22/01/2017

Le C295W ravitailleur est opérationnel !

 

airbus ds. c295w,c295w,ravitailleur,avions de transport multirôle,blog défense,infos  aviation

Airbus DS va pourvoir offrir son avion transport C295W en version ravitailleur pour hélicoptères. Les essais ont été concluent avec le système de ravitaillement en vol. Les essais de ravitaillement en vol ont été effectués depuis décembre dernier, en collaboration avec

Airbus Helicopters. Ces essais ont permis de valider le système modulaire de ravitaillement installé sur une paire de C295. Ceux-ci ont alors pu procéder à des ravitaillement complet avec des hélicoptères H225M « Caracal ». Le système modulaire comprend l'utilisation d'un système de ravitaillement avec tuyaux monté sur une palette qui est déployé via la rampe arrière de l’avion.

Selon les informations transmises par Airbus DS, les essais ont été réalisés avec succès à des vitesses de 105-115kt (194-212km/h). Selon les équipages en charges des tests, le fonctionnement est simple et facile à mettre en oeuvre.

Airbus peut maintenant offrir le système modulaire de ravitaillement aux opérateurs existants et potentiels du C295. Les applications possibles incluent les applications des forces spéciales et l'extension de la gamme des avions de recherche et de sauvetage.

Le C295W :

Doté d’ailettes marginales (Winglets) et de moteurs modernisés de série, le nouveau modèle fournira aux opérateurs des performances accrues dans toutes les phases de vol. Il est particulièrement adapté aux missions réalisées en altitude et par temps chaud, pour lesquelles il promet une augmentation de charge utile d’au moins 1 000 kg. L’appareil est équipé de turbopropulseurs de Pratt & Whitney, qui motorisent toutes les versions du C295. De nouvelles procédures récemment certifiées au Canada et en Espagne permettent aux opérateurs d’augmenter la puissance, lors des phases ascensionnelles et de croisière. Outre les performances en altitude et par temps chaud, ces procédures améliorent les opérations sur des reliefs très élevés, comme la Cordillère des Andes ou l’Himalaya, avec des répercussions minimes sur les coûts de maintenance.

1987391794.jpg

 

Photos : 1 C295W ravitailleur 2 C295W @ Airbus DS

 

21/01/2017

Un nouvel HUD pour le F-22 « Raptor » !

1280px-Lockheed_Martin_F-22A_Raptor_JSOH.jpg

Lockheed-Martin a choisi l’équipementier BAe Systems pour remplacer l'écran tête haute (HUD) 2 Head up display" sur les F-22 « Raptor » en service au sein de l’US Air Force.

L'unité d'affaires des systèmes électroniques de BAE à Rochester au Royaume-Uni fournira son nouveau HUD entièrement numérique (DLE) avec un contrat de développement qui conduira à la pleine production pour l'ensemble de la flotte de F-22.

Le HUD DLE de BAE Systems : 

BAe Systems a développé HUD DLE (Digital Light Engine ) qui enlève la source conventionnelle d'image du tube à rayons cathodiques et introduit une solution d'affichage numérique plus avancée. La technologie numérique offre une fiabilité accrue, diminue la maintenance et fournit une performance de luminance constante. De plus, le HUD DLE offre des avantages d'espace et de poids combinés à la dernière technologie des guides d'ondes optiques. Sa conception modulaire et légère améliore la sécurité de vol, réduisant la fatigue et augmentant la conscience de la situation jour et nuit. Il fournit un fonctionnement sans interruption avec des lunettes de vision nocturne (NVG). Il permet des améliorations de capacité incrémentales avec un impact minimal sur le casque et l'installation dans l'avion. 60% plus petit et 50% plus léger qu'un HUD classique, il s'intègre facilement dans les cockpits actuels et futurs.  

1434573512586.jpg

Rappel :

Le F-22 a été conçu pour réduire au maximum sa signature radar qui, au final, est environ 100 fois inférieure à celle d’un F-15 «Eagle» bien que les deux avions aient à peu près la même taille. L'avion est entièrement recouvert d'une peinture absorbant les ondes radar. De plus, les surfaces de contrôles sont conçues par thermoformage pour éviter d'utiliser des rivets qui créeraient des aspérités et ses antennes et détecteurs sont noyés dans le revêtement.

