06/11/2015

Vol KGL9268, la piste de l’attentat se précise !

 

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L’enquête sur le crash du vol KGL9268 avance et la piste de l’attentat semble se confirmer d’heure en heure. Deux options sérieuses étaient possibles, l’attentat (sabotage) et l’éventualité d’un problème sur la cloison de pressurisation (voir avia news du 3.11).

 

Les données des enregistreurs de vol :

La piste d’un attentat semble donc avancer à la lecture des enregistreurs de vol. Les premières informations divulguées par les équipes chargées de l’enquête révèlent que Le Cockpit Voice Recorder (CVR), qui enregistre les conversations et les bruits du cockpit démontrent qu’une explosion est survenue, celle-ci  a coupé l'alimentation électrique de l'avion permettant, entre autres, les enregistrements des données dans les boîtes noires. Le second enregistreur, le Flight Data Recorder (FDR), qui capte des milliers de paramètres sur le vol comme la vitesse, l'altitude, le régime des moteurs, le mode de pilotage, la position des gouvernes, ne signale aucune anomalie jusqu’à l’arrêt des différents capteurs.

De plus, selon les premiers éléments de l’enquête, l’étude des débris au sol a permis de confirmer qu’un grand nombre d’entres eux étaient criblés d'impacts allant de l'intérieur vers l'extérieur de l'appareil. La thèse de l’attentat à l’aide d’une bombe semble, ainsi se préciser.

 

Craintes des compagnies aériennes :

 

La confirmation de la piste de l’attentat a poussé plusieurs compagnies aériennes à annuler les vols en direction de l’aéroport de Charm El-Cheikh ou même de n’autoriser pour d’autres, que les bagages à mains.

 

03/11/2015

Le point sur le crash KGL9268 de Metrojet !

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Une fois de plus, lors d’un drame comme celui-ci, nous devons compter sur les différentes et parfois hallucinantes théories qui apparaissent dans les journaux et sur les réseaux sociaux. L’enquête n’en est qu’à ses débuts, je vous propose par contre revoir les faits qui sont confirmés.

 

La situation avant le drame :

L'Airbus A321 du vol KGL9268 de la compagnie Metrojet, parti de Charm El-Cheikh à destination de Saint-Pétersbourg samedi matin,  avait atteint une altitude 10’210 mètres après 21 minutes de vol et volait à 748 km/h avant le drame.

L’avion a décollé à l’heure, l’équipage n’a signalé aucun problème lors de l’inspection de celui-ci, ni après les « check-list » de vérification des systèmes et de mise en route de l’avion. Les procédures standards ont été suivies.

Les équipements électroniques ACARS (Aircraft Communication Addressing and Reporting System) n’ont pas envoyé d’information concernant une éventuelle avarie de l’avion.

 

Antécédent de l’avion :

Selon, le directeur général adjoint de la compagnie pour la technique, Andrei Averyanov, l’appareil a subi un accident en 2001, la queue ayant touché la piste (tailstrike) lors d’un atterrissage. Des inspections sont régulièrement menées sur les appareils pour vérifier les fissures. L’A321 a subi une dernière opération de maintenance de routine à Moscou le 26 octobre dernier qui n’a révélé aucun problème.

 

Situation de la région du crash :

La région survolée par l’avion, soit lenord du Sinaï et connue pour les affrontements qui opposent les forces égyptiennes et des djihadistes de l’Etat islamique (EI ou Daësch) depuis deux ans.

 

Accident ou acte terroriste ?

L'avion a chuté à 8 649 mètres à une vitesse de 172 km/h. En d'autres termes, à ce moment précis l'Airbus ne volait plus mais tombait. L’avion s’est écrasé dans le Sinaï à environ 100 km d'el-Arich. Aucun survivant n'a été retrouvé parmi les débris. En examinant les lieux du crash au sol et depuis les airs, les experts égyptiens et russes venus participer à l'enquête ont établi que les débris de l'Airbus s'étaient éparpillés sur un vaste territoire en forme d'ellipse allongée de 8 km de long et de 4 km de larges.

L’organisation de l’Etat islamique a revendiqué avoir abattu l’avion russe et mis en ligne une vidéo de mauvais qualité.  Cependant, l’EI ne peut avoir abattu le KGL9268 avec un missile léger de type Manpads (Man-Portable air-defense systems) pour la simple raison que ceux-ci n’ont pas la portée nécessaire pour atteindre un aéronef volant à l’altitude de 10’210 mètres. De plus, l’EI ne dispose pas de systèmes longue-portée qui aurait pu permettre un tir comparable au drame du vol de la Malaysian Airlines MH117 au-dessus de l’Ukraine.

Par contre un acte de sabotage ou le dépôt d’un bombe, depuis l’aéroport de Charm El-Cheikh grâce à la mouvance des Frères musulmans qui soutien l’Etat islamique est parfaitement envisageable.

Un accident reste également possible, en effet, suite à l’accident de 2001 de type « tailstrike » un effet de déformation et de corrosion aurait pu se former sur la cloison arrière de pressurisation. Un tel cas a déjà, par le passé causé un crash similaire.

 

 

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Quoi qu’il en soit, à l’heure actuelle, nous ne pouvons-nous diriger vers des conclusions hâtives, il faut attendre la suite de l’enquête.