01/10/2019

B737 MAX, avancée positive, mais pas de retour immédiat !

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Boeing ne pourra pas faire revoler on B737 MAX dans les semaines avenir et probablement pas avant la fin de l’année. Par ailleurs, la FAA confirme les autres régulateurs, notamment les Européens et les Canadiens, ne suivraient pas immédiatement un éventuel feu vert au retour des vols. De fait, cela implique qu’un prochain retour dans le ciel du B737 MAX se fera par étape, selon les pays. Un tel retour devrait donc s’échelonner durant l’année 2020, si tout va bien.

Une avancée positive :

La FAA continue à suivre le processus minutieux et non un calendrier imposé, pour remettre en service l'appareil», a déclaré Steve Dickson, le nouveau patron de l'agence fédérale de l'aviation civile (FAA). Des essais ont eu lieu en simulateurs et semblent positifs. En effet, des pilotes américains qui ont testé le nouveau logiciel du B737 MAX de contrôle de vol ont donné des avis positifs et certains transporteurs commencent à finaliser des plans par étape en direction d’un retour en service du « MAX ». La question est de savoir, si Boeing pourra obtenir l'approbation de la FAA par la fin de l’année.

Dennis Muilenburg, le PDG de Boeing, confirme de son côté que l’avionneur communique régulièrement aux régulateurs mondiaux les avancées sur le nouveau logiciel et les résultats des essais.  Ces derniers mois, l’Agence de l'aviation civile européenne (AESA) avait jugé non satisfaisante la solution de Boeing en ce qui concerne la défaillance éventuelle des sondes d'incidence («Angle of attack»- AOA) transmettant les informations au MCAS. Transport Canada exige de son côté une formation des pilotes sur simulateur avant toute autorisation de vol.

Une chose est aujourd’hui certaine, le travail compartimenté des différentes agences de régulation devrait permettre un retour sécuritaire du B737 MAX et éviter une nouvelle « complaisance » comme ce fût le cas lors de l’entrée en service.

Photo : B737MAX@ Boeing

02/08/2019

B737MAX de nouvelles améliorations, mais seront-elles suffisantes ?

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L’avionneur américain Boeing envisage de modifier l'architecture du système de contrôle de vol du B737 MAX pour remédier à une faille découverte après un test en juin dernier. Cette décision fait suite à la découverte d’un second problème en juin lors d’un test sur simulateur de la Federal Aviation Administration (FAA).

Pour les ingénieurs de Boeing, il s’agit maintenant de modifier l’architecture de contrôle en y ajoutant une double sécurité qui consiste à utiliser et à recevoir les données des deux ordinateurs de contrôle de vol plutôt qu’un seul. Cela s'ajoute aux modifications annoncées précédemment pour prendre en compte les données des deux capteurs d'angle d'attaque dans le système anti-décrochage MCAS.

Rappel :

La FAA a déclaré en juin qu’elle avait identifié un nouveau risque qu’il faudrait régler avant que l’appareil ne soit plus au sol. En effet, dans un scénario où une défaillance spécifique dans un microprocesseur provoquait un mouvement intempestif de la queue horizontale de l'avion, les pilotes ont mis trop de temps à identifier une perte de contrôle connue due à un déroulement du trim intempestif a déclaré un responsable de Boeing.

Boeing espère toujours terminer la refonte du logiciel d'ici la fin du mois de septembre et le soumettre à l'approbation de la FAA. Le mois dernier, le directeur général de Boeing, Dennis Muilenburg, a déclaré aux analystes qu'il était confiant que le B737 MAX serait de nouveau opérationnel dès le mois d'octobre, après un vol de certification dans "le mois de septembre".

Et le Design de l’avion ? 

