11/03/2020

L’ARJ21 chinois enfin prêt !

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L’avionneur chinois Comac semble « enfin » arrivé au bout du tunnel avec son avion de ligne ARJ-21-700. Pour mémoire, le premier vol d’essai de l’ACAC ARJ21-700 a eu lieu le 28 novembre 2008. Puis, l’ARJ21-700 a effectué dès juillet 2009 son plus long vol d’essai entre Shanghaï et Xian, soit une distance de 1’300 kilomètres parcourus en deux heures. L’avion se trouvait en configuration de 90 sièges avec une autonomie maximale de 3'700 kilomètres. Baptisé Xian Feng (Phénix volant). Ce premier vol marquait le début des essais de finalisation pour la préparation aux vols avec passagers et son intégration dans les aéroports. Mais depuis, de nombreux problèmes sont apparus dans le développement de l’avion.

Nombreuses modifications :

La nouvelle version de l’ARJ21 de cette année bénéficie d'une refonte complète du poste de pilotage comprenant un regroupement mieux organisé de commutateurs, d'instruments et d'affichages pour accroître la conscience de la situation et simplifier la charge de travail. L'un des plus grands obstacles au développement depuis le début des essais en vol de l'avion en 2008 concernait l'intégration de l’avionique. Les concepteurs s'attendent à ce que la nouvelle configuration, testée avec succès sur le simulateur de vol de l'ARJ21, réduise considérablement la quantité de formation des pilotes.

Deux lignes de production : 

COMAC va accélérer la production de son biréacteur régional ARJ21-700 à la suite de l'ouverture officielle d'une deuxième chaîne de montage à l'aéroport international de Shanghai Pudong. L'avion n°132 a terminé son premier vol d'essai vendredi dernier, restant en l'air pendant 3 heures et 50 minutes avant de retourner en toute sécurité à sa base. Les responsables ont déclaré que, bien que les travaux sur la ligne de production se soient progressivement accélérés depuis l'année dernière, le vol marque la première fois qu'un ARJ21 a traversé tout le cycle d'assemblage pour un vol d'essai de production dans les installations de Pudong.

La dernière ligne de fabrication détient la capacité d'assembler 30 avions par an avec de la place pour créer une deuxième ligne afin d'augmenter encore les taux de production. Comac avait précédemment déclaré qu'elle aurait besoin d'une nouvelle ligne en raison de contraintes d'espace dans son usine de fabrication d'avions de Shanghai Changzhong Road, car la capacité de cette usine ne peut pas dépasser 15 ARJ21 par an. À ce jour, Comac a livré un total de 23 ARJ21 à des opérateurs chinois. Ces derniers subissent de nombreuses mises à jour en fonction de l’avancée des améliorations en cours.

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Le COMAC ARJ-21 :

Premier avion de ligne chinois (avec une aide américaine (dérivé du B717) et européenne) l’ARJ-21. L'ARJ21 (Jet régional avancé pour le 21ème siècle) a été indépendamment développé par la Chine, mais avec des fournisseurs occidentaux. Avec une consommation plus faible et une durée de vol plus longue, l'ARJ21 réduira les coûts aériens de 8% à 10% pour les compagnies aériennes chinoises, dont la plupart utilisent actuellement des avions de plus de 140 sièges pour les vols courts et longs courriers.

Le poste de pilotage est équipé de cinq écrans EFIS Rockwell Collins 10 x 8 haute résolution à cristaux liquides avec affichage adaptatif du vol. Honeywell fournit les commandes de vol de type fly-by-wire. Le reste de l’avionique est basée sur le système Rockwell Collins Pro Line 21, VHF-4000 4000 IRU de données numériques audio et de liaison numérique, un Rockwell Collins 4200 FMS de gestion de vol offrant de multiples « Wavepoint » de navigation couplé aux temps de vol et de carburant, le système comprend tous les standards aux instruments et le niveau terminal d'arrivée des routes et des approches (SID et STAR).

