11/03/2019

Remise du premier AC-130J « Ghostrider » Block30 !

p1720846_main.jpg

Le commandement des opérations spéciales de l'US Air Force AFSOC) a reçu le premier  exemplaire des 37 avions de soutien aérien Lockheed-Martin AC-130J « Ghostrider » au standard Block30.

L’AC-130J Block30  a été remis au 6ème escadron d’opérations spéciales (SOS) basé sur l’aérodrome de Hurlburt Field, en Floride, le 6 mars.

Comme l’AC-130W Stinger II, l’AC-130J est équipé du groupe de frappe de précision monté sur palette  (PSP), qui comprend un canon Bushmaster de 30 mm, des munitions à guidage de précision et un canon de 105 mm. Des munitions à guidage de précision telles que la bombe de petit diamètre GBU-39 (SDB) et le missile Griffin AGM-176A de Raytheon seront également utilisées, tandis que les missiles AGM-114 Hellfire. A l’avenir il sera également possible de doter l’avion de lasers à haute énergie.

Selon le communiqué de l’AFSCO, le Block30 « Ghostrider » dispose de meilleures technologies logicielles et avioniques que la précédente version Block20 en service. Le Block 30 intègre un nouveau capteur, des sièges d’équipage mis à jour avec des fonctions de sécurité supplémentaires, ainsi que de nouvelles technologies en matière de routeurs et de réseaux. 


L’AC-130J «Ghostrider»:

C’est au tout début du mois de janvier 2013 que le premier MC-130J Block20 est arrivé pour commencer sa transformation en AC-130J «Ghostrider». L’AC-130J «Ghostrider» est doté d’un radar à ouverture synthétique, de capteurs infrarouge d’un canon de 30mm, de missiles AGM-176 «Griffin». L’avion peut mettre en oeuvre la bombe de petit diamètre de type GBU-39 (SDB laser). Les capteurs permettent d’identifier visuellement ou électroniquement,  les forces et les cibles terrestres amies à tout moment, même dans des conditions météorologiques défavorables. L'avion est optimisé pour le ravitaillement en vol en mode universelle avec le système  «Air Prise Slipway». Pour répondre aux exigences de puissance imposées par l’avionique et les différents systèmes, l'AC-130J est équipé de 60 générateurs d'amplification qui offrent une production accrue en électricité.

404560710.jpeg

Caractéristiques générales :

Fonction principale: appui aérien rapproché et l'interdiction de l'air avec des missions connexes associées.

Constructeur: Lockheed-Martin

Power Plant : Quatre Rolls- Royce AE 2100D3 Turbopropulseurs

Poussée: 4591 

Envergure : 132 pieds 7 pouces (39,7 mètres)

Longueur : 97 pieds 9 pouces (29,3 mètres)

Hauteur: 38 pieds 10 pouces (11,9 mètres)

Vitesse: 362 noeuds à 22 000 pieds

Plafond: 28 000 pieds avec £ 42,000 charge utile

Décollage Poids maximum: £ 164,000

Gamme : 3,000 miles

Equipage: deux pilotes, deux officiers de systèmes de combat et trois canonniers.

Coût unitaire: 109 millions de dollars.

2935546651.JPG

Photos : 1 Le premier AC-10J Block30. 2 AC-130J block20 @ USAF

03/02/2019

Choisir un avion de combat, c’est définir une ligne stratégique !

air2030,nouvel avion de combat,ddps,blog défense,les nouvelles de l'aviation,défense,aérienne,romandie aviation,aviation militaire

Le choix d’un avion de combat n’est en rien une mince affaire. Un programme d’acquisition peut s’étendre sur plusieurs années, être retardé mainte fois pour plusieurs raisons (politique, financière) avant de pouvoir enfin toucher son but. Le choix lui-même peut être motivé par plusieurs éléments comme les coûts  à l’achat et à l’heure de vol, les considérations politiques du moment, d’un éventuel embargo pour certains pays et de l’intérêt des compensations industrielles (offsets) si celles-ci font partie du contrat. Autrement dit le choix d’un système d’arme complexe comme avion de combat requière pleinement d’une ligne stratégique définie à l’avance par le pays acheteur.

