21/06/2018

Au revoir Mirage 2000 N !

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Il y a des articles qui sont plus difficles à écrire, principalement lorsque l’on traite d’un départ à la retaite, et c’est le cas pour le Mirage 2000 N. En effet,  après 30 ans de bons et loyaux services, l’avion de la force de frappe nucléaire française va faire ses adieux pour être remplacé par les rafales, plus polyvalents.

Ce jeudi 21 juin marque ainsi la la journée de commémoration du retrait de service de l’avion au sein de l’Armée de l’air. Pour ce faire un dernier rendez-vous a eu lieu ce jour
sur la base aérienne d’Istres où une cérémonie officielle a acté le retrait de service de l’avion. Mais Le véritable retrait de service ne sera quant à lui effectif que dans quelques semaines plus tard.

C’est à partir de 1988 que le Mirage 2000N a remplacé progressivement les Mirage IIIE et Mirage IV et le Jaguar dans le cadre des missions de dissuasion nucléaire. L’avion de chasse stationne d’abord à la base aérienne de Luxueil-Saint-Sauveur (Haute-Saône) jusqu’en 2010 puis sur celle d’Istres-Le Tubé (Bouches-du-Rhône).

Le Mirage 2000N est une version dérivée du du Mirage 2000 conçue pour la frappe nucléaire. Il a d'abord emporté le missile nucléaire ASMP puis emporte maintenant sa version améliorée l’ASMPA.  La défense de l'appareil est assurée par le brouilleur électronique Caméléon couplé à des des leurres électromagnétiques et infrarouges Spirale, ainsi que d'un détecteur d’alerte radar Serval.

Les versions :

Mirage 2000N K1 : version initiale, armée uniquement du missile ASMP  Mirage 2000N K2 : version capable également d'assaut conventionnel tout temps (44 avions), Mirage 2000N K2+ : version intermédiaire modifiée en vue de l'utilisation du missile ASMP retiré du service en 2011, Mirage 2000N K3 : version armée du missile ASMPA ; la seule en service à ce jour.

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Photos :Mirage 2000 N@ Armée de l’air