16/03/2017

Bulgarie, trois concurrents pour le nouvel avion de combat !

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Le ministère de la Défense bulgare a annoncé le 13 mars qu'il avait ouvert trois propositions pour équiper l'armée de l'air du pays. Il s’agit de venir remplacer l’actuelle flotte de composée de MiG-21.

Derrière la volonté de moderniser sa Force aérienne, la Bulgarie cherche également à garder son indépendance en matière de sécurité aérienne. Aujourd’hui, les six derniers MiG-21 font équipe avec une quinzaine MiG-29 « Fulcrum » et permettent tout juste de maintenir une police ciel en temps de paix et dans des conditions, qui ne prennent pas en compte les tensions internationales.

L’objectif de la Bulgarie est d’obtenir une flotte d’une vingtaine de nouveaux avions en plus des quinze MiG-29 « Fulcrum », puis d’envisager de les remplacer à leur tour d’ici 2025.

Trois offres :

Trois avionneurs ont répondu positivement à la demande de la Bulgarie, il s’agit du suédois Saab avec le Gripen C/D, Lockheed-Martin conjointement avec les États-Unis et les gouvernements portugais, pour des F-16 A/B d’occasions et l’Italie qui offre des Eurofighter T1 d’occasions en service au sein de l’Armée de l’air italienne.

 Le plan actuel du ministère de la Défense prévoit un investissement de 767 millions d'euros (823 millions de dollars) pour acquérir l'avion et le matériel de soutien au sol, ainsi qu'un petit paquet d'armes air-air et air-surface, le soutien logistique et la formation du personnel. Les aéronefs doivent être livrés avant 2020.

Une deuxième phase, prévue entre 2022 et 2023, devrait conduire à l'acquisition de huit autres appareils multi-niveaux du même type.

Une évaluation des propositions devrait être achevée dans un délai d'un mois, conformément à un plan d'investissement approuvé par le parlement bulgare en juin 2016. Cependant, le projet progresse dans un contexte de crise politique et d’une élection générale prévue pour le 26 mars.

 

Photos : Gripen C, Eurofighter T1, F-16A

01/02/2017

La Biélorussie fera don de MiG-29 à la Serbie !

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Le Biélorussie a accepté de faire don de huit avions de combat de type MiG-29 Fulcrum excédentaires à al Serbie. Les deux pays ont signé un accord militaro-technique sur le don le 26 janvier à Minsk. En parallèle deux systèmes missiles de défense aérienne (SAM) Buk-MB seront également transférés.

Le ministre serbe de la défense Zoran Djordjevic a déclaré que l'équipement sera donné gratuitement. Mais que la Serbie paiera pour la révision générale et la modernisation de l'équipement des MiG-29 en Biélorussie. Les appareils et les systèmes de défense aérienne devraient rejoindre l'armée serbe en 2018.

Les huit avions de combat MiG-29S « Fulcrum-C » de type 9.13 seront révisés et modernisés par l'usine de réparation d'aéronefs 558 à Baranovichi.

Le MiG-29S « Fulcrum-C » 9.13 :

Le MiG-29S « Fulcrum-C » version modernisée du standart "9.13" avec une charge militaire portée à 4 tonnes. L’avion dispose d’un radar N019M Topaz amélioré avec une meilleure résistance ECM, un nouveau logiciel et un système de surveillance intégré plus avancé. Un nouvel ordinateur Ts101M élimine les problèmes de surcharge du processeur du N019, en doublant la capacité à 400.000 opérations par seconde. Le N019M permet à deux cibles d'être activées simultanément par des missiles radar actifs. L’avion peut emporter des missiles air-air R-77, R-27ER et R-27ET ainsi que des bombes et roquettes classiques.

 

Photo : MiG-29 biélorusses @ Evgeny Soulievitch

08/01/2017

La Chine se prépare à l’arrivée du J-20 !

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L'année 2016 a vu de grands progrès pour l'armée chinoise, avec de nombreuses réalisations liées à l'armement et l'équipement et notamment le début de production initiale à taux faible (CRTR) du J-20 de combat furtif. L’avion conçu par l'Institut 611 et construit par Chengdu sur les installations de l'aérodrome Huang Tianba.