Le cas belge :

Preuve en est le choix en début de semaine du Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » par la Belgique pour venir remplacer la flotte actuelle de F-16 du même avionneur. Un choix qui fait grincer les dents des pays européens producteurs d’avions. Comment Bruxelles, ce cœur de l’Union Européenne peut-il une nouvelle fois tourner le dos à un élément de la défense européenne pour ouvrir ses bras aux Etats-Unis ? Pour beaucoup dans les capitales européennes, il s’agit-là d’une trahison.

Les belges sont-ils des traîtres pour autant ?

Le cas belge n’est pas une exception et démontre qu’une fois de plus il n’y a pas de « culture militaire pro-européenne ». Les intérêts de chacun en matière de défense prennent le pas sur les considérations d’une défense européenne unique.  Dans le cas de la Belgique, on connaissait depuis le début de la compétition que certains signes prédestinaient une décision en faveur du F-35. En effet, le choix belge est motivé, depuis le début par le choix d'emporter la bombe nucléaire américaine B61. En choisissant le F-35, la Belgique garde ainsi ses prérogatives déjà obtenues avec le F-16. Certes, la B61 est sous contrôle de l’US Air Force et les belges se retrouvent sous les ordres de ceux-ci. Mais, il semble bien que Bruxelles y trouve son compte, notamment au sein de l’Alliance Atlantique.Et puis, il y a une raison complémentaire dans le choix belge, elle concerne la possibilité de travailler directement avec la force aérienne néerlandaise qui a également choisi le F-35. Sachant que l’aviation militaire belge est aux mains des flamands, un rapprochement avec le voisin est particulièrement avantageux en terme de formation et de partage des armements par exemple. Pour le reste de ses acquisitions la Belgique achète européen comme des véhicules blindés du franco-allemand Nexter-Reinmetall.

L’exemple du Qatar :

Dans un tout autre ordre d’idée, mais pour bien comprendre les intérêts qui peuvent motiver un ou plusieurs choix en matière d’équipement militaire et à plus forte raison en matière d’avions prenons celui du Qatar. Ce petit pays est actuellement très controversé et se retrouve isolé du point de vue diplomatique face à l’Arabie Saoudite qui l’accuse de soutenir le terrorisme. En arrière plan le soutien du Qatar à l’Iran a fortement déplus aux Emirats voisins. Mais derrière la guerre des frères ennemis du wahhabisme, c’est l’avenir économique de la région qui se joue.

Pour adoucir son image, le pays à lancer un vaste programme d’acquisition d’équipement militaire de plus de 100 milliards de dollars avec l’achat non pas d’un type d’avion, mais de trois ! Le pays a lancé un programme d’achat portant sur :

Une première commande de 24 avions de combat Rafale de Dassault Aviation en 2015 avec un ajout de 12 appareils en 2017 pour un total de 7,4 milliards d’euros.

En 2016, c’est l’achat de 36 Boeing F-15E « Strike Eagle » pour 4,7 milliards de dollars avec la possibilité d’en obtenir sur étagère 72.

Et pour terminer en 2017, c’est une commande portant sur 24 avions de combat Airbus DS Eurofighter T3 pour un prix non communiqué, mais qui se chiffre en milliards d’euros sans compter les options d’avions supplémentaires.

Sans parler des autres équipements, le pays tente ici de renforcer son image et de se montrer comme un allié des puissances Occidentales.

La stratégie du choix

Europe ou pays du Moyent-Orient, Asie-Pacifique, les choix des gouvernements en matière d’équipement militaire de pointe s’expliquent avant tout par les facteurs politiques et industrielles avec comme objectif une base industrielle nationale pour certain capable de produire du matériel comme un avion de combat ou pour d’autre de venir participer en tant que sous-traitant par exemple. Pourvoir fabriquer en  sous-traitance un avion de combat peut permettre à terme d’obtenir une certaine autonomie (L’Inde par exemple). Mais tout cela est intimement lié au tissu industriel du pays.

