06/07/2013

Premier catapultage électromagnétique !

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Patuxent River, Maryland, L'US Navy vient de réussir le lancement d’un F/A-18 «Super Hornet» à l’aide d’une catapulte électromagnétique. La technologie EMALS (Electromagnetic Launch Aircraft System) doit  remplacer les catapultes à vapeur des porte-avions de la Navy à terme.

 

Ce test marque la 2ème phase des essais de lancement d’avions pilotés. Le développement du système EMALS est prévu pour être achevé à la fin de 2015. Il sera intégré sur les futurs porte-avions nucléaires de la classe Gerald R. Ford.

Une nouvelle génération de catapulte : 

Les catapultes à vapeur actuelles actuelles, utilisent environ 615 kg de vapeur pour chaque lancement d’avion, laquelle est habituellement livrée par canalisation à partir du réacteur nucléaire. Il faut y ajouter l’hydraulique requis et les huiles, l’eau nécessaire pour freiner la catapulte et des pompes associées, les moteurs et les systèmes de contrôle. Cela représente un système lourd, et un entretien intensif, avec des chocs soudains qui peuvent raccourcir la durée de vie de la cellule du porte-avions.


 

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Le système EMALS :

L’EMALS (système de lancement avec appareil Electro-Magnétique) utilise une méthode analogue à un canon sur rail électro-magnétique pour accélérer la vitesse du sabot qui lance l’aéronef. Cette approche fournit un lancement plus lisse, tout en offrant jusqu’à 30% d’énergie supplémentaire au lancement notamment pour les avions lourds. Ce système occupe aussi moins d’espace et réduit les besoins d’entretien car il dispense de la plupart des tuyauteries pour la vapeur de la catapulte, mais aussi les pompes, les moteurs, et les systèmes de contrôle, et à terme un personnel plus restreint.

Le générateur du système EMALS pèse plus de 80.000 livres, et mesure 13,5 pieds de long, pour 11 pieds de large et près de 7 pieds de haut. Il est conçu pour délivrer jusqu’à 60 mégajoules d’électricité, et 60 mégawatts maximum. En 3 secondes, il doit délivrer une quantité d’énergie équivalente à celle de 12.000 foyers pour lancer un seul avion sur le pont. Or, chaque nouveau porte-avions de la classe Gerald R. Ford devra posséder 12 générateurs EMALS.

Ce système marque un gros changement, mais c’est une technologie essentielle pour l’US Navy qui souhaite livrer sa nouvelle classe de porte-avions dans les délais et le budget prévus et tenir les promesses de réduction des coûts du programme CVN-21. 


 

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Photos : 1 & 2 Premier catapultage d’un Super Hornet avec EMALS 2 Image de synthèse @ US navy