Pour réduire la signature infrarouge le F-22  dispose d’un système de refroidissement très sophistiqué. La chaleur est évacuée dans le carburant et part dans le sillage des réacteurs. Ce système ayant été calculé avec une tolérance réduite, quand l'avion termine sa mission, les équipements internes sont à haute température et pour diminuer la chaleur, les soutes sont ouvertes au sol. C'est l'une des raisons qui font que les frais de maintenance  du F-22 sont particulièrement élevés.

Le Raptor dispose de son armement dans deux soutes latérales et une soute ventrale, afin, de maintenir sa furtivité. Les soutes latérales peuvent contenir 1 missile AIM-9 «Sidewinder»chacune. La soute ventrale peut recevoir 4 à 6 missiles AIM-120 AMRAAM, dans les soutes latérales et 2 AIM-120 AMRAAM ou 8 bombes GBU39. Le F-22 dispose également de 4 pylônes sous les ailes, utilisables, lorsque la furtivité n'est pas indispensable.

Le radar principal de type AESA est couplé directement aux divers capteurs noyés dans la cellule. Les moteurs Pratt & Whiney F119 qui produisent environ 38.000 livres de poussée chacun, permettent une vitesse de croisière Mach 1,8, sans postcombustion. Avec postcombustion la vitesse maximale est d’environ Mach 2,2. L’avion peut voler à 60.000 pieds. Les tuyères des réacteurs sont dotées de la poussée vectorielle et peuvent être orientées de 40 degrés vers le haut ou le bas, soit pour améliorer la manœuvrabilité lors d'un combat aérien, soit pour réduire la distance de décollage.

Le F-22 est le premier avion militaire à disposer d'un tableau de bord entièrement composé d'écrans LCD multifonctions couleurs, en complément du système HOTAS (MMM, Mains sur Manettes et manche) et du viseur tête-haute.

f-22 raptor,bae systems,hud,blog défense,infos aviatin,les nouvellles de l'aviation,usaf

 

Photos : 1 F-22 « Raptor » @ USAF@ ROB Schenk 2 & 3 module HUD DLE @ BAe Systems

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20/01/2017

Chine, le drone Lijian aux essais en vol !

C2ijcl_WQAE9vjQ.jpg

Je vous en avais parlé brièvement en 2013, la Chine avait à l’époque dévoilé son « super drone furtif » le Lijian « Épée aiguë ». A l’époque ce drone effectuait des tests de roulage au sol. Le drone « Lijian » a débuté ses essais en vol en novembre 2013 et devrait bientôt être qualifié pour une large production. 

C2ijbcdXUAQEsYg.jpg

Conçu sous la direction de la société d'État China Aviation Industry (AVIC) par Hongdu Aviation Industry et Shenyang Aircraft, le drone Lijian est issus de la chaîne d’assemblage après plus de trois années d’études.

Le  drone « Lijian », selon les premières informations disponibles, semble avoir une envergure de 46 pieds (14 mètres), il est donc plus petit que le X-47B américain (62 pieds). Le drone 

est propulsé par un turboréacteur sans postcombustion WS-13 avec une entrée serpentine, une technologie qui permet de dissimuler le moteur des systèmes infrarouges ennemis.

C2ijeP5W8AEUmTt.jpg

Le drone aurait une autonomie de 130 km (80 miles) contre des cibles terrestres ou maritimes. Par contre, on notera que la tuyère du moteur du Lijian est exposée, tandis que celui du X-47B est cachée. Selon les dernières informations il pourrait emporter jusqu’à 2000 kg de munition dont les nouvelles bombes de petit diamètre CM-506 présentée au salon Airshow China.

Capable de frappes, le drone Lijian devrait également pouvoir être utiliser pour la reconnaissance et la guerre-électronique.Le Lijian pourrait entrer en service en 2019 et venir tenir tête au X-47B américain et devancer ainsi les efforts européens de lancer un drone furtif de combat, tel que le démonstrateur nEUROn.

 

china-sharp-sword-stealth-ucav-lijian__585504_.jpg

Photo : drone Lijian @ Chine nouvelle

 

 

 

 

19/01/2017

Le Sukhoi T-50 aux mains des pilotes russes !

IMG_0837.JPG

Le Sukhoi T-50 « PAKFA » va subir une série de tests aux mains des pilotes de la Force aérienne russe. Les Forces aériennes et aérospatiales russes (VKS) ont déclaré que cinq avions de type T-50 vont être testés en vol.

