23/09/2017

Airbus inaugure son centre de livraison à Tianjin !

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Airbus a inauguré son centre d'achèvement et de livraison pour les A330 (C & DC) à Tianjin, en Chine, en adoptant des étapes supplémentaires dans l'expansion de son empreinte mondiale et son partenariat stratégique avec la Chine. Dans le même temps, le premier A330 a été remis à Tianjin Airlines.

Situé sur le même site que la ligne d'assemblage final de la famille Airbus à Tianjin pour l’A320, le centre de livraison Airbus de Tianjin pour l'A330 couvre les activités d'achèvement de l'avion, y compris l'installation de cabine, la peinture d'avion et le test de vol de production, ainsi que l'acceptation du vol client et la livraison d'avion. Quelque 150 membres du personnel chinois du C & DC ont été formés par des experts d'Airbus à Toulouse.

La nouvelle usine est composée d'un atelier de peinture, d'un hangar de pesée et d'un hangar principal avec trois positions d'avion couvrant une superficie de 16 800 m2. Le A330 C & DC à Tianjin emploiera plus de 250 personnes et est prêt à livrer deux avions par mois d'ici le début de 2019.

 

Photo : Cérémonie de livraison et d’inauguration à Tianjin@ Airbus

24/08/2017

Perche de ravitaillement pour les bombardiers H-6K !

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L’avionneur chinois Xian Aircraft Corporation travaille sur un prototype de son bombardier H-6K ravitaillable en vol. Les rumeurs sur un tel développement transpiraient depuis 2015, mais n’avaient jamais été confirmées à ce jour. Une première confirmation de ce projet est apparue il y a quelques jours via les sites web chinois avec une photographie (voir ci-dessous). Par ailleurs, pour la première fois un communiqué laconique de l’avionneur confirme la nouvelle.

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Le cliché de mauvaise qualité montre en effet, un bombardier H-6K doté d’une perche de ravitaillement en vol. En Chine, les différents spécialistes aéronautiques n’arrivent cependant pas à dater cette photographie et certains penchent sur le fait que l’avion pourrait voler depuis décembre 2016.

Combler un vide :

Cette énième amélioration du vieux bombardier semble permettre de combler un important vide au sein de la capacité de frappe lointaine de la Chine en attendant le futur bombardier stratégique furtif. Avec une capacité de ravitaillement en vol, le H-6K devrait pouvoir allonger son rayon d’action à près de 3’000km et de rallongé du même coup la capacité de frappe nucléaire des missiles KD-20 qui disposent d’une portée de 1’500km. Par ailleurs, le bombardier pourra dans un avenir proche augmenter également sa capacité de patrouille en mer et pourra frapper en profondeur un dispositif naval ennemi, bien avant que celui-ci ne puisse approcher des côtes chinoises.

Pour certains observateurs, il serait également possible de diminuer l’emport de carburant au décollage, permettant ainsi d’emporter un nouveau missile lourd qui pourrait effectuer des missions antisatellite (ASAT) par exemple.

Le Xian Aircraft Corporation (XAC) H-6K :

Le Xian H-6K est la variante la plus radicalement modifiée du bombardier H-6. En effet, les ingénieurs chinois ont remplacé son nez en verre d’origine, avec un grand nez solide qui abrite un grand radar et nouveau système de ciblage électro-optique. Le H-6K est également remotorisé avec des moteurs russes Soloviev D-30-KP2 de 12 tonnes de poussée. En matière d’avionique, l’avion dispose d’écrans multifonctions (MFD), de plus contrairement aux deux anciennes versions, le H-6K dispose de sièges éjectables pour ses trois ou quatre membres d'équipage. Le H-6K emporte six missiles KD-20 LACM sur les pylônes d’ailes, plus un ou plusieurs, dans sa soute à bombes. Il peut également transporter un large éventail de nouvelles munitions à guidage de précision de fabrication chinoise.

