17/06/2018

Lockheed-Martin fête les 75 ans de Skunk Works !

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L’avionneur américain fête les 75 ans de son bureau d’étude des Advanced Development Programs (ADP) plus connu sous le nom de « Skunk Works ». Ce bureau d’étude est à l’origine de nombreux programmes spéciaux qui ont révolutionné le monde de l’aéronautique.

Aucune mission n'est impossible :

Lockheed-Martin Skunk Works, c’est la volonté de développer rapidement des solutions nouvelles afin de garantir un avantage absolu. Ce qui distingue le Skunk Works, c'est son approche unique créée par le fondateur Kelly Johnson. Cette approche est encore attestée aujourd'hui par les petites équipes autonomes, les processus rationalisés et la culture qui valorise les leçons apprises lorsque vous êtes assez audacieux pour tenter quelque chose qui n'a pas été fait auparavant.

Pour les ingénieurs de Skunk Works, il est important de résoudre des problèmes difficiles, avec une attitude «positive»  et qui a donné lieu à de nombreuses premières dans le domaine de l'aérospatiale et à d'innombrables innovations technologiques. Le bureau d’étude à été fondé en 1943 lorsque le visionnaire Clarence "Kelly" Johnson a obtenu le feu vert pour créer un département d'ingénierie expérimental afin de commencer à travailler sur le chasseur à réaction secret XP-80 « Shooting Star ». Johnson et son équipe ont conçu et construit le XP-80 en seulement 143 jours, soit sept de moins que ce qui était requis. C'est ce projet qui a marqué la naissance de ce qui allait devenir le « Skunk Works » avec Kelly Johnson à sa tête.

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Ce qui a permis à Johnson de faire fonctionner le Skunk Works de manière si efficace et efficiente était son approche organisationnelle non conventionnelle. Il a enfreint les règles, défiant le système bureaucratique qui a étouffé l'innovation et entravé le progrès.

C'est cette approche unique qui a permis de créer des avions uniques comme leLockheed P-80 Shooting Star, le F-104 Starfighter , l’avion espion U-2et l’incroyable SR-71 « Balckbird » et le drone supersonique D-21, sans oublier le F-117.

En dehors de ses murs très opaques, personne ne sait combien de projets ont été développés par bureau secret de Lockheed et combien de flops ils ont eu. Par contre, la renommée de « Skunk Works » est reconnue à travers le monde entier, car celui-ci a repoussé de nombreuses barrières et est à l’origine de nombreuses innovations.

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Photos : 1 le SR-71 2 L’U-2 F-117 @ Lockheed

 

 

 

31/12/2017

L'US Army modernisation ses RC-12 « Guardrail » !

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L’armée américaine a signé un contrat avec Northrop Grumman Corporation de 750 millions de dollars de dollars pour moderniser le système électronique de la flotte d’avion RC-12 « Guardrail ». Le contrat de base est d’une année avec huit années d'option, jusqu'en 2027. Le travail exigera des services de haut niveau pour l’appui des 75 aéronefs en service.

Les travaux doivent permettre d’augmenter le cycle de vie de la flotte de l'avion destinées aux missions électronique (SEMA). Cette flotte de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR). Northrop Grumman travaillera sur l’amélioration du système de surveillance et de reconnaissance. Un nouveau poste de pilotage doté d’écrans multifonction sera installé ainsi que d'importantes améliorations matérielles et logicielles.

Les responsabilités de Northrop Grumman incluront la gestion du programme, l'ingénierie et la modification des systèmes, la gestion de la chaîne d'approvisionnement, ainsi que les modifications aux aéronefs et les mises à niveau.

Le Beechcraft RC-12 « Guardrail » :

Le Beechcraft RC-12 « Guardrail » est une plate-forme de collecte de renseignement en matière de communication aéroportée (SIGINT) basée sur une cellule d’avion Beechcraft King Air. La plate-forme « Guardrail » fourni des informations critiques et des informations sur les cibles ennemies.

 

Photo : RC-12 « Guardrail » @ US Army

23/03/2017

Maintien des U2 « Dragon lady » !

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C’est confirmé, l’US Air Force se prépare à prolonger la durée de vie de ses Lockheed U-2S «  Dragon Lady » pendant plusieurs années. Dans le cadre d’un plan budgétaire antérieur, le célèbre avion noir devait être retiré en 2019-2020, laissant ainsi seul seulement le drone RQ-4B Global Hawk effectuer les missions de reconnaissance en haute altitude. Aujourd’hui l’avion devrait donc rester en service jusqu’en 2025.

Lockheed Martin (LM) Skunk Works à Palmdale, en Californie, travaille à la mise en place de propositions de mise à niveau pour les la flotte de U-2S « Dragon Lady » en ce qui concerne les communications et le systèmes électroniques.

Le maintien de la flotte de U-2 doit permettre notamment de mettre à niveau la flotte de drones Northrop-Grumman RQ-4B « Global Hawk ». De plus, le programme U-2 est configuré pour recevoir une amélioration du radar synthétique Raytheon ASARS-2B et le nouveau système de communication L-3 qui peut relayer les communications avec les avions de combat de la quatrième et cinquième génération.  

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Le Lockheed-Martin U-2 :

Le Lockheed U-2 est un avion de reconnaissance à haute altitude qui fut utilisé intensivement durant la Guerre Froide pour observer les territoires de l’ex-URSS. La caractéristique principale de l'U-2 est sa capacité à voler à haute altitude (70 000 pieds, soit environ 21 000 mètres, deux fois plus haut que les avions de ligne) pour être hors de portée des défenses anti-aériennes. Il dispose d'un important rayon d'action, mais d'une vitesse relativement limitée.

Techniquement, l'U-2 pourrait être considéré comme un "planeur propulsé" en raison de ses énormes ailes qu'on retrouve sur les planeurs. L'atterrissage et le décollage de cet avion étaient très délicats : en effet, le Lockheed U-2 dispose d'un train avant et d'un train arrière en tandem (à l'inverse des autres avions qui ont deux trains arrières et un train avant), auxquels sont rajoutées des roulettes de stabilisation aux extrémités des deux ailes. Ces roulettes tombent au décollage, allégeant l'avion, mais rendant l'atterrissage d'autant plus difficile et impose que du personnel au sol intervienne à chaque atterrissage.

Les premiers vols d'espionnage du Lockheed U-2 ont lieu en 1956. Testé depuis la Zone 51. Le premier objectif était de repérer et de photographier les sites de missiles stratégiques intercontinentaux dans le cadre des programmes de reconnaissance aérienne.

 

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Photos : le célèbre Lockheed U-2 « Dragon Lady » @ USAF