Le chasseur furtif J-20 a fait ses débuts le 1er novembre dernier à l'aéroport de Sanzao à Zuhai, au 11e Salon international de l'aviation et de l'aérospatiale en Chine. Le J-20 va remplir un vide au sein l'armée de l'air chinoise.

Il est prévu que le premier avion de production à faible taux rejoigne le centre d'essai et de formation de la force aérienne chinoise à Cangzhou en 2017. Il donc fort probable, que c’est sur cette base aérienne que les formations de pilotes débuteront en 2019, selon l’annonce officielle. Les autorités chinoises ont indiqué que les exigences portent entre 500 et 700 avions de ce type.

Le Chengdu J-20 :

Le Chengdu J-20, soit un appareil de la cinquième génération de combat furtif, devra répondre à trois rôles bien précis. Ayant des capacités furtives semblables à celles du F-22 et F-35, l’avion semble offrir des capacités dans un certain nombre de rôles, de l’interception à l'attaque de précision à long rayon d’action. L’avion dispose de deux baies latérales pour les petits missiles air-air et une grande baie sous le fuselage pour accueillir des missiles de plus grandes tailles et des armes d'attaques de surface à guidage de précision.

Le moteur destiné au J-20 est le WS-15 chinois, mais de nombreux problèmes de mise au point retardent encore la mise en service de celui-ci. Les prototypes actuels au nombre de quatre sont dotés du moteur russe AL-31FN série 3 offrant 30.800 livres (137 kN) de poussée. Il faut noter que ce type de motorisation ne permet pas le mode « Supercruise ».

On apprend que le J-20 va recevoir une série de capteurs de type électro-optique de ciblage (EOTS) et un grand radar à antenne active (AESA) désigné KLJ-5, qui a été développé par l'Institut 14 près de Nanjing. L’avionique est dotée de trois grands écrans couleurs, ainsi que d'autres petits écrans, ainsi qu’un affichage tête haute holographique grand angle. Une liaison de données de pointe a été développée, et une sonde de ravitaillement rétractable située sur le côté droit de la partie avant du fuselage est installée.

 

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Photos : Le J-20 lors du Salon international de l'aviation et de l'aérospatiale en Chine @ Zhong Wei

 

 

22/12/2016

Le CBO veut stopper les commandes de F-35 !

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Washington, le Bureau du Budget du Congrès américain (CBO) proposer ni plus ni moins que de stopper les commandes de l’avion de combat F-35 de Lockheed-Martin. L’objectif de cette demande du CBO doit permettre de réduire le déficit budgétaire des Etats-Unis.

Pour le Bureau du Budget du Congrès américain le programme d’avion de combat F-35 représente un coût estimé à près de 400 milliards de dollars. Le CBO explique dans un son raprt datant du 8 décembre dernier, que cette mesure devrait être appliquée au delà des 285 exemplaires déjà commandés par le Pentagone et de poursuivre la production des chasseurs actuels.

Pour les membres du CBO, une telle décision impliquerait une économie de 29 milliards de dollars sur la période 2017-2026.

Le rapport précise également comment gérer la flotte de F-35 initialement construite. Celle-ci devrait venir intégrer une future force d'appareils furtifs constituée des actuels bombardiers B-2 « Spirit » et des F-22 « Raptor » et du futur bombardier stratégique B-21.

Dans une seconde phase, le CBO préconise et l'achat des deux types de chasseurs non furtifs encore en production, soit le le F-16 C/D pour l'US Air Force et le F/A-18 pour la Navy et les Marines et ceci dans des versions plus modernes comme le « Viper » et « l’Advanced Super Hornet ».

Par ailleurs, le CBO rappelle que les deux composantes de l'armée américaine prévoient de développer des avions de combat "entièrement nouveaux" pour une mise en service dans les années 2030. L'USAF et l'US Navy "pourraient ainsi choisir de remplacer certains des F-35 prévus par ces nouveaux avions", souligne le rapport.