Un gouvernement choisira l’avion national : c’est le cas de la France et de la Suède. Pour autant l’Angleterre et l’Italie qui produise au sein du consortium Airbus DS l’Eurofighter se sont également tournés en direction du F-35. Les anglais pour remplacer les BAe Sea Harrier et les italiens pour devenir la plateforme de production et de maintenance unique du F-35 en Europe.

Le facteur industriel joue également un rôle pour les États dénués d’industrie nationale : la question sera alors davantage celle du prix des appareils et des compensations qu’un gouvernement recevra d’une entreprise en contrepartie du contrat (offset). En ce sens, la question des négociations autour du prix et des avantages pour les industries nationales existe également pour ces pays.

Pour comprendre un choix de l’avion X, il est important de comprendre le rôle des facteurs industriels et stratégiques dans les choix des gouvernements en matière d’avions de combat. Chaque pays fait face à des pressions adaptatives liées au coût important et croissant des avions de combat, les élites stratégiques de certains pays sont portées soit vers une solution américaine (le plus souvent) soit vers une solution à bas prix alors qu’ailleurs, comme en France, des acteurs industriels s’opposent à leur propre marginalisation. Dans les deux cas, certains acteurs au sommet de l’État exercent un veto qui rend impensable l’achat d’un avion « européen ». Sur le plan industriel, on observe une capture de la décision par les entreprises nationales qui, soit indépendantes soit enrôlées par Lockheed-Martin, réussissent à vendre leur produit à un prix qui échappe aux prévisions budgétaires initiales. De fait, une décision nationale ne s’inscrit pas forcément pas dans une dynamique européenne. C’est le cas en Belgique, Norvège et Danemark, soit des pays ayant optés pour le F-35, mais reflètent plutôt la superposition de logiques nationales, européennes et transatlantiques.

Et la Suisse  :

Le projet de modernisation des Forces Aériennes « Air2030 » qui prévoit le remplacement des types d’avions de combat Northrop F-5 E/F et Boeing F/A-18 C/D, ainsi que les systèmes de défense sol-air missiles BAe Rapier et canons Oerlikon de 35mm pour un montant maximum de 8 milliards n’échappe pas à la règle.

La politique d’armement constitue ainsi aussi la base des affaires compensatoires liées aux acquisitions de biens d’armement à l’étranger. Le Conseil fédéral a décidé que le 100% du prix d’achat devait en principe être compensé en Suisse. Les décisions prises jusqu’ici par le Conseil fédéral dans le cadre du projet d’acquisition du prochain avion de combat et d’un nouveau système de défense sol-air s’inscrivent dans cette ligne. Le Conseil fédéral est convaincu que les affaires compensatoires permettent aux entreprises suisses d’accéder à un savoir-faire et aux marchés pertinents. Afin de garantir la transparence autant que possible, ces affaires compensatoires seront répertoriées dans un registre consultable par le public.

Autrement dit, nous aurons une limitation de choix principalement due au montant total qui nous impose un nombre d’équipement limité et certainement pas les plus onéreux. Par contre, la provenance des futures systèmes aura un double impact. D’une part, il aura une influence sur les partenariats en matière d’entraînement de nos soldats en Europe et/ou aux USA voir Israël et le second concernera les rapports industriels et le développment du marché pour notre industrie civiles. En effet, la résultante du choix ne sera pas la même, si nous choississons le tout européen ou américain ou bien, si nous optons pour un mixte USA/Europe/Israël. Dernier point, choisirons-nous un aéronef certifié biofuel ? Là encore, le choix aura une raison stratégique.

 Photo: Gérard Famerée

 

 

05/01/2019

NH90 & Chinook au menu de l’armée espagnole !

nh90,airbus helicopters,boeing,ch-47f,chinook,armée espagnole,hélicoptères de transport tactique,blog défense,nouveaux hélicoptères,défense,europe,romandie aviation,aviation militaire,aviation francophone

L’Espagne lance un chantier en vue de la modernisation et le renforcement de sa flotte d’hélicoptères de transport tactique. Au menu l’achat d’un lot additionnel de NH90 et la modernisation des « Chinook » en service.

