25/02/2014

Nouvelle découverte pour le biokérosène !

 

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ABOU DHABI, Émirats arabes unis, Boeing et ses partenaires dans le domaine de la recherche aux Émirats arabes unis (EAU) annoncent avoir fait une nouvelle percée dans le développement des biocarburants durables destinés à l’aviation.

 

 

Une équipe qui regroupe Boeing, la compagnie aérienne Etihad Airways et Honeywell UOP, le consortium SRBC (Sustainable Bioenergy Research Consortium) travaille sur l’étude des plantes du désert, ils ont constaté que certaines de ces plantes alimentées à l’eau de mer peuvent produire du biocarburant avec une efficacité supérieure à d’autres matières premières bien connues.

 

Rattaché à l’Institut Masdar des sciences et technologies d’Abou Dhabi, le Sustainable Bioenergy Research Consortium (SBRC) testera ces découvertes dans le cadre d’un projet qui pourrait aboutir à la production de plantes pour biocarburants dans des pays arides, tels que les Émirats arabes unis.

 

Les graines des plantes halophytes contiennent de l’huile qui est adaptée à la production de biocarburants. Les recherches du consortium SBRC montrent que ces arbustes peuvent être entièrement transformés en biocarburant avec un rendement supérieur à nombre d’autres matières premières.

 

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Dans le courant de l’année, les scientifiques du SBRC vont créer un écosystème expérimental en semant deux champs de plantes halophytes dans le sol sablonneux d’Abou Dhabi. De l’eau de mer usée provenant d’une ferme marine où sont élevés des poissons et des crevettes sera utilisée pour nourrir les plantes halophytes qui, en poussant, nettoient l’eau. Celle-ci sera ensuite déversée dans un champ de mangroves avant d’être rejetée dans l’océan. Les deux récoltes seront ensuite converties en biocarburants aéronautiques sur la base des résultats de recherches du SBRC.

Financé par Boeing, la compagnie aérienne Etihad Airways et Honeywell UOP, le consortium SRBC est dédié au développement et à la commercialisation de biocarburants aéronautiques durables, dont la production de dioxyde de carbone (CO2) est de 50 à 80 % inférieure à celle des combustibles fossiles sur l’ensemble de leur cycle de vie.

Essais en vol :

 Le 18 janvier, un Boeing B777-300ER de la compagnie Etihad Airways a effectué un vol de démonstration grâce, en partie, à du biocarburant aéronautique durable produit aux Émirats arabes unis. Le 19 janvier, Boeing, Etihad Airways, l’Institut Masdar et d’autres partenaires ont lancé l’initiative BIOjet Abu Dhabi: Flight Path to Sustainability, qui vise à soutenir la recherche dans le domaine des biocarburants, la production de matières premières et les moyens de raffinage.

 

Photos : 1 B777 avec biokérosène @ T.Marder

13/04/2011

Le biokérosène se profile comme une bonne solution !

 

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Depuis près de 3 ans de nombreux vols tests  au biokérosène à base de Jatropha ou de Cameline ont eu lieu (voir liens) avec succès, mais il manquait encore du recul ainsi que des études permettant de réunir les différentes expériences.

Collecte de données :

Business Matchmaking, Inc. a rassemblé les résultats de plusieurs tests effectués auprès des lignes aériennes sur du pétrole produit à partir de la plante Jatropha, comme substitut possible du kérosène et dont les résultats sont très prometteurs. Cette société sans but lucratif se spécialise dans les mises en relations des différents acteurs du secteur.

De nombreuses compagnies aériennes ont collaborés avec les grands constructeurs que sont Airbus et Boeing afin de tester en vol du carburant issus de plantes ressemblant au Jatropha ou de Cameline, qui poussent sur des terrains habituellement non utilisables pour l'agriculture.

Un rapport complet daté du 31 mars 2011 par la Faculté des études environnementales de l’Université de Yale et financé par Boeing, a conclu que  le Jatropha peut représenter des avantages environnementaux et socio-économiques. Cette étude est basée sur des critères de durabilité développés lors de la table ronde sur les carburants durables évalués sous des conditions agricoles réelles.

Les objectifs :

L'Organisation de l'aviation civile internationale des Nations Unies a établi un objectif de réduction des émissions de gaz carbonique produites par l'aviation en utilisant des carburants renouvelables. L'étude de Yale projette une réduction des gaz à effet de serre s'élevant à 60% si un carburant produit de Jatropha est utilisé au lieu d'un carburant produit de pétrole.

 

 

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Le biokérosène (SPK) une solution viable ?

Mission NewEnergy, Limited, le plus grand producteur de Jatropha à l'hectare planté, emploie actuellement plus de 140 000 fermiers en Inde, auparavant pauvres et qui gagnent désormais leur vie en cultivant le Jatropha, sans le risque de compromettre l'offre ou le taux alimentaire. La société distribue actuellement ses produits en Europe et est dans le processus de lancer ses opérations aux États-Unis.

Les SPK ou Synthetic Paraffinic Kerosene sont fabriqués à partir d’huiles végétales issues du Jatropha ou de la Cameline et même parfois d’algues. Les différents tests en vol qui ont eu lieu depuis près de trois ans avec les différents acteurs et notamment les motoristes comme CFM International, General Electric. Pratt & Whitney et Rolls-Royce avec de nombreuses compagnies telles que : Air New Zealnd, Virgin Atlantic, Japan Airlines, Lufhansa et Continental Airlines ont tous été des succès d’intégration de biocarburant.