Trump négocie des baisses de coûts :

De son côté, le futur Président D. Trump a rencontré le PDG de Boeing, Dennis Muilenberg, en Floride. Les deux hommes semblent être d’accord sur le fait qu’il sera possible de livrer les futurs B747-800 « Air Force One » pour moins de 4 milliards de dollars. Des efforts sont possibles en vue de réduire les coûts du projet.

Concernant le F-35, D. Trump a également rencontré les dirigeants de Lockheed-Martin en vue de la mise en place d’un plan de réduction des coûts. Ce lundi, le général Christopher Bogdan, directeur du programme F-35 du ministère de la Défense, a défendu le programme en disant que les dépassements de coûts faisaient partir du passé et a déclaré que le Pentagone envisageait de négocier les prix des prochains lots F-35 à la baisse. De son côté l’avionneur américain s'attend à ce que le coût pour chacune des trois variantes du F-35 baisse de 6% à 7%. Cependant cette baisse est insuffisante pour D. Trump. L’histoire ne dit pas pour l’instant, si le futur locataire de Maison Blanche appliquera la recommandation du Bureau du Budget du Congrès américain (CBO) !

 

Photo : Le F-35 de Lockheed-Martin@ USAF

 

17/07/2016

Le F-16 n’a pas dit son dernier mot !

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La chaine de montage du célèbre chasseur F-16 n’a plus que 15 appareils neufs à produire pour l’instant. Cependant, l’avionneur Lockheed-Martin planifie une seconde vie pour le « Fighting Flacon ».

A Fort Worth au Texas, les installations de production de Lockheed-Martin fonctionnent essentiellement sur le programme du F-35 « Joint Strike Fighter ». Mais l’avionneur le sait, l’ensemble des clients du F-16 ne pourront pas se payer le F-35. Par ailleurs, certains utilisateurs du nouvel avion vont continuer à maintenir tant que possible le F-16 en service, afin de garantir une dotation suffisante en terme d’avions de combat.

Une nouvelle version du F-16 :

Alors, chez Lockheed-Martin on prépare une évolution de la dernière version disponible du F-16 « Viper ». Ce futur standard devra incorporer des technologies en provenance du F-22 et F-35. Ce nouveau programme de mise à niveau les F-16 semble être la prochaine étape naturelle pour les clients existants et émergents du F-16. Mais ce programme ouvre la voie également en vue d’en séduire de nouveaux et de relancer la fabrication du célèbre avion produit à ce jour à plus de 4'500 exemplaires.

L’arrivée du standard « Viper » permet le remplacement de l’actuel radar à antenne mécanique par le Northrop Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam » de type AESA couplé à un nouvel ordinateur de mission et une architecture dotée de la fusion de données. Cette modernisation doit permettre de mieux préparer et interagir avec les appareils de 5e génération ou de génération 4++.

A l’avenir, Lockheed-Martin veut ajouter un réseau de données à haut débit et un nouveau système informatique pour permettre plus de circulation de l'information dans les nouveaux écrans du jet. Une nouvelle version ainsi configurée du F-16, lui permettra de travailler de concert avec les F-22 et F-35 en réseaux. Mais ces nouvelles applications permettront également à l’avion d’emporter de nouvelles armes plus sophistiquées.

Pour l’avionneur, trois clients ont commandé plus de 300 F-16 modifiés à la nouvelle norme « Viper ». Il s’agit de Taïwan, la Corée du Sud et Singapour. D’autres utilisateurs pourraient être tentés à l’avenir de moderniser le F-16.

Lockheed-Martin espère donc continuer à placer le standard « Viper » à d’autres utilisateurs et du même coup préparer le lancement d’une version encore plus puissante, telle que décrite ici. L’occasion de venir sur de nouveaux marchés en Asie, Amérique Latine et en Europe. En effet, l’avionneur américain désire pouvoir offrir le futur standard « Viper amélioré » à des pays ne pouvant s’offrir pour diverses raisons le F-35 et qui pourraient être intéressés par un monomoteur performant.

 

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Photos : F-16 Viper @ Lockheed-Martin