26/09/2021

Rolls-Royce remotorisera les B-52 !

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La flotte de bons vieux bombardiers Boeing B-52H va continuer à parcourir les cieux, l'US Air Force a annoncé avoir choisi la division nord-américaine de Rolls-Royce pour fournir des turboréacteurs F130 en vue de remotoriser le plus vieux bombardier de sa flotte. Rolls-Royce était en compétition face au CF34-10 de General Electric et le PW800 de Pratt et Whitney. 

Rappel

En 2017, l’US Air Force a publié les détails, ainsi que le calendrier et les concurrents susceptibles de venir fournir un nouveau moteur pour la flotte de bombardier B-52 « Stratofortress ». Au total, ce ne sont pas moins de 608 nouveaux turboréacteurs, qu’il faudra produire pour remplacer les huit Pratt & Whitney TF33 sur chacun des 76 bombardiers B-52H en service au sein de l'US Air Force.

Selon la Division de soutien logistique de l’USAF en charge des B-52, les centrales électriques des moteurs TF33 sont âgées de 60 ans et ne tiendront pas au-delà de 2030. De plus en raison de l'âge, les pièces sont en passe de venir obsolètes et la rareté ce celles-ci inquiètent les équipent de maintenance.

Par ailleurs, une étude a démontré qu’une remotorisation pourrait réduire la consommation de carburant de 20 à 40%. Le remplacement du moteur comprendrait donc la rénovation du système d'alimentation électrique du B-52H, l'installation de nouveaux générateurs et le câblage pour soutenir les nouveaux appareils électroniques. En 2016, l'Air Force dépensait environ 2 millions de dollars par moteur pour réviser les TF33 toutes les 6’000 heures de vol.

Le Rolls-Royce F130 

Rolls-Royce North America a été sélectionnée pour fournir le groupe motopropulseur du B-52 Stratofortress dans le cadre du programme de remplacement des moteurs commerciaux (CERP), prolongeant ainsi une longue histoire de motorisation de l'armée de l'air américaine.

Cette décision signifie que le moteur Rolls-Royce F-130 de fabrication américaine propulsera le B-52 pendant les 30 prochaines années. L'Air Force a fait cette annonce après une vigoureuse compétition pluriannuelle.

Le F130 et sa famille de moteurs commerciaux soit le Rolls-Royce BR700 ont accumulé plus de 27 millions d'heures de vol moteur. Le F130 affiche une fiabilité éprouvée, un coût de cycle de vie exceptionnel et un faible risque d'intégration. Une variante du moteur Rolls-Royce sélectionnée pour propulser l'emblématique B-52 est déjà en service avec l'USAF dans le monde entier, équipant à la fois les avions C-37 et E-11 BACN.

Le F130 offre une fiabilité exceptionnelle avec un haut niveau de préparation aux missions et de faibles besoins en maintenance. Une fois installé, le F130 peut rester sur l'aile pendant toute la durée de vie prévue du B-52. De plus, le moteur F130 offre un rendement énergétique nettement supérieur, une autonomie accrue et des besoins réduits en avions ravitailleurs. Tout aussi important, le moteur est prêt à être intégré à l'aide des outils d'ingénierie numérique de pointe de Rolls-Royce.

Rolls-Royce construira et testera les moteurs F130 dans son usine d'Indianapolis, dans l'Indiana, après l'achèvement récent d'un investissement de 600 millions de dollars pour revitaliser le campus de fabrication de pointe, fournissant certaines des installations de fabrication de pointe les plus avancées sur le plan technologique. La victoire du B-52 CERP crée une demande pour 608 moteurs plus les pièces de rechanges et un nombre limité de moteurs de réserves à produire sur le site et apportera 150 nouveaux emplois de haute technologie et hautement qualifiés pour l'État de l'Indiana.

Jusqu’en 2050

L'US Air Force confirme de son côté que la remotorisation du vénérable B-52H permettra à celui-ci de voler jusqu’en 2050. L’arrivée du nouveau moteur relance la carrière déjà impressionnante du B-52 dont l’arsenal diversifié est appelé à croître considérablement ces prochaines années, notamment avec l'ajout de nouveaux missiles hypersoniques.

