21/10/2019

La RAAF désire doter ses Super Hornet de L’IRST21 !

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La Royal Australian Air Force (RAAF) prévoit d’augmenter la puissance de traitement de ses Boeing F/A-18F « Super Hornet » et des EA-18G « Growler », en y ajoutant la fonction de recherche et de suivi infrarouge (IRST).

Pour ce faire l’US Naval Air Systems Command (NAVAIR) a attribué à Boeing un contrat relatif à une modification technique intégrant l'ordinateur de mission General Dynamics Advanced Capabilities (ACMC) des « Super Hornet » et « Growler » de la RAAF. L’ACMC est un système complémentaire à l'ordinateur de mission avancé (AMC), installé à l'origine dans la famille « Super Hornet ». L’ACMC est rétro-compatible avec les précédents standards de « Super Hornet » et de « Growler», et fournit des ressources informatiques supplémentaires. Cette modification et nécessaire en vue de l’intégration du système IRST21 destinés au « Super Hornet » de la RAAF.

L’intérêt australien :

L’IRST21 offre aux pilotes les avantages suivants : " voir d’abord, frappe d’abord ", et permet la détection, la poursuite et la télémétrie des menaces furtives dans des environnements sans radar. La thermographie infrarouge développée sur l’IRST21 permet de détecter notamment les traces d’humidité sur un aéronef, rendant ainsi la furtivité quasi-obsolète. Non seulement l'IRST21 peut détecter les menaces aériennes, mais il offre également une détection accrue de la formation de menaces à des distances plus longues, améliorant ainsi considérablement la résolution de plusieurs cibles par rapport au radar. De plus, le système peut transmettre l’information à d’autres aéronefs non équipés de la nacelle.

L’AN/ASG-34 IRST21 :

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L’IRST21 (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34 destiné au « Super Hornet » est  développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Selon ses concepteurs, il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef, de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes. Les données du capteur de IRST21 sont fusionnées avec les autres informations acquises par les différents capteurs qui équipent le F/A-18E/F « Super Hornet » et augmente ainsi, la conscience de la situation du pilote. De plus, il offre une augmentation de carburant, puisque le réservoir conserve son rôle primaire.

L’ajout d’un capteur IRST sur le « Super Hornet » permet à celui-ci de combler son retard en ce qui concerne la détection passive (sans révéler sa propre position) et permet au « Super Hornet » d’évoluer jusqu’en 2040-2045 en parallèle avec le Lockheed-Martin F-35.

Dans le cadre de la phase de développement technique, Lockheed a fourni les lots de production initiale 1 et 2 à faible coût en 2019. Ces lots sont utilisés pour les essais, l'entraînement et le développement tactique et comprennent 18 capteurs intégrés dans les réservoirs de carburant. A noter que l’IRST21 a été présenté en Suisse, lors des essais air2030 ce printemps par Boeing. En 2022, Lockheed fournira les actifs d'ingénierie, de développement et de fabrication à grande échelle.

L’IRST21 va être progressivement installé sur les « Super Hornet » BlockII et sera de série sur l’Advanced Super Hornet BlockIII de l’US Navy (il est proposé à la Finlande & la Suisse).

Photos : 1 Super Hornet australien@ RAAF 2 l’IRST21 @Lockheed-Martin

10/10/2019

La famille V-22 a atteint les 500'000 heures de vol !

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La flotte de V-22 « Osprey » à rotors basculants construit par Bell Textron Inc et Boeing a dépassé le cap des 500’000 heures de vol. A ce jour, plus de 375 V-22 sont en service de l'US Air Force (CV-22) et de l’US Marine Corps (MV-22).

« Le V-22 offre une capacité inégalée pour les Marines des États-Unis et l'US Air Force Special Operations Command », a déclaré le Colonel Matthew Kelly de l’US Marine Corps.

Le V-22 « Osprey » est le seul aéronef en  production doté de rotors basculants au monde, et qui permet aux militaires de mener des missions diverses dans tous les environnements d'exploitation les plus difficiles. Plus récemment, l'aéronef a été déployé pour aider les efforts de secours aux Bahamas après l'ouragan Dorian.

