22/11/2021

Le B737 MAX bientôt re-certifié en Chine !

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Les régulateurs chinois de l'aviation ont déclaré aux compagnies aériennes qu'ils étaient satisfaits des changements proposés par Boeing pour le B737 MAX. Cette déclaration ouvre maintenant la voie à une re-certification de l’avion.

L'Administration de l'aviation civile de Chine (CAAC) a demandé aux compagnies aériennes de donner leur avis sur une proposition de consigne de navigabilité pour le B737 MAX d'ici le 26 novembre 2021. Pour la CAAC les modifications de conception proposées par Boeing pour les logiciels et les systèmes d'affichage pourraient supprimer les situations dangereuses qui ont conduit aux crashs de Lion Air et Ethiopian Airlines. La consigne de navigabilité proposée donne des informations sur les procédures à suivre par les pilotes en cas de problèmes similaires à ceux qui ont causé les accidents.

Une autorisation fortement attendue

Pour l’avionneur américain Boeing, l’obtention d’une autorisation de voler avec le « MAX » en Chine serait vue comme très importante du point de vue du marché aérien chinois. A ce jour la Chine est l’un des derniers pays à maintenir un arrêt des vols pour le « MAX ».

Un marché à ne pas rater

Pour Boeing, le retour en vol du « MAX » est primordial en termes d’image, non seulement pour ce dernier, mais pour l’ensemble de la gamme du constructeur. L’avionneur veut pouvoir se positionner dans les meilleures conditions possibles pour les besoins du marché chinois estimé à plus de 1'470 milliards de dollars selon les estimations de Boeing. Malgré, le COVID, le marché aérien chinois devrait voir une croissance annuelle de l’ordre de 5,4 %. On s’attend à un dépassement des marchés intérieurs d’Amérique du Nord et européen à l’orée de 2040.

Photo ; B737 MAX@ Boeing

05/10/2021

Des Cessna Skyhawk pour la Chine !

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Le Cessna C-172 « Skyhawk » est un avion emblématique des aérodromes de part le monde, le voici en passe de conquérir la Chine.  L’avionneur Textron annoncé que Sichuan Longhao Flight Training Co., Ltd. (Longhao Flight Training School) en Chine, a signé un contrat d'achat pour 20 appareils Cessna C-172 « Skyhawk ». L'avion, qui devrait être livré tout au long de 2022, sera utilisé pour la formation primaire des pilotes dans le sud-ouest et le centre de la Chine, élargissant et améliorant encore les efforts de formation de Longhoa. La Chine continue de connaître un nombre croissant de pilotes brevetés ces dernières années à la suite des efforts du Bureau général du Conseil des Affaires d'État pour accélérer la formation et le développement des pilotes.

"Avec une relation de longue date avec Longhao, cette commande démontre son soutien et sa confiance dans Textron Aviation et nos produits", a déclaré Mike Shih, vice-président des ventes et de la stratégie en Chine, Textron Aviation. « Nous sommes ravis de faire partie des efforts déployés en Chine pour former de nouvelles générations de pilotes et promouvoir le développement commun de l'aviation dans le cadre du 14 e plan quinquennal actuel. Les écoles de pilotage de la région continuent de tirer parti des forces et des capacités uniques du Cessna Skyhawk pour répondre aux besoins des pilotes en Chine. »

L'école utilise actuellement 14 avions Skyhawk et trois simulateurs de vol pour la formation des pilotes, ainsi qu'un Cessna Citation M2 comme avion de formation avancée.

 

Le Cessna C-172 "Skyhawk"

Le Cessna Skyhawk est l'avion monomoteur le plus populaire de l'histoire de l'aviation. Depuis que l'avion a pris son envol en 1955, plus de 45’000 « Skyhawk » ont été livrés à des clients du monde entier, plus que tout autre avion de l'industrie, ce qui fait du « Skyhawk » l'avion de choix pour la formation des pilotes. L'avion monomoteur à quatre places à aile haute est réputé pour offrir la meilleure combinaison de fonctionnalités modernes, notamment le système avionique de pointe Garmin G1000 NXi avec connectivité sans fil, un système d'affichage standard de l'angle d'attaque et une fiabilité éprouvée.

Photo : Cessna C-172 « Skyhawk » @ Textron

 

28/09/2020

J-20 chinois à portée de Taïwan !

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Nouveau bras de fer entre la Chine et Taïwan, La Chine a positionné un escadron d’avion de combat Chengu J-20 à moins de 500 kilomètres de l’île séparatiste.  