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Photos : 1 B-52 & moteurs F-130 @ Rolls-Royce 2 B-52@ USAF

 

 

19/02/2021

Retrait partiel des bombardier B-1B « Lancer » !

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L’US Air Force entame une nouvelle réduction de sa flotte de bombardier stratégique Rockwell B-1B « Lancer » avec le retrait d’un premier exemplaire cette semaine. L’objectif vise la mise à la retraite de 17 appareils et de disposer au final de 45 aéronefs. Il s’agit du second retrait de l’appareil, le premier avait porté la flotte de 100 à 66 aéronefs.

Avec ce second retrait partiel de la flotte de B-1B, l’US Air Force prépare progressivement l’arrivée du futur nouveau bombardier furtif de nouvelle génération, le Northrop-Grumman B-21 « Raider ». Les appareils prévus pour le retrait sont les plus usés de la flotte. Selon l’USAF, l’entretien de ces bombardiers coûterait des dizaines de millions de dollars par avion.

Stocké et cannibalisé :

Les 17 B-1B seront stockés sur les base aériennes de Davis-Monthan, en Arizona et Dyess au Texas, où ils seront conservés pour venir servir de stock de pièces détachées. Ce choix fait partie de la demande de budget de l'exercice 2021, afin de soutenir et garantir la maintenance des appareils restants.

Nouvelle feuille de route :

Pour autant, le lien entre le départ de ces B-1B et l’arrivée des premiers B-21, doit encore être retravaillé. L’US Air Force doit fournir prochainement une nouvelle stratégie de feuille de route pour la gestion de la flotte de bombardiers détaillant comment sa « structure actuelle des bombardiers doit évoluer pour permettre de répondre aux exigences de la mission de frappe à longue portée ». La définition de la nouvelle stratégie est attendue ce mois-ci.

Une flotte restreinte mais modernisée :

Entré en service en 1986, la flotte de bombardier stratégique B-1B a subi une cure de jouvence, afin de se maintenir opérationnelle. Cette mise à niveau concernait le système de navigation et de communication et s’est achevée en septembre 2020.

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Les améliorations concernaient la mise à jour du système de navigation et d’affichage, la communication, ainsi que le radar et les systèmes d’armes. L’arrivée d’un affichage sur écrans couleurs, un système de liaison de données permet de renforcer de façon significative l’emploi de ce type d’avion au sein de l’US Air Force.

En plus de la capacité de transporter des bombes à guidage de précision et des bombes conventionnelles, le « Lancer » est maintenant capable de contenir plus de munitions en soute et pourra dans un proche avenir emporter des armes hypersoniques.

Selon le calendrier de l’USAF, la flotte restante de B-1B devrait rester en service jusqu’en 2036.

Le B-1B « Lancer » :

Le premier exemplaire a été livré le 29 juin 1985 à l'US Air Force. Le B-1B n’a cessé d'évoluer pour répondre aux exigences d'un champ de bataille en évolution rapide. Capable de remplir une mission nucléaire comme un bombardier classique, il est également capable d’effectuer des missions d'appui au sol classiques.

Développé par la firme Rockwell à partir de 1974, le B-1B « Lancer » est un bombardier à long rayon d’action et utilisant des ailes à géométrie variable. C’est l’Administration dirigée par le président Reagan, qui en 1981 lancé le développement de cet avion. Le premier B-1B est sorti d’usine en septembre 1984 et le premier avion fût livré au 96e Bomb Wing à Dyess AFB au Texas. Commandé à 100 exemplaires à l’époque, le « Lancer » a subi plusieurs améliorations, afin de l’adapter aux multiplications des menaces.

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Photos : 1 B-1B en vol 2 Le B-1B est capable de délivrer un tapis de bombes 3 Au décollage @ USAF

16/07/2019

Raytheon fournira le nouveau radar du B-52 !

