27/07/2019

Premier vol pour le B-21 « Raider » à fin 2021 ?

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Le futur bombardier furtif américain Northrop-Grumman B-21 « Raider » avance bien et pourrait même effectuer son vol inaugural à fin 2021. L’information a été donnée lors d’un point presse par le 24 juillet dernier par le général Stephen «Seve» Wilson, chef d'état-major de l'US Air Force.

Le général Stephen Wilson s’est exprimé lors d’un événement de l’AFA Mitchell Institute à Washington, DC, En ce qui concerne le projet du B21, il a déclaré que le service continuait d’analyser sa capacité de mise au point  qui devrait être courte et étudie actuellement diverses combinaisons de d’utilisation avec les autres aéronefs en service. Le calendrier semble donc en avance pour le futur bombardier avec un premier vol en décembre 2021.

L’armée de l’air a déclaré dès le début que le premier B-21 serait un «actif utilisable», mais a également indiqué qu’elle ne s'attendait pas à une capacité opérationnelle initiale le B-21 avant le «milieu des années 2020».

Du côté de l’avionneur, la PDG de Northrop-Grumman Kathy Warden et son équipe se concentrent sur l’intégration de logiciels et s’assurent que les logiciels seront prêts pour l’avion lorsqu’il sera livré.

L’armée de l’air est «concentrée sur le développement du nouveau bombardier ainsi que sur la modernisation du B-52, avec de nouveaux moteurs et un radar (voir avia news sur le sujet). L’USAF explore actuellement sa capacité actuelle avec les B-1, le B-2 et le B-2. -52. Ce qui ressort de la première analyse confirme que la capacité de frappe à longue portée et pour l’instant insuffisante.  Il s’agit pour l’USAF de déterminer avec précision comment organiser à l’avenir sa force de frappe à longue portée. Selon les estimations, celle-ci aura besoin d’au moins 100 B-21 « Raider ».

Plus de B-21 :

En conséquence il se pourrait bien que l’USAF augmente sa commande de B-21 pour satisfaire ses objectifs. Une augmentation du nombre de B-21 avec 7 escadrons supplémentaires aurait également pour résultat de réduire le coût unitaire, en amortissant le développement sur un plus grand nombre d'unités.

Selon le général Stephen Wilson, la décision du retrait des B-1 et B-2 n’a pas été prise et une flotte composée uniquement de B-21 et de B-52. Pour l’instant ce qui ressort des analyses et que l’USAF ne pourra pas disposer d’une flotte composée de quatre bombardiers.

Le projet B-21 Long Range Strike- Bomber (LRS-B) :

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L'Air Force affirme que chaque B-21 coûtera environ 564 millions de dollars (en dollars de l'exercice 2016) plus 23,5 milliards de dollars pour le développement global du programme, soit un total de près de 80 milliards de dollars pour 100 bombardiers. L’armée de l’air affirme également que le coût d’achat moyen de chaque B-21 sera d’environ un tiers de ce qu’il coûtait.

Sauf que historiquement, les nouveaux programmes de défense ont tendance à dépasser le budget de 20 à 30%, ce qui exercerait une pression supplémentaire sur le budget de l’armée de l’air.

Si tel est le cas, le coût total du développement et de la production de 100 bombardiers B-21 pourrait atteindre 96 à 104 milliards de dollars. A cela, il faut encore ajouter les coûts d'intégration de la nouvelle bombe à guidage nucléaire B61-12 et du nouveau missile de croisière nucléaire (LRSO) sur le B-21.

Le programme LRS-B prévoit de mettre au point une nouvelle génération de bombardier stratégique furtif capable d’emporter des armes conventionnelles et nucléaires. Il doit venir compléter le nouveau dispositif de l’USAF qui comprend l’arrivée du F-35, des nouveaux ravitailleurs KC-46A et la modernisation des F-15. Le programme LRS-B a été officiellement lancé en 2012. Le projet LRS-B est considéré, comme prioritaire, pour la future stratégie militaire américaine dans le Pacifique Occidental et le Moyen-Orient, que le programme se poursuivra en dépit d'une réduction de 487 milliards de dollars dans le budget du Pentagone, portant sur les 10 prochaines années.

Photo :Image de synthèse possible du B-21 @ Northrop-Grumman

08/03/2016

La liste des équipementiers du B-21 !

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Northrop-Grumman va produire le futur bombardier stratégique furtif de l’US Air Force, le B-21. L‘US Air Force vient également, lors d’une conférence de presse, de révéler la liste des différents équipementiers qui vont participer à la fourniture des éléments du futur « Long Range Strike-Bomber » (LRS-B).

L’US Air Force a sélectionné le motoriste Pratt & Whitney, BAE Systems, GKN Aerospace, ATK, Rockwell Collins, Spirit Aerosystems, Janicki Industries, ce dernier est un spécialise dans les matériaux composites.

