22/02/2019

La Suisse a choisi le mini-drone Orbiter 2B !

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Dans le cadre de l’amélioration du renseignement du champ de bataille, l’armée suisse a prévu l’acquisition d’un mini-drone dédié à la surveillance rapprochée des unités au sol. Ce système renseignera directement l’infanterie et les unités blindées à proximité directe des zones de combat.

 Deux systèmes étaient aux essais chez armasuisse, après une première évaluation. Il s’agissait des systèmes Fly Eye du polonais WB Electronics et de l’Orbiter 2B de l’israélien Aeronautics Defense Systems (ADS). C’est ce dernier qui a été choisi. 

L’Orbiter 2B :

Dévoilé en 2014, l’Orbiter 2B d’Aeronautics Defense Systems (ADS) dispose d'un mode de navigation indépendant qui, permet à un opérateur d'effectuer une mission même si le GPS est bloqué ou s'il y a une perte de liaison avec sa suite de communications cryptée. Un système d'alerte automatique peut également envoyer des alertes concernant tout écart par rapport aux objectifs prévus d'une mission dans des conditions normales. L’Orbiter 2B dispose d’une autonomie de fonctionnement de 4 heures, il peut transporter une charge utile de 1,5 kg et pour un rayon d’action de 100 km. Il emporte  un capteur électro-optique / infrarouge avec un pointeur laser. Il dispose du logiciel MOAV qui est conçu pour servir une gamme de plates-formes UAV compatible avec les interfaces OTAN, telles que le STANAG 4609. Le système numérique est équipé d'une liaison de données. Le déploiement se fait en 7 minutes.


L’Orbiter 2B, peut notamment, être activé depuis un véhicule en mouvement, permettant ainsi un suivi continu de la cible en mouvement, l’appareil permet des sauts de fréquence pour augmenter le cryptage. L’Orbiter 2B a la capacité unique de naviguer indépendamment, ce qui permet d’achever la mission même si le GPS est bloqué ou en absence de communication. La liaison de données numériques de l'Orbiteur 2B est ajustée pour prendre en charge les bandes C et S avec une communication en duplex intégral, permettant des capacités de renseignement uniques et un traitement de l'information de haut niveau.

Facile à utiliser, il est lancé à partir d'une catapulte et atterrit à l'aide d'un parachute et d'un airbag. Opérationnel même dans les conditions météorologiques les plus difficiles, il est stabilisé par gyroscope avec une charge utile à trois capteurs et à zoom. Offrant un traitement d'image avancé, une navigation précise et une capacité d'atterrissage précise, il est facilement contrôlé à partir d'un GCS personnel.

Utilisateurs ou en commande : Israël, Finlande, Ireland, Mexique, Pérou, Pologne, Serbie, Afrique du Sud, USA, Angleterre, Thaïland.

 

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Photos : 1 Obiter 2B @ ADS 2 Essais en Suisse @ Armasuisse

 

21/02/2019

Trump bloque la livraison des F-35 turcs !

 

 

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Le président américain Donald Trump a signé un projet de loi sur les dépenses qui bloque le transfert des avions de combat Lockheed-Martin F-35 en direction de la Turquie.

La livraison des avions F-35 à la Turquie sera bloquée jusqu'à ce que le secrétaire d'État américain et le secrétaire à la Défense soumettent une mise à jour du rapport concernant l'achat par la Turquie du système de défense antimissile S-400 russe. Ce rapport doit être rendu d’ici au mois de novembre.

Dans un rapport précédent au Congrès, le Pentagone a déclaré que l'achat par la Turquie des systèmes de missiles russes S-400 pourrait entraîner l'expulsion potentielle d'Ankara du programme F-35 et affecter l'acquisition d'autres armes, notamment l’hélicoptère lourd Boeing CH-47F « Chinook ». 

Cette décision fait suite à la confirmation faite lundi dernier par le président turc Recep Tayyip Erdogan de l’achat du système sol-air, en précisant qu’il n’y aurait pas de renvois de celui-ci au vendeur. La Turquie s'attend à ce que la livraison des missiles S-400 commence cette année.