Les médias taïwanais ont rapporté samedi qu'un J-20 avait été aperçu volant à basse altitude près du district urbain de Quzhou, dans la province du Zhejiang en Chine orientale. Le rapport indiquait qu'il était probablement en train d'atterrir sur une base aérienne de la ville. Il est possible que le J-20 soit rattaché au Wang Hai Air Group basé à Wuhu, dans la province de l'Anhui en Chine orientale, et qu'il soit déployé à Quzhou, selon les médias de Taiwan. Pendant ce temps, les autorités de défense de Taiwan ont publié des rapports de suivi sur les sorties d'avions de combat chinois en augmentation dans la région.

La Chine confirme de son côté effectuer des exercices aériens et navals dans le détroit de Taiwan depuis le 18 septembre sans en publier les détails.

Avantage significatif :

Le positionnement d’avions de type J-20 dans la région donne un certain avantage à la Chine face à Taïwan. Une implication du J-20 dans des opérations contre Taiwan se traduirait par capacité de victoire de l’Armée de l’air chinoise dans les airs.  Les J-20 stationnés à Quzhou se dirigeait en direction de Taïwan il ne leur faudrait que sept à huit minutes avant que les avions de combat taïwanais entrent dans sa zone de destruction de missiles air-air, et 15 à 20 minutes avant qu'il ne puisse atteindre Taipei. Taïwan doit en parallèle à la modernisation de sa Force aérienne remplacer ses radars d’alertes qui auraient de la difficulté à repérer l’avion furtif chinois.

Les analystes militaires chinois ont déclaré que la récente observation du J-20 est un puissant avertissement aux séparatistes de Taiwan et aux États-Unis dans le contexte de la situation actuelle dans le détroit. Tirant parti de ses capacités furtives de pénétration de la défense, le J-20 peut facilement lancer des frappes sur Taiwan avec des armes air-sol, ou peut intercepter toute tentative d'intervention étrangère air-air et air-sol.

Le Chengdu J-20 : 

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Doté d’une aile de type delta et des plans canards à l'avant, le J-20 dispose de deux empennages verticaux en diagonale mobiles d'un seul bloc. Cependant, Il n'y a pas d'empennage horizontal mobile, les plans canards, les parties mobiles de l'aile delta et les deux empennages diagonaux suffisent à un contrôle optimum. L’avion est doté de la poussée vectorielle, permettant d'augmenter la maniabilité de celui-ci. Le J-20 comporte un fuselage mélangé avec une section transversale radar basse, des prises de moteur à réaction basses, une configuration delta canard, un système moderne fly-by-wire (FBW), une entrée supersonique sans dérivation (DSI), des ailerons arrière en forme de V. Le système FBW est équipé d'un système de contrôle d'incendie et d'un système de gestion du moteur. Le radar actif à balayage électronique (AESA) scanne les informations sur la cible et les transmet au système de contrôle de tir. Le J-20 comporte un cockpit deux écrans à cristaux liquides (LCD) et d'un affichage tête haute (HUD). L'avion peut être piloté par le système traditionnel d'accélérateur et de manche (HOTAS).

Le J-20 est armé d'un canon interne pour les missions de combat rapproché. Il comprend huit points durs et une grande baie d'armes ventrales pour intégrer des missiles air-air (AAM) PL-12C / D et PL-21 à longue portée. L'avion est également équipé de deux petites baies latérales d'armes sous les entrées d'air pour intégrer l'AAM à courte portée PL-10. Il devrait également être équipé de missiles air-surface, de missiles antiradars, de bombes à guidage laser et de bombes largables.

L'avion est propulsé par deux turboréacteurs à double flux WS-10G générant chacun 30’000 lb de poussée. Le moteur est conçu et fabriqué par Shenyang Liming Aircraft Engine Company. Il comprend une seule turbine haute pression, une double turbine basse pression, des chambres de combustion annulaires et des compresseurs.

Le WS-10G est équipé de buses à commande vectorielle poussée (TVC) pour réduire les émissions de section transversale radar (RCS) et infrarouge (IR). Le diamètre du moteur est de 0,95 m. Le poids à sec est de 1’494 kg.

Le J-20 peut grimper à la vitesse de 304m/s. La vitesse maximale semble être de 2’100 km/h. La portée et le plafond de service seront respectivement de 3’400 km et 18’000 m.

