10/05/2019

Premier A321LR pour Air Transat !

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La compagnie canadienne Air Transat, spécialisée dans les voyages d'agrément et de vacances, a réceptionné son premier avion Airbus A321LR. Air Transat loue l’A321LR auprès d’AerCap.

L'A321LR, avec sa configuration unique Airbus Cabin Flex permettant l'installation de réservoirs de carburant supplémentaires, aura une autonomie pouvant atteindre 4 000 milles marins. Air Transat prévoit utiliser le A321LR pour des vols longue distance au départ du Canada, principalement sur des liaisons plus étroites et plus étendues vers des destinations en Europe, dans les Caraïbes, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Les A321LR remplaceront les avions plus anciens. Le nouvel avion  et très économiques dotés d'équipements intérieurs ultramodernes pour une expérience passionnante améliorée et agréable pour le passager.

L’A321LR d’Air Transat est configuré pour 199 sièges de deux classes, dont 12 sièges Club Class premium dans une cabine exclusive avec un service personnalisé et des sièges ergonomiques. Les sièges de la classe économique sont plus larges, offrent plus d'espace personnel et sont équipés d'un système de divertissement à la pointe de la technologie.

Les A321LR font partie d'un contrat de location plus important conclu entre Air Transat et AerCap, qui le transformera en une flotte entièrement composée d'Airbus d'ici 2022, à mesure de la suppression progressive des avions gros porteurs et à fuselage étroit. 

A propos d’Air Transat :  

Air Transat est la principale compagnie aérienne de vacances au Canada. Elle dessert quelque 60 destinations dans plus de 25 pays des Amériques et d'Europe, propose des vols domestiques et de départ au Canada et transporte environ 5 millions de passagers chaque année. Basée à Montréal, l'entreprise emploie 3 000 personnes. Air Transat est une unité commerciale de Transat A.T. Inc., une société de tourisme international intégrée de premier plan spécialisée dans les voyages vacances et proposant des forfaits vacances, des séjours à l'hôtel et des voyages aérien.

 

Photo : l’A321LR d’Air Transat @ Airbus

 

07/05/2019

La mauvaise gestion du remplacement des CF-18 !

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Les critiques s’accumulent en direction de l’actuel gouvernement Trudeau en ce qui concerne la gestion du remplacement de la flotte d’avions de combat Boeing CF-18A/B « Hornet ». De nouvelles révélations sur le dossier sont apparues cette semaine. Le dossier enfle un peu plus avec notamment une perte de confiance du voisin américain.

Rappel :

Le Gouvernement Trudeau continue d’affirmer qu’il ne tiendra pas compte du contrat signé par le précédent gouvernement à propos de l’achat du F-35 de Lockheed-Martin. Dans l’attente d’une nouvelle compétition, le gouvernement Trudeau a opté pour l’achat d’une flotte de F/A18 A/B d’occasions en provenance de l’Australie. Cette solution de remplacement en attendant mieux n’est pourtant pas forcément une bonne idée. En effet, il faut se rappeler que l’US Navy va progressivement retirer ses « Hornet » à partir de 2023. De fait, Boeing ne livrera plus de mises à jour des logiciels à cette date. Un problème d’obsolescence va venir se poser rapidement pour ces avions en service. De plus, le potentiel cellule arrivant en fin de vie, il faudra à la Royal Canadian Air Force les utiliser avec une extrême économie, qui prendra d’autant plus raison, si le nouvel avion tarde à être choisi. Du côté de l’opposition c’est l’insatisfaction qui prédomine. En effet, l’argent investit aurait pu être mieux utilisés dans l’achat d’un nouvel avion. Pour de nombreux observateurs, les vieux « Hornet » australiens souffrent déjà de nombreuses pannes et problèmes techniques, en cause le vieillissement des avions. Pour certains, cette solution permet au gouvernement Trudeau de jouer la montre avec l'achat du futur avion et surtout évite de reparler du contrat F-35.

Un nouveau rapport qui met le feu aux poudres :

L’Institut Macdonald-Laurier (ILM), soit un organisme indépendant d’analyse, vient de publier une étude réalisée par Richard Shimooka, chercheur à l’ILM. Celui-ci jette un regard critique sur l’approche du gouvernement pour remplacer la flotte vieillissante de chasseurs CF-18 du Canada. Dans le rapport intitulé : La catastrophe, évaluer les dommages causés par le fiasco des substituts du chasseur canadien, il affirme que la performance d’Ottawa dans ce dossier reflète le scandale SNC-Lavalin et l’affaire Mark Norman, soit deux autres affaires qui gangrènent l’actuel gouvernement.