Le Feuilleton des F-35 turcs :

Le premier F-35 destiné à la Turquie a été livré sous haute tension le 22 juin 2018 dans une ambiance morose. L’avion est actuellement basé à Luke AFB en Arizona où les premiers pilotes turcs vont commencer à s'entraîner avec l'avion. Ce premier appareil devrait ensuite voler en direction de sa future base d’attachement en Turquie d’ici 12 mois. Mais rien n’est jouer pour l’instant. 

Fortes tensions qui perdurent : 

Les relations entre les États-Unis et la Turquie sont devenues très tendues ces dernières années. Les alliés de l'OTAN se sont affrontés ces derniers mois sur l'expansion turque de sa campagne en Syrie et le soutien américain à la milice des Unités de protection du peuple kurde, ainsi que la détention d'un pasteur américain et l'approfondissement des liens avec la Russie. La communauté internationale a également largement condamné la purge des fonctionnaires militaires et des fonctionnaires par le président turc Recep Tayyip Erdogan après une tentative de coup d'Etat en 2016.

Crainte de divulgation de secrets : 

Il faut également rappeler que de son côté l'Agence de coopération pour la défense de la Défense américaine à annoncé que la grande majorité des dirigeants turcs de l’époque avec qui les discussions sur l’achat du F-35 ont eu lieus sont actuellement en prison. De fait, aux Etats-Unis on commence à craindre sérieusement que le gouvernement actuel ne compromette pas les technologies du F-35 en les vendant à d’autres pays ou en les utilisant pour concevoir le futur avion de combat turc.

Les risques : 

En cas de blocage de la vente de F-35, les conséquences seront importantes. En effet, Ankara est un partenaire essentiel du programme F-35, plusieurs composants clés de la motorisation sont fabriqués par des compagnies turques, tandis que le principal centre européen de réparation et de révision du moteur Pratt & Whitney du F-35 se trouve à Eskisehir, au nord-ouest de la Turquie. Le département de la Défense estime qu'il faudra deux ans pour trouver et qualifier de nouveaux fournisseurs pour remplacer toutes les entreprises turques qui sont expulsées du programme. Autre conséquence, pour l’Otan cette fois, le pays pourrait bien refuser l’usage des installations de la base aérienne d'Incirlik, dans le sud de la Turquie, qui est un lieu de lancement essentiel pour les opérations au Moyen-Orient, notamment la campagne contre l'État islamique, et abrite un stock américain de bombes nucléaires B61, pilier de la dissuasion nucléaire américaine en Europe.

19/02/2019

La première suissesse qualifiée sur F/A-18 « Hornet » !

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Payerne, ce mardi a eu lieu à la présentation officielle de la première femme à piloter un avion de combat Boeing F/A-18 C/D « Hornet ». Depuis le 1er janvier 2019,le premier-lieutenant Fanny Chollet est opérationnelle au sein de l'escadrille d'aviation 18 "Panthers" basée à Payerne. L’occasion de rencontrer ce « Chevalier du Ciel » au féminin.

 

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Rappel :

En décembre 2017, Fanny Chollet est devient la première femme a recevoir son brevet de pilote militaire en vue d’une transition sur « Hornet ». Puis à ce jour elle a poursuivi sa formation d'un an sur le F/A-18.La transition du PC-21 au F/A-18, avec sa vitesse de près de 2000km/h, a été une étape importante pour la pilote et l'entraînement tactique fut exigeant. «Mon objectif est de maîtriser l'entraînement et d'accomplir toutes mes missions ultérieures de la meilleure façon possible», explique-t-elle. Le chemin jusqu'au cockpit du « Hornet » fut long, exigeant et sans traitement de faveur aucun. Tout au long de sa formation, elle ne s'est jamais sentie traitée différemment par rapport à ses collègues masculins. Les règles ont toujours été les mêmes pour tous.  