Au total se sont donc cinq Sukhoi T-50 qui vont être transférés à la base de Chkalov VKS State Flight Test Center n ° 929 à Akhtubinsk. Une fois au centre de Chkalov, l'avion sera soumis à un programme en deux étapes. Le «State-Joint Flight Testing» permet dans un premier temps aux pilotes militaires de prendre progressivement la main sur l’avion en vue de sa validation. Ce programme d'essais conjoints est en théorie le dernier processus auquel l'avion en tant que prototype est soumis avant de pouvoir recevoir le feu vert pour la production en série.

Dans cette première étape du programme, les pilotes d’essais de Sukhoi vont formés les pilotes des Forces aériennes et aérospatiales russes (VKS). Puis dans la seconde étape les pilotes de la VKS voleront l’avion et devront valider si celui-ci satisfait aux exigences opérationnelles du service. Alors viendra l’autorisation de production.

Une fois sorti de la chaîne de production et mis en service, le premier avion de série T-50 devrait être livré au 4ème Centre national de formation du personnel aéronautique et des essais de combat du ministère russe de la Défense à Lipetsk. À ce stade, les pilotes de la VKS qui ont complété le programme d'essais conjoints de l'État créeront un cadre de pilotes instructeurs tirés des unités de combat prévues pour être les premiers opérateurs du T-50.


Des questions restent ouvertes :

Deux questions sont encore en suspends en ce qui concerne ce projet, d’une part, le radar AESA SH121 N035 Irbis NIIP du T-50 russo-indien est encore en développement par le centre INPI Tikhomirov, ce radar fonctionnera en bande X (N036B) et comprend également deux antennes en bande « L » implantées dans les bords d'attaque de voilure (N036L) et dispose d’éléments internes basés sur l'arséniure de Gallium couplé à des technologies en nano-hétérostructures. Les Russes confirment l’incorporation de modules à électroluminescences (AESA MMIC). De l’autre la motorisation actuelle composée du moteur à réaction Saturn 117S ST1 doit être à terme remplacée par la version ST2 qui n’est pas encore opérationnelle. En conséquence les premiers T-50 seront-ils produits et modernisés par la suite ou le Ministère de la Défense russe, attendra-t-il la mise au point définitive de ses deux systèmes avant de passer commande du nouvel avion ?

 

1860366.jpg

Photos : Sukhoi T-50 PAK-FA @VKS

 

L’Indonésie opte pour l’A400M !

389508.jpg

Le gouvernement indonésien vient de donner son feu vert à l'achat de cinq avions de transports Airbus A400M « Atlas ». Ce contrat est estimé à de 2 milliards de dollars.

L’Indonésie prévoit ainsi de moderniser sa flotte d’avions de transport actuellement dotée de Lockheed-Martin C-130B « Hercules ». Les A400M seront mis en œuvre par les escadrons 31 et 32.

A noter que cette acquisition a été approuvée par la Commission de la Chambre des Représentants indonésienne sur la défense à condition que les trois dernières cellules subissent un montage final au sein de la société indonésienne PT Dirgantara à Bandung. Pour cette réalisation, des ingénieurs indonésiens seront formés sur les installations d’Airbus à Séville.

L’A400M « Atlas» :

L’A400M est un avion de transport militaire polyvalent conçu par la division militaire d’Airbus (Airbus Military). Il est pour l'instant commandé à 174 exemplaires par huit pays différents, à savoir l’Allemagne (la France, l’Espagne, la Belgique le Luxembourg, le Portugal et l’Angleterre, qui ont été rejoints par la suite par la Malaisie et la Turquie qui ont reconnu le potentiel de ce nouvel avion pour leurs propres besoins. La polyvalence est ce qui caractérise le mieux l’A400M, qui est conçu pour offrir des capacités à la fois tactiques et stratégiques. L’appareil peut transporter 37 tonnes de charge utile sur au moins 4700nm (8700 km) de distance. Sa soute est dimensionnée pour accueillir tous les chargements et véhicules répertoriés  dans le cahier des charges européen ESR (Europen Staff Requirement). Cependant, l’A400M ne peut servir pour l’instant que de plateforme de transport aérien, le ravitaillement en vol n’étant, pour l’instant pas validé pour les hélicoptères et pose plusieurs problèmes. L’A400M incarne le premier avion de transport militaire lourd véritablement nouveau depuis ces trente dernières années. Offrant deux fois plus de performances et de capacités d’emport que les avions actuels qu’il remplacera.

 

Photo : A400m @ Burkhard Domke