Doubler la flotte de NH90 :

nh90,airbus helicopters,boeing,ch-47f,chinook,armée espagnole,hélicoptères de transport tactique,blog défense,nouveaux hélicoptères,défense,europe,romandie aviation,aviation militaire,aviation francophone

Grâce à un contrat d’un montant de 1,38 milliard d’euros avec Airbus Helicopters España, filiale du consortium NHIndustries, le ministère de la Défense, va acquérir 23 hélicoptères NH90 GSPA / MSPT doublant ainsi les effectifs en service.  Le contrat, attribué par la Direction générale des armements et du matériel (DGAM) du ministère de la Défense, a été annoncé le 2 janvier et fait suite à la décision du Conseil des ministres espagnol d’approuver l’achat en novembre 2018.

«GSPA» est l’appellation de l’hélicoptère de transport tactique NH90 construit en Espagne, que la Force aéromobile de l’armée espagnole (FAMET) a commencé à prendre livraison en 2014 dans le cadre d’une commande de 22 appareils. La livraison de cette première tranche d'hélicoptères devait être achevée d'ici 2021 et se poursuit. Le nouveau contrat couvrira 16 variantes GSPA supplémentaires, toutes susceptibles d’être assemblées sur le site d’Airbus Helicopters à Albacete. Cette installation est également responsable de la fabrication des sections de fuselage avant pour tous les avions NH90. La GSPA de 11 tonnes effectue des missions telles que le transport de 20 soldats maximum, des missions de recherche et sauvetage (SAR), le rétablissement du personnel et l'évacuation médicale avec un maximum de 12 civières. Il est équipé pour les opérations de jour et de nuit.

Dans le cadre de cette deuxième tranche, l’Espagne va également acquérir sept nouvelles variantes navales «MSPT» du NH90. Cela permettra de répondre au besoin urgent de commencer à remplacer les Sikorsky SH-3D « Sea King » de la marine espagnole, ainsi que de rationaliser le nombre de types d’hélicoptères exploités par les forces armées. L’Espagne exploitera à terme une flotte totale de 45 NH90, soit le nombre initialement contracté par le pays en 2006 avant sa réduction à 22 hélicoptères pour des raisons budgétaires.

Modernisation des Chinook :

La seconde partie concerne la modernisation de la flotte d’hélicoptères lourds Boeing CH-47D « Chinook », soit un total de 17 machines. Boeing a reçu un contrat en vue de la transformation au standard « F »  avec ajout de fonctionnalités telles que le système de contrôle automatique de vol numérique, système d'architecture avionique commun et la manutention des marchandises de pointe pour aligner la flotte de ce pays avec celles des autres nations.  Le standard « F » dispose de caractéristiques améliorées en vue de la survie avec notamment un système directionnel de contre-mesures électronique à infrarouges, une meilleure protection balistique et un carénage résistant à l'écrasement. L’équipage dispose de sièges blindés. Le CH-47F possède une cellule et une avionique modernisée ainsi qu'un poste de pilotage automatique numérique.

nh90,airbus helicopters,boeing,ch-47f,chinook,armée espagnole,hélicoptères de transport tactique,blog défense,nouveaux hélicoptères,défense,europe,romandie aviation,aviation militaire,aviation francophone

Photos : NH90 & CH-47D espagnols @ DGAM

 

 

 

 

 

 

06/05/2011

Le premier Sukhoi SU-35S de série à volé !

7_04_09_778.jpg

Le constructeur  russe Sukhoi vient d’annoncer le premier vol de son Su-35S de production, cette première a eu lieu sur le site de Komsomolsk-sur-Amour, dans l'extrême-orient russe. D’une durée d’1h30 ce vol a permis de valider l’ensemble des systèmes de motorisation et de commande de l’avion.

Le Sukhoi SU-35S :

Le constructeur russe Sukhoi place de nombreux espoirs dans la modernisation de son « Best-Seller » le SU-27 .Issus du célèbre SU-37 « Flanker » est de ses dérivés (SU-30, SU-33) le SU-35 doit permettre à l’industrie russe de placer un appareil moderniser permettant d’assurer la transition avec la futur génération  du PAK-FA /T-50. Les premiers modèles de SU-35  modernisés sont les  SU-35BM et SU-35-1.