 

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Le rêve devient réalité :

Dix ans après son choix de devenir pilote d'avion de combat, la jeune femme de 28 ans est maintenant assise depuis janvier dans le cockpit d'un F/A-18 « Hornet » et participe quotidiennement au service de vol avec des engagements de police aérienne ou des exercices de combat aérien. Sa carrière ne va pas s'arrêter là et déjà de nouveaux objectifs se présentent: un cours de conduite pour devenir capitaine, une campagne internationale d'entraînement et une formation tactique pour devenir leader d'une formation de deux avions (section lead) sont au programme. Aux futurs pilotes, elle recommande de sauter le pas dans la troisième dimension en s'inscrivant au cours SPHAIR. C'est là que débute l'introduction à l'aviation, aussi bien militaire que civile. Son conseil pour les jeunes intéressés: «Soyez motivés, engagés et toujours préparés. Être pilote militaire est une passion.»

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Qui est Fanny :

Fanny "Shotty" Chollet est née en 1991, vient de Saint-Légier / VD, est diplômée de Pully High School avec une majeure en biologie et chimie et a fait sa formation d'officier dans l'armée de l'air. Elle a gagné sa vie sur les aérodromes militaires Payerne, Dübendorf et Alpnach. Depuis 2012, Chollet est employé par l'armée de l'air suisse et membre de la classe pilote 11 dans l'école de pilote d'Emmen. Elle a complété sa première partie de sa formation avec la licence de pilote professionnel civil de Swiss Aviation Training (SAT, aujourd'hui Lufthansa Aviation Training) et le Bachelor in Aviation de l'Université des Sciences Appliquées de Zurich (ZHAW) à Winterthur. Puis elle a suivi les phases d'un an sur Pilatus PC-7 et Pilatus PC-21.

Une modestie qui en impose :

Fanny, j’ai eu le plaisir de la rencontrer une première fois, lors de la première édition du meeting aérien RIO2.0 sur l’aérodrome d’Ecuvillens, avec l’équipe organisatrice. Sympathique et disponible, ce fut un plaisir de faire un article ici sur le blog. A l’époque, elle n’était qu’au début de sa formation et tout restait à faire. Une aventure en soi, semée de doutes et de réussites, dans un monde bien particulier, que celui de l’aviation à plus forte raison dans un monde de militaires. Fanny a atteint un point culminant dans un métier difficile, à force de travail et de persévérance, là où beaucoup ont échoué. Fanny n’est pas mieux ou moins bien que ses collègues masculins, elle est elle-même. On appelle cela l’égalité professionnelle. Pour autant, là voici qui ouvre une nouvelle page de l’aviation de notre pays, déjà un petit bout d'histoire. Fanny rejoint ainsi ces femmes connues ou restées dans l’ombre de l’histoire de l’aviation internationale de ses débuts à aujourd’hui. Mais n’oublions pas, celles qui n’ont pas eu droit aux flashs des médias, comme ses collègues féminines, pilotes militaires également, mais qui œuvrent sur Super Puma/Cougar ou EC-635. Un bel exemple pour toutes et tous, respect Mesdames !

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Photos : Présentation du Plt Fanny Chollet, Payerne En compagnie du Cmdt des Force Aérienne le Divisionnaire Bernhard Müller @ P.Kümmerling

15/02/2019

Double tirs de METEOR pour le Rafale !

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Le ministère français des Forces armées a annoncé qu'un chasseur Rafale M de la Marine nationale avait tiré pour la première fois un missile air-air METEOR le 13 février dernier en parallèle à un autre tir effectué par l’Armée de l’air.

L’essai, qui s’est déroulé dans une zone de tir et d’essai dans le sud de la France, a été confié à des experts de la DGA, du Centre d’expérimentation pour la pratique de l’aviation navale de la marine française (CEPA 10). Le Rafale Marine utilisé pour le test était au standard M F-3R livré en décembre 2018.

Le Meteor : 

Le missile METEOR produit par le MBDA  alimenté par statoréacteur est destiné à des missions de défense aérienne. Il va intercepter des cibles à très longue portée. Produit conjointement par l’Angleterre, la France, l’Italie, l’Espagne et la Suède, il est doté d’une zone d'interception assurée nettement supérieure à celle des missiles de même gamme actuellement en service.

