08/06/2017

Le Canada pourrait acheter jusqu’à 100 avions de combat

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Nouveau revirement au sein du gouvernement Trudeau. Celui-ci ne vuet plus 65 mais nouveaux avions de combat avec la possibilité de monter à 100 appareils. Cette décision fait suite à la nouvelle stratégie de la défense nationale présentée mercredi dernier à Ottawa.

Nouvelle stratégie :

Cette nouvelle stratégie prévoit une augmentation des investissements militaires de 70 % sur 10 ans, passant de 18,9 milliards de dollars en 2016-2017 à 32,7 milliards en 2024-2027. Ottawa a justifié cette hausse par les changements de la situation internationale, notamment le retrait des États-Unis de son rôle traditionnel de gardien de l'ordre. Les besoins criants des Forces armées canadiennes et les pressions exercées par ses partenaires de l'OTAN sont aussi évoqués. Le gouvernement s'est ainsi réjoui que la part des investissements militaires passe de 1,19 % à 1,4 % du PIB national d'ici à 2025, se rapprochant ainsi de l'objectif de 2 % établi par l'OTAN.

Jusqu’à 100 avions de combat :

 Avec l’acquisition de 88 nouveaux avions de combat dans un premier temps, le gouvernement change radicalement de vision et donc de doctrine. Car une montée en puissance avec au final 100 avions en cas de besoins pourrait permettre au Canada de devenir un acteur bien plus actif en matière d’engagement interntional à l’avenir.

Il semble donc que le comité sénatorial canadien pour la défense et qui recommandait un achat massif au lieu des 18 Boeing « Super Hornet » à fait mouche. L’idée étant de ne pas acheter un petit nombre d’avion provisoire, mais d’investir dans un nombre cohérent d’avions de combat.

 

Photo : CF-18 Canadiens @ Greg Hume-Powel

 

09/04/2016

Canada, crispation à propos du F-35 !

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Ottawa, l’ombre du F-35 hante encore les politiciens canadiens dans la difficile question du remplacement de la flotte de Boeing CF-18 « Hornet ». En effet, le nouveau gouvernement semble être moins défavorable à l’achat du Lockheed-Martin F-35 que lors de la campagne électorale.

Changement de ton :

En effet, lors de la campagne électorale, Justin Trudeau avait promis de « remplacer les Boeing CF-18 « Hornet » actuels par des aéronefs plus abordables que les F-35 », en ouvrant un nouvel appel d'offres. En effet, celui-ci estimait que l'abandon des F-35 de Lockheed-Martin pouvait permettre d'économiser « des dizaines de milliards de dollars pour les prochaines décennies, tout en favorisant d’autres domaines d’acquisition pour les Forces armées canadiennes ».

Hors, il semble que le ton du gouvernement se modère de mois en mois. Le nouveau ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, se montre moins ferme sur cet engagement et n’écarte même plus l’idée d’acheter au final le F-35 et ceci, après avoir pourtant promis de mettre fin à la commande du précédent gouvernement pour se procurer des aéronefs plus abordables.

Une compétition avec le F-35 :

Le nouveau ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan va débuter le processus d'examen de la politique de défense avec une table ronde à Vancouver le 27 avril prochain, dans le but d’examiner les différente options en ce qui concerne la relance de la compétition en vue du remplacement des CF-18. Si les avionneurs européens sont invités à proposer leurs aéronefs, deux éléments sont incontournables dans le choix de l’avion final :

  • Les avantages économiques liés aux entreprises canadiennes seront un facteur de décision important.
  • L’avion choisi doit continuer à permettre l’interopérabilité entre les forces armées du Canada et des Etats-Unis.

L’impact du choix canadien :

La décision finale du Canada sur l’achat ou non des 65 avions de combat Lockheed-Martin F-35 aura un impact direct sur le prix de celui-ci. En effet, en cas de refus canadien les coûts du programme du F-35 prendront à nouveau l’ascenseur, avec comme effet un prix augmenté de l’ordre un million de dollars par appareil. Inutile de préciser que la décision du Canada crispent déjà les représentants du gouvernement des Etats-Unis et des pays déjà engagés dans le programme.

 

Photo : Image de synthèse du F-35 aux couleurs canadiennes @ Lockheed-Martin

 

 

 

 

24/07/2015

Canada, renaissance du 401 Escadron !

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L'Aviation royale du Canada (ARC) a annoncé que le 401e Escadron d'appui tactique basé à Cold Lake, en Alberta, a été réactivé le 20 juillet dernier. L’escadron avait été dissous en 1996.

 

Le commandant de la 1re Division aérienne du Canada, le major-général Dave Wheeler, ainsi que le commandant de la 4e Escadre Cold Lake (Alberta), le colonel Eric Kenny, ont participé à une cérémonie en l’honneur de remise en service du 401e Escadron d’appui tactique.

Le 401e Escadron a été dissous le 23 juin 1996 après 55 ans d’opérations. Avant sa plus récente dissolution, le 401e Escadron volait sur le CH-136 Kiowa depuis les installations de  SaintHubert (Québec). Grâce à son rétablissement, le 401e Escadron devient le cinquième escadron de l’Aviation royale canadienne (ARC) à piloter l’avion de chasse CF-18 « Hornet ».

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Le nouveau commandant de l’escadron, dont les membres sont surnommés les « Rams », est le lieutenant-colonel Joseph « Scotty » Mullins.

Le retour des quatre escadrons de chasse opérationnels et de l’escadron d’entraînement constitue un changement important pour l’Aviation royale canadienne.

« Le rétablissement du 401e Escadron permettra à la force de chasse de mener de façon plus efficace l’ensemble de ses missions, » a dit le colonel Kenny

« Le rétablissement de cet escadron est une sage décision. La force de chasse a participé de façon très active aux opérations au pays et à l’étranger. Le fait de disposer de quatre escadrons de chasse opérationnels – deux à Cold Lake et deux à Bagotville (Québec),  nous donne la souplesse et la capacité de respecter avec plus d’efficience nos engagements envers NORAD et la communauté internationale. »

Le major-général Dave Wheeler a présidé la cérémonie.

« Je suis très heureux de voir renaître un escadron empreint d’histoire et, en outre, à Cold Lake, le quartier général de la force de chasse », a-dit-il. « Grâce à ce quatrième escadron, l’ARC sera dotée d’une meilleure structure pour maintenir son efficacité et sa flexibilité opérationnelles. »

 La RCAF très active :

La Royal Canadian Air Force soutien actuellement plusieurs opérations internationales comme la  campagne aérienne contre le groupe de l’Etat islamique en Irak et en Syrie, et la protection de l’Europe de l’Est face aux incursions de bombardiers russes. La réactivation de cet escadron, doit permettre de soutenir les activités de la RCAF, mais également de maintenir la réactivité de celle-ci, dans l’attente du choix d’un nouvel avion de combat. En effet, la décision sur l’achat du Lockheed-Martin est pour l’instant retardée.

 

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Photos : 1 CF-18 « Hornet » @ Greg Hume-Powell 2 Le personnel du 401e @RCAF