Le Bell Boeing V-22 prend en charge la préparation par un effort de soutien logistique complet qui inclut la maintenance, la formation, des représentants sur place et l'analyse de données. Bell Boeing travaille également avec le bureau du programme V-22 sur plusieurs efforts pour améliorer la préparation des V-22.

Le V-22 «Osprey» :

Le V-22 « Osprey » est aéronef de transport multirôle utilisant la technologie du rotor basculant pour combiner  les performances en vol vertical d'un hélicoptère avec la vitesse et la portée d'un aéronef à voilure fixe. Avec ses nacelles et les rotors en position verticale, il peut décoller, atterrir et décoller comme un hélicoptère. Une fois en vol, ses nacelles basculent. Pour se comporter comme  un avion à turbopropulseur capable de haute vitesse et  de vol à haute altitude.

Le programme «Joint Advanced Vertical Lift Aircraft» est lancé en 1982 sous la direction de Bell Textron et Boeing. Le programme fut plusieurs fois menacé d’abandon pour des raisons budgétaires et le premier prototype commencera ses essais le 19 mai 1989, en vol stationnaire uniquement. Le premier vol horizontal ayant lieu le 14 septembre. En novembre 2000 le fonctionnement depuis un porte-avions est validé.

Il faudra cependant attendre 2005 pour le lancement de la production de présérie qui devra permettre la mise en service d’une escadrille «test».

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Photos : V-22 @ Boeing Bell Textron

04/10/2019

Le partenariat Boeing / Embraer prend forme !

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Les avionneurs Boeing et Embraer continuent de travailler en étroite collaboration pour établir leur partenariat stratégique, le positionnement des deux entreprises pour offrir une valeur plus grande aux clients des compagnies aériennes et les voyageurs aériens, et d'accélérer la croissance sur les marchés mondiaux de l'aérospatiale.

Depuis qu'il a reçu l'approbation du partenariat des actionnaires d'Embraer en février de cette année, les entreprises ont entrepris une planification diligente pour la création d'une joint-venture composée des opérations d'avions commerciaux et de services d’Embraer. Boeing détiendra 80 %de la nouvelle société, qui sera nommé " Boeing Brasil Commercial". Embraer détiendra les 20 % restants.

La transaction reste soumise à l'approbation réglementaire, les deux entreprises sont engagées activement avec les autorités dans les juridictions compétentes et ont obtenu un certain nombre d'approbations réglementaires. La Commission européenne a récemment indiqué qu'elle ouvrira une évaluation de phase II dans son examen de la transaction. Sur la base de cette évolution, cependant, les entreprises attendent maintenant la transaction conclue au début de 2020.

Boeing et Embraer se préparent également à lancer une joint-venture pour promouvoir et développer des marchés en ce qui concerne le nouvel avion de transport tactique multirôle KC-390. Aux termes du partenariat proposé, Embraer détiendra une participation de 51 % dans la coentreprise et Boeing détiendra les 49 % restants.

Le partenariat stratégique global Boeing-Embraer, incarné par la joint-venture, positionnera les entreprises à concurrencer sur le marché mondial, pour offrir une plus grande valeur aux clients, et de stimuler l'industrie aérospatiale brésilienne dans son ensemble.

Photo : B787 & E-2

03/10/2019

L’OMC sanctionne Airbus !

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La bataille Airbus contre Boeing vient de prendre un nouveau tournant avec la décision prise hier par  l’OMC contre l’avionneur européen. L’organisation mondiale du commerce (OMC) a autorisé les Etats-Unis à imposer des droits de douanes, à hauteur de 7,5 milliards de dollars sur un certain nombre de biens européens. Pour mémoire, cette décision fait suite à un contentieux vieux de quinze ans, qui oppose l’Europe et les Etats-Unis concernant les aides et subventions accordées à leurs avionneurs respectifs.

