14/03/2019

La Roumanie veut plus de F-16 !

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La Roumanie a lancé la procédure d'acquisition portant sur un second lot de 36 chasseurs Lockheed-Martin F-16 supplémentaires pour remplacer partiellement sa flotte obsolète de MiG-21 « Lancer » a déclaré le ministre de la Défense, Gabriel Leş.

Rappel :

En 2016, la Roumanie a commencé à réceptionner ses premiers avions de combat F-16C/D. Au total ce premier lot portait sur 12 aéronefs. La flotte de 12 F-16 se compose de 9 appareils en provenance du Portugal et 3 de l’US Air Force. Le contrat comprenait également des modifications et des mises à niveau des avions, ainsi que des moteurs supplémentaires de rechanges, le soutien logistique, ainsi que la formation de 9 pilotes roumains et 69 techniciens de maintenance.

Avant la livraison, les appareils ont été modernisé dans le cadre de la norme Mid-Life Update (MLU) par la société OGMA-Industria Aeronautica au Portugal.

La Forţele Aeriene Romane (Armée de l’air roumaine, RoAF) dispose 12 chasseurs F-16C/D Block15 Mid-Life Upgrade (MLU) qui équipent le 53e Escadron de chasseurs à Feteşti.


Avoir suffisamment d’avions :

Les MiG-21 « Lancer » restant ne permettant pas d’assurer la sécurité aérienne du pays. La Roumanie ne dispose actuellement pas d’un nombre suffisant d’avions F-16 pour assurer la protection de son espace aérien et restera sous dépendance de l’OTAN. En conséquence, le pays lance l’achaht d’un second lot afin de combler cette lacune.

Les 36 avions F-16 supplémentaires que pourraient être un mixte de F-16 neufs et d’avions d’occasions. Si des aéronefs de seconde main devaient être acquis, ceux-ci seront modernisés par l’industrie de défense roumaine.

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Photos : F-16 roumains @ RoAF

26/02/2019

MiG-29 pour la Serbie !

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La Serbie a officiellement accepté quatre avions de combat RAC MiG-29BM« Fulcrum » donnés par la Biélorussie lors d'une cérémonie qui s'est déroulée au sein de l’usine 558 de réparation d'aéronefs à Baranavichy le 25 février dernie 

Des avions révisés :

Les travaux de maintenance et de révision devant être financés par la Serbie, ainsi que le remplacement de l’avioniques et l'installation de nouveaux équipements de navigation et de communication, dureront jusqu'à 18 mois, Belgrade prévoyant que son premier avion modifié sera disponible avant la fin de l'année.

En prévision de la disponibilité des avions, cinq pilotes serbes ont suivi un entraînement de reconversion en Russie et deux autres ont reçu des instructions à la base aérienne de Batajnica.

MiG-29BM FULCRUM

LeMiG-29BM« Fulcrum » modernisé en Biélorussie, est une mise à niveau du MiG-29 réalisé par l'usine de réparation d'aéronefs ARZ-558 de Baranovichi, en Biélorussie. Une modernisation concerne notamment le radar N019P et le système électro-optique OEPS-29 afin d'améliorer les capacités d'attaque air-sol.  Les missiles air-air RVV-AE, R-27ER et R-27ET ont été ajouté ainsi que des missiles à courte portée R-73 et R-60M). Deuxièmement, l'armement est complétée par des armes à guidage de précision permettant de tirer sur des cibles terrestres et maritimes. Parmi eux figurent les missiles KH-29T ,KH-29L, KH-25ML, KH-31P et KH-31A, ainsi que les bombes KAB-500Kr et KAB-500L. Le MiG-29BM peut transporter deux missiles air-sol et deux ou quatre bombes guidées. Le système denavigation est considérablement élargis. Le système de navigation N-911 comprend un ordinateur de navigation, un récepteur du système de navigation par satellite GLONASS / NAVSTAR, un système radio de navigation à courte portée A-323 et un système de navigation et d’atterrissage VOR / ILS et DME.

Photo : MiG-20BM destinés à la Serbie @ Secrétariat à la Défense Biélorusse

20/02/2019

Lockheed-Martin crée la surprise avec le F-21 !

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Salon aéronautique Aero India 2019, l’avionneur américain Lockheed-Martin vient de créer la surprise avec la présentation du F-21 pour répondre aux besoins de l’Indian Air Force (IAF). L’offre est spécifique dans le cadre de la demande indienne (RFI) en vue d’acquérir 110 nouveaux avions de combat pour une  valeur supérieure à 15 milliards de dollars.

Effet marketing ou réelle nouveauté ?