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Photos : 1 & 2 Le J-20 @ Han Wei 3 De face @ CCTV

 

 

21/06/2020

Dans l’urgence, l’Inde veut commander des MiG et des Sukhoi !

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La situation exceptionnelle en ce qui concerne les tensions frontalières entre l'Inde et la Chine pousse New-Dehli à vouloir, dans l’urgence, compléter ses trois escadrons de MiG-29 et Sukhoi Su-30. Moscou de son côté est prêt à livrer des avions de combat Sukhoi Su-30 MKI et Mikoyan-Gurevich MiG-29 à l’Inde dans les plus brefs délais, dans un accord de gouvernement à gouvernement.

Achat accéléré :

L’achat était prévu, mais la situation devrait accélérer la commande de 21 avions de combat MiG 29 supplémentaires et de 12 avions Sukhoi Su-30 MKI. La proposition devrait être soumise au ministère de la Défense la semaine prochaine pour approbation finale. Cette commande doit permettre à l’Inde de renforcer ses unités, afin de disposer d’un ordre de bataille suffisant. Une partie de ces appareils doivent venir remplacer des avions perdus lors de crash.

Renforcer la dissuasion :

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L’achat de 12 Sukhoi Su-30MkI s’ajoutent aux 272 exemplaires. Ces appareils sont susceptibles d'être fabriqués par Hindustan Aeronautics qui possède une usine de production à Nasik qui sera en panne d'ici l'année prochaine. Les Sukhoi forment la colonne vertébrale de l'IAF et doivent faire l'objet d'une mise à niveau qui est négociée séparément avec HAL. Ces 33 chasseurs seraient les premiers avions à être commandés après l'accord sur le Rafale signé en 2017 et ajouteraient aux capacités de combat de l'armée de l'air. Par ailleurs, le Sukhoi Su-30MKI de l’IAF commencent à recevoir la capacité d’emport du missile de croisière supersonique BrahMos-A, soit un élément central de la capacité de frappe en profondeur de l’IAF. Celle-ci doit permettre de peser en matière de dissuasion face à la Chine.

MiG-29 UPG :

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Les MiG-29 de l’IAF sont techniquement plus proches de la version MiG-29KUB de la marine indienne qui est entrée en service en 2010. L’avion est doté d’une nouvelle architecture informatisée qui fonctionne avec le nouveau radar de Phazotron-NIIR Corp Zhuk-M2E de type AESA capable de suivre dix cibles à 245km couplé avec le nouvel IRST de type NPK-SPP OLS-UEM qui combine un capteur infrarouge 320x256 pixels et une caméra TV 640x480 pixels portées comprises entre 200 mètres et 20 kilomètres. L'OLS-UEM a été conçu pour détecter des cibles aéroportées à des distances comprises entre 15 et 55 kilomètres. Il offre une couverture en azimut de +/- 90 degrés et de + 60 degrés à -15 degrés en élévation

L’avionique est entièrement nouvelle avec un cockpit doté d’écrans couleurs et d’éléments occidentaux comme le viseur de casque « Top-Sight » de Thales, d’une centrale de navigation SAGEM. L’avion est également doté d’une perche de ravitaillement en vol rétractable. En ce qui concerne la guerre électronique, les MIG-29UPG sont dotés de capteurs de fabrication indienne, mais reliés à des systèmes actifs/passifs d’origine israélienne. 

Question armement, les MiG-29UPG sont dotés des mêmes systèmes que les MIG-29SMT et MIG-29KUB avec les missiles RVV-AE R-77 de portée moyenne, le missile KH-31P antinavire et les bombes à guidage optique KAB-500KR. Conçu au départ pour la supériorité aérienne le standard l’UPG permet maintenant les attaques au sol et de surface. Selon le constructeur MiG, la durée de vie des avions modernisés est étendue à 3’500 heures de vol pour 40 ans.

Le Sukhoi Su-30MkI :

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Le Sukhoi Su-30MKI ou « Super 30 » bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, du radar AESA de type Phazotron Zhuk-AE* en bande X qui peut suivre 30 cibles aériennes en mode suivi pendant le balayage et engager six cibles simultanément en mode attaque. Ce dernier, équipe la dernière version du Su-30MKI doté du missile BrahMos. Ce radar a montré qu’il permettait également un niveau plus élevé de connaissance de la situation. La suite de guerre-électronique (EW) est un plus grand défi dans la mesure où la grande section radar de l'avion rend obligatoire une capacité d'autoprotection robuste. La suite EW actuelle de l'avion est une variante du système monté sur nacelle KNIRTI SAP-518 de fabrication russe, qui peut être complétée par le module de brouillage SAP-14.

