26/08/2016

B-52, test réussi pour le Rotary Launcher Conventionnel !

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L'US Air Force (USAF) vient de valider le nouveau système de plateau rotatif IWBU 1760  (Internal Weapons Bay Upgrade) nommé également Rotary Launcher Conventionnel (RLC) avec le tir de missile AGM-158 JASSM (Joint Air-to-Surface Standoff Missile).

Boeing a débuté l’installation en soute du plateau rotatif IWBU 1760 (Internal Weapons Bay Upgrade) sur lequel est chargé différents types de missiles dont le JASSM. Trois tirs ont été effectués avec succès cette semaine.

Un B-52 est actuellement capable de transporter jusqu'à 12 JASSM sur ses pylônes d'aile. L'intégration du plateau rotatif CRL dans la baie d'armes internes permet d’ajouter huit autres missiles supplémentaires à l’avion. Cette augmentation de la charge utile offre 60% de capacité additionnelle selon l’US Air Force.

Avec ce système, il sera possible pour un B-52 d’emporter plus d’armes en soute sans que celui-ci n’emporte d’arme sous les ailes. En résultera un accroissement considérablement de la portée et de l'endurance du vénérable bombardier. Le B-52H pourra par exemple emporter plusieurs missiles de types AGM-158 JASSM-Extended (Joint Air-to-Surface Standoff Missile) ainsi le brouilleur largable MALD-J (Miniature Air Launched Decoy), ce dernier, une fois largué va se mettre à flâner dans la zone cible pour une période de temps prolongée et brouiller les signaux adverses.

Selon l’USAF, ce système devrait équiper l’ensemble de la flotte des 76 B-52H d’ici octobre 2017. Le système tourne sur lui-même, afin de placer à tour de rôle les missiles en position de largage.

 

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Photos : 1 Boeing B-52H @ Daniel Guerra 2 le système rotatif IWBU @ USAF 3 B-52H @ Cris Reilly

 

13/07/2014

USA, compétition en vue du futur bombardier !

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Je vous l’annonçais en janvier 2013, les Etats-Unis se préparait au lancement d’un programme en vue du lancement du futur bombardier stratégique. Cette fois la compétition est officiellement lancée, dans le cadre du programme Long Range Strike-Bomber (LRS-B).

 

Trois compétiteurs :

 

L'US Air Force a lancé la phase compétitive en vue du futur bombardier stratégique, on retrouve trois avionneurs, Boeing, Northrop-Grumman et Lockheed-Martin qui se lance en vue du développement du super bombardier américain de la prochaine décennies. L’USAF compte acquérir entre 80 et 100 appareils.

Les détails est exigences de la force aérienne pour le nouveau bombardier sont classés, il sera donc difficile d’obtenir des informations précises sur le cahier de charges. On sait par contre que ce futur appareil sera furtif et capable de voler très haut avec peut être une nouvelle génération de moteurs permettant également des vitesses supérieures à Mach3.

 

Enorme coût : 

 

On estime le financement de base du projet à près 6,3 milliards de dollars. Cette somme  ne représente qu'une fraction du financement nécessaire pour le nouveau bombardier de l’USAF, qui doit entrer en service en 2025. Si l’on se base par exemple sur l'expérience de du Lockheed-Martin F-22 « Raptor » du  F-35 «Joint Strike Fighter», le coût de développement du nouveau bombardier pourrait atteindre 60 milliards de dollars. 


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De fait, en tenant compte du contexte budgétaire actuel, les choses ne vont pas être simple pour l’administration américaine. Il faudra probablement s’attendre à des retards, peut-être attendre 2030 pour voir entrer en service le premier exemplaire, sans compter les hausses de budget.

 

Remplacement des B-52H et B-1B : 

 

Le programme LRS-B vise le remplacement à terme de 76 bombardiers Boeing B-52G et une partie de la flotte de Rockwell B-1B. Le B-2 devrait rester en service au côté du nouvel aéronef.

 

Pour les Etats-Unis, il s’agit également de disposer d’un appareil capable de contrer le futur bombardier russe PAK-DA.

 

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Photos : 1 Le LRS-B selon Boeing 2 Le LRS-B selon Lockheed-Martin 3 Le LRS-B selon Northrop-Grumman