L’origine du Xian H-6 : 

Le Xian H-6 (Hōng-6) est une copie sous licence du bombardier soviétique Tupolev 16 construite pour l’aviation militaire chinoise. Le premier Tu-16 est livré à la chine en 1958. La compagnie Xian signe un contrat de construction sous licence du bombardier à la fin des années 50. Le premier Tu-16 chinois, désigné localement « H-6 » effectue son premier vol en 1959. Sur les 150 appareils construits dans les usines de Xian, on estime qu'environ 120 sont encore en service en Chine en 2008Les premiers bombardiers H-6 produits par Xian sont terminés en 1968. Les premières preuves d'entraînement au bombardement sont enregistrées par des satellites espions américains le 18 août 1973.

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Photos : 1 & 3 Xian H-6K @ Weimeng 2 H-6K avec perche de ravitaillement @ Xinhua

 

 

13/08/2017

Chine, les nouvelles armes du J-10B « Super Dragon » !

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L’Armée de libération de la Force aérienne du peuple (PLAAF) a effectué une nouvelle opération de communication avec la présentation des nouvelles armes qui équipent dorénavant son avion de comabt J-10B « Super Dragon ».

Cette nouvelle version du J-10 « Dragon Véloce » se distingue assez facilement de l’ancienne, le «Super Dragon» dispose d'une entréed’air modifiée dotée d’un diffuseur supersonique (DSI) qui semble être du même modèle que celui testé sur le FC-1/JF-17 de type monobloc, qui doit réduire la surface radar (RCS). L’avion dispose d’un Infrared Search and Track (IRST), soit un système de capteur infrarouge passif, probablement issus du modèle russe qui équipe la version du Su-27 acquis par la Chine.

Le premier lot de J-10B est propulsé par des turboréacteurs russes Saturn AL-31FN. Il semble aujourd’hui que le moteur de conception chinoise Shenyang Liming-WS-10A souffre de problèmes de performance qui retardent son adoption pour l’instant.

L’avion dispose également d’un nouveau rangement pour les systèmes de guerres-électronique monté en haut de la dérive. On remarquera les similitudes du haut de dérive avec les M2000 & Rafale. Le fuselage dispose également de quatre capteurs additionnels. Le nez du «Super Dragon véloce» a été redessiné avec une forme ovale et non plus ronde, ce qui laisse à penser que celui-ci dispose d’une antenne AESA.  Il semble également que le viseur HUD soit plus grand. Le J-10B dispose du même éventail d'armes air-air et air-sol que le J-10A.

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Les nouveautés qui équipent le J-10B :

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Le « Super Dragon » emporte la nouvelle génération de missile YJ-91 anti-radar et anti-navire développée à partir de la version du KH-31 russe. La version anti-radar issue de ce développement est dotée d'une portée légèrement améliorée de semble-t-il120 km, au lieu des 110 km du Kh-31P originel. En plus de la mise au point d'un capteur multi-fréquences, des mesures additionnelles ont été prises afin d'améliorer le missile, telles une architecture logicielle ouverte ou une attribution de priorités aux cibles. Ces cibles pourraient être intégrées à la mémoire du missile depuis le sol ou par le pilote en vol, ce qui rendrait les menaces gérables en temps réel. Le capteur multi-bandes demeure cependant la priorité.

Il existe également une version anti-navire de l'YJ-91. Le développement de cet version anti-navire de l'YJ-91 a abouti sur un missile évoluant au ras de l'eau. Son altitude de croisière n'excède jamais 20m dessus du niveau de la mer et, lors de sa phase terminale (généralement, quand le radar actif est allumé), le missile descend à 7 m au-dessus de la surface. Cette hauteur peut encore être ramenée à seulement 1,20 m si les conditions météo le permettent (état des vagues). D'une autre manière, le missile peut être pré-programmé pour faire un saut et plonger sur sa cible.

Nacelle KG700A :

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Le J-10B était initialement doté d’une nacelle KG600 de brouillage. Depuis peu, une nouvelle version la KG700A est apparue sur les aéronefs chinois. Les KG600 et KG700A sont conçues par le SWIEE (plus connu sous le nom de l’Institut n°29) du groupe électronicien chinois CETC. Apparu pour la première fois au Salon aéronautique de Zhuhai en 2014, le KG600 est présenté par le CETC comme un « pod brouilleur d’autoprotection embarqué ». Un système d’autoprotection et de contre-mesure est déjà intégré dans la cellule du J-10B depuis sa version initiale, qui est capable d’identifier, de classer et de localiser une dizaine de sources de menace, et d’activer les contre-mesures physiques ou électroniques appropriées. La nacelle KG700A semble venir renforcer la capacité de brouillage lorsque mener une opération coup de point face à un adversaire non encore affailbit et disposant d’une pleine capapcité de défense.