Surnommé F-21 et introduit par les slogans "Make in India" et "India’s Pathway to F-35", l’avion serait construit localement en partenariat avec Tata Advanced Systems (Inde). Selon le communiqué de Lockheed-Martin. De prime abord, le F-21 n’est en fait qu’une adaptation du F-16 Block70/75 « Viper ». Mais celui-ci serait également spécialement configuré pour répondre aux besoins spécifiques de l'armée de l'air indienne. 

L’offre de l’avionneur américain comprend une cellule de F-16 Block70/75 dotée du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) Northrop Grumman APG-83 qui permet une détection allongée haute résolution. Des cartes radar à synthèse d'ouverture (SAR) pour les opérations en mode frappe par air de précision, air-sol et air-sol entrelacées et entrelacées afin d'améliorer la connaissance de la situation, l'efficacité opérationnelle, le système de repérage AN/APX-126 Advanced IFF (CFT), un sous-système d’avionique COTS, un bus de données à haut débit et à grande vitesse, ainsi que d'autres fonctionnalités de base telles qu'une liaison de données de théâtre Link-16, une nacelle de ciblage avancée « Sniper », un système de navigation GPS de précision et le système anticollision automatique au sol (GCAS automatique). L’avion est doté des réservoirs de carburant additionnels. L'avion est doté d'une perche de ravitaillement pour permettre d'utiliser les ravitailleurs en service au sein de l'IAF.

 

Le partenariat de Lockheed Martin avec l’Inde, proposé au-travers du F-21, fournira à l’armée de l’air indienne des capacités évoluées et évolutives, des possibilités industrielles inégalées et une coopération accrue entre l’Inde et les États-Unis sur les technologies de pointe.

Lockheed-Martin affirme également que le F-21 disposera de composants issus des F-22 et F-35 de 5e génération et partagera une chaîne d’approvisionnement commune pour divers composants. Environ la moitié des chaînes d'approvisionnement des F-21 et F-16 sont communes aux F-22 et F-35.

Au final, il semble donc bien que le « F-21 » ne soit en fait qu’un début d’évolution du F-16 Block70/75 déjà annoncée il y a deux ans, avec le standard Block80.  Mais voilà, pour le service de vente de Lockheed-Martin pouvoir renommer l’avion « F-21 » permet de rafraîchir un peu plus l’image du « Fighting Falcon » et attirer du même coup l’attention.

 

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Photos : F-21  @Lockheed-Martin

 

28/04/2018

Problèmes à répétition pour le premier déploiement du F-35 !

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J’aurais aimé vous donner de bonnes nouvelles du programme F-35, malheureusement une fois de plus, les informations qui nous parviennent ne sont pas encourageantes. Les dernières mauvaises nouvelles concernent le déploiement de l’avion au Japon. L’US Marins Corps attendaient beaucoup de cet exercice extérieur et nombreux sont les observateurs qui espéraient « enfin » voir le F-35 sortir du long et ténébreux tunnel dans lequel il s’est engagé.

Problèmes à répétitions :

Depuis le déploiement du Lockheed-Martin F-35B « Lightning II » par le Corps des Marines des États-Unis à destination du MCAS d’Iwakuni, au Japon, en janvier 2017, l'avion a été confronté à un assortiment de problèmes de maintien en puissance. Au total se sont 16 F-45B du VFMA-121 qui ont été déployés à Iwakuni.

De nombreux problèmes affectant le premier déploiement outre-mer du F-35 sont de nature logistique et sont liés à la distance entre l'avion et les installations de maintenance et de fabrication de pièces aux États-Unis, selon un rapport publié le 25 avril dernier par le Government Accountability Office (GAO).

Les problèmes avec la chaîne d'approvisionnement du F-35B comprennent de longs temps de déplacement pour les pièces, des dates de livraison estimées inexactes, des retards aux douanes et des difficultés à expédier les équipements du système d'information logistique (ALIS).

Mais il y a pire, le Corps des Marines a appris qu'il devait prendre en considération «les préoccupations météorologiques lors de l'expédition du matériel via ALIS», a déclaré le GAO. "Alors que les avions ont été transférés au Japon via l'Alaska, ALIS a été déplacé à Hawaii en raison de préoccupations sur la façon dont la température de congélation affecterait le système logistique."

Parmi les autres problèmes liés à la maintenance du F-35 au Japon figurent les longs délais de réparation, la maintenance qui devait être rapide et efficiente sur le F-35 s’avère longue et bien plus complexe que prévu. Par ailleurs l’USMC a dû faire face à de nombreuses pénuries de pièces de rechange. De plus, il s’est avéré que lors de l’exercice, certaines pièces de l’avion, pourtant neuves, avaient une faible fiabilité.