Le secteur civil mais aussi militaire :

En plus de  l'aviation civile, des études sont effectuées à l'heure actuelle dans le milieu militaire en ce qui concerne le pétrole produit à partir de Jatropha.  Pour mémoire je vous rappelle les premiers tests effectués au printemps 2010, un A-10 Warthog de l’USAF a effectué un vol d’essai depuis la base d’Eglin, en Floride, avec des moteurs alimentés par un mélange de kérosène JP-8 et d’un biocarburant (Hydotreated Renewable Jet, HRJ) à base de cameline, une plante avec laquelle l’on fabrique habituellement de l’huile végétale. Des tests similaires devaient être conduits avec d’autres appareils. Puis se fût l’US Navy avec son « Green Hornet » soit un F/A-18F Super Hornet qui a décollé du centre de Patuxent River pour un vol d’une durée de45 minutes avec à son bord du carburant alternatif.

Depuis, l’US Air Force a certifié, en février dernier, le C-17 Glomaster III a volé en emportant ce type de mélange. Et le 18 mars, sous l’égide du 411th Flight Test Squadron, un F-22 Raptor a effectué un vol supersonique avec de la cameline dans ses réservoirs. Il s’agissait, au cours de cette campagne d’essais, d’évaluer le comportement de l’appareil ainsi que ses performances à différentes vitesses et altitudes.

Le F-22 Raptor a ainsi atteint la vitesse de Mach 1,5 à 40.000 pieds d’altitude et effectué plusieurs manoeuvres. En donnant apparemment satisfaction. D’ici 2012, tous les appareils de l’US Air Force devront être en mesure de voler avec des biocarburants, dont l’usage sera généralisé en 2016.

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Les trois axes :

Pour permettre au secteur aérien d'être encore moins polluant, trois axes sont clairement identifiés : L'arrivée du biocarburant comme nous venons de la voir, mais malheureusement celui-ci devra être encore associés à du kérosène d'origine fossile. Les nouvelles technologies permettent à l'aviation d'être plus efficient en matière de consommation et de bruit, la génération actuel d'avions civils permet des économies de l'ordre de 25% par rapport aux modèles des années 80. Mais la nouvelle génération d'avions que représente les B787 et A350 couplé aux nouveaux moteurs permettra à elle seule de gagner encore 25% d'économie en une seule génération, sans oublier l'aviation militaire avec les moteurs dotés de "SuperCruise" permettant décollage et vol supersonique sans postcombustion ! Troisième et dernier axe, concerne les nouvelles approches de type SESAR, soit l'amélioration de la gestion du trafic aérien (ATM) qui apportera une réduction des émissions de CO2 de l’ordre de 10% en généralisant l'emploi des moyens modernes de navigation satellitaires pour mettre en œuvre des procédures de décollage et d'approche des aéroports plus précises, moins bruyantes et plus économes en carburant. Cette méthode consiste, lors de la phase de décollage, à faire voler l'avion à sa vitesse de croisière en permanence, à l'optimum de son aérodynamique et de ses moteurs. La réduction de consommation et donc d'émission envisageable, peut atteindre 5%.

  • Descente continue
    Une descente continue sans aucun palier, du début de descente à l'atterrissage, améliore la performance écologique et surtout réduit les nuisances sonores perçues par les riverains.
  • Procédures spécifiques d'approche
    L'aviation d'affaires est pionnière dans le développement d'approches spécifiques qui réduisent les nuisances sonores perçues par les riverains grâce aux performances de ses avions, notamment leur capacité d'approches à forte pente.

Biokérosène, nouvelles technologies et nouvelles procédures feront économiser énormément de carburants et limiteront les rejets de CO2.

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Tous les liens sur les articles concernant les biocarburants pour avion :

http://psk.blog.24heures.ch/tag/biokérosène

http://psk.blog.24heures.ch/tag/aviation+commerciale+et+écologie

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/03/25/bio-kérosène-l-aventure-continue.html

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/04/28/premiers-v...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/21/la-situati...

 


Photos : 1 B777 British Airways @ Rui Miguel Rodrigues 2 B737-800 Continental @Continental 3 Premier vol du «Green Hornet» @US Navy 4 F-22, c’est un appareil similaire qui a voler avec du jatropha@ US Air Forces


 

25/02/2010

British Airways investit dans le biocarburant

 

 

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British Airways, en partenariat avec Solena Group, annonce la construction de la première usine de production de biocarburant issu de déchets ménagers et industriels. Dès 2014, la compagnie envisage de faire voler une partie de sa flotte avec ce carburant à faible émission de dioxyde de carbone.

L’objectif est de transformer annuellement 500 000 tonnes de déchets en 73 millions de litres de carburant vert, dont les émissions de carbone sont 95% inférieures à celles du kérosène classique. 73 millions de litres de biocarburant correspondent au double des besoins de British Airways sur l’aéroport de London City ou encore à 2% des besoins de carburant pour la compagnie à l’aéroport de Londres-Heathrow.

British Airways s’est engagée à acheter la totalité du carburant produit par le nouveau site de production dés 2014. Ce projet fait partie intégrante des efforts que la compagnie tient à faire dans le but de réduire de 25% ses émissions de dioxyde de carbone d’ici 2025 et de 50% d’ici 2050. Soucieuse des questions environnementales, British Airways est la seule compagnie à participer à un programme d’échanges d’émissions de carbone. Elle est également la première compagnie à avoir proposé à ses clients de compenser les émissions produites lors de leurs vols dès 2005.

Un nouveau carburant vert issu de déchets ménagers et industriels

Le nouveau carburant vert sera obtenu par traitement des déchets dans un gazéificateur (breveté) à haute température, qui produit du BioSynGaz. Ce processus connu sous le nom de Fischer Tropsch convertit le gaz en biocarburant afin de produire du biocarburant pour l’aviation et du bionaphte. Ce dernier est utilisé comme fluidifiant du pétrole et comme matière première dans l'industrie pétrochimique.

Photo : B777 British Airways @ Rui Miguel Rodrigues