21/03/2018

Taïwan, des F-15 au lieu du F-35 ?

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Taipei, le gouvernement de Taiwan s’inquiète de la nomination à vie du président chinois Xi Jinping et de la recrudescence des menaces chinoises sur la petite île. En effet, depuis deux ans la Chine accentue ses exercices militaires aériens autour de l’île de Taïwan. L’armée de l’air chinoise a effectué au moins vingt fois des manœuvres à proximité de Taïwan en 2017, contre seulement huit fois en 2016. Alarmé par la multiplication de ces exercices, le ministre taïwanais de la défense Feng Shih-kuan a souligné, dans un rapport annuel, que ces manœuvres constituaient une « énorme menace » pour la sécurité de l’île. Dans ce contexte particulièrement tendu, Taipei cherche à moderniser son armée afin de la rendre plus dissuasive face au géant chinois.

Intérêt pour le F-35 :

Dans un premier temps Taïwan s’est beaucoup intéressé au Lockheed-Martin F-35 et plus particulièrement à la version F-35B. LF-35B étant la variante STOVL  (Short TakeOff/Vertical Landing, ou décollage court et atterrissage vertical) l’idée première était de pouvoit disloquer les appareils sur différents points de l’île, hors des bases aériennes et donc de pouvoir survivre en cas de bombardement chinois. Mais cette solution à un coût énorme, et le F-35B est hors de prix pour l’armée taïwanaise.

Le F-15C « Eagle » :

L’alternative pourrait venir du Boeing F-15C « Eagle » qui serait moins coûteuse politiquement moins risquée. Certes, l’attrait tactique du F-15 ne permet pas d’être utilisé hors des bases aériennes comme le pourrait un F-35B. Par contre, le pays pourrait se doter d’un nombre très important de F-15, soit une flotte trois fois supérieur à celle d’un F-35B. Par ailleurs, d’un point de vue politique le Congrès américain ne mettrait aucune condition à la vente du grand chasseur américain, tandis que celle du F-35 pourrait envenimer un peu plus les relations déjà tendues entre Pékin et Washington.

Des sources proches du dossier ont déclaré que lors d'une discussion entre les Etats-Unis et Taïwan sur les moyens de renforcer les capacités d'interception de la défense aérienne taïwanaise, les Etats-Unis ont proposé la location d'avions de chasse F-15C. Parce qu'il s'agirait d'un «bail», cela ne compterait pas comme une vente d'armes à Taiwan, la durée du bail étant ouverte aux ajustements en termes de temps et en fonction des contraintes budgétaires. La proposition a été soumise au ministère de la Défense pour évaluation.

Remplacer les Mirage 2000 :

La possible arrivée du F-15 coïnciderait avec le remplacement de la flotte vieillissante d'avions de combat Mirage 2000 qui servent actuellement le rôle d'intercepteur et qui coûte très cher à maintenir.

Taiwan a demandé la dernière version de l'Eagle, soit le F-15C ayant subit la dernière mise à jour (Mid-Life Update (MLU), y compris les mises à niveau de son ordinateur de mission, son système de détection et son radar. L’idée sera également d’y adapter le programme d'amélioration en plusieurs étapes (MSIP) de l'armée de l'air japonaise adapté pour décoller d'une piste plus courte et qui sera bénéfique aux besoins de Taiwan.

 

Photo : F-15C « Eagle » @ USAF

 

 

09/11/2017

Boeing place 300 avions en Chine !

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Beijing,  China Aviation Supplies Holding Company (CASC) a signé avec Boeing aujourd'hui un accord pour 300 avions lors d'une cérémonie. La signature du contrat a été réalisée en présence du Président de la division commercila de Boeing et de du président américain Donald Trump et de, le la Chine président Xi Jinping. L'accord comprend les commandes et engagements pour 300 Boeing monocouloirs et d'avions à deux couloirs. Les avions sont évalués à plus de 37 milliards au prix catalogue de l’avionneur.

« La Chine est un client important et partenaire clé, et nous sommes fiers que les avions Boeing feront partie de la croissance de la flotte pour les années à venir », a déclaré McAllister.

