14/10/2019

Argentine, l’IA-58 « Pucara » renaît en « Phoenix » !

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La semaine dernière, la Force Aérienne Argentine (FAA) a dit adieu à ses derniers avions IA-58 « Pucara », lors d’une cérémonie qui a eu lieu à la IIIe brigade aérienne de Reconquista Santa Fe. Les autorités civiles et militaires ont assisté à la cérémonie et se sont félicitées des capacités et du parcours de l'avion au sein de la Force aérienne durant 50 années de service.

La renaissance du « Phoenix » (Fenix) :

Pour autant, l'adieu au IA-58 « Pucara » ne signifie pas la fin de celui-ci, mais la transition vers un nouveau système d'arme impliquant l'adaptation de l'Armée de l'air argentine au nouveau scénario du XXIe siècle, où les efforts sont concentrés sur la défense de l’espace aérien, mais dans un contexte national, régional et international. Pour cela, il a été jugé nécessaire de disposer d’un nouveau système visant à développer les capacités de recherche, de surveillance et de renseignement.

Pour ce faire, l’armée de l’air argentine prépare la transformation d’un nombre non divulgué d’avions d’attaque légers IA-58 « Pucara » en variantes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (Intelligence-Surveillance-Reconnaissance /ISR), en le renommant IA-58 « Phoenix ». Actuellement, 25 IA-58 sont répertoriés en état de vol.

L'armée de l'air argentine prévoit un certain nombre d'améliorations pour maintenir sa flotte d'IA-58 opérationnelle pendant encore 15 à 20 ans et ceci dans son nouveau rôle. La modernisation du « Pucara » en « Phoenix » comprend : le remplacement des deux turbopropulseurs Turbomeca Astazou de fabrication française par des turbopropulseurs Pratt & Whitney PT6A-62. Les hélices à trois pales de l’avion seront remplacées par des hélices à quatre pales du fabricant Hartzell. L'avion bénéficiera de nouveaux équipements ISR, tels qu'un capteur multispectral, un indicateur de cible laser et un radar à ouverture synthétique. De nouveaux équipements de communication seront également installés, notamment un modem de données par satellite.

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Cette modernisation à la fois technique et tactique de l’avion est une résultante des maux dont souffre aujourd’hui la FAA avec un budget austère et toujours limité par l’embargo britannique. Il a donc fallu penser de manière créative et réadapter un ancien guerrier en fonction des besoins actuels.

 

L’IA-58 « Pucara » :

L’appareil, construit par la société publique Fabrica Militar de Aviones, est entré en service en 1975. L’avion d’attaque bi-turbopropulseurs a été piloté pour la première fois en 1969 et 107 exemplaires ont été produits entre 1974 et 1999. C'est en août 1966 que les responsables argentins décidèrent de se lancer dans le développement d'un avion de combat destiné à l'attaque au sol et à l'appui aérien rapproché. Le programme fut tout d'abord désigné AX-02 « Delfin » et devait également déboucher sur une version destinée aux forces aéronavales sous la désignation AX-04. L'avion fut baptisé « Pucara », désignant les murailles de pierres.

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Lorsque la guerre des Malouines, le « Pucara »  était le principal avion d'arme  Argentin, loin devant les Delta « Dagger », Mirage III et A4 « Skyhawk ». Plus de cent exemplaires de l'avion étaient en service. Les 24 « Pucara » de la III Brigada Aérea stationnés sur les Îles Malouines furent principalement utilisés pour des attaques à la bombe et à la roquette contre les positions britanniques de Port Stanley et de Pebble Island. Ils appuyaient également les troupes terrestres.

 

Photos : 1 & 2 Prototype de l’IA-58 « Phoenix » 3 IA-58 « Pucara » @ FAA

 

01/08/2017

1 août 1955, premier vol de l’U-2 « Dragon lady » !

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Si, le 1 août est l’anniversaire de la Suisse, ce même jour en 1955 l’avion a effectué par accident son vol inaugural.

Le premier vol de l’avion espion Lockheed l'U-2 « Dragon Lady » a eu lieu accidentellement le 1er août 1955, lorsque les ailes ont soulevé celui-ci par inadvertance le prototype qui effectuait des essais de roulage à grande vitesse.

Le véritable premier vol planifié eu lieu trois jours plus tard avec le légendaire pilote de test de Lockheed, Tony LeViera aux commandes.

Le Lockheed-Martin U-2 : 

Le Lockheed U-2 est un avion de reconnaissance à haute altitude qui fut utilisé intensivement durant la Guerre Froide pour observer les territoires de l’ex-URSS. La caractéristique principale de l'U-2 est sa capacité à voler à haute altitude (70 000 pieds, soit environ 21 000 mètres, deux fois plus haut que les avions de ligne) pour être hors de portée des défenses anti-aériennes. Il dispose d'un important rayon d'action, mais d'une vitesse relativement limitée.

Techniquement, l'U-2 pourrait être considéré comme un "planeur propulsé" en raison de ses énormes ailes qu'on retrouve sur les planeurs. L'atterrissage et le décollage de cet avion étaient très délicats : en effet, le Lockheed U-2 dispose d'un train avant et d'un train arrière en tandem (à l'inverse des autres avions qui ont deux trains arrières et un train avant), auxquels sont rajoutées des roulettes de stabilisation aux extrémités des deux ailes. Ces roulettes tombent au décollage, allégeant l'avion, mais rendant l'atterrissage d'autant plus difficile et impose que du personnel au sol intervienne à chaque atterrissage.

Les premiers vols d'espionnage du Lockheed U-2 ont lieu en 1956. Testé depuis la Zone 51. Le premier objectif était de repérer et de photographier les sites de missiles stratégiques intercontinentaux dans le cadre des programmes de reconnaissance aérienne.

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Photos : 1 Un U-2 en vol au-dessus de la zone 51 2 U-2 en vol @ USAF