12/03/2019

Le JF-17 « Thunder » BlockIII se précise !

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Le nouveau standard BlockIII de l’avion de combat sino-pakistanais JF-17 « Thunder » est entré en développement selon son concepteur Yang Wei. Ce nouveau standard verra la capacité de guerre informatisée du JF-17 et ses armes améliorées.

"Tous les travaux connexes sont en cours", a déclaré M. Yang lors d'une conférence de presse réunissant des législateurs et des conseillers politiques chinois dans le domaine de l'aviation, a rapporté le journal China Aviation News.

Radar AESA :

La conférence de presse a également permis de confirmer que le JF-17 sera doté d’un radar à antenne à balayage électronique (AESA) produit à Nanjing capable de collecter plus d'informations au combat, permettant à l'avion de combat d’engager des cibles plus éloignées et simultanées. Un système d'affichage et de visée monté sur le casque devrait venir compléter le tout. 

Le Pakistan, principal utilisateur du JF-17, pourrait également partager des informations entre le chasseur et d'autres plates-formes, tirant parti de l'ensemble du système de combat pour se défendre efficacement contre des adversaires puissants comme l'Inde.

Normalement la version pakistanaise BlockIII sera produite de manière indigène. On attend le premier prototype pour 2020.

A propos du JF-17 « Thunder » / FC-1 Xiaolong :

Le JF-17 «Thunder» (Pakistan) ou FC-1 «Xiaolong» (Chine) est une association sino-pakistanaise. Conçu en Chine par le constructeur d’Etat AVIC, il est cofinancé par le Pakistan et produit par  Pakistan Comlex (PAC). Chasseur mono-réacteur propulsé par une version chinoise du réacteur RD-93, dérivé du RD-33 russe, qui équipe le MiG-29. L’avion a effectué son premier vol en septembre 2003. Avion multirôle d’un faible coût, soit environ 20 millions de dollars, il est équipé d’une avionique moderne par rapport aux A-5C et F-7P (dérivés des MiG-19/21).

L’armement comprend un canons GSh-23 (23mm), jusqu’à 3.700kg de charge utile. Doté d’armement occidental pour la version JF-17 comme des Sidewinder AIM-9P ou des PL-7/8/9 chinois. La version chinoise dispose d’une capacité de tir à grande distance avec le missile PL-12/SD-10.

Le Myanmar et le Nigéria sont les deux clients de l’avion à l'exportation.

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Photos : JF-17 pakistanais @Weimeng

12/12/2018

La Chine brade ses avions de combat !

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Pékin, c’est un peu le « Black Friday » de l’avion de combat en Chine. En effet, la Chine a l'intention de vendre un certain nombre d'avions et leur technologie à l’exportation. Plus précisément, Il s’agit  des plates-formes radar et d’avions d'interception et d'attaque qui, apparemment ne sont pas à la hauteur des attentes de l'Armée de l'air de la Libération du Peuple (PLAAF) et ceci après seulement quelques années de service opérationnel. Pour pouvoir vendre ces aéronefs sur le marché international, la Chine les confient à la société Poly Technologies, soit une entreprise agréée par le gouvernement chinois, qui va conditionner les appareils dans des versions exportables.

Airshow China, la vitrine de l’export :

Lors de l’édition 2018 de l’exposition internationale Airshow China qui s’est tenue en nombre dernier à Zhuhai, la société Poly Technologies avait organisé une grande exposition en plein air pour présenter ses produits. Il s’agissait de présenter aux éventuels acheteurs potentiels les aéronefs de type : KJ-200, JH-7, A-5, J-7 et K-8 disponibles immédiatement pour l’exportation.

Pour toutes les bourses :

Pour autant les acheteurs potentiels ont un large choix avec par exemple des aéronefs anciens mais reconditionnés comme les Chengdu J-7 et Hongdu A-5 et K-8 est considérés comme obsolètes sur le marché actuel. Par contre pour les clients ayant des moyens financiers plus adaptés, il est possible de négocier des avions récents comme par le JH-7, soit des appareils modernes et encore très performants.