Boeing et la Chine continuent de travailler sur les moyens mutuellement avantageux de se développer et de soutenir le marché de l'aviation. Ces efforts comprennent la coopération industrielle, le développement des technologies visant à réduire l'impact environnemental de l'aviation et d'accroître la durabilité et la coopération continue de soutenir la sécurité, l'efficacité et la capacité du système de transport aérien de la Chine. 

Photo : Stand Boeing

 

 

30/10/2017

Chine, de nouvelles informations sur le J-20 et FC-31 !

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De nouvelles informations sur le développement des chasseurs à réaction Chinois ont émergé cette semaine. Ces informations concernent en particulier le développement des programmes furtifs J-20 et FC-31. Pour un grand nombre d’observateurs occidentaux, l’accent est actuellement mis sur les développements indigènes dans le but de pouvoir un jour ne plus dépendre de programmes étrangers comme c’est encore le cas aujourd’hui.

Chengdu Aircraft Corporation a annoncé que son J-20 dispose désormais d’un APU et du moteur chinois WS-15 fiable produit localement. Les modèles précédents du J-20 étaient équipés du moteur Saturn Lyulka AL-31F de fabrication russe. Le moteur chinois ne peut toujours pas égaler les performances du Pratt & Whitney F119 qui équipe le Lockheed-Martin F-22 " Raptor ", mais il est équipé du mode « Supercruise ». Selon l’avionneur chinois, une centaine de J-20 seront en service d'ici 2020.

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Le Chengdu J-20, soit un appareil de la cinquième génération de combat furtif, devra répondre à trois rôles bien précis. Ayant des capacités furtives semblables à celles du F-22 et F-35, l’avion semble offrir des capacités dans un certain nombre de rôles, de l’interception à l'attaque de précision à long rayon d’action. L’avion dispose de deux baies latérales pour les petits missiles air-air et une grande baie sous le fuselage pour accueillir des missiles de plus grandes tailles et des armes d'attaques de surface à guidage de précision.

De son côté, le Shenyang FC-31 a fait l'objet d'une refonte majeure pour corriger un certain nombre d'insuffisances constatées dans les prototypes d'origines. La structure a été retravaillée de sorte qu'elle est maintenant plus lourde de trois tonnes et plus longue de 20 à 30 pouces. Le moteur RD-33 de fabrication russe de l'avion a été remplacé par le moteur chinois WS-19 censé être «sans fumée», et dispose également du mode « Supercruise ». Des travaux ont été entrepris pour réduire sa signature radar. Le radar aurait également été mis à niveau avec de nouveaux modes, notamment la capacité de réaliser des tâches de ciblage dépendant ou de gestion du champ de bataille.

Le Shenyang J-31 est un chasseur de taile moyenne utilisant des moteurs russes RD-93 et à terme des moteurs chinois WS-13. L’avion reprend les entrées d’air du F-35 sans séparateur de couche du moins en apparence. On notera que les tuyères sont classiques à la différence du F-22. Conçu par l'Institut 601 de Shenyang et fabriqué par l'usine 112, toujours à Shenyang. Selon les premières communications de la China Aviation Industry dédiée à cet avion, indiquent qu'il a une faible signature radar et une forte capacité en matière de contre-mesures électroniques. Il a une capacité multirôle. Les systèmes de bords permettent la fusion des données. De plus, l’avion capacité en logistique intégrée et un haut ratio qualité/prix. Il peut décoller sur 400 mètres et atterrir sur 600 mètres. La durée de vie est estimée entre 6 et 8’000 heures de vol ou 30 ans de service.

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Photos : 1 FC-31 @ Weimeng 2 J-20 @ Chine nouvelle 3 FC-31 @ CCVT

 

 

 

23/09/2017

Airbus inaugure son centre de livraison à Tianjin !

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Airbus a inauguré son centre d'achèvement et de livraison pour les A330 (C & DC) à Tianjin, en Chine, en adoptant des étapes supplémentaires dans l'expansion de son empreinte mondiale et son partenariat stratégique avec la Chine. Dans le même temps, le premier A330 a été remis à Tianjin Airlines.

