05/03/2018

Un milliard de passagers à bord de vols utilisant des biocarburants !

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L’objectif est clair : il faut favoriser les biocarburants au sein du transport aérien en visant le milliard de passagers en vol d’ici 2025. L’Association du transport aérien international (IATA) a établi un objectif voulant que d’ici 2025, un milliard de passagers voyagent sur des vols propulsés par un mélange de carburéacteur et de carburant d’aviation durable. Cette aspiration a été exprimée à l’occasion du dixième anniversaire du premier vol propulsé par un mélange de carburant d’aviation durable (SAF) et de carburéacteur conventionnel.

Le 24 février 2008, un Boeing B747 de Virgin Atlantic a effectué un vol de Londres à Amsterdam avec du carburant d’aviation durable alimentant un de ses moteurs. Ce vol a démontré la viabilité des biocarburants « drop-in », qui peuvent être mélangés au carburéacteur traditionnel en utilisant les infrastructures aéroportuaires existantes. Les émissions de carbone d’un vol propulsé entièrement par du carburant durable pourraient être réduites de 80 %.

L’élan vers des carburants d’aviation durables est maintenant irrépressible. À partir d’un seul vol en 2008, nous avons atteint le seuil des 100’000 vols en 2017, et nous devrions porter ce nombre à un million en 2020. Mais ce n’est qu’une goutte dans l’océan, en regard de ce que nous voulons réaliser. Nous voulons que d’ici 2025, un milliard de passagers aient voyagé sur des vols propulsés par des mélanges de SAF. Cela ne sera pas facile. Il faudra que les gouvernements mettent en place des mesures pour encourager la production de ces carburants et faire en sorte qu’elle soit aussi avantageuse que la production des biocarburants pour automobiles », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

L’incitation à augmenter le chargement de SAF découle de l’engagement de l’industrie envers l’atteinte d’une croissance neutre en carbone d’ici 2020 et la réduction de moitié des émissions de carbone d’ici 2050, par rapport au niveau de 2005. Plusieurs compagnies aériennes, dont Cathay Pacific, FedEx Express, JetBlue, Lufthansa, Qantas et United, ont fait d’importants investissements en faisant l’achat à terme de 1,5 milliard de gallons de SAF. Les aéroports d’Oslo, Stockholm, Brisbane et Los Angeles mélangent déjà des SAF au carburant ordinaire. Compte tenu de cette trajectoire ascendante, on prévoit que d’ici 2025, un demi-milliard de passagers auront emprunté des vols propulsés par un mélange SAF. Mais si les gouvernements mettent en place des politiques efficientes et aident l’industrie des carburants durables à accroître sa production, il est possible qu’un milliard de passagers fassent l’expérience d’un vol SAF d’ici 2025. Les étapes à franchir pour y arriver sont les suivantes :

Faire en sorte que les SAF puissent concurrencer les biocarburants pour automobiles en mettant en place des mesures incitatives équivalentes ou majorées.

Accorder des garanties de prêt et des subventions aux usines de production.

Soutenir les usines de démonstration et les activités de recherche et de développement au sein de la chaîne d’approvisionnement.

Mettre en place des politiques harmonisées sur le transport et l’énergie, coordonnées avec les ministères responsables de l’agriculture et de la défense.

Reconnaissant que certaines sources de biocarburants pour le transport terrestre ont été critiquées pour leurs incidences environnementales, M. de Juniac a fortement insisté sur la détermination de l’industrie à utiliser uniquement des sources véritablement durables pour ses combustibles alternatifs.

« L’industrie aérienne est transparente, unie et catégorique : jamais nous n’utiliserons un carburant durable qui compromet l’équilibre écologique de la planète ou épuise ses ressources naturelles », promet-il.(source IATA)

Photo : L’un des nombreux exemples de vol au biofuel, ici un A320 Air France@ Air France

 

30/12/2017

Le biokérosène diminue les traînées !

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Les biocarburants pour l’aviation offrent plus qu'une alternative aux hydrocarbures, ils réduisent également les émissions de particules des moteurs à réaction de 70%. Cette constatation a été faite par une équipe de chercheur dirigé par la NASA.

En collaboration avec le Centre aérospatial allemand (DLR) et le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), la NASA a analysé les données sur les effets des carburants de remplacement sur plusieurs phénomènes, y compris la formation de traînées. Le fameux « Contrails » et les nuages ​​de type cirrus qu'ils aident à créer, sont considérés comme un facteur influençant l'environnement. L'un des principaux moteurs de la formation de traînées de condensation est les émissions de suie.