Pour le chercheur de l’ILM, le gouvernement tente de contourner le processus établi pour répondre à ses intérêts partisans, notamment en ce qui concerne le futur avion de combat canadien.

Il faut comprendre, que l’ancien gouvernement Harper avait signé des engagements en direction de Lockheed-Martin et le F-35. De fait, le Canada est devenu un participant au programme Joint Strike Fighter (JSF) en vue de venir remplacer les CF-18 vieillissants au sein de l’ARC.

«Lors de la campagne électorale de 2015, le Parti libéral avait promis de ne pas acheter les F-35, mais d'utiliser un concours pour identifier, puis acheter un concurrent moins cher… Cette décision s'est avérée impossible, contraire à l'éthique et potentiellement illégale ”Écrit Richard Shimooka.

L’expert met également le doigt sur un problème de coût. En effet, des milliards de dollars ont été perdus dans un processus d’achat visant à combler un manque de capacités artificielles à une menace potentielle pour la relation de défense entre le Canada et les États-Unis, le rapport conclut que les intérêts politiques ont toujours été placés au-dessus des besoins du Canada en matière de défense. Et de continuer sur le fait que "les décisions prises concernant le remplacement des avions de combat CF-18 concernaient uniquement des raisons d’intérêt politique: aucune d’entre elles ne pouvait être revendiquée comme étant dans l’intérêt national du pays". 

Un rapport qui secoue le pays :

Les conclusions du rapport de l’ILM ont attiré l’attention du Bureau du vérificateur général du Canada (BVG) et de hauts responsables américains. Selon des documents jamais vus auparavant, le BVG avait expressément mis le gouvernement en garde contre le choix d'acheter des « Hornet » australiens comme mesure provisoire dans un projet de rapport - et le rapport final du BVG avait été profondément révisé pour masquer cette recommandation.

Pressions américaines :

De son côté, le voisin américain n’est pas resté muet,  des lettres de responsables américains révèlent que «le ressentiment et la méfiance à l'égard du gouvernement du Canada avaient augmenté, en particulier au sein de l'US Air Force». Ces lettres, qui n'ont pas encore été rendues publiques, décrivent les importants avantages stratégiques et économiques pour le Canada, qui de fait est partie prenante du programme JSF. Cependant, ils contiennent également une menace implicite (mais claire) selon laquelle le Canada pourrait être exclu du programme,  si Ottawa poursuivait sa politique actuelle consistant à essayer d'obtenir des retombées industrielles garanties qui, de par leur nature, ne sont pas autorisées dans le cadre du programme JSF.

Le gouvernement Trudeau a volontairement ignoré les faits fondamentaux concernant l'adhésion au programme JSF, y compris des avantages évidents en termes de coût et de capacité fournis par le F-35 et ceci uniquement dans le but de satisfaire son électorat.

Si l’on peut comprendre les réticences du gouvernement canadien en direction du F-35, celui-ci ne pouvait ignorer les accords signés par le précédent gouvernement. Il semble cette fois bien établit, que le Canada soit lié au programme JSF de manière bien plus solide que ce que ne laisse entendre l’actuel gouvernement. Le simple fait de traîner les pieds sur le remplacement des CF-18 confirme un peu plus ce sentiment. Reste à voir comment ce gouvernement va gérer la crise et surtout l’impact de celle-ci sur la nouvelle compétition qui est en préparation. 

Photo : F-35 aux couleurs du Canada @ Lockheed Martin

08/01/2019

Hornet d’occasions, la polémique enfle au Canada !

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Le gouvernement canadien a conclu un accord pour l'achat d’avions de combat Boeing F/A-18 « Hornet » d’occasions australiens. Le premier des 25 avions à réaction de seconde main devrait arriver ce printemps, a confirmé le ministère de la Défense nationale canadienne.