Cet appareil intermédiaire se situe donc entre le SU-30MK et le chasseur de cinquième génération. Le SU-35S est un avion de la génération 4++, selon sont constructeur. Utilisant des technologies de la cinquième génération, l’appareil devrait, toujours selon Sukhoi, surpasser ses concurrents de la 4 génération ayant une capacité multi-rôle.

2nd_su-35_flight_02_big.jpg

Ce qui change :

Le SU-35S dispose d’une cellule améliorée qui lui permettra une augmentation de l’ordre de 6.000 heures de vol sa durée de vie soit 30 années de service. Contrairement au SU-30MKI, l’avion ne dispose pas de plans canard et le câblage habituel est remplace par des commandes entièrement électriques intégrées. L’absence de volets qui caractérisait le SU-27 ont disparu au profit d’un gouvernail actif. La furtivité est accrue car la réflectivité de l’avion est diminuée en bande X dans  une zone comprise entre ± 60 °.

Le SU-35S dispose également d’une nouvelle motorisation  àpoussée vectorielle, d’une puissance accrue, le motoriste NPO Saturn à développer spécialement pour l’appareil l’AL-117S dérivé de l’AL-31F.  Ces moteurs sont doté de nouvelles turbines haute et basse pression ainsi qu’un FADEC (système de contrôle numérique) de dernière génération. La poussée atteint désormais 14,500kgf, et la période pour la première révision passera à 1.500 heures en lieu est place de 500 heures.

2nd_su-35_flight_09_big.jpg

Nouvelle avionique :

Le Su-35S dispose d'une nouvelle série d'instruments de bord. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information  Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions  de 9 x 12 pouces  et une résolution de 1400x1050 pixels.

Les yeux et les oreilles :

Le noyau su SU-35S dispose de deux doubles radars en bande X en réseau à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes(en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scans par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60 °. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes à une section efficace absolue de 3 m2 sur une tête sur la bonne voie à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

Selon Sukhoi le système radar SU-35S est comparable à ce qui se fait de mieux en occident,  surpassant la plupart des radars aux États-Unis et en Europe  à capacités actives et passives.

Question système de guerre-électronique, Sukhoi prévoit divers systèmes de dernière génération à la carte pour le client.

Armement :

En plus de l’armement de bord issus du SU-30MK, il est prévu que le SU-35S dispose de toute la nouvelle gamme de missiles air-air et air-sol , y compris  de longue portée. La charge maximum de munitions du Su-35S est de 8.000 kg, répartit sur  12 point d’encrages.

805_02_04_09.JPG

Photos : le premier SU-35S de production lors de son vol inaugural @ Sukhoi


22/03/2011

Libye :les moyens aériens de la coalition !

 

premiers-engagements-de-l-aviation-francaise.jpg

Le coup d’envoi samedi passé en fin de matinée de l’opération « Odyssey Dawn »
à d’ores est déjà réussi la mise en place de la zone d’exclusion « No-Fly-Zone (NFZ) » votée par l’ONU au-dessus du territoire libyen. La résistance de l’aviation libyenne a été totalement nulle, les rares chasseurs encore en états de voler n’ont jamais reçu l’ordre de décoller suite à la paralysie des moyens de détections et communications provoquées par les contres- mesures électronique de la coalition.

Pour l’instant la défense contre avion (DCA) offre une certaine résistance bien que la grande majorité des moyens lourds fussent déjà neutralisés (voir article en lien).


Samedi :
La France a donné le « coup d’envoi » des opérations avec des Rafale B/C ont ainsi mené, depuis la base de Saint-Dizier, des missions de reconnaissance à l'aide de la nacelle Reco-NG ainsi que des frappes sur des objectifs terrestres libyens, aux côtés de deux Mirage 2000D. Deux Mirage 2000-5F déployés depuis Dijon étaient assignés à des missions de supériorité aérienne au-dessus du territoire. Au total, six avions-ravitailleurs français ont soutenu le dispositif, ainsi qu'un E-3F Awacs et ceci durant 135 heures de vol dont 90 pour le dispositif de combat. Côté américain, l'engagement de forces a débuté par le lancement de 110 missiles Tomahawk depuis des bâtiments de surface de l'US Navy ; ceux-ci ont frappé plus d'une vingtaine de sites de défense sol-air SA-6 et SA-8