Les essais ont été effectués à l’aide de trois avions derrière un banc d'essai de type DC-8 de la NASA, brûlant un mélange 50/50 de carburant aviation et une alternative faite à partir d'huile végétale de caméline. Les avions de collecte de données, un Dassault Falcon 20, un Canadair CT-133 et Dassault Falcon 20G de la NASA ont analysé les échantillonnant des particules de glace et surveillé la formation de traînées formées par le DC-8.

Parmi les résultats: les biocarburants émettent moins de suie, ce qui entraîne une réduction de 50 à 70% des émissions de particules. De plus, les particules rejetées par les réacteurs combinées à l’air compressé produisent 40% de traînée en moins qu’avec un kérosène fossile.

«C'était la première fois que nous quantifions la quantité de particules de suie émises par les moteurs à réaction tout en brûlant un mélange 50/50 de biocarburant en vol», a déclaré Rich Moore, scientifique adjoint du projet au sein de la NASA et auteur principal d'un rapport sur les essais publiés dans la revue Nature.

 

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Photo : Traînées produite à l’arrière d’un B747@ JPC Van Heijst

04/04/2017

Le Gripen vole avec 100% de biocarburant !

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C’est une grande première mondiale qui vient d’être réalisé par l’avionneur suédois et le motoriste américain General-Electric. Pour la première fois un avion de combat a réussi plusieurs vols avec 100% de biocarburant dans ses réservoirs.

De 50 à 100% :

Les vols avec du biocarburant tant civils que militaires ne datent » pas d’hier, mais jusqu’ici les appareils testés n’emportaient qu’un maximum de 50% de biocarburant mélangé avec du kérosène d’origine fossile. L’US Air Force a été la première à lancer une série de tests en vol avec un A-10 « Thunderbolt II », dont les moteurs étaient alimentés à 50/50 par un mélange de kérosène JP-8 et cameline. Ce premier vol d’une durée de 90 minutes a eu lieu depuis la base d’Eglin en Floride. De son côté, l’US Navy n’est pas en reste avec le programme «Green Hornet», et à fait voler avec le même mélange un F/A-18F « Super Hornet » en avril 2010.

Une volonté politque suédoise :

Ces vols à 100% verts d’un avion de combat Saab JAS-39D Gripen démontrent le fruit d’une volonté politique associée à une détermination de l’avionneur suédois. En parallèle, cette stratégie vise à soutenir et à développer les conditions pour la technologie environnementale. La stratégie suédoise inclut le support pour l'innovation et la promotion des exportations. L'ambition du gouvernement est de créer les conditions pour le développement du secteur de la technologie suédoise en matière d’environnement et de contribuer ainsi à un meilleur environnement en Suède et dans le monde. Car, pour la Suède, il devient également possible de partager se savoir faire avec les futurs acquéreurs potentiels des avions de la famille Gripen. D’un point de vue stratégique il s’agit également de diminuer la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles notamment en cas de crise pétrolière.

Ces vols avec 100% de biocarburant démontrent aujourd’hui que les ingénieurs ont acquis suffisamment connaissance pour l'utilisation future de carburant de remplacement. Ces vols prouvent également que la famille d’avion « Gripen » est « sûr » avec ce nouveau carburant. Les vols avec un Gripen D biplace ont été réalisés depuis les installations de Saab à Linköping. En terme fonctionnement moteur, l'équipe de test n’a noté aucune différence entre le biocarburant et le kérosène ordinaire, ce qui signifie que le biocarburant peut être utilisé comme une alternative parfaitement satisfaisante au carburant ordinaire dans Gripen. Le carburant testé CHCJ-5 est constitué d'huile de colza. Par ailleurs, ce biocarburant satisfait aux mêmes exigences de combustion que le carburant fossile.

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Photos : Le JAS-39D Gripen utilisé lors des vols avec biocarburant @ Saab

 

25/02/2014

Nouvelle découverte pour le biokérosène !

 

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ABOU DHABI, Émirats arabes unis, Boeing et ses partenaires dans le domaine de la recherche aux Émirats arabes unis (EAU) annoncent avoir fait une nouvelle percée dans le développement des biocarburants durables destinés à l’aviation.

 

 

Une équipe qui regroupe Boeing, la compagnie aérienne Etihad Airways et Honeywell UOP, le consortium SRBC (Sustainable Bioenergy Research Consortium) travaille sur l’étude des plantes du désert, ils ont constaté que certaines de ces plantes alimentées à l’eau de mer peuvent produire du biocarburant avec une efficacité supérieure à d’autres matières premières bien connues.

