15/04/2018

Frappes en Syrie : les enjeux !

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Les avions de combat,  les forces navales britanniques et françaises et américaines ont lancé plus de 100 missiles de croisière guidés avec précision dans une frappe massive sur ce qui devrait être l'appareil militaire syrien en représailles à l'utilisation d'armes chimiques par Damas sur le village de Douma.

Les faits :

Des avions de la coalition dirigée par les États-Unis et des navires ont lancé des missiles de croisière sur trois sites associés au programme d'armes chimiques de la Syrie. L'attaque comprenait 105 missiles de croisière à longue portée tirés par des bombardiers Rockwell B-1B « Lancer », des Panavia Tornado GR4 britanniques, des chasseurs Dassault Rafale français et des navires en Méditerranée. Selon les premières révélations disponibles par le porte-parole du Pentagone, cette attaque a vu la première utilisation au combat de la version à portée étendue de la munition de air-sol (JASSM-ER) de Lockheed Martin, et du missile de croisière français, le Scalp MdCN de MBDA.

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 Les frappes se sont concentrées sur trois cibles pour paralyser le programme d'armes chimiques du régime syrien: le centre de recherche et de développement de Barzah dans la région de Damas utilisé pour la recherche, le développement, la production et les essais d'agents chimiques et biologiques, l'installation de stockage d'armes chimiques à Him Shinshar à l'ouest de Homs et le bunker d'armes chimiques Him Shinshar à environ 7 km du deuxième site.

Ce qui a fonctionné :

Le côté positif de cette frappe internationale vient du fait que l’ensemble des tirs ont été précis et ont touchés les objectifs prévus avec précision.

La coalition occidentale a montré sa capacité d’action et sa marge de manœuvre offensive.

La parole aux actes a été tenue.

Ce qui n’a pas fonctionné:

Etant donné que tout le monde a été prévenu, les trois sites avaient été évacués tant, du point de vue matériel qu’humain.

La coalition n’a pas fourni de preuve des armes chimiques, ce qui pose un problème de légitimité des frappes d’une part et de l’autre pose un problème en ce qui concerne le bien fondé de cette action.

Ces frappes renforcent le pouvoir syrien.

Analyse :

Le véritable but de ces frappes n'est pas l'arme chimique, mais la victoire militaire et politique de Bachar El Assad. Sur le terrain, il est aujourd'hui acquis que Bachard El Assad et ses alliés russes et iraniens ont gagné la guerre. Ces frappes n'ont eu d'objectif que de casser l'image de la victoire politique en créant le doute sur l'usage d'armes chimiques, peu importe la vérité. La coalition Occidentale espère ainsi reprendre un peu pied sur la situation en Syrie en espérant pouvoir un jour traduire le gouvernement syrien devant un tribunal international.

A contrario, le fait d’avoir détruit des bâtiments vides n’est pas une victoire en soi et pour beaucoup de commentateurs au Proche-Orient cela fait sourire. Mieux les partisans de Bachar El Assad jubilent, car le soutien au régime syrien est en augmentation. L’alliance entre les syriens, russes et iraniens en et même renforcée.

Comme l’explique très justement notre Ministre de la Défense G. Parmelin, nous ne connaissons pas les résultats de l’enquête sur l’usage ou non d’armes chimiques, pour la simple raison que l’enquête de l’OIAC n’a pas débuté. On ne s’étonnera pas que la parole des dirigeants occidentaux, soit de plus en plus mise en doute par certain.

Et pour terminer, le plus grave reste à venir. En effet, les russes n’ont pas réagi militairement et pour cause. Les systèmes russes présents sur le territoire syrien de type ELINT/SIGINT ont enregistrés les modes opératoires des frappes, les communications et les fréquences radars de guidage. De quoi, adapter les tactiques futures et des systèmes sol-air S300, S400 et S500 sans oublier l’aviation.

 

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Photos : 1Rocwell B-1B 2Rafale 3Tornado @ Reuters

10/02/2017

Des B-1B pour contrer la Chine dans le Pacifique !

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L’US Air Force vient de déployer quatre bombardiers Rockwell B-1B « Lancer » sur la base aérienne d’Andersen sur l’île de Guam dans le Pacifique. Ces appareils sont en provenance de la base aérienne de Dyess et appartiennent au 7ème Bomber Wings.