Certes, apporter une modification du logiciel du MCAS ainsi que l’utilisation de deux ordinateurs à l’avenir pour obtenir des données croisées sont en soi une manière de répondre aux problèmes du B737 MAX. Cependant, il reste une question ouverte : ne faudrait-il pas également revoir le Design de l’avion ? En effet, ces modifications électroniques doivent venir compenser une instabilité créée volontairement sur le « MAX ». Souvenez-vous, lors de la conception du modèle « MAX » l’avionneur  Boeing se devait de résoudre deux problèmes fondamentaux pour rendre l’avion intéressant : réduire sa consommation de kérosène et le rendre moins bruyant également.  Pour assurer une véritable avancée, il a fallu aux ingénieurs de Boeing de revoir la motorisation. Pour ce faire il a été décidé d’installer un moteur beaucoup plus gros et plus économe en carburant. Mais le nouveau moteur devait avoir une garde suffisante avec le sol, hors sans changer le positionnement de celui-ci, la taille de la soufflante se trouvait trop proche du sol. Pour corriger le tir, le moteur a été  déplacé vers l’avant et plus haut. Il a fallu également avancer le train avant du train d'atterrissage de 8 pouces. Ces deux modifications permirent à Boeing d’améliorer de 14% la consommation de carburant du nouvel avion de ligne. Mais en créant de fait une instabilité !

Alors, ne devrait-on pas aussi en profiter pour plancher également sur une amélioration structurelle de l’avion en plus des patchs électroniques ? La question est ouverte, car rien ne dit que l’avion pourra effectivement revoler en octobre prochain.

Photo : Chaine de montage B737MAX @ Boeing

19/07/2019

L’immobilisation du B737MAX coûte cher à Boeing !

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Boeing a annoncé prendre en compte l'impact sur ses résultats de la mise à terre du B737MAX en publiant ses résultats du deuxième trimestre 2019 le 24 juillet prochain.

L’interdiction de vol du B737MAX commence à peser lourd pour l’avionneur américain. Boeing devrait ainsi enregistrer une charge après impôts de 4,9 milliards de dollars1 (8,74 $ par action) liée à une estimation des concessions potentielles et aux autres éléments à prendre en compte par les clients pour les perturbations liées à la mise à la terre du B737 MAX et aux retards de livraison correspondants. Cette charge entraînera une réduction de 5,6 milliards de dollars des revenus et du bénéfice avant impôts au cours du trimestre.

La totalité du montant estimé sera comptabilisée à titre de charge au deuxième trimestre, mais la société s’attend à ce que des concessions éventuelles ou d’autres considérations soient fournies sur plusieurs années et revêtent diverses formes de valeur économique.

De plus, les coûts estimés par Boeing pour produire l'avion dans la quantité comptable ont augmenté de 1,7 milliard de dollars au deuxième trimestre, principalement en raison de coûts plus élevés associés à une réduction plus longue que prévu du taux de production. L'augmentation des coûts du programme B737MAX réduira la marge du programme « 737 » au deuxième trimestre et au cours des prochains trimestres.

Boeing continue de travailler avec les autorités de l'aviation civile pour assurer la remise en service du B737 MAX en toute sécurité. Ces autorités détermineront le moment de la remise en service. Aux fins des résultats financiers du deuxième trimestre, la société a supposé que l'approbation réglementaire de la remise en service de B737 MAX aux États-Unis et dans d'autres juridictions commençait au début du quatrième trimestre de 2019. Cette hypothèse reflète la meilleure estimation « possible » de la société à l’heure actuelle, mais le moment de la remise en service pourrait différer de cette estimation. Les résultats financiers du deuxième trimestre supposeront en outre une augmentation progressive du taux de production du B737, passant de 42 par mois à 57 par mois en 2020, et que les avions produits lors de l’échouement et inclus dans les stocks seront livrés sur plusieurs trimestres après la remise en service. Toute modification de ces hypothèses pourrait avoir un impact financier supplémentaire.

Photo : B737MAX@Boeing

27/06/2019

Le B737 MAX pas encore prêt pour reprendre les airs !

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L'agence fédérale de l'aviation américaine (FAA) a indiqué ce mercredi avoir décelé une nouvelle faille "potentielle", sans la préciser, sur le B737 MAX. Le régulateur demande à Boeing de réparer cette faille, qui est de nature à retarder l'essai en vol du B737 MAX modifié. En effet, un vol test est nécessaire pour obtenir une nouvelle certification de l’avion.

