07/03/2016

Le F-35 trop sensible à la cyberguerre !

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Trop d’informatique peut s’avérer dangereux en matière de cybersécurité, c’est le constat qui vient d’être fait, par le directeur des essais opérationnels et d’évaluation (DOT & E) du programme de l’avion de combat Lockheed-Martin F-35.

 Ces prochains mois, le programme F-35 va recevoir une nouvelle version de son logiciel ALIS (Autonomic Logistics information System) mais des inquiétudes demeurent sur les performances et la sécurité de celui-ci. En effet, un rapport remis par le directeur des essais opérationnel et d’évaluation (DOT & E) publié en janvier dernier, suggère que le logiciel ALIS ne doit en aucun cas être mis en service dans sa version actuelle, en vue de la mise en capacité opérationnelle initiale (COI) du F-35 au sein de l’US Air Force. En effet, toujours selon le rapport le système n’offre pas les sécurités nécessaires en matière de cyberguerre. La mouture actuelle du logiciel est trop perméable face à une cyber attaque destinée à pénétrer le système du F-35 !

Il faut dire que, si un hacker arrive à pénétrer le système ALIS, qui communique depuis chaque avion directement au sol, il aura accès à l’ensemble de la gestion de la maintenance cellule, des systèmes de missions et des clés cryptographiques utilisées sur chaque F-35 en service. Inutile de préciser que, si l’ennemi accède à ces données, il pourra les modifier à son aise et clouer la flotte de F-35 au sol. De plus il aura également accès aux données des autres nations utilisatrices de l’avion.

Certes, le programme pourra être modifié pour offrir plus de sécurité, mais les critiques sur le « tout informatique » ne cessent d’augmenter à propos du F-35 et qui pour certains experts en cyberguerre estiment que l’électronique, si importante pour cet avion va se retourner contre lui.

 

Photo : F-35 C @ Lockheed-Martin

 

 

05/09/2015

Second RC-135W « Airseeker » pour la RAF !

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La Royal Air Force britannique (RAF) a réceptionné son deuxième Boeing RC-135W « Airseeker » de renseignement, surveillance et de reconnaissance (RSR). Au total la RAF a commandé trois appareils de ce type.

L'avion est arrivé à la base de la Royal Air Force de Mildenhall dans le Suffolk où il recevra des équipements de survie. L’avion sera prêt à être déployé dans quelque semaine. Par ailleurs, Boeing confirme que la livraison est en avance de sept mois sur le calendrier initial, le dernier aéronef sera livré pour 2017.

Les Boeing RC-135W « Airseeker » sont exploités au sein de l’escadron 51 basé à Waddington dans le Lincolnshire.  Nommé « Airseeker » le RC-135W plus connu par son surnom dans US Air Force de « Rivet Joint ».

 

De nombreuses améliorations :

Depuis la livraison du premier « Airseeker «  à la RAF en en 2014, plus de 60 améliorations ont été intégrées dans ce deuxième avion, allant de la mise à niveau des systèmes de mission à l'amélioration des moteurs en vue d’une efficacité accrue en terme de consommation et de durabilité. Le premier avion sera être équipé de ces améliorations à une date ultérieure.

 

Le RC-135W :

Le Boeing RC-135 est la base d'une famille d'avions de reconnaissance électronique conçue à partir du C-135. Le RC-135V/W « Rivet Joint « est l'avion de type  SIGINT (Renseignement électromagnétique  et électronique) de l'US Air Force. Il surveille à la fois les communications radio et les signaux électroniques émis par les radars adverses. Il dispose par ailleurs de capacités de brouillage de ces signaux.

Photo: Boeing RC-135W « Airseeker » de la RAF @ RAF