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L’US Air Force (USAF) va améliorer le radar de sa flotte de bombardiers Boeing B-52 « Stratofortress » avec l’adjonction d’un nouveau radar de type AESA (Active Scanning Scanner Array). C’est la société Raytheon qui a été préférée a Northrop-Grumman.

Rappel :

Au début de cette année je vous annonçais que les deux équipementiers étaient en course pour fournir le futur radar du « bon vieux » B-52.

Boeing a annoncé avoir choisi Raytheon pour la conception, le développement, la production et la maintenance des radars, qui s’appuieront sur la famille de radars APG-79 / APG-82 de la société utilisée par la flotte F-15E de l’US Air Force. La production initiale à faible débit devrait débuter en 2024 et le radar devrait être utilisé sur la flotte de bombardiers au-delà de 2050.

Le nouveau radar doit permettre d’améliorer la fiabilité de la navigation du B-52 pour les missions de frappe nucléaire et conventionnelle. Le radar AESA est plus fiable que les radars actuels à balayage mécanique des bombardiers, car il ne comporte aucune pièce mobile et utilise un meilleur logiciel d’exploitation. Les radars AESA des B-52 disposeront également de meilleures zones de cartographie et de détection, ainsi que d’une augmentation du nombre de cibles pouvant être simultanément engagées. Des distances de détection plus grandes pourraient aider l’équipage du bombardier à lancer des missiles de croisière, tels que le missile air-sol interarmées, à distance de sécurité.

Les éléments permettront notamment :

Un ciblage précis de précision autonome dans tous les environnements,

BIG SAR grande carte haute résolution,

Haute qualité, génération de coordonnées,

Plus grande détection de cible et plage de suivi,

Recherche plus rapide et acquisition de cible,

Détection de cible plus petite,

Suivi multi-cibles,

Protection électronique robuste (A / A et A / G),

ID de combat amélioré,

Opérations en mode entrelacé pour une meilleure connaissance de la situation,

Modes maritimes,

3-5 fois plus de fiabilité et disponibilité,

Pour pouvoir rester en service actif, les B-52 n’ont cessé de subir de nombreuses modifications, cellule, avionique, équipements électronique et de survie. La dernière modernisation en date concerne la mise en réseau du système avec l’adjonction du système CONECT, installé sur les B-52, qui permet une liaison numérique avec l’ensemble des éléments de l’US Air Force, des centres de commandement et de contrôle, ainsi qu’avec les diverses forces terrestres. Ce système intégré et entièrement codé et protéger contre les éventuelles tentatives de pénétration électronique.

Ces nombreuses modifications et modernisation doivent permettre à USAF et Boeing de garder le B-52 en service jusqu’en 2050.

Photo :B-52 @ USAF

27/02/2019

Northrop-Grumman propose son radar AESA pour le B-52 !

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L’équipementier Northrop-Grumman propose son radar matriciel à balayage électronique AN/APG-83 pour venir moderniser la flotte de bombardier stratégique Boeing B-52 « Stratoforttress ».

La société a annoncé qu'elle présentait son radar à Boeing dans le cadre de l'initiative de modernisation du système radar du bombardier B-52, qui comprendrait l'ingénierie, la fabrication, le développement et la livraison de sept unités radar initiales.

Une version du système de radar à faisceau agile évolutif (SABR) a également été développée pour la flotte de Bombardier Rockwell B-1B, explique Northrop-Grumman.

«Les familles de radars SABR et SABR-Global Strike offrent une capacité de différenciation pour les missions de dominance aérienne et de frappe», a déclaré Tom Jones, vice-président et directeur général des systèmes aériens C4ISR de Northrop-Grumman.

