27/09/2017

Du spatial et du spécial au Musée Clin d’Ailes !

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Cette année, Clin d’Ailes allie son week-end spécial avec la journée de l’espace dédiée aux jeunes, hôtes du musée le samedi 7 octobre.

Depuis 18 ans l’assemblée générale de l’ONU a proclamé la Semaine mondiale de l’espace (WSW) au début du mois d’octobre. Les dates rappellent celle du lancement, le 4 octobre 1957, du premier satellite artificiel, Spoutnik I, et de l’entrée en vigueur, le 10 octobre 1967, du traité sur les principes régissant les activités des états en matière d’exploration de l’espace extra- atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes. La Semaine mondiale de l’espace est l’événement spatial annuel le plus important dans le monde. Elle inspire de nombreux étudiants et écoliers qui formeront la main d’œuvre de demain.

A l’invitation des radioamateurs du Musée Clin d’Ailes HB4FR, cette année, ce sont des élèves primaires de Belfaux qui participent à la WSW 2017. Lors du «Payerne Space Day» ils proposeront au public le samedi 7 octobre les travaux qu’ils ont réalisés dans le cadre de cette semaine mondiale de l’espace. Ils aborderont notamment les quatre missions de l’astronaute Claude Nicollier, le télescope de Galilée à Hubble, avec diverses démonstrations et quiz.

Pour les journées spéciales du samedi 7 et du dimanche 8 octobre, les bénévoles du musée de l’aviation militaire de Payerne vous proposent deux après-midi fort animées dans cet écrin qui met en exergue l’histoire aéronautique du pays. L’équipe du Flight Simulator Center (FSC) proposera des initiations dans son installation de simulation que les visiteurs pourront tester. Des démonstrations seront proposées, comme des vols glaciers, sur porte-avions, en Morane, avec aussi une présentation des aérodromes modélisés, des tirs à l’Axalp, entre autres. On reste dans le virtuel, avec la possibilité pour les visiteurs de s’essayer au manche à balai sur la récente nouvelle installation de simulation du Virtual Air School (VAS) du Musée Clin d’Ailes, aux manettes d’un PC- 7, en compagnie de pilotes chevronnés.

Le dimanche après-midi, on retrouvera les fidèles radioamateurs de HB4FR avec une initiation au morse, avec une chasse au renard ludique pour les enfants. Les jeunes pourront aussi se faire photographier assis dans le cockpit d’un simulateur FA/18 en train de faire leurs premières expériences de vol. Ils auront aussi l’occasion d’apprendre à souder un petit avion ou un hélicoptère qu’ils pourront emporter. Une démonstration d’imprimante 3D sera aussi au menu.

Le simulateur du Mirage III sera remis en activité pour ces deux journées exceptionnelles. Une installation unique au monde. A noter que l’entreprise Skyguide, fournisseur des services suisses de la navigation aérienne sera présente au musée ce week-end-là.
Une cafétéria agrandie et la boutique permettront de compléter ces moments divertissants en compagnie de passionnés d’aviation.

Toutes ces animations sont gratuites. L’entrée du musée est payante.

 

01/09/2017

Production a taux faible lancée pour le CH-53K !

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Le Naval Air Systems Command a attribué à Sikorsky (Lockheed-Martin) un contrat premier contrat de production initiale à faible taux (LRIP) portant sur deux hélicoptères lourds de nouvelle génération CH-53K « King Stallion ». Ce contrat suit la décision du Conseil d'acquisition de la défense (DAB) approuvant la production LRIP.

«L'obtention de l'approbation du Corps des Marines des États-Unis pour l'attribution du premier contrat de production est rendu possibles grâce au travail de Sikorsky, Naval Air Systems Command (NAVAIR) et de l'équipe du Marine Corps des États-Unis», a déclaré le Dr Mike Torok, vice-président, programmes CH-53K.

Ce premier contrat d’une valeur 303 millions de dollars, verra la livraison par l’hélicoptériste Sikorsky des deux premiers CH-53K destinés au Corps des Marines américains en 2020, ainsi que des pièces de rechange et un support logistique. L'assemblage aura lieu au siège de Sikorsky à Stratford, dans le Connecticut.