Des avions radars d’alerte avancée :

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Mais le plus étonnant est de trouver notamment des avions d’alerte avancée (AWACS) comme le KJ-200 devenu superflus après que le KJ-500, plus perfectionné, basé sur la plate-forme évoluée du Y-9, soit devenu opérationnel en 2015.

Une modernisation à grande vitesse :

Avec l’arrivée de nouveaux avions de combat, la Chine peut se permettre de remplacer rapidement des avions récents, mais pas forcément efficients au profit d’une génération plus moderne et qui répond mieux au standard internationaux. L’occasion d’inonder le marché des pays ayant un potentiel d’acquisition limité en terme de finance. Une aubaine pour l’exportation des avionneurs chinois.

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Remerciements à la jounaliste Xia Linping pour les informations.

Photos : 1 JH-7 2 KJ-200  3 Nanchang K-8

 

13/08/2018

Vol réussi pour le premier avion hypersonique chinois !

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L’Académie chinoise d’aérodynamique aérospatiale de Beijing a mis au point et testé avec succès son premier avion hypersonique.

Selon l’Académie chinoise d’aérodynamique aérospatiale de Beijing, la Chine a mis au point et testé avec succès un avion hypersonique à la pointe de la technologie qui chevauche ses propres ondes de choc.

L’Académie, qui fait partie de l’entreprise spatiale chinoise d’Etat China Aerospace Science and TechnologyCorp, a annoncé le 3 août que le premier test en vol de son « StarrySky 2 » (Ciel Etoilé 2 »), qu’elle qualifie de premier « waverider » expérimental hypersonique du pays, a été conduit ce matin-là sur un terrain d’essai non identifié dans le nord-ouest de la Chine, ajoutant que le test a été un « énorme succès ».

Un « waverider » est un avion hypersonique doté d’un fuselage de forme cunéiforme conçu pour améliorer son rapport supersonique de portance en traînée en utilisant les ondes de choc générées par son propre vol comme force de levage.

Le véhicule hypersonique a d’abord été transporté par une fusée à propergol solide puis séparé au fur et à mesure que son propre système de propulsion prenait le relais. Selon un communiqué de l’Académie, au cours de son vol indépendant, l’engin d’essai a maintenu des vitesses ultra-rapides au-dessus de Mach 5,5 pendant plus de 400 secondes et atteint une vitesse de 6 à 7 344 km/h.

Les Etats-Unis ont déjà testé un waverider expérimental de 2010 à 2013 conçu pour atteindre Mach 6.

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Qualifié d’avion le plus rapide jamais construit, le US HTV-2, qui lui n’était pas un waverider, a atteint une vitesse record de Mach 20, soit 24 480 km/h, lors de son premier vol en avril 2010.

Lors du test en vol annoncé vendredi, le waveriderchinois a atteint une altitude de 30 km et a effectué des manœuvres à grand angle. L’aéronef a également testé tout un ensemble de technologies de pointe telles qu’un système de protection thermique par équilibre thermique développé au niveau national, a encore indiqué le communiqué.

La recherche, parrainée par China Aerospace Science and TechnologyCorp, vise à faire la démonstration de nouvelles technologies aérodynamiques. La conception de « StarrySky 2 » a pris trois ans.

Ce test marque la première fois que la Chine confirme officiellement ses recherches et son développement d’un « waverider », un concept futuriste qui pourrait aussi être transformé en une arme de frappe hypersonique capable d’éviter tous les réseaux de défense anti-aérienne existants.

Les Etats-Unis et la Russie étudient et testent des waveriders depuis des années, dans le but d’exploiter le potentiel de ces véhicules dans des applications militaires.

Le test confirme que la Chine possède des technologies fiables et avancées pour un véhicule hypersonique, car elle s’est appuyée sur sa propre propulsion pour un vol hypersonique de 400 secondes.

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Photos : Le StarrySky2 chinois @ Chine nouvelle

21/03/2018

Taïwan, des F-15 au lieu du F-35 ?