Cette décision de l'OMC fait craindre la mise en place de sanctions transatlantiques réciproques, alors que les tensions commerciales déjà vives entre Washington et Pékin pénalisent la croissance mondiale. A Bruxelles, l'Union européenne a dit vouloir chercher un règlement à l'amiable mais a promis de répliquer si Washington optait pour l'entrée en vigueur des droits de douane.

Airbus a également appelé à des discussions avec les Etats-Unis afin d'éviter l'impact délétère de telles sanctions non seulement sur le secteur aéronautique et spatial, mais sur l'ensemble de l'économie mondiale.

L’A350 et A380 visés :

 Plus spécifiquement, ce sont les Airbus A350 et A380 qui sont directement visé par la plainte américaine.  En effet, l’avionneur Airbus avait reçu des prêts publics préférentiels pour développer les deux gros porteurs. Cependant, la liste contre-mesures destinées à compenser le préjudice subi des Etats-Unis comprend également la gamme d’hélicoptères d’Airbus.

Une guerre loin d’être terminée :

 Européens et Américains s'accusent mutuellement depuis 2004 d'avoir soutenu par des subventions publiques illégales les constructeurs aéronautiques Airbus et Boeing. De son côté, l’Europe attend avec impatience la décision de l'OMC sur la demande de l'UE d'imposer des droits de douane dans le cadre des aides publiques américaines accordées à Boeing est attendue en début d'année prochaine.

Cette guerre déclarée n’est en fait bonne pour personne car les liens industriels entre les deux géants de l’aviation sont importants. Par exemple, près de 40% des approvisionnements liés à des appareils d’Airbus proviennent de fournisseurs américains. La décision de l’OMC va donc pénaliser non seulement Airbus qui doit livrer plus de 800 avions, mais les fournisseurs américains. De son côté, Boeing sera également impactée par retour, lors de la décision quasi positive en début d’année prochaine de l’OMC.

Au final, une double décision contre Airbus et Boeing pourrait affaiblir les deux avionneurs et permettre au conglomérat russo-chinois de prendre un avantage sur certains marchés à l’avenir.

Seule une solution négociée entre l’UE et les USA permettrait d’éviter de graves préjudices au secteur aéronautique occidental dans un proche avenir.

01/10/2019

B737 MAX, avancée positive, mais pas de retour immédiat !

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Boeing ne pourra pas faire revoler on B737 MAX dans les semaines avenir et probablement pas avant la fin de l’année. Par ailleurs, la FAA confirme les autres régulateurs, notamment les Européens et les Canadiens, ne suivraient pas immédiatement un éventuel feu vert au retour des vols. De fait, cela implique qu’un prochain retour dans le ciel du B737 MAX se fera par étape, selon les pays. Un tel retour devrait donc s’échelonner durant l’année 2020, si tout va bien.

Une avancée positive :

La FAA continue à suivre le processus minutieux et non un calendrier imposé, pour remettre en service l'appareil», a déclaré Steve Dickson, le nouveau patron de l'agence fédérale de l'aviation civile (FAA). Des essais ont eu lieu en simulateurs et semblent positifs. En effet, des pilotes américains qui ont testé le nouveau logiciel du B737 MAX de contrôle de vol ont donné des avis positifs et certains transporteurs commencent à finaliser des plans par étape en direction d’un retour en service du « MAX ». La question est de savoir, si Boeing pourra obtenir l'approbation de la FAA par la fin de l’année.

Dennis Muilenburg, le PDG de Boeing, confirme de son côté que l’avionneur communique régulièrement aux régulateurs mondiaux les avancées sur le nouveau logiciel et les résultats des essais.  Ces derniers mois, l’Agence de l'aviation civile européenne (AESA) avait jugé non satisfaisante la solution de Boeing en ce qui concerne la défaillance éventuelle des sondes d'incidence («Angle of attack»- AOA) transmettant les informations au MCAS. Transport Canada exige de son côté une formation des pilotes sur simulateur avant toute autorisation de vol.

Une chose est aujourd’hui certaine, le travail compartimenté des différentes agences de régulation devrait permettre un retour sécuritaire du B737 MAX et éviter une nouvelle « complaisance » comme ce fût le cas lors de l’entrée en service.

Photo : B737MAX@ Boeing