la présentation des résultats de l’entreprise Saab de janvier à juin 2018, le président-directeur général Håkan Buskhe a déclaré qu'il souhaitait se joindre au projet mené par le Royaume-Uni pour développer un avion de combat de pointe qui serait un pilier des programmes de défense pour les  deux décennies prochaines.

Alors que l’avionneur Saab évalue également le plan de combat franco-allemand concurrent, le programme Tempest financé par le ministère britannique de la Défense et incluant BAE Systems Plc et Rolls-Royce Holdings Plc attire davantage l'entreprise suédoise, a déclaré vendredi le directeur général Hakan Buskhe.

"Nous sommes entré dans de discussions plus intensives avec les Britanniques que les autres consortiums", a déclaré M. Buskhe lors d'un point de presse.

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Rappel :

Le développement d'un chasseur de sixième génération devaient donc rapprocher les fabricants d'avions de combat européens, en évitant de répéter trois modèles concurrents, mais après le vote du Brexit 2016, les gouvernements allemand et français ont annoncé un nouveau partenariat avec Airbus qui suggère que la Grande-Bretagne serait écartée.

Les Italiens proches du Tempest :

Du côté italien, Leonardo a déclaré dans le «camp» britannique et être en phase avec le projet anglais.

Des pays étrangers ?

Les autres candidats pour rejoindre Tempest sont le Japon et certaines nations en Asies. De plus, il semble du côté américain, l’avionneur Boeing est intéressé à se joindre au programme « Tempest ».

 Analyse: 

Comme je vous l'annonçais dernièrement, les deux projets européens suscitent la convoitise. Les anglais semblent se diriger vers une alliance Europe et à l'internationale, soit une option plus large que le projet SCAF. Autant la maquette présentée lors du dernier Salon de Farnborough ne ressemble en rélaité qu'à 30 ou 40% de se que sera le futur Tempest, autant le projet semble crisper la concurrence. Pour autant, sans accord politique viable sur le Brexit , il y aura bien deux projets en Europe, finalement les politiques européennes auront tuer dans l'oeuf un projet unique. 

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Photos :le programme Tempest@BAe

13/02/2018

Remplacement des F-16 Belges, l’évaluation des offres débute ce jeudi !

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Demain, la Belgique entame de plein pied la compétition en vue de remplacer la flotte actuelle d’avions de combat F-16 « Fighting Falcon » avec l’évaluation des offres reçues. Pour le gouvernement il s’agit également de boucler l’épineux dossier d’ici l’été.

Selon la demande, les offres "Request for Government Proposal" ou RfGP des avionneurs doivent être rendues ce jeudi 14 février. Grâce à celles.ci, il sera alors possible d’évaluer celle qui sera la plus comptatible avec les besoins de la Froce aérienne belge.

Pour ce faire, l’évaluation sera effectuée jusqu’en mai par l’intermédiaire de groupes de travail en ce qui concerne trois domaines: les capacités (avec une pondération de 57%), les coûts (33%) et les "intérêts de sécurité essentiels" (NSI, ou retours économiques, 10%). Sur la base de ces données, une recommandation sera transmise au ministre de la Défense, Steven Vandeput en ce qui concerne le choix définitif.

Deux concurrents :

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Selon la demande officielle, deux concurrents sont en compétition, Lockheed-Martin avec le F-35A « Lightning II » et Airbus DS avec l’Eurofighter « Typhoon II » T3. L’avionneur français ayant choisi de contouner la demande d’offre, celui-ci tente d’entrer en négociation directement de gouvernement à gouvernement pour offir le Rafale F-3R.

La question de l’offre parallèle de la France n’est pour l’instant pas réglée, le gouvernement belge n'a toujours pas tranché sur la suite à donner à cette proposition politique. "Nous sommes toujours dans l'analyse juridique", a récemment affirmé le Premier ministre Charles Michel et d’ajouter "D'abord, la clarté juridique. Ensuite, l'appréciation politique".

La France maintien sa position :

Ce matin le président-directeur général du groupe français Dassault Aviation, Éric Trappier, a signé en Belgique un total de treize accords de coopération « Memorandums of Understanding" (MoU) avec des industriels belges dans le cadre de la proposition de partenariat stratégique franco-belge relatif à l’avion de comabt Rafale, que Paris présente en dehors du cadre légal défini. Par ailleurs la France promet un retour global industriel et sociétal d'au moins 20 milliards d'euros sur 20 ans, répartis en fonction du poids économique des régions, a réaffirmé mardi M. Trappier.

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Une situation rocambolesque :

Les mauvaises langues parlent d’une « histoire belge » pour qualifier cette compétition. Mieux certains s’interrogent aujourd’hui dans la presse sur la réelle valeur de celle-ci. Pour bons nombres d’observateurs, le F-35 de Lockheed-Martin est le favori et cela explique les déffections de Boeing avec le « Super Hornet » et de Saab avec son Gripen E et confirme la stratégie de Dassault.

Le gouvernement aurait dû, par ailleurs, trancher le cas juridique de l’offre française avanr la date du 14 février pour clarifier non seulement sa position, mais également le cadre de la démarche française, il n’en est rien.

Au moins du côté de chez Dassault on aura permis d’une part, de parler du Rafale dans ce dossier et de  l'autre de créer un peu plus le débat en ce qui concerne la volonté ou non de maintenir une industrie européenne de défense.

La suite au prochain épisode !

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Photos : 1 F-16 belge@ FAB 2 F-3@ USAF 3 Eurofighter@ BAe 4 Rafael @ Dassault

07/12/2017

12 Rafale de plus au Qatar !

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Le Président français Emmanuel Macron est arrivé ce jeudi matin au Qatar. Plusieurs contrats ont été annoncés à cette occasion, en présence de l'émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani. Le premier concerne un second lot de 12 Rafale pour un montant de 1,1 milliard d'euros et a posé une option sur 36 autres.

Rappel :

Le Qatar avait passé commande en 2015 pour 24  avions de combat Rafale pour près de 6,3 milliards d’euros. Tout comme le Koweït le petit Emirat modernise sa flotte en prenant soin de diversifier ses fournisseurs. 

Les Rafale destinés au Qatar seront les premiers à être dotés d’un viseur de casque. Le Qatar a opté pour le système israélien Elbit Systems « Targo II ». Les pilotes équipés du « Targo II » seront en mesure de mieux localiser, suivre, identifier et engager les cibles aériennes et terrestres, car le système offre une prise de conscience de la situation et des options d'engagement facilitée par rapport aux systèmes HMD actuellement en service. La visière montée sur le casque affiche les informations de vol telles que l'altitude et la vitesse, ainsi que des cibles et fournit des données de suivi de soutien au pilote. Le système « Targo II » permet notamment la visualisation de nuit. Ce nouveau système permet une symbologie couleur ou monochrome projetée à l'intérieur de la visière du casque, donnant au système un champ de vision de 20 ° (FOV). Si la cible ou la menace est en dehors de la FOV, une ligne de localisation cible (TLL) dirige le pilote où et dans quelle mesure chercher à l'amener dans la FOV du casque.

Les Rafale du Qatar disposeront des missiles air-air MICA IR, MICA EM (ElectroMagnétique), du missile METEOR à terme ainsi que des missiles de croisière air-sol SCALP-EG, de bombes air-sol GBU à guidage laser, et l’AASM. Pour compléter l’équipement, c’est la nacelle AN/AAQ-33 « Sniper » qui a été choisie pour être installée sur l’avion français. Les livraisons débuteront en 2018.

Photo : Rafale aux couleurs du Qatar @ Dassault/ M.Alleaume