 

Rattaché à l’Institut Masdar des sciences et technologies d’Abou Dhabi, le Sustainable Bioenergy Research Consortium (SBRC) testera ces découvertes dans le cadre d’un projet qui pourrait aboutir à la production de plantes pour biocarburants dans des pays arides, tels que les Émirats arabes unis.

 

Les graines des plantes halophytes contiennent de l’huile qui est adaptée à la production de biocarburants. Les recherches du consortium SBRC montrent que ces arbustes peuvent être entièrement transformés en biocarburant avec un rendement supérieur à nombre d’autres matières premières.

 

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Dans le courant de l’année, les scientifiques du SBRC vont créer un écosystème expérimental en semant deux champs de plantes halophytes dans le sol sablonneux d’Abou Dhabi. De l’eau de mer usée provenant d’une ferme marine où sont élevés des poissons et des crevettes sera utilisée pour nourrir les plantes halophytes qui, en poussant, nettoient l’eau. Celle-ci sera ensuite déversée dans un champ de mangroves avant d’être rejetée dans l’océan. Les deux récoltes seront ensuite converties en biocarburants aéronautiques sur la base des résultats de recherches du SBRC.

Financé par Boeing, la compagnie aérienne Etihad Airways et Honeywell UOP, le consortium SRBC est dédié au développement et à la commercialisation de biocarburants aéronautiques durables, dont la production de dioxyde de carbone (CO2) est de 50 à 80 % inférieure à celle des combustibles fossiles sur l’ensemble de leur cycle de vie.

Essais en vol :

 Le 18 janvier, un Boeing B777-300ER de la compagnie Etihad Airways a effectué un vol de démonstration grâce, en partie, à du biocarburant aéronautique durable produit aux Émirats arabes unis. Le 19 janvier, Boeing, Etihad Airways, l’Institut Masdar et d’autres partenaires ont lancé l’initiative BIOjet Abu Dhabi: Flight Path to Sustainability, qui vise à soutenir la recherche dans le domaine des biocarburants, la production de matières premières et les moyens de raffinage.

 

Photos : 1 B777 avec biokérosène @ T.Marder

13/04/2011

Le biokérosène se profile comme une bonne solution !

 

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Depuis près de 3 ans de nombreux vols tests  au biokérosène à base de Jatropha ou de Cameline ont eu lieu (voir liens) avec succès, mais il manquait encore du recul ainsi que des études permettant de réunir les différentes expériences.

Collecte de données :

Business Matchmaking, Inc. a rassemblé les résultats de plusieurs tests effectués auprès des lignes aériennes sur du pétrole produit à partir de la plante Jatropha, comme substitut possible du kérosène et dont les résultats sont très prometteurs. Cette société sans but lucratif se spécialise dans les mises en relations des différents acteurs du secteur.

De nombreuses compagnies aériennes ont collaborés avec les grands constructeurs que sont Airbus et Boeing afin de tester en vol du carburant issus de plantes ressemblant au Jatropha ou de Cameline, qui poussent sur des terrains habituellement non utilisables pour l'agriculture.

Un rapport complet daté du 31 mars 2011 par la Faculté des études environnementales de l’Université de Yale et financé par Boeing, a conclu que  le Jatropha peut représenter des avantages environnementaux et socio-économiques. Cette étude est basée sur des critères de durabilité développés lors de la table ronde sur les carburants durables évalués sous des conditions agricoles réelles.

Les objectifs :

L'Organisation de l'aviation civile internationale des Nations Unies a établi un objectif de réduction des émissions de gaz carbonique produites par l'aviation en utilisant des carburants renouvelables. L'étude de Yale projette une réduction des gaz à effet de serre s'élevant à 60% si un carburant produit de Jatropha est utilisé au lieu d'un carburant produit de pétrole.

 

 

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Le biokérosène (SPK) une solution viable ?

Mission NewEnergy, Limited, le plus grand producteur de Jatropha à l'hectare planté, emploie actuellement plus de 140 000 fermiers en Inde, auparavant pauvres et qui gagnent désormais leur vie en cultivant le Jatropha, sans le risque de compromettre l'offre ou le taux alimentaire. La société distribue actuellement ses produits en Europe et est dans le processus de lancer ses opérations aux États-Unis.