Il sera prioritairement réservé aux missions d'interception à grande distance, au-delà de la portée optique (BVR) de tout type d'aéronefs. Son utilisation sera privilégiée pour les cibles de haute valeur telles que l'attaque à plus de 100 km d'avions radar ou de ravitailleurs.

Ce missile doit pouvoir assurer une efficacité de destruction à des distances aujourd'hui encore importantes, de l'ordre de 50 Nm (entre la cible et l'avion tireur au moment de l'impact). 

A cette fin, le système d'arme comporte :

 

  1. Un radar de bord qui doit fournir des informations précises sur la cible avant le départ du missile, et une liaison de données de type Link16 assurant les mêmes fonctions en retransmettant vers l'avion tireur les informations d'un capteur porté par un autre aéronef 

 

  • Des systèmes d'identification des cibles à des distances compatibles avec la portée du missile.
  • Une manœuvrabilité suffisante du missile dans toutes les phases de vol, pour toutes les distances de tir, qui doit lui assurer une grande probabilité de destruction des cibles. 

La propulsion de ce missile est également un défi technologique du fait du concept retenu : celui d'un statoréacteur. Ce statoréacteur à propergol solide et à poussée régulée (Throttleable Ducted Rocket ou TDR) dans sa phase de croisière comporte un accélérateur à poudre intégré dans la chambre de combustion, ce qui permet de donner une impulsion initiale suffisante pour atteindre une vitesse compatible avec le fonctionnement du statoréacteur.

La capacité européenne :

L’Europe peut se targuer de disposer de trois avions de combat qui dans leur standard respectif le plus élevé, soit le Rafale F-3R, l’Eurofighter DA7 tranche 3 et le Gripen E & C/D sont à la pointe de la technologie de demain. Ces trois appareils disposent également de ce qui se fait de mieux en matière de missile de nouvelle génération, le METEOR.

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Photos : 1 Tir du Meteor depuis un Rafale M Rafale M doté du Meteor @ SIRPA

13/02/2019

La Grèce prépare l’achat de Sikorsky MH-60R !

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La Grèce prépare l'acquisition d'hélicoptères maritime multi-mission Sikorsky MH-60R « Seahawk » afin d'augmenter et de remplacer les plates-formes actuelles, a annoncé le gouvernement du pays le 12 février dernier.

La marine hellénique envisage d'acquérir 4 MH-60R venir compléter sa flotte de 11 hélicoptères Sikorsky S-70B-6 et remplacer sept hélicoptères Agusta-Bell AB-212 de guerre anti-sous-marine (ASW) qui sont toujours en service mais sont sur le point de prendre leur retraite.

Les hélicoptères seraient achetés aux États-Unis dans le cadre du programme Foreign Military Sales (FMS) et sont sollicités dans le cadre d'un marché plus vaste approuvé au début janvier par le Conseil des chefs d'état-major des forces armées helléniques (SAGE) qui comprend également l’acquisition de nouvelles torpilles lourdes.

Le MH-60R «SeaHawk» :

La version MH-60R et le dernier développement du SH60-SeaHawk destiné à la lutte anti-sous-marine et de bâtiments de surface. Il remplace et reprend l’ensemble des missions actuellement dévolues aux actuels SH-60B et SH-60F. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed-Martin, le MH-60R représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi-missions en utilisant un équipage de trois personnes.

Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, le MH-60R est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le  sauvetage (SAR), le  ravitaillement vertical, le soutien aux incendies de surface, l’évacuation médicale (MEDEVAC)  ainsi que le relais des communications.

Lockheed-Martin qui est responsable de l'intégration numérique de poste de pilotage de l'hélicoptère, du radar multi-mode, du sonar acoustique à longue portée et l’adjonction d’une caméra infrarouge. Le MH-60R dispose également d’une architecture électronique permettant de protéger l’aéronef contre les menaces missiles. 

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Photos :le MH-60R « Sea Hawk » @ Sikorsky