Les systèmes de navigation comprennent un radar météorologique Rockwell Collins, un avertissement de trafic et d'évitement des collisions système (TCAS) et d'un système de données de l'air.

L'avion est propulsé par deux General Electric CF34-10A et sont équipés d’un FADEC couplé à un contrôle des vibrations et d’inversion de poussée fournit le suisse Vibrometer SA. Le canadien CAE a fourni le simulateur de vol de ARJ-21.

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Photos : 1 & 3 ARJ21-700 2 Cockpit @ COMAC

 

 

 

24/10/2019

Le cinquième C919 a pris son envol !

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Le cinquième prototype de l’avion de ligne chinois COMAC C919 a effectué son premier vol d'essai à Shanghai ce jeudi. Ce premier vol d’une durée de 97 minutes a permis d’effectuer les premières vérifications. Ce prototype va permettre de débuter les essais de cabine pour passagers, ainsi que les équipements de service pour ceux-ci. Les trois premiers prototypes étaient dédiés aux performances et ses systèmes dynamiques et électriques. Le quatrième prototype est engagé pour les essais des systèmes de mission de l’avionique.

Rappel :

Le C919 de l’avionneur chinois Comac s’adresse au marché des aéronefs moyen-courriers biréacteur à fuselage étroit. Le développement a débuté en 2008 et le premier prototype s’est envolé en 2017. Cependant, la Chine ne dispose pas du savoir-faire des Occidentaux en la matière. La COMAC doit donc faire appel à plusieurs équipementiers européens et américains.

Des retards :

L’avion a accumulé plusieurs retards, ce qui repousse la date de certification. Le nombre d'heures de vol n’était que de 150 environ en 2018, sur les quelque 2’000 requises pour l’obtention d’une certification de la part de la FAA et de l’EASA. On s’attend d’hors est déjà à un décalage des premières livraisons, prévues initialement en 2020 à la compagnie chinoise China Eastern.

Cyber-espionnage :

La fourniture d’équipements occidentaux ne comble pas les faiblesses de l’industrie aéronautique chinoise. En effet, suite aux nombreuses cyber-attaques détectées entre 2010 et 2015 chez des fournisseurs aéronautiques occidentaux, l’entreprise spécialisée en protection informatique CrowdStrike a pu prouver l'activité d'un groupe de pirates chinois et des agences de renseignement chinoises pour faire avancer plus rapidement le développement du C919. Ce travail d’espionnage était notamment coordonné avec le gouvernement chinois, afin de combler le fossé technologique nécessaire à la production du C919.

Concurrencer Airbus & Boeing :

Pour la Chine, l’objectif est clair, il faut venir concurrencer les A320 d’Airbus et B737 de Boeing. Pour l’avionneur chinois COMAC, il s’agit de s’assurer une part de marché suffisante sur le secteur national en premier lieu. A ce jour, l’avionneur chinois revendique 765 commandes pour son C919, presque exclusivement de la part de compagnies chinoises. Mais, dans un second temps, il s’agira de s’attaquer à l’exportation.

Cependant, les choses ne seront pas faciles pour l’avionneur. Convaincre des compagnies internationales d’acheter son aéronef ne sera pas chose facile. Les avionneurs occidentaux Bombardier et Embraer ont eux-mêmes, toutes les difficultés à venir s’implanter sur les parts de marché détenues par le duopole que représente Airbus/Boeing. La reprise des activités du CSéries par Airbus, renommé A220 et le partenariat obligé entre Embraer et Boeing en sont les meilleurs exemples.  Il sera difficile de venir batailler face à des avionneurs ayant une longue tradition et une longue expérience dans le domaine.