Des maladies incurables ?

Le GAO s’interroge aujourd’hui sur les maladies de jeunesse du F-35 qui se transforment en maladies chroniques. Pour les responsables de la maintenance de l’USMC et du GAO, tous les nouveaux avions connaissent des maladies de jeunesse. L’entrée en service à l’époque du Boeing AV-8B « Harrier » qui apportait la capacité de décollage court et atterrissage vertical, puis l’arrivée du F/A-18 A/B « Hornet » ont apporté leurs lots de « petits pépins ». Mais ceux-ci ont été rapidement réglés, lors des premiers déploiements, et n’ont que peu affectés les missions. Avec le F-35, c’est tout le contraire déclare Cary Russel du GAO.

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Photos : 1F-35B à Iwakuni 2maintenance du F-35@ USMC

24/11/2017

Police du ciel : premier test de 36 heures réussi !

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Le développement de la disponibilité du service de police aérienne se poursuivra par étapes jusqu’à fin 2020. À terme, il est prévu que deux avions armés soient opérationnels 24 heures sur 24, 365 jours par an. Depuis janvier 2017, le service de police aérienne est déjà disponible tous les jours, week-ends et jours fériés compris, de 8h00 à 18h00. Les Forces aériennes ont toutefois ordonné au service de police aérienne d’atteindre une disponibilité encore plus élevée du 20 au 21 novembre 2017.

Le projet Police aérienne 24 (PA24) vise à atteindre une disponibilité permanente 24 heures sur 24 et 365 jours par an d’ici fin 2020. La phase actuelle de sa mise en œuvre prévoit une disponibilité normale de 8h00 à 18h00, 365 jours par an. Cependant, l’ordre a été donné d’assurer la disponibilité aussi pendant la nuit du 20 au 21 novembre 2017. Ainsi, la disponibilité a pu être maintenue de façon ininterrompue pendant 36 heures.

Avec cette mesure, les Forces aériennes poursuivent deux objectifs : il s’agit, d’une part, de pouvoir ordonner de temps à autre une augmentation aléatoire de la disponibilité afin de rester imprévisible en cassant la routine et, d’autre part, d’acquérir des connaissances utiles pour la mise en œuvre des phases ultérieures, où la disponibilité sera plus élevée. En effet, dès le 1er janvier 2019, le service de police aérienne sera disponible de 6h00 à 22h00, 365 jours par an, et les Forces aériennes seront prêtes à l’engagement tous les jours, 24 heures sur 24, à partir de fin 2020.

Un espace aérien plus sûr :

La surveillance active de l’espace aérien est déjà une réalité depuis 2005. Sa grande utilité a à nouveau été démontrée récemment. En effet, le 31 octobre dernier, un avion de ligne survolant la Suisse a dû procéder à une descente d’urgence, une manœuvre consistant à quitter l’altitude de vol actuelle pour entamer rapidement une descente en raison de problèmes techniques liés par exemple à la pression dans la cabine. La centrale d’engagement de la défense aérienne a suivi cet événement activement. Alors que l’avion avait atteint une altitude d’environ 3500 mètres dans le secteur de Zurich, toutes les données du transpondeur ont cessé d’être transmises. Cet appareil permet d’afficher un aéronef sur les écrans radars du contrôle aérien civil. Si le transpondeur d’un avion tombe en panne, celui-ci disparaît des écrans radars. Quand cela s’est produit, seul le service de la navigation aérienne militaire était encore en mesure de maintenir un contact radar avec l’aéronef en question, car les radars militaires peuvent aussi repérer et afficher des avions qui n’émettent pas de signal activement. Ainsi, les contrôleurs aériens militaires ont pu transmettre en tout temps la situation de l’avion à leurs homologues civils. Cette excellente collaboration accroît la sécurité de l’espace aérien. Des informations ont aussi été transmises à l’armée de l’air allemande, car la trajectoire de vol prévue menait en Allemagne. La situation a pu être clarifiée alors que l’avion se trouvait dans l’espace aérien allemand. Le signal du transpondeur a pu être reçu, et l’aéronef a été redirigé vers Munich afin d’y atterrir.

Une motion datant de 2009 de l’ancien conseiller aux Etats Hans Hess (PLR/OW) est à l’origine de la PA 24. Elle demandait que la disponibilité opérationnelle du service de police aérienne soit aussi garantie en dehors des heures de travail habituelles. Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum. (Sources DDPS).