Le programme d'enregistrement du ministère des Défense des États-Unis demeure à 200 avions CH-53K. Le Corps de la marine des États-Unis a l'intention de mettre en place huit escadrons de service actif, un escadron de formation et un escadron de réserve pour soutenir les besoins opérationnels.

Le CH-53K "King Stallion" :

Bien que conçu de la même taille que les CH-53E « Super Stallion », qu’il doit remplacer à partir de 2019,  le CH-53K permettra de tripler la capacité de transport de charge externe à plus de 27 000 lb sur une distance de plus de 110 miles nautiques. Doté d’une nouvelle motorisation General-Electric GE38-1B offrant un meilleur couple  surmonté de d’un rotor de quatrième génération en composite. La cellule est également nouvelle car entièrement en matériaux composites. Encore plus puissante (ses 3 turbines délivreront environ 6000 ch chacune), ravitaillable en vol, équipée de systèmes de communications de dernière génération, le CH-53K est optimisé pour le transport par temps chaud en opérant à partir de terrains peu préparés et deviendra la référence de sa catégorie. En matière de transport, le CH-53K pourra par exemple emporter en interne une Jeep «Humvee».

 

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Photos : CH-53K « King Stallion »@ Sikorsky

 

 

22/06/2017

L’Advanced Super Hornet proposé pour la Suisse et la Finlande !

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L’avionneur américain Boeing affine son offre en Europe en vue des compétitions qui s’annoncent en Finlande et en Suisse. Boeing semble vouloir proposer son « Super Hornet » Block III « Advanced Super Hornet ». L’idée devrait permettre de produire l’avion sur les lignes actuelles et de continuer de produire l’avion également pour la Marine américaine.

En effet, la Marine américaine a signé un accord pour améliorer la flotte du « Super Hornet » en service et de moderniser ceux-ci au nouveau standard Block III. Par ailleurs, comme je vous le révélais dernièrement, l’administration Trump prévoit de commander plus de F/A-18 E/F « Super Hornet » à l’avenir, avec l’option du nouveau standard.

La Finlande et la Suisse :

Pour Boeing, le calendrier des deux compétitions permettrait de futurs livraisons à partir de 2022 -2025 soit exactement en adéquation avec les demandes de la Finlande et de la Suisse. Bien que Boeing se soit retiré de la compétition suisse en 2008 (impossibilité de répondre en matière de compensation à 100%), l’avionneur déclare que les discussions engagées en Suisse, mais également ces derniers jours au salon du Bourget démontrent que l'environnement est différent. De plus, selon Boeing «L'approche adoptée par les Suisses est un processus très ouvert et transparent», "Cela apporte beaucoup de souplesse aux offres et ce sera une compétition très intéressante".

Du côté de la Finlande, on se montre déjà très intéressé par la nouvelle version du « Super Hornet » et des futurs possibilités de développement de celui-ci. L’autre similitude entre la Finlande et la Suisse concerne le fait que les deux Forces aériennes désirent un nombre important d’avions (50-55 pour la Suisse, 64 pour la Finlande) mais avec un budget limité. Toujours selon Boeing, le « Super Hornet » reste bien moins cher que la plupart de ses concurrents (F-35, Eurofighter, Rafale) et très proche du nouveau Gripen suédois.

L’Advanced Super Hornet (Super Hornet Block III) :

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Le projet «Advanced Super Hornet» est basé selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 « Silent Eagle ». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de coût-efficacité améliorés concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable, de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Tout comme sur le « Silent Eagle », on appliquer une amélioration de la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle.

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous les ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique comprend un écran géant couleur. L’avion est doté d’un capteur IRST. En matière de motorisation, l’appareil est doté de deux General Electric F414-440 qui augmentent la puissance de 20%. 

Selon Boeing, le « Super Hornet Block III » peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35C à l’exception de la pénétration furtive.

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Photos : Advanced Super Hornet Block III@ Boeing