Le Sukhoi Su-30MKi ainsi modernisé est nommé « Super 30 », il bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn Corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2’000 heures en lieu et place des 1’000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre extrême. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles indiens BrahMos et du KH-59M Ovod-M.

*Sur les versions antérieures indiennes, l’avion est doté du radar PESA N011M BAR.

Photos : 1 MiG-29 UPG & Su-30MKI 2 Tir de BrahMos d’un Su-30 3 MIG-29UPG 4 Su-30MkI @ IAF

 

05/05/2020

Le futur bombardier stratégique chinois prêt pour cette année !

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Certaines sources pensaient que le futur bombardier stratégique chinois serait présenté lors d'un défilé dans le cadre des célébrations du 70e anniversaire de la PLAAF en 2019. Mais il n’en fut rien. De nouvelles sources pensent que la Chine prépare une présentation cette année à un moment spécifique, car celui-ci servirait les intentions de Pékin face à la complexité des relations internationales en raison de la pandémie de coronavirus. Les autorités chinoises sont de plus en plus pointées du doigt suite à la pandémie du COVID-19.

Présentation en novembre ?

Contrairement à l’année dernière, ce ne sont pas des sources journalistiques, mais bien militaires chinoises qui ont déclaré que le bombardier furtif supersonique Xian H-20 pourrait faire sa première apparition publique au salon aéronautique de Zhuhai cette année en novembre prochain.

"Le salon aéronautique de Zhuhai devrait devenir une plate-forme pour promouvoir l'image de la Chine et son succès dans la lutte contre la pandémie en expliquant au monde extérieur que la contagion n'a pas eu de gros impacts sur les entreprises chinoises de l'industrie de la défense", a déclaré une source militaire.

Quelles réactions ?

Pour autant, si la Chine compte montrer sa puissance et calmer les ardeurs de ses détracteurs, la présentation du nouveau bombardier Xian H-20 « Hong » pourrait produire les effets contraires. Les tensions étant déjà particulièrement fortes dans la région Asie-Pacifique et les pays étant directement inclut dans le rayon d’action du nouveau bombardier comme l'Australie, le Japon et la péninsule coréenne ne verront certainement pas d’un bon œil l’arrivée de cette nouvelle menace.

Il faut comprendre par là, que le H-20 n’aura pas la capacité de menacer directement les Etats-Unis faute de puissance. Ces derniers gardent ainsi le une position dominante avec le B-2 « Spirit » et le futur B-21 « Raider ». Par contre, la Chine compte utiliser le H-20 pour peser de tout son poids pour menacer les cibles au-delà du deuxième anneau insulaire qui comprend des bases américaines au Japon, à Guam, aux Philippines et dans d'autres pays à partir de bases situées en Chine continentale. La troisième chaîne d'îles s'étend jusqu'à Hawaï et en Australie côtière.

Le Xian H-20 « Hong » pourra emporter diverses charges dont des  missiles nucléaires et conventionnels d'une masse maximale au décollage d'au moins 200 tonnes et d'une charge utile allant jusqu'à 45 tonnes. Le bombardier devrait voler à des vitesses subsoniques et pourrait potentiellement lancer quatre puissants missiles de croisière furtifs hypersoniques.

La principale question qui reste ouverte pour l’instant concerne la motorisation. Des sources militaires ont émis l'hypothèse que le H-20 pourrait utiliser le moteur russe NK-321, mais deux sources militaires indépendantes ont déclaré qu'il serait équipé du moteur chinois WS-10 amélioré.

Rappel : 

L’existence du programme de bombardiers a été confirmée par le commandant de la PLAAF, Ma Xiaotian, en 2016. Des analystes ont émis l'hypothèse que le prototype du nouveau bombardier stratégique à grand tonnage chinois, connu sous le nom de  H-20, devrait effectuer son premier vol prochainement.

Le Xian Aircraft Corp H-20 est un projet de bombardier stratégique qui ressemblerait au B-2 américain. Il semble que cette « copie » chinoise du bombardier conçu par Northrop-Grumman est le fait de la vente d’informations classifiées à la Chine d’un ingénieur du nom de Noshir Gowadia. Celui-ci avait en son temps été employé chez l’avionneur américain. Cette personne a été condamnée depuis, à 32 ans de prison.

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Photos : Images de synthèse du possible H-20