Le COMAC C919 :

Le C919, « C » désigne autant la Chine que le constructeur COMAC, le premier « 9 » étant le symbole de longévité et le « 19 » final, faisant référence à ses 190 places. L’avion de type monocouloir sera capable de transporter entre 150 à 200 passagers en deux classes dans un rayon de 4’075km. Les premières versions de l’avion sont motorisées par le groupe CFM International (SNECMA & General Electric) qui fournit la première version de leur nouveau moteur le Leap-X1C. La soufflante du moteur LEAP-X1C comporte dix-huit aubes, soit 50 % de moins que celle du CFM56-5C et 25 % de moins que celle du CFM56-7B. Nexcelle, société partenaire du groupe, livre les nacelles et les inverseurs de poussée. A terme ces moteurs seront fabriqués en Chine. Cependant, le groupe COMAC entrevoit déjà la possibilité d’équiper dans un deuxième temps, le C919 par une motorisation entièrement de conception chinoise.

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Photos : 1 Le cinquième prototype 2 COMAC 919 @COMAC

25/09/2017

De grosses faiblesses retardent la production de l’ARJ-21 !

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L’avionneur chinois Commercial Aircraft Corporation of China (COMAC) prépare la production de l'ARJ21, tout en travaillant à surmonter ce que les autorités reconnaissent comme des faiblesses dans la fiabilité du jet régional chinois.

A ce jour, seuls deux ARJ21 ont été livrés depuis novembre 2015 et cinq autres devront être livrés cette année, selon une source de programme. Par ailleurs, on apprend qu’une version de transport exécutive à long sera lancée en 2018.

Le programme ARJ-21 n’a cessé d’accumuler les problèmes de mise au point. Les essais de fonctionnalité ont mis en avant divers problèmes, ce qui a limité la mise en servie de l’avion au sein de la compagnie Chengdu Airlines. De plus, il faut rappeler qu’actuellement l’ARJ21 n’a toujours pas reçu ses qualifications américaines de la FAA, ni de l’AESA européenne. Avec ces nombreux retards, l’avion a perdu en compétitivité à mesure que de meilleurs concurrents sont apparus sur le marché.

COMAC envisage de livrer 67 exemplaires de l’avion d’ici 2020. La production atteindra la capacité initiale de 15 appareils par an en 2018, puis passera jusqu'à 20 en 2019 et 25 en 2020, selon la source du programme. Pour autant, l’avionneur chinois reste très discret en ce qui concerne les modifications encore en cours sur l’avion. Un aspect qui n’est pas pour rassurer les clients de l’avion.

L’ARJ-21 :

Le poste de pilotage est équipé de cinq écrans EFIS Rockwell Collins 10x8 à haute résolution à cristaux liquides avec affichage adaptatif du vol. Honeywell fournit les commandes de vol de type « fly-by-wire ». L’avionique est basée sur le système Rockwell Collins Pro Line 21, doté du système VHF-4000 4000 IRU de données numériques audio et de liaison numérique, un Rockwell Collins 4200 FMS de gestion de vol offrant de multiples « wavepoint » de navigation verticale, couplé au temps de vol et à la gestion du carburant. Le système comprend tous les standards aux instruments et le niveau terminal d'arrivée des routes et des approches (SID et STAR).

Les systèmes de navigation comprennent un radar météorologique Rockwell Collins, un avertissement de trafic et d'évitement des collisions système (TCAS) et d'un système de données de l'air.

L'avion est propulsé par deux General Electric CF34-10A qui sont équipés d’un FADEC couplé à un contrôle des vibrations et d’inversion de poussée fournit l’entreprise suisse Vibrometer SA.

L'ARJ21 (Jet régional avancé pour le 21 siècle) a été indépendamment développé par la Chine, mais avec des fournisseurs occidentaux. Il est également le premier avion chinois à être vendu en Europe et en Amérique. Avec une consommation plus faible et une durée de vol plus longue, l'ARJ21 réduira les coûts aériens de 8% à 10% pour les compagnies aériennes chinoises, dont la plupart utilisent actuellement des avions de plus de 140 sièges pour les vols courts et longs courriers.

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Photos : 1 L’ARJ-21 @Weimengposte de pilotage @ China News

 

 

 

05/05/2017

Chine, le C919 a effectué son vol inaugural !

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Shanghaï, l’avionneur chinois COMAC (Commercial Aircraft Corporation of China) a réussi ce matin le premier vol de son avion commercial conçu en Chine, le C919. L’avion a effectué son vol d'essai d’une durée d’une heure et demie.