somi11_m2000d_12.jpg



Dimanche :
Une quinzaine d'aéronefs, dont six Rafale et quatre Mirage 2000D ont été engagé trois bombardiers B-2A déployés depuis leur base américaine de Whiteman ont également frappé l'aérodrome de Ghardabiya. Des F-15E et F-16CJ déployés depuis l'Italie ont aussi frappé des véhicules blindés. De plus des Tornado GR4 britannique ont œuvré avec des tirs de missiles Storm Shadows. L Angleterre a déployé plusieurs Eurofighter et Tornado sur la base aérienne de Sigonella.

 

00984161-3c8e31915e79570f732e3d7c51496a64.jpg



Les moyens déployés :

France :
Au total, 20 appareils étaient en permanence opérationnelle au-dessus de la Libye samedi et 15 dimanche : Rafale, Mirage 2000D et -5, E-3F Sentry (AWACS) et ravitailleurs (C-135 FR) .
Le porte-avions Charles De Gaulle actuellment en route pour les eaux libyennes compte 26 aéronefs : 10 hélicoptères embarqués sur les frégates et le porte-avions dont deux Caracal et un Puma de l’armée de l’Air ; le groupe aérien embarqué (GAé) sur le porte-avions qui compte huit Rafale Marine de la flottille 12 F, 6 Super-Etendard modernisés de la 17 F et 2 E-2C Hawkeye de la 4F.

Les avions sont armés selon leur mission avec des GBU, GBL, Mica, AASM (Armement air sol modulable) et de pod Reco NG pour la désignation de cibles et la reconnaissance.

Les bases françaises de Saint-Dizier, Dijon, Solenzara, Nancy et Istres sont mobilisées.

somi11_tornado-gr4_06.jpg


Etats-Unis :
L’US Air Force et l’US Navy ont apporté des ravitailleurs, des F-15E, des F-16C/D, des AV-8B Harriers II, des F-18 C/D Hornet & E/F Super Hornet la guerre électronique est menée pour la première fois par des E/A-18G « Growler » et des anciens EA6-B « Prowler », des bombardiers furtifs B-2 , des AWACS, et au moins 4 P-3 Orion (pour la patrouille maritime).

Un drone Global Hawk est engagé depuis la base de Sigonella en Italie.

Les appareils américains sont basés en Italie sur les bases d’Aviano, Sigonella et Naples, en Espagne à Rota et en Grèce à Souda Bay..

Royaume-Uni :
La Grande-Bretagne a déployé un nombre non divulgué de Panavia Tornado GR4 pour l’attaque au sol, avec des ravitailleurs Vickers VC-10 et Tristar, des Eurofighter Typhoon et des AWACS E-3D Sentry.

 

800px-CF-188A_BANKING.jpg



Espagne :

4 F-18 A/B Hornet et 1 ravitailleur ont rejoint les forces de la coalition en Italie.

Danemark et Norvège :
Les deux pays ont déployé chacun 6 F-16, qui sont basés en Italie.

Canada :
Le Canada a envoyé 6 CF-18 C/D Hornet plus un en réserve. Ils sont déployés en Italie.

Qatar :
Le Qatar doit déployer 4 Mirage 2000-5 en coordination avec l’armée de l’air française.

Italie :
Le pays s’apprête à déployer 8 appareils dont.3 Tornado.

Belgique :
La Belgique a envoyé 6 F-16 C/D et 2 C-130 pour le transport et soutien des personnels.

Grèce :
4 F-16 C/D grecs sont mis à disposition de la coalition.

usf18-b3062f82f59017c9cd4d133ed72299cd.JPG

 

 

Lien :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/03/19/les-moyens...

Photos : 1 Rafale 2 Mirage 2000D @ Sirpa Air 3 Eurofighter anglais 4 Tornado GR4 @ RAF 5 CF-18 Hornet Canada @ RCAF 6 F/A-18 Hornet US Navy @ USN