Situé sur le même site que la ligne d'assemblage final de la famille Airbus à Tianjin pour l’A320, le centre de livraison Airbus de Tianjin pour l'A330 couvre les activités d'achèvement de l'avion, y compris l'installation de cabine, la peinture d'avion et le test de vol de production, ainsi que l'acceptation du vol client et la livraison d'avion. Quelque 150 membres du personnel chinois du C & DC ont été formés par des experts d'Airbus à Toulouse.

La nouvelle usine est composée d'un atelier de peinture, d'un hangar de pesée et d'un hangar principal avec trois positions d'avion couvrant une superficie de 16 800 m2. Le A330 C & DC à Tianjin emploiera plus de 250 personnes et est prêt à livrer deux avions par mois d'ici le début de 2019.

 

Photo : Cérémonie de livraison et d’inauguration à Tianjin@ Airbus

24/08/2017

Perche de ravitaillement pour les bombardiers H-6K !

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L’avionneur chinois Xian Aircraft Corporation travaille sur un prototype de son bombardier H-6K ravitaillable en vol. Les rumeurs sur un tel développement transpiraient depuis 2015, mais n’avaient jamais été confirmées à ce jour. Une première confirmation de ce projet est apparue il y a quelques jours via les sites web chinois avec une photographie (voir ci-dessous). Par ailleurs, pour la première fois un communiqué laconique de l’avionneur confirme la nouvelle.

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Le cliché de mauvaise qualité montre en effet, un bombardier H-6K doté d’une perche de ravitaillement en vol. En Chine, les différents spécialistes aéronautiques n’arrivent cependant pas à dater cette photographie et certains penchent sur le fait que l’avion pourrait voler depuis décembre 2016.

Combler un vide :

Cette énième amélioration du vieux bombardier semble permettre de combler un important vide au sein de la capacité de frappe lointaine de la Chine en attendant le futur bombardier stratégique furtif. Avec une capacité de ravitaillement en vol, le H-6K devrait pouvoir allonger son rayon d’action à près de 3’000km et de rallongé du même coup la capacité de frappe nucléaire des missiles KD-20 qui disposent d’une portée de 1’500km. Par ailleurs, le bombardier pourra dans un avenir proche augmenter également sa capacité de patrouille en mer et pourra frapper en profondeur un dispositif naval ennemi, bien avant que celui-ci ne puisse approcher des côtes chinoises.

Pour certains observateurs, il serait également possible de diminuer l’emport de carburant au décollage, permettant ainsi d’emporter un nouveau missile lourd qui pourrait effectuer des missions antisatellite (ASAT) par exemple.

Le Xian Aircraft Corporation (XAC) H-6K :

Le Xian H-6K est la variante la plus radicalement modifiée du bombardier H-6. En effet, les ingénieurs chinois ont remplacé son nez en verre d’origine, avec un grand nez solide qui abrite un grand radar et nouveau système de ciblage électro-optique. Le H-6K est également remotorisé avec des moteurs russes Soloviev D-30-KP2 de 12 tonnes de poussée. En matière d’avionique, l’avion dispose d’écrans multifonctions (MFD), de plus contrairement aux deux anciennes versions, le H-6K dispose de sièges éjectables pour ses trois ou quatre membres d'équipage. Le H-6K emporte six missiles KD-20 LACM sur les pylônes d’ailes, plus un ou plusieurs, dans sa soute à bombes. Il peut également transporter un large éventail de nouvelles munitions à guidage de précision de fabrication chinoise.

L’origine du Xian H-6 : 

Le Xian H-6 (Hōng-6) est une copie sous licence du bombardier soviétique Tupolev 16 construite pour l’aviation militaire chinoise. Le premier Tu-16 est livré à la chine en 1958. La compagnie Xian signe un contrat de construction sous licence du bombardier à la fin des années 50. Le premier Tu-16 chinois, désigné localement « H-6 » effectue son premier vol en 1959. Sur les 150 appareils construits dans les usines de Xian, on estime qu'environ 120 sont encore en service en Chine en 2008Les premiers bombardiers H-6 produits par Xian sont terminés en 1968. Les premières preuves d'entraînement au bombardement sont enregistrées par des satellites espions américains le 18 août 1973.

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Photos : 1 & 3 Xian H-6K @ Weimeng 2 H-6K avec perche de ravitaillement @ Xinhua