Le radar proposé par Northrop-Grumman APG-83 apporte les améliorations de capacité  par rapport aux anciens radars à balayage mécanique  et permet :

Un ciblage précis de précision autonome dans tous les environnements,

BIG SAR grande carte haute résolution,

Haute qualité, génération de coordonnées,

Plus grande détection de cible et plage de suivi,

Recherche plus rapide et acquisition de cible,

Détection de cible plus petite,

Suivi multi-cibles,

Protection électronique robuste (A / A et A / G),

ID de combat amélioré,

Opérations en mode entrelacé pour une meilleure connaissance de la situation,

Modes maritimes,

3-5 fois plus de fiabilité et disponibilité,

Rappel : 

Pour pouvoir rester en service actif, les B-52 n’ont cessé de subir de nombreuses modifications, cellule, avionique, équipements électronique et de survie. La dernière modernisation en date concerne la mise en réseau du système avec l’adjonction du système CONECT, installé sur les B-52, qui permet une liaison numérique avec l’ensemble des éléments de l’US Air Force, des centres de commandement et de contrôle, ainsi qu’avec les diverses forces terrestres. Ce système intégré et entièrement codé et protéger contre les éventuelles tentatives de pénétration électronique.

Ces nombreuses modifications et modernisation doivent permettre à USAF et Boeing de garder le B-52 en service jusqu’en 2040.

Photos : B-52H @ US Air Force

 

21/12/2018

Le B-1B doté de missiles antinavires LRASM !

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La division missile de Lockheed-Martin a livré le premier ensemble de missiles antinavires à longue portée (LRASM) à l'US Air Force, atteignant ainsi la capacité opérationnelle précoce de l'arme.

Missile antinavire à longue portée LRASM :

Le LRASM (Long Range Anti-Ship Missile) est un missile antinavire à guidage de précision et à longue portée tirant parti du succès de JASSM-ER et est conçu pour répondre aux besoins des combattants de la marine et de l’armée de l’air américaine. Armé d'une tête pénétrante à fragmentation et d'explosion, LRASM utilise un routage et un guidage de précision, de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions météorologiques. Le missile utilise une suite de capteurs multimodaux, une liaison de données d’armes et un système de positionnement global anti-blocage numérique amélioré pour détecter et détruire des cibles spécifiques au sein d’un groupe de nombreux navires en mer. 

La technologie LRASM réduira la dépendance aux plates-formes ISR, aux liaisons réseau et à la navigation GPS dans des environnements de guerre électronique agressifs. Cette opération de guidage avancée signifie que l'arme peut utiliser des données de repère de cible brutes pour trouver et détruire sa cible prédéfinie dans des environnements refusés. La précision de la létalité sur les cibles de surface et au sol fait en sorte que le système deviendra un ajout important à l'arsenal du combattant de la marine américaine. LRASM offre une portée, une capacité de survie et une létalité qu'aucun autre système actuel ne fournit.

Le missile peut être armé d'une ogive à fragmentation d'explosion pénétrante de 454,5 kg (1 000 lb). Le LRASM est furtif et aurait une portée supérieure à 500 nm, basée sur la portée non classifiée du missile air-sol à distance interarmées - portée étendue. La capacité à longue portée du LRASM permet au B-1B de tirer sur des cibles extérieures à la portée des armes à tir direct.

Le missile a été intégré à bord du bombardier Boeing B-1B de l’US Air Force. Le LRASM devrait atteindre la capacité opérationnelle précoce de la flotte de F/A-18E/F « Super Hornet » de la US Navy en 2019. 

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Nombreuses  mise à jour :

Le bombardier Rockwell Boeing B-1B « Lancer » a subi de nombreuses mises à jour qui amenés l’avion à l’ère du numérique. La dernière mise à jour, connues sous le nom de la station de combat intégrée, permet au B-1B de répondre aux exigences des missions d’aujourd'hui et de ce maintenir en tant que vecteur de la force nucléaire de dissuasion. 

Les améliorations concerne la mise à jour du système de navigation et d’affichage, la communication, ainsi que le radar et les systèmes d’armes. L’arrivée d’un affichage sur écrans couleurs, d’un système de liaison de données permet de renforcer de façon significative l’emploi de ce type d’avion au sein de l’US Air Forces. Ce sont 66 machines qui sont concernées par ces améliorations. Ces améliorations permettent notamment d’intégrer de nouvelles armes, comme le missile LRASM.

 

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Photos : 1 B-1B tirant un LRASM vue de synthèse du LRASM @ Lockheed-Martin B-1B @ USAF