Sécurisation du programme :

Lors de la présentation des équipementiers, le Lt. Gen. Arnold Bunch, responsable de l’Air Force pour les acquisitions, a refusé de dire où le bombardier sera construit. Mais de l’aveu de l’avionneur Northrop-Grumman, le B-21 pourrait être construit dans le même établissement à Palmdale, en Californie, où a été assemblé le B-2.

Par ailleurs, il a été rappelé, que les entreprises participant au programme B-21 sont tenues d'avoir des plans de protection en place pour prévenir contre les fuites d'information.

La ressemblance avec le B-2 :

Lors de cette conférence de presse, de nombreuses questions ont portés sur la ressemblance du B-21 avec son prédécesseur le B-2 « Spirit » conçu à l’époque par Northrop-Grumman. La secrétaire de l’US Air Force Deborah Lee James, a rappelé que la conception de ce nouvel appareil doit s’appuyer sur des technologies existantes et matures, afin de réduire les coûts.

Rappel :

Le programme LRS-B prévoit de mettre au point une nouvelle génération de bombardier stratégique furtif capable d’emporter des armes conventionnelles et nucléaires. Il doit venir compléter le nouveau dispositif de l’USAF qui comprend l’arrivée du F-35, des nouveaux ravitailleurs KC-46A et la modernisation des F-15. Le programme LRS-B a été officiellement lancé en 2012. Le projet LRS-B est considéré, comme prioritaire, pour la future stratégie militaire américaine dans le Pacifique Occidental et le Moyen-Orient. Le budget estimé pour le développement et la production du B-21 s'élève à 33,1 milliards de dollars pour la période 2015-2024. Le coût unitaire estimé est 606 millions.

 

Photo : Northrop-Grumman B-21 @ USAF

27/02/2016

L’US Air Force a dévoilé le bombardier B-21 !

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Ce vendredi, l'US Air Force en collaboration avec Northrop-Grumman a révélé les grandes lignes du futur bombardier stratégique furtif du 21e siècle. Ce nouveau bombardier issu de la récente campagne Long Range Strike-Bomber (LRS-B) portera le nom de B-21.

La désignation officielle intervient, alors que l’US Air Force a pour la première fois transmis une image de synthèse officielle du futur B-21. On peut dès lors remarqué, la ressemblance avec le Northrop B-2. On pensait jusqu’ici, que le futur bombardier prendrait la dénomination de B-3, hors selon, la secrétaire de l’US Air Force Deborah Lee James, la désignation B-21 fera référence au premier bombardier américain du 21ème siècle. En effet, les actuels B-52H, B-1B et B-2 sont tous issus du siècle dernier.

Le nouveau bombardier furtif coûtera près de 23,5 milliards de dollars, soit un prix unitaire estimé à 564 millions de dollars. Les exigences pour l’US Air Force concernent 174 unités du nouveau bombardier, mais les finances actuelles ne pourront permettre l’achat que de 100 appareils.

Rejet de la plainte Lockheed-Boeing :

Le projet de développement du B-21 va se poursuivre et ceci après la tentative de protestation des deux perdants Lockheed-Martin et Boeing. En effet, Government Accountability Office (GAO) a rejeté celle-ci, laissant ainsi, le champ libre à Northrop-Grumman pour poursuivre les travaux de mise au point du futur bombardier.

Rappel :

Le programme LRS-B prévoit de mettre au point une nouvelle génération de bombardier stratégique furtif capable d’emporter des armes conventionnelles et nucléaires. Il doit venir compléter le nouveau dispositif de l’USAF qui comprend l’arrivée du F-35, des nouveaux ravitailleurs KC-46A et la modernisation des F-15. Le programme LRS-B a été officiellement lancé en 2012. Le projet LRS-B est considéré, comme prioritaire, pour la future stratégie militaire américaine dans le Pacifique Occidental et le Moyen-Orient, que le programme se poursuivra en dépit d'une réduction de 487 milliards de dollars dans le budget du Pentagone, portant sur les 10 prochaines années.

 

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Photos : images de synthèse du futur B-21 @ Northrop-Grumman/USAF

28/10/2015

Northrop-Grumman remporte le contrat du futur bombardier !

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Washington, l’avionneur Northrop-Grumman remporte le contrat en vue de la conception du nouveau bombardier furtif, plus connu sous le nom de programme Long Range Strike-Bomber (LRS-B) et ceci face à Boeing et Lockheed-Martin.

Un énorme contrat :

Le montant de ce marché sans précédent depuis dix ans pour le Pentagone pourrait atteindre à terme 80 milliards de dollars, dont 14 uniquement pour le développement, l’US Air Force prévoit de commander une centaine de bombardiers furtifs. Le coût unitaire moyen des 100 bombardiers est estimé à près de 564 millions de dollars.

Le projet LRS-B :

Le programme LRS-B prévoit de mettre au point une nouvelle génération de bombardier stratégique furtif capable d’emporter des armes conventionnelles et nucléaires. Il doit venir compléter le nouveau dispositif de l’USAF qui comprend l’arrivée du F-35, des nouveaux ravitailleurs KC-46A et la modernisation des F-15. Le programme LRS-B a été officiellement lancé en 2012, mais les principaux constructeurs (Boeing, Lockheed-Martin, Northrop-Grumman) ont reçu la consigne de ne rien divulguer sur le sujet. On le comprend, le sujet est classifié «confidentiel».