Imposer une présence :

Cette rotation doit durer environ six mois, l’US Air Force a considérablement renforcé sa présence dans la région avec des déploiements réguliers de bombardiers stratégiques en vue d’accentuer la dissuasion dans la région. Le 10 août dernier, un B-1B et un Boeing B-52H et un Northrop-Grumman B-2 ont sillonnés simultanément la région pour marquer le renouveau de la présence US.

L’US Air Force tente ainsi de faire face à l’augmentation des patrouilles des bombardiers chinois Xian H-6K sur les territoires et îlots revendiqués par Pékin en mer de Chine. Une action qui démontre non seulement le rejet chinois de la décision du CPA, mais sa détermination dans la région. Dans un communiqué, Pékin a expliqué que la Chine respectait la liberté de navigation et de survol dans la zone contestée. Par contre le pays restera intraitable en ce qui concerne ses revendications et les installations implantées sur plusieurs îles de la région.

Une zone à risques :

L'archipel des Spratleys, soit plus de 100 îlots, récifs et atolls situés à mi-chemin entre le Vietnam et les Philippines constituent l'une des zones les plus disputées en raison de son importance militaire stratégique. Les Chinois y mènent actuellement d'énormes opérations de remblaiement, transformant des récifs coralliens en ports et en infrastructures diverses. Plusieurs pays voisins ont également développé des avant-postes dans la zone, à des échelles diverses, y compris le Vietnam avec 48 avant-postes, les Philippines avec huit, la Malaisie avec cinq et Taïwan avec un. Les pays de la région redoutent une action de force de la part des chinois.

Le B-1B : 

Le premier exemplaire a été livré le 29 juin 1985 à l'US Air Force. Le B-1B n’a cessé d'évoluer pour répondre aux exigences d'un champ de bataille en évolution rapide. Capable de remplir une mission nucléaire comme un bombardier classique, il est également capable d’effectuer mission d'appui au sol classique.

Développé par la firme Rockwell à partir de 1974, le B-1B Lancer est un bombardier à long rayon d’action et utilisant des ailes à géométrie variable. C’est l’Administration dirigée par le président Reagan, qui en 1981 le développement de cet avion. Le premier B-1B est sorti d’usine en septembre 1984 et le premier avion fût livré au 96e Bomb Wing à Dyess AFB au Texas. Commandé à 100 exemplaires à l’époque, le Lancer subit plusieurs améliorations pour  l’adapter aux multiplications des menaces.

 

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Photos : 1 B1-B @ Stuart Freer 2 le B-1B Lancer @ USAF

21/04/2016

Les USA ont besoins de 175 à 200 bombardiers stratégiques !

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Selon l’US Air Force Global Strike Command (AFGSC), soit l’unité de commandement des missions nucléaires des Etats-Unis, les besoins en ce qui concerne la dotation en bombardiers stratégiques seraient de 175 à 200 appareils.

Actuellement, l’AFGSC prépare la publication d’une analyse de ses besoins en ce qui concerne la future flotte combinée de bombardiers stratégiques et conventionnels. Le groupe de travail, a par ailleurs, confirmé cette semaine que le nombre définitif de bombardier sera basé autour d'une exigence opérationnelle "minimum" portant sur 100 Northrop-Grumman B-21, soit le nouveau bombardier stratégique de l’US Air Force.

La situation aujourd’hui :

L’US Air Force compte actuellement, un total de 159 bombardiers dans son inventaire qui comprend les flottes de B-1B, B-52H et B-2A.

Le B-21, future épine dorsale :

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L’entrée en service du futur Northrop-Grumman B-21 se fera progressivement à partir de 2025, si tout va bien. Il remplacera en priorité les Boeing B-52H « Stratofortress » et les Rockwell B-1B et finalement l’actuel Northrop B-2.Mais, avant d’en arriver là, le B-21 volera avec un mélange des aéronefs actuellement en service.