Photos : 1 J-10B avec ses nouveaux équipements 2 J-10B 3 Missile YJ-91 4 Nacelle KG700a@ Longshi

 

10/07/2017

La Chine teste une catapulte électromagnétique !

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La marine de l'Armée populaire de libération (PLAN) a entamé les essais d'un système de lancement par catapultes électromagnétiques (EM), connu sous le nom de système de lancement d'avions électromagnétiques (OELE) en Occident. On savait déjà que la Chine avait réussi à construire son premier EMALS (Electromagnetic Aircraft Launch System) en novembre 2016, mais il n'y avait pas de rapports ou d'images officiels à l'époque. L’année dernière des essais avaient eu lieu avec un tel système sur terre uniquement.

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Des photos apparues sur les sites chinois montrent un avions de combat Shenyang J-15T "Flying Shark" avec un engrenage monté sur le train avant conçu pour le décollage assisté par catapulte. L'engrenage du nez comporte également une tige de retenue avant et arrière semblable au rail de lancement américain EMALS.

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Un troisième porte-avions en construction :

Le contre-amiral Ma Weiming, spécialiste en propulsion et puissance pour les porte-avions, a déclaré lors d'un séminaire universitaire qu'il est convaincu que l'EMALS sera installé sur le futur troisième porte-avions chinois en construction. Ma a également déclaré que le plan visant à construire le transporteur n ° 3 est en cours. Il a déclaré que l'EMALS est plus fiable, moins complexe et moins coûteuse que la catapulte vapeur.

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Shenyang J-15 «Flying Shark» :

Le Shenyang J-15 «Flying Shark» est un avion de chasse embarqué sur porte-avions, dérivé du Sukhoi 33. Bien que pendant un certain temps les rumeurs faisaient état d’un appareil semi-furtif, celui-ci est en fait une copie chinoise, mais dotée d’un équipement entièrement indigène. Pour développer le J-15, la Chine a acquis un modèle de SU-33 en 2001, auprès de l’Ukraine. A ce propos, il faut rappeler que la Russie avait refusé de vendre ce type d’appareil et l’épisode ukrainien avait profondément enragé Moscou à l’époque.

 

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Photos : J-15T « Flying Shark à bord du Liaoning@ CCTV

 

 

06/07/2017

CAS signe pour 140 appareils auprès d’Airbus !

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China Aviation Supplies Holding Company (CAS) a signé avec Airbus un contrat de conditions générales (GTA) pour l'achat d'un total de 140 appareils. L'accord comprend 100 A320 et 40 avions de type A350 XWB. Cette commande reflète la forte demande des compagnies aériennes chinoises dans tous les segments de marché, y compris le long contrat domestique, à faible coût, régional et international.

Le GTA a été signé à Berlin par Tom Enders, PDG d'Airbus, et Sun Bo, vice-président exécutif de CAS, en présence du président chinois Xi Jinping et de la chancelière allemande Angela Merkel.

 

"C'est un excellent soutien pour nos produits de premier plan dans les deux segments de l'allée unique et du corps large", a déclaré Tom Enders. "La Chine est aujourd'hui l'un des marchés les plus importants au monde pour l'aviation, et nous sommes honorés de soutenir le développement et la croissance rapide de l'aviation civile chinoise avec notre portefeuille de produits compétitif".

La flotte mondiale d'avions de passagers au-dessus de 100 sièges devrait passer plus de deux fois au cours des 20 prochaines années à plus de 40’000 avions, comme le trafic devrait augmenter de 4,4% par an. Les marchés émergents tels que la Chine continuent d'être un moteur de croissance, avec le trafic domestique pour devenir le marché le plus important du monde, selon la dernière prévision du marché mondial 2017-2036 d'Airbus.

 

Photo : A350 @Antony Pecchi