Le gouvernement Trudeau a annoncé en 2017 qu'il achèterait 18 F-18 australiens usagés à titre de mesure provisoire pour renforcer l'armée de l'air jusqu'à ce que toute la flotte canadienne de CF-18 soit remplacée, à compter du milieu des années 2020. Les sept autres jets australiens achetés seront utilisés pour les tests et les pièces de rechange.

Les représentants du MDN affirment que les deux premiers avions arriveront ce printemps. Le ministère a indiqué que les premiers arrivants pourraient être opérationnels d'ici l'été, tandis qu'un deuxième groupe d'avions pourrait arriver plus tard cette année.

Le coût total du projet d’acquisition (améliorations, salaires et plan d’urgence) sera plus proche de 500 millions de dollars. 

Dans l’attente du futur avion :

Le ministre de la Défense canadien, Harjit Sajjan, a annoncé son intention d’acheter les avions d’avion australiens et a lancé en parallèle un concours pour remplacer les CF-18 « Hornet » canadiens.  Sajjan a déclaré que les avions à réaction utilisés sont nécessaires pour combler le "fossé de capacité urgent" du Canada et que le Canada ne dispose pas d'assez d'avions pour respecter ses engagements vis-à-vis de l'OTAN et du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (Norad) en même temps.

Une mauvaise solution : 

Cette solution de remplacement en attendant mieux n’est pourtant pas forcément une bonne idée. En effet, il faut se rappeler que l’US Navy va progressivement retirer ses « Hornet » à partir de 2023. De fait, Boeing ne livrera plus de mises à jour des logiciels à cette date. Un problème d’obsolescence va venir se poser rapidement pour ces avions en service. De plus, le potentiel cellule arrivant en fin de vie, il faudra à la Royal Canadian Air Force les utiliser avec une extrème économie, qui prendra d’autant plus raison, si le nouvel avion tarde à être choisi. Du côté de l’opposition c’est l’insatisfaction qui prédomine. En effet, l’argent investit aurait pu être mieux utlisés dans l’achat d’un nouvel avion. Pour de nombreux observateurs, les vieux « Hornet » australiens souffent déjà de nombreuses pannes et problèmes techniques, en cause le vieillissement des avions.

Pour certains, cette solution permet au gouvernement Trudeau de jouer la montre avec l'achat du futur avion et surtout évite de reparler du contrat F-35. 

Photo :Hornet australiens @RAAF

21/11/2018

La situation de la RCAF est au plus mal !

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Le vérificateur général du Canada a démoli la version de l’actuel gouvernement du Canada en ce qui concerne l’état de  vieillissement des Boeing CF-18 « Hornet » en service dans un rapport épineux qui soulève des questions sur la sécurité nationale, voire la sécurité à long terme, quant à la viabilité des avions de combat de première ligne du pays.

En parallèle au lancement d’un programme d’acquisition d’un nouvel avion de combat, le gouvernement affirme que ces cavions d’occasions supplémentaires sont nécessaires pour remédier à la pénurie de CF-18 jusqu'à ce qu'un remplaçant ultramoderne puisse être acheté et livré, un processus de longue haleine qui se déroulera jusqu'en 2032, après quoi les CF-18 auront atteint l’âge de 50 ans.

 Mais le bureau du vérificateur général est arrivé à une conclusion très différente: l'armée n'a pas besoin d'avions supplémentaires car elle ne dispose même pas des pilotes et des mécaniciens pour exploiter ce qu'elle a déjà. Le bureau déplore le manque de personnel.

"La pénurie de personnel par rapport aux techniciens signifie qu'ils n'ont pas assez de techniciens pour préparer et entretenir les avions", a déclaré aux journalistes Casey Thomas, l'auditeur principal de l'étude sur les avions de combat.

Par ailleurs selon l’étude, la Royal Canadian Air Force aura besoin de former un grand nombre de nouveaux pilotes pour assurer la relève. Hors, la capacité de formation est en baisse et ne permettra pas d’assurer la relève.

"Le rapport du vérificateur général soulignait également l'inquiétude que le gouvernement envisage de verser 3 milliards de dollars dans les CF-18 actuels et que des chasseurs australiens supplémentaires permettraient de  continuer à voler jusqu'en 2032 ne soient pas suffisants, ces fonds n'améliorant pas les systèmes de combat des avions. Sans plus d'argent, ce qui, selon certains analystes, pourrait représenter des centaines de millions, voire des milliards de dollars, la flotte canadienne d'avions de combat deviendra encore plus obsolète. 