Rappel :

Le programme du B-21 LRS-B prévoit de mettre au point une nouvelle génération de bombardier stratégique furtif, capable d’emporter des armes conventionnelles et nucléaires. Il doit venir compléter le nouveau dispositif de l’USAF qui comprend l’arrivée du F-35, des nouveaux ravitailleurs KC-46A et la modernisation des F-15. Le programme LRS-B a été officiellement lancé en 2012. Le projet LRS-B est considéré, comme prioritaire, pour la stratégie militaire américaine future dans le Pacifique Occidental et le Moyen-Orient. Le budget estimé pour le développement et la production du B-21 s'élève à 33,1 milliards de dollars pour la période 2015-2024. Le coût unitaire estimé est 606 millions.

La problématique des coûts :

A travers cette étude, l’US Air Force Global Strike Command prépare lentement, mais sûrement la dure réalité, que celle des coûts du futur programme de bombardier B-21. En effet, le budget actuel de l’Air Force permettra tout juste de construire 100 B-21. Hors, pour espérer pouvoir disposer de 175 à 200 nouveaux bombardiers et remplacer complètement les trois aéronefs en service, l’Air Force aura besoin de près de 80 milliards de dollars, uniquement pour ce projet. Les initiant de ce groupe de travail compte donc sur le temps pour obtenir les fonds nécessaires à l’objectif. En effet, il faudra du temps pour fabriquer B-21 en plus d'organiser et de former le personnel navigant et la maintenance. L’objectif principal est de s’assurer pour l’instant que les exigences du commandement central des États-Unis en vue de la modernisation de la flotte de bombardement seront possibles.

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Photos : 1 Rockwell B-1B 2 B-21 @ Northrop-Grumman 3 B-52H @ USAF

 

28/02/2012

10’000e missions de combat pour le B-1B !

 

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OKLAHOMA CITY,  Le Boeing  B-1B a terminé sa 10’000e mission. Le bombardier lourd est entré en service au sein de L’Us Air Force le 29 Juin 1985, et a été engagé au combat presque simultanément durant près de 10 ans.

La dernière mission d’un B1B a consisté en une opération d’appuis depuis une base en Asie du sud-est sur l’Afghanistan avant de revenir à la base.

"Le B-1 apporte une grande flexibilité à la défense de notre nation", a déclaré le lieutenant-colonel Alejandro Gomez, chef d'équipe de la mission. "Dans n'importe quelle mission, le B-1 a la capacité  d'identifier positivement les objectifs».

Le nombre de 10’000 missions de combat pour une flotte relativement réduite de 66 B-1 témoigne de la grande disponibilité de l’avion en situation de crise. 

Le bombardier B-1 a progressé au fil des ans car il est modifié pour les besoins actuels.  

Maintenir la capacité :

Entré en service en 1986, la flotte de bombardier stratégique B-1B doit, pour pouvoir se maintenir opérationnelle subir une cure de modernisation au niveau de ses divers logiciels.

Les améliorations vont concerner la mise à jour du système de navigation et d’affichage, la communication ainsi que le radar et les systèmes d’armes. Les ingénieurs de Boeing vont préparer la mise en route d’un prototype, dont les essais seront effectués en 2011 sur la base  d’Edwards en Californie. Il est prévu que dès 2012, la flotte de B-1B commence sa modernisation avec l’ensemble des logiciels améliorés.

L’arrivée d’un affichage sur écrans couleurs, un système de liaison de données permettra de renforcer de façon significative l’emploi de ce type d’avion au sein de l’US Air Forces. Ce sont 66 machines qui seront à terme, concernées par ces améliorations.

Petit Rappel :

Développé par la firme Rockwell à partir de 1974, le B-1B Lancer est un bombardier à long rayon d’action et utilisant des ailes à géométrie variable. C’est l’Administration dirigée par le président Reagan, qui en 1981 le développement de cet avion. Le premier B-1B est sorti d’usine en septembre 1984 et le premier avion fût livré au 96e Bomb Wing à Dyess AFB au Texas. Commandé à 100 exemplaires à l’époque, le Lancer subit plusieurs améliorations pour  l’adapter aux multiplications des menaces.

 

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Photos : Boeing/Rockwell B-1B @ Boeing

 

21:39 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : boeing, b-1b, rockwell |  Facebook | |