Les SPK ou Synthetic Paraffinic Kerosene sont fabriqués à partir d’huiles végétales issues du Jatropha ou de la Cameline et même parfois d’algues. Les différents tests en vol qui ont eu lieu depuis près de trois ans avec les différents acteurs et notamment les motoristes comme CFM International, General Electric. Pratt & Whitney et Rolls-Royce avec de nombreuses compagnies telles que : Air New Zealnd, Virgin Atlantic, Japan Airlines, Lufhansa et Continental Airlines ont tous été des succès d’intégration de biocarburant.

Le secteur civil mais aussi militaire :

En plus de  l'aviation civile, des études sont effectuées à l'heure actuelle dans le milieu militaire en ce qui concerne le pétrole produit à partir de Jatropha.  Pour mémoire je vous rappelle les premiers tests effectués au printemps 2010, un A-10 Warthog de l’USAF a effectué un vol d’essai depuis la base d’Eglin, en Floride, avec des moteurs alimentés par un mélange de kérosène JP-8 et d’un biocarburant (Hydotreated Renewable Jet, HRJ) à base de cameline, une plante avec laquelle l’on fabrique habituellement de l’huile végétale. Des tests similaires devaient être conduits avec d’autres appareils. Puis se fût l’US Navy avec son « Green Hornet » soit un F/A-18F Super Hornet qui a décollé du centre de Patuxent River pour un vol d’une durée de45 minutes avec à son bord du carburant alternatif.

Depuis, l’US Air Force a certifié, en février dernier, le C-17 Glomaster III a volé en emportant ce type de mélange. Et le 18 mars, sous l’égide du 411th Flight Test Squadron, un F-22 Raptor a effectué un vol supersonique avec de la cameline dans ses réservoirs. Il s’agissait, au cours de cette campagne d’essais, d’évaluer le comportement de l’appareil ainsi que ses performances à différentes vitesses et altitudes.

Le F-22 Raptor a ainsi atteint la vitesse de Mach 1,5 à 40.000 pieds d’altitude et effectué plusieurs manoeuvres. En donnant apparemment satisfaction. D’ici 2012, tous les appareils de l’US Air Force devront être en mesure de voler avec des biocarburants, dont l’usage sera généralisé en 2016.

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Les trois axes :

Pour permettre au secteur aérien d'être encore moins polluant, trois axes sont clairement identifiés : L'arrivée du biocarburant comme nous venons de la voir, mais malheureusement celui-ci devra être encore associés à du kérosène d'origine fossile. Les nouvelles technologies permettent à l'aviation d'être plus efficient en matière de consommation et de bruit, la génération actuel d'avions civils permet des économies de l'ordre de 25% par rapport aux modèles des années 80. Mais la nouvelle génération d'avions que représente les B787 et A350 couplé aux nouveaux moteurs permettra à elle seule de gagner encore 25% d'économie en une seule génération, sans oublier l'aviation militaire avec les moteurs dotés de "SuperCruise" permettant décollage et vol supersonique sans postcombustion ! Troisième et dernier axe, concerne les nouvelles approches de type SESAR, soit l'amélioration de la gestion du trafic aérien (ATM) qui apportera une réduction des émissions de CO2 de l’ordre de 10% en généralisant l'emploi des moyens modernes de navigation satellitaires pour mettre en œuvre des procédures de décollage et d'approche des aéroports plus précises, moins bruyantes et plus économes en carburant. Cette méthode consiste, lors de la phase de décollage, à faire voler l'avion à sa vitesse de croisière en permanence, à l'optimum de son aérodynamique et de ses moteurs. La réduction de consommation et donc d'émission envisageable, peut atteindre 5%.

  • Descente continue
    Une descente continue sans aucun palier, du début de descente à l'atterrissage, améliore la performance écologique et surtout réduit les nuisances sonores perçues par les riverains.
  • Procédures spécifiques d'approche
    L'aviation d'affaires est pionnière dans le développement d'approches spécifiques qui réduisent les nuisances sonores perçues par les riverains grâce aux performances de ses avions, notamment leur capacité d'approches à forte pente.

Biokérosène, nouvelles technologies et nouvelles procédures feront économiser énormément de carburants et limiteront les rejets de CO2.

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Tous les liens sur les articles concernant les biocarburants pour avion :

http://psk.blog.24heures.ch/tag/biokérosène

http://psk.blog.24heures.ch/tag/aviation+commerciale+et+écologie

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/03/25/bio-kérosène-l-aventure-continue.html

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/04/28/premiers-v...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/21/la-situati...

 


Photos : 1 B777 British Airways @ Rui Miguel Rodrigues 2 B737-800 Continental @Continental 3 Premier vol du «Green Hornet» @US Navy 4 F-22, c’est un appareil similaire qui a voler avec du jatropha@ US Air Forces