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Taipei, le gouvernement de Taiwan s’inquiète de la nomination à vie du président chinois Xi Jinping et de la recrudescence des menaces chinoises sur la petite île. En effet, depuis deux ans la Chine accentue ses exercices militaires aériens autour de l’île de Taïwan. L’armée de l’air chinoise a effectué au moins vingt fois des manœuvres à proximité de Taïwan en 2017, contre seulement huit fois en 2016. Alarmé par la multiplication de ces exercices, le ministre taïwanais de la défense Feng Shih-kuan a souligné, dans un rapport annuel, que ces manœuvres constituaient une « énorme menace » pour la sécurité de l’île. Dans ce contexte particulièrement tendu, Taipei cherche à moderniser son armée afin de la rendre plus dissuasive face au géant chinois.

Intérêt pour le F-35 :

Dans un premier temps Taïwan s’est beaucoup intéressé au Lockheed-Martin F-35 et plus particulièrement à la version F-35B. LF-35B étant la variante STOVL  (Short TakeOff/Vertical Landing, ou décollage court et atterrissage vertical) l’idée première était de pouvoit disloquer les appareils sur différents points de l’île, hors des bases aériennes et donc de pouvoir survivre en cas de bombardement chinois. Mais cette solution à un coût énorme, et le F-35B est hors de prix pour l’armée taïwanaise.

Le F-15C « Eagle » :

L’alternative pourrait venir du Boeing F-15C « Eagle » qui serait moins coûteuse politiquement moins risquée. Certes, l’attrait tactique du F-15 ne permet pas d’être utilisé hors des bases aériennes comme le pourrait un F-35B. Par contre, le pays pourrait se doter d’un nombre très important de F-15, soit une flotte trois fois supérieur à celle d’un F-35B. Par ailleurs, d’un point de vue politique le Congrès américain ne mettrait aucune condition à la vente du grand chasseur américain, tandis que celle du F-35 pourrait envenimer un peu plus les relations déjà tendues entre Pékin et Washington.

Des sources proches du dossier ont déclaré que lors d'une discussion entre les Etats-Unis et Taïwan sur les moyens de renforcer les capacités d'interception de la défense aérienne taïwanaise, les Etats-Unis ont proposé la location d'avions de chasse F-15C. Parce qu'il s'agirait d'un «bail», cela ne compterait pas comme une vente d'armes à Taiwan, la durée du bail étant ouverte aux ajustements en termes de temps et en fonction des contraintes budgétaires. La proposition a été soumise au ministère de la Défense pour évaluation.

Remplacer les Mirage 2000 :

La possible arrivée du F-15 coïnciderait avec le remplacement de la flotte vieillissante d'avions de combat Mirage 2000 qui servent actuellement le rôle d'intercepteur et qui coûte très cher à maintenir.

Taiwan a demandé la dernière version de l'Eagle, soit le F-15C ayant subit la dernière mise à jour (Mid-Life Update (MLU), y compris les mises à niveau de son ordinateur de mission, son système de détection et son radar. L’idée sera également d’y adapter le programme d'amélioration en plusieurs étapes (MSIP) de l'armée de l'air japonaise adapté pour décoller d'une piste plus courte et qui sera bénéfique aux besoins de Taiwan.

 

Photo : F-15C « Eagle » @ USAF

 

 

09/11/2017

Boeing place 300 avions en Chine !

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Beijing,  China Aviation Supplies Holding Company (CASC) a signé avec Boeing aujourd'hui un accord pour 300 avions lors d'une cérémonie. La signature du contrat a été réalisée en présence du Président de la division commercila de Boeing et de du président américain Donald Trump et de, le la Chine président Xi Jinping. L'accord comprend les commandes et engagements pour 300 Boeing monocouloirs et d'avions à deux couloirs. Les avions sont évalués à plus de 37 milliards au prix catalogue de l’avionneur.

« La Chine est un client important et partenaire clé, et nous sommes fiers que les avions Boeing feront partie de la croissance de la flotte pour les années à venir », a déclaré McAllister.

Boeing et la Chine continuent de travailler sur les moyens mutuellement avantageux de se développer et de soutenir le marché de l'aviation. Ces efforts comprennent la coopération industrielle, le développement des technologies visant à réduire l'impact environnemental de l'aviation et d'accroître la durabilité et la coopération continue de soutenir la sécurité, l'efficacité et la capacité du système de transport aérien de la Chine. 

Photo : Stand Boeing