Concurrencer Airbus & Boeing :

Pour la Chine, l’objectif est clair, il faut venir concurrencer les A320 d’Airbus et B737 de Boeing. L’avionneur chinois Comac, il s’agit dans de s’assurer une part de marché suffisante sur le secteur national. D’ailleurs, Comac revendique à ce jour 570 commandes pour son C919 à fin 2016, presque exclusivement de la part de compagnies chinoises. Dans un second temps, il s’agira de s’attaquer à l’exportation.

Cependant, les choses ne seront pas faciles pour l’avionneur. Convaincre des compagnies internationales d’acheter son aéronef ne sera pas chose facile. Les avionneurs occidentaux Bombardier et Embraer ont eux-mêmes, toutes les difficultés à venir s’implanter sur les parts de marchés détenues par le duopole que représente Airbus/Boeing. Il sera en effet, difficile de venir batailler face à des avionneurs ayant une longue tradition et une longue expérience dans le domaine.

Le COMAC C919 :

Le C919, C désigne autant la Chine que le constructeur Comac, le premier 9 étant le symbole de longévité et le 19 final, faisant référence à ses 190 places. L’avion de type monocouloir sera capable de transporter entre 150 à 200 passagers et donc, venir se placer en concurrence directe avec les B737 et A320. Si celui-ci sera de conception chinoise dans son ensemble, les premières versions seront toutefois motorisées par le groupe CFM International (SNECMA & General Electric) qui fourniront la première version de leur nouveau moteur le Leap-X1C. La soufflante du moteur LEAP-X1C comportera dix-huit aubes, soit 50 % de moins que celle du CFM56-5C et 25 % de moins que celle du CFM56-7B. Nexcelle, société partenaire du groupe livrera les nacelles et les inverseurs de poussées. A terme ces moteurs seront fabriqués en Chine. Cependant, le groupe COMAC entrevoit déjà la possibilité d’équiper dans un deuxième temps, le C919 par une motorisation entièrement de conception chinoise.

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Photos : Le C919 ce matin lors de son premier vol@ New China TV

22/03/2012

Entente sino-canadienne sur le CSeries & C919 !

 

 

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Les canadiens de Bombardier et les chinois de COMAC ont signé aujourd’hui une entente définitive portant sur les communités des programmes d’avions C919 et CSeries. Plus particulièrement, les deux grands avionneurs ont convenu de coopérer à quatre projets distincts dans le cadre de la première phase de collaboration à long terme de COMAC et Bombardier relative aux gammes d’avions commerciaux de ligne C919 et CSeries.

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La collaboration :

Les quatre initiatives auxquelles COMAC et Bombardier collaboreront dans le cadre de cette phase initiale sont les communités 1) des interfaces humain-machine (équipage) du poste de pilotage, 2) du circuit électrique, 3) du développement des normes et spécifications des alliages aluminium-lithium et 4) des volets du service à la clientèle touchant les publications techniques et la colocalisation des équipes. Les quatre projets devraient tous être menés à terme d’ici 12 mois, conjointement à l’exécution du calendrier de développement de l’avion C919.

La première phase de collaboration vient renforcer davantage la relation stratégique à long terme entre COMAC et Bombardier et démontre la nature complémentaire des programmes d’avions C919 et CSeries. Les deux parties continueront d’explorer d’autres possibilités de coopération en ce qui a trait aux communités des programmes d’avions, de l’approvisionnement conjoint, des synergies de développement et de services à la clientèle, ainsi que de la collaboration à d’autres programmes de Bombardier et de COMAC.

En signant cette entente définitive, Bombardier et COMAC font un premier pas dans la création d’occasions pour les clients des avions CSeries et C919 de profiter d’avantages sur le plan des coûts dans l’exploitation des deux gammes d’avions.

 

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Photos : 1 CSeries aux couleurs de Swiss 2 C919 COMAC 3 Signature de l’entente @ Bombardier


 

21:29 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bombardier, comac, cseries, c919 |  Facebook | |