Les faits, lors des tests sur simulateur la semaine dernière, des pilotes de la FAA ont eu du mal à reprendre le contrôle de l'avion après avoir activé le système anti-décrochage MCAS, mis en cause dans l'accident de Lion Air en Indonésie en 2018 et celui d'Ethiopian Airlines en mars en Ethiopie. Lors de l’essai en simulateur, les pilotes ont découvert que le traitement des données par un ordinateur de vol de l’avion  pouvait faire plonger l'avion. Bien que ce problème n’ait pas trait au système d’augmentation des caractéristiques de manœuvre, il pourrait produire un plongeon impromptu.

Selon le porte-parole de l’avionneur américain Boeing, Gordon Johndroe, a déclaré que la société souscrivait aux conclusions de la FAA et abordait le problème, ainsi qu’une refonte plus large des logiciels en cours depuis huit mois. "Le fait de remédier à cette situation réduira la charge de travail du pilote" en facilitant la réaction à un mouvement de stabilisateur non commandé, a déclaré Johndroe.

Rappel : 

Le moteur sur le stabilisateur ajuste les mouvements ascendants et descendants soit le « trim » selon la commande du pilote, mais également via le système MCAS. L’examen des causes des défaillances de compensation a été au cœur des examens de la sécurité de l’avion, car c’était au cœur des accidents.

IATA confirme ses exigences :

L’Association du transport aérien international (IATA) a exhorté les autorités de réglementation de la sécurité de l’aviation nationale à continuer de s’aligner sur les exigences techniques de validation et les délais pour la remise en service en toute sécurité du B737 MAX. L'annonce a été faite à l'issue du deuxième sommet pour le Boeing B737 MAX organisé par l'IATA.

«Les tragédies du Boeing 737 MAX pèsent lourdement sur un secteur qui fait de la sécurité sa priorité absolue. Nous faisons confiance à la Federal Aviation Administration, dans son rôle d’organisme de certification, pour assurer la remise en service de l’aéronef en toute sécurité. Et nous respectons le devoir des régulateurs du monde entier de prendre des décisions indépendantes sur les recommandations de la FAA », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

«Parallèlement, l’aviation est un système intégré à l’échelle mondiale qui repose sur des normes mondiales, y compris la reconnaissance mutuelle, la confiance et la réciprocité entre les organismes de réglementation de la sécurité. Cette structure harmonisée fonctionne avec succès depuis des décennies pour faire du transport aérien la forme de voyage longue distance la plus sûre que le monde ait connue. L’aviation ne peut fonctionner efficacement sans cet effort coordonné et le rétablissement de la confiance du public l’exige », a déclaré de Juniac.

L’IATA a réitéré la nécessité d’aligner les exigences en matière de formation supplémentaire des équipages de conduite du Boeing B737 MAX.

 

Photo :  @ Boeing

 

 

17/05/2019

Boeing a finalisé le correctif logiciel pour le B737 MAX !

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Boeing a annoncé la résolution du logiciel correctif destiné au B737 MAX. Selon l’avionneur, la  réparation logicielle a été testée pendant plus de 360 heures au cours de 207 vols d'essai, ainsi que des tests sur simulateur. Le correctif logiciel doit encore être approuvé par la US Federal Aviation Administration (FAA) avant de pouvoir être installé sur les avions. 

En parallèle, Boeing est actuellement entré dans une phase ou l’avionneur transmet des informations supplémentaires pour répondre aux demandes de la Federal Aviation Administration (FAA), qui incluent des détails sur la manière dont les pilotes interagissent avec les commandes et les affichages de l'avion dans différents scénarios de vol. Une fois les demandes traitées, Boeing travaillera avec la FAA pour planifier des vols d'essais en vue de la certification du logiciel corrigé.

A suivre...

Photo : B737MAX @Boeing