Le projet LRS-B est considéré, comme si important pour la future stratégie militaire américaine dans le Pacifique occidental et le Moyen-Orient, que le programme se poursuivra en dépit d'une réduction de 487 milliards de dollars dans le budget du Pentagone, portant sur les 10 prochaines années.

 

Une décision qui sauve Northrop-Grumman :

Il y a quelques semaines, je vous parlais des coulisses et de l’enjeu de ce choix, en effet, le statut de l’avionneur et équipementier Northrop-Grumman, en tant que troisième source d’avions de combat pour l'armée américaine était condamné, si celui-ci ne remportait pas ce contrat, faute de pouvoir produire un aéronef pour équiper l’armée américaine. Alors, a-t-on voulu sauver Northrop-Grumman et garantir le maintien de trois avionneurs aux Etats-Unis ? La question semble déjà passionner les spécialistes ce matin aux USA!

A contrario, cette décision pose un problème à la division "avions de combat" de Boeing, qui pourrait se retrouver écartée de toute livraison à moyen terme. En effet, le "Super Hornet" arrive en fin de chaine de fabrication, les modernisations de F-15 ne représentent pas un avenir suffisant. Il ne reste plus que le futur programme d’avion école en collaboration avec le suédois Saab pour permettre à Boeing de maintenir une chaine de montage pour cette division.

 

Possible contestation du choix :

Boeing et Lockheed Martin ont exprimé leur déception et réclamé des éclaircissements sur les critères retenus pour l'attribution du contrat avant de prendre la moindre initiative en vue d’une possible contestation du choix.

 

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Photos : Projet du LRS-B selon Northrop-Grumman

21/01/2013

L’USAF prépare un nouveau bombardier !

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L'US Air Force met au point un nouveau bombardier furtif connu sous le nom de programme Long Range Strike-Bomber (LRS-B). Mais, face à un environnement incertain en matière de budget, l’USAF va devoir jouer serré et convaincre afin de garder un financement viable pour ce projet qui sera très certainement coûteux. 

 

Le projet LRS-B :

 

Le programme LRS-B prévoit de mettre au point une nouvelle génération de bombardier stratégique furtif capable d’emporter des armes conventionnelles et nucléaires. Le doit venir compléter le nouveau dispositif de l’USAF qui comprend l’arrivée du F-35 , des nouveaux ravitailleurs KC-46A et la modernisation des F-15. Le programme LRS-B a été officiellement lancé en 2012, mais les principaux constructeurs (Boeing, Lockheed-Martin, Northrop-Grumman) ont reçu la consigne de ne rien divulguer sur le sujet. On le comprend, le sujet est classifié «confidentiel».


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Par contre, ce que l’on sait de ce projet, c’est qu’il s’agit d’un nouvel aéronef furtif habité qui incorporera des sous-systèmes déjà éprouvés, y compris les moteurs, les radars et l'avionique, selon l'US Air Force.

 

Dans sa présentation du budget pour l’ année fiscale 2013, le service a déclaré que le coût moyen du LRS-B à l’achat unitaire devrait être de 550 millions de dollars pour 80 à 100 avions. Crédits prévus pour le programme d'exercices 2013 à 2017 est de 6,3 milliards de dollars, avec 300 millions de dollars programmés dans l'année en cours.

 

Une décision soutenue :

 

Le 17 janvier dernier, le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a confirmé face à un auditoire très intéressé sur la base aérienne de Barksdale AFB, en Louisiane, que le maintien de la flotte de bombardiers était «extrêmement important» et que le gouvernement s’engage dans le développement d'un nouveau bombardier».

 

Le projet LRS-B est considérée comme si important pour la future stratégie militaire américaine dans le Pacifique occidental et le Moyen-Orient que le programme se poursuivra en dépit d'une réduction de 487 milliards de dollars dans le budget du Pentagone portant sur les 10 prochaines années.

 

Un programme financièrement lourd:

 

Peu importe les estimations données, en effet, les 6,3 milliards prévu pour ce programme ne représente qu'une fraction du financement nécessaire pour le nouveau bombardier de l’USAF, qui doit entrer en service en 2025. Si l’on se base par exemple sur l'expérience de du Lockheed-Martin F-22 « Raptor » du  F-35 «Joint Strike Fighter», le coût de développement du nouveau bombardier pourrait atteindre 60 milliards de dollars. De fait, en tenant compte du contexte budgétaire actuel, les choses ne vont pas être simple pour l’administration américaine. Il faudra probablement s’attendre à des retards, peut-être attendre 2030 pour voir entrer en service le premier exemplaire, sans compter les hausses de budget.


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Photos : 1 Le LRS-B selon Boeing 2 Le LRS-B selon Lockheed-Martin 3 Le LRS-B selon Northrop-Grumman