17/08/2015

L’Iran aurait signé pour 24 J-10 « Dragon Véloce » !

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Le 9 août dernier, je vous révélait les première tractations en vue, suite à l’accord sur le nucléaire iranien signé à Vienne qui prévoit une levée des sanctions internationales prononcées par les Nations Unies, les Etats-Unis et l’Union européenne, en échange du renoncement à fabriquer la bombe nucléaire. Hors, il semble que la Chine soit en passe de se positionner de manière particulièrement importante en Iran et de manière très rapide. On peut même se demander si ces négociations n’ont pas été engagées depuis plus longtemps qu’il n’y paraît ?

 

Un accord bien particulier:

L’accord signé entre Pékin et Téhéran est assez particulier, en effet, l’Iran ne devra pas payer un seul dollars pour ces 24 avions (et peut être d’autres), le contrat précise qu’en échange de la livraisons des avions, la Chine pourra exploiter le plus grand champ pétrolifère iranien d’Azadegan au cours des 20 prochaines années.

Le coût d'un seul J-10 est estimé à 40 millions dollars us, ce qui rend la valeur de la transaction autour des 1 milliard de dollars us. A ce prix on peut se demander si la Chine ne livrera pas d’autres appareils !

 

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Jian J-10 :

 

Initialement le projet du J-10 de la CAC (Chengdu Aircraft Industrial Co) devait permettre à la Chine d’obtenir un appareil équivalent aux MiG-29 et Sukhoi 27 russe. Mais voyant le développement croissant d’avions de hautes technologies, dit multi-rôle en Occident (F/A-18, Rafale, Gripen, Typhoon II), le programme évolua vers un avion pouvant soutenir la comparaison. Mais les ingénieurs chinois se heurtèrent rapidement à des problèmes techniques insurmontables et durent faire appel à des entreprises étrangères pour mener à bien un tel projet. Le Pakistan tout d’abord, qui livra une cellule de F-16 A/B, puis le constructeur Israélien IAI qui venait d’abandonner son projet LAVI et qui accepta de vendre un peu de technologie à la Chine. Ce transfert de technologie a été particulièrement limité et ne touchait pas à des éléments sensibles ! Sans oublier, un peu d’espionnage industriel en Europe notamment.

Le premier prototype effectua son vol inaugural à la mi-1996, le second prototype, dont on ne connaît pas exactement la date du premier vol, fut perdu fin 1997, semble-t-il à cause d’une panne des commandes de vol électriques. C’est à partir de 1998 que la version dite officielle, du J-10 commença ses essais en vol. Il faudra attendre le 29 décembre 2006 pour la Chine reconnaisse officiellement l’existence de cet avion.
La première escadrille de transformation sur le Jian-10 commença sa transition en 2003 au centre de formation et d'expérimentation de Guangzhou, mais de façon pénible car la dizaine de machines ne disposaient pas de radar et de nombreux problèmes de mise au point du réacteur WS-10A chinois pénalisèrent la formation des pilotes. A ce jour, les J-10 ont reçu un réacteur russe de type Liulka Saliout AL-31F. Fait incroyable, le J-10 ne dispose pas d'aérofrein, mais utilise un bon vieux parachute de freinage, lors de l'atterrissage.
A ce jour, environ 300 exemplaires du Jian-10 « Dragon véloce » ont été construit.

 

Le Pakistan a reçu un premier lot de 36 avions J-10 «Dragon Véloce», le pays devrait à terme se doter d’une centaine d’appareils d’ici 2018.

 

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Photos : Jian J-10 « Dragon Véloce » @ Weimeng