La fausse bonne idée :

Le gouvernement Trudeau a signé un contrat pour l’achat des 18 F/A-18 biréacteurs d’occasion en Australie. Les responsables ont fixé le coût à environ 500 millions de dollars. En parallèle le gouvernement a demandé aux responsables d'examiner les options pour améliorer les systèmes de combat des CF-18 et des chasseurs australiens, ce qui impliquerait d'investir davantage d'argent dans des avions de combat vieillissants.

Le gouvernement Trudeau a insisté sur le fait qu'il faisait preuve de diligence raisonnable, mais des critiques,  notamment de nombreux officiers de l'aviation et de la défense à la retraite l'ont accusé d'essayer de contourner les règles en matière d'approvisionnement pour éviter d'acheter le F-35.

L’actuel gouvernement tente tant bien que mal d’éviter la question du F-35, soit un élément  de campagne de l’actuel premier ministre.  Mais à l’évidence, le retrait de Dassault Aviation de la pseudo nouvelle compétition montre que le Canada est indubitablement lié à son voisin US. La signature d’un protocole d’achat de l’ancien gouvernement Harper  en faveur du F-35 et les premiers fonds canadiens alloués au programme le démontre. Il faudra bine un jour que M. Trudeau avoue sa faute envers ses électrices et électeurs.

 

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Photos : 1 CF-18 @ RCAF2 F-35 @ Lockheed Martin

 

 

 

 

07/12/2017

En refusant le Super Hornet, le Canada fait le jeu du F-35 !

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Je vous l’annonçais en novembre, le Canada tient à l’offre autralienne concernant une acquisition de F/A-18A/B australiens d’occasion et ceci pour combler le vide jusqu’à l’arrivée du futur avion. Ottawa abandonne ainsi complètement son projet d'acheter des « Super Hornet » auprès de Boeing

Le gouvernement canadien devrait annoncer la semaine prochaine, l'achat des chasseurs F/A-18 australiens. Il s'agit des mêmes avions que ceux actuellement détenus par le Canada, ce qui devrait favoriser leur intégration à la flotte aérienne canadienne.

Nouveau retard dans la futur compétition ?

Ce choix aura des conséquences directes sur le budget d’équipement des forces armées du Canada. Et pourrait bien repousser un peu plus la compétition annoncée par le gouvernement le mois passé. L’achat d’avions d’occasions ne résoudra rien et va à l’encontre des recommandations de l’équipe d’experts de la RCAF veut que le processus d’un nouvel avion aille vite et que le nombre d’avions soit revu à la hausse. Il semble que cette fois les politiciens canadiens ont compris le besoin en dotation minimum et qu’une réduction du nombre d’avions serait problématique en terme de fonctionnement.

Pour certains, le gouvernement Trudeau semble faire un pas en avant, puis deux en arrière. Une situation qui renforce l’ancien gouvernement et qui pourrait faire douter les électrices et électeurs de l’actuel gouvernement, dont les promesses semblent oubliées.

Une situation qui avantage le F-35 :

Le F-35 de Lockheed Martin semble être le véritable gagnant du différent qui oppose Boeing avec le Canada, sur l'avion de ligne CSeries de Bombardier. Pour le Canada, il est peu logique d'exploiter deux types d'avions neufs. Un achat de 18 « Super Hornet » aurait été suivi de 47 autres. Pour une flotte unique et moderne.

Car le Canada qui renonce à l'accord sur le « Super Hornet » et se lance dans une compétition pour un chasseur de prochaine génération au cours des cinq prochaines années verra immanquablement le F-35 de Lockheed-Martin sortir inévitablement victorieux. Et ceci pour deux raisons, d’une part parce que l’accord signé précédemment n’a pas été dénoncé et de l’autre parce que pour des raisons d’interopérabilité avec le voisin américain, seul le F-35 sera disponible.

Bien sûr, le Canada pourrait également voir des offres pour du Gripen de Saab de l'Eurofighter et le Rafale de Dassault. Mais le Canada optera probablement pour le F-35, car la plupart de ses alliés pro-usa migrent vers le « Lightning II ».

 

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Photos : 1 Hornet display canadien @ RCAF 2 F-35 aux couleurs du Canada @ Alain Rioux