28/04/2018

Problèmes à répétition pour le premier déploiement du F-35 !

1000w_q95.jpg

J’aurais aimé vous donner de bonnes nouvelles du programme F-35, malheureusement une fois de plus, les informations qui nous parviennent ne sont pas encourageantes. Les dernières mauvaises nouvelles concernent le déploiement de l’avion au Japon. L’US Marins Corps attendaient beaucoup de cet exercice extérieur et nombreux sont les observateurs qui espéraient « enfin » voir le F-35 sortir du long et ténébreux tunnel dans lequel il s’est engagé.

Problèmes à répétitions :

Depuis le déploiement du Lockheed-Martin F-35B « Lightning II » par le Corps des Marines des États-Unis à destination du MCAS d’Iwakuni, au Japon, en janvier 2017, l'avion a été confronté à un assortiment de problèmes de maintien en puissance. Au total se sont 16 F-45B du VFMA-121 qui ont été déployés à Iwakuni.

De nombreux problèmes affectant le premier déploiement outre-mer du F-35 sont de nature logistique et sont liés à la distance entre l'avion et les installations de maintenance et de fabrication de pièces aux États-Unis, selon un rapport publié le 25 avril dernier par le Government Accountability Office (GAO).

Les problèmes avec la chaîne d'approvisionnement du F-35B comprennent de longs temps de déplacement pour les pièces, des dates de livraison estimées inexactes, des retards aux douanes et des difficultés à expédier les équipements du système d'information logistique (ALIS).

Mais il y a pire, le Corps des Marines a appris qu'il devait prendre en considération «les préoccupations météorologiques lors de l'expédition du matériel via ALIS», a déclaré le GAO. "Alors que les avions ont été transférés au Japon via l'Alaska, ALIS a été déplacé à Hawaii en raison de préoccupations sur la façon dont la température de congélation affecterait le système logistique."

Parmi les autres problèmes liés à la maintenance du F-35 au Japon figurent les longs délais de réparation, la maintenance qui devait être rapide et efficiente sur le F-35 s’avère longue et bien plus complexe que prévu. Par ailleurs l’USMC a dû faire face à de nombreuses pénuries de pièces de rechange. De plus, il s’est avéré que lors de l’exercice, certaines pièces de l’avion, pourtant neuves, avaient une faible fiabilité.

Des maladies incurables ?

Le GAO s’interroge aujourd’hui sur les maladies de jeunesse du F-35 qui se transforment en maladies chroniques. Pour les responsables de la maintenance de l’USMC et du GAO, tous les nouveaux avions connaissent des maladies de jeunesse. L’entrée en service à l’époque du Boeing AV-8B « Harrier » qui apportait la capacité de décollage court et atterrissage vertical, puis l’arrivée du F/A-18 A/B « Hornet » ont apporté leurs lots de « petits pépins ». Mais ceux-ci ont été rapidement réglés, lors des premiers déploiements, et n’ont que peu affectés les missions. Avec le F-35, c’est tout le contraire déclare Cary Russel du GAO.

fe7d0925a1d8bcc8ca259400069ba5c2.jpeg

Photos : 1F-35B à Iwakuni 2maintenance du F-35@ USMC

24/11/2017

Police du ciel : premier test de 36 heures réussi !

ce98cf0f94333c05e8ab3c50f7aef419.jpg

 

Le développement de la disponibilité du service de police aérienne se poursuivra par étapes jusqu’à fin 2020. À terme, il est prévu que deux avions armés soient opérationnels 24 heures sur 24, 365 jours par an. Depuis janvier 2017, le service de police aérienne est déjà disponible tous les jours, week-ends et jours fériés compris, de 8h00 à 18h00. Les Forces aériennes ont toutefois ordonné au service de police aérienne d’atteindre une disponibilité encore plus élevée du 20 au 21 novembre 2017.

Le projet Police aérienne 24 (PA24) vise à atteindre une disponibilité permanente 24 heures sur 24 et 365 jours par an d’ici fin 2020. La phase actuelle de sa mise en œuvre prévoit une disponibilité normale de 8h00 à 18h00, 365 jours par an. Cependant, l’ordre a été donné d’assurer la disponibilité aussi pendant la nuit du 20 au 21 novembre 2017. Ainsi, la disponibilité a pu être maintenue de façon ininterrompue pendant 36 heures.

Avec cette mesure, les Forces aériennes poursuivent deux objectifs : il s’agit, d’une part, de pouvoir ordonner de temps à autre une augmentation aléatoire de la disponibilité afin de rester imprévisible en cassant la routine et, d’autre part, d’acquérir des connaissances utiles pour la mise en œuvre des phases ultérieures, où la disponibilité sera plus élevée. En effet, dès le 1er janvier 2019, le service de police aérienne sera disponible de 6h00 à 22h00, 365 jours par an, et les Forces aériennes seront prêtes à l’engagement tous les jours, 24 heures sur 24, à partir de fin 2020.

Un espace aérien plus sûr :

La surveillance active de l’espace aérien est déjà une réalité depuis 2005. Sa grande utilité a à nouveau été démontrée récemment. En effet, le 31 octobre dernier, un avion de ligne survolant la Suisse a dû procéder à une descente d’urgence, une manœuvre consistant à quitter l’altitude de vol actuelle pour entamer rapidement une descente en raison de problèmes techniques liés par exemple à la pression dans la cabine. La centrale d’engagement de la défense aérienne a suivi cet événement activement. Alors que l’avion avait atteint une altitude d’environ 3500 mètres dans le secteur de Zurich, toutes les données du transpondeur ont cessé d’être transmises. Cet appareil permet d’afficher un aéronef sur les écrans radars du contrôle aérien civil. Si le transpondeur d’un avion tombe en panne, celui-ci disparaît des écrans radars. Quand cela s’est produit, seul le service de la navigation aérienne militaire était encore en mesure de maintenir un contact radar avec l’aéronef en question, car les radars militaires peuvent aussi repérer et afficher des avions qui n’émettent pas de signal activement. Ainsi, les contrôleurs aériens militaires ont pu transmettre en tout temps la situation de l’avion à leurs homologues civils. Cette excellente collaboration accroît la sécurité de l’espace aérien. Des informations ont aussi été transmises à l’armée de l’air allemande, car la trajectoire de vol prévue menait en Allemagne. La situation a pu être clarifiée alors que l’avion se trouvait dans l’espace aérien allemand. Le signal du transpondeur a pu être reçu, et l’aéronef a été redirigé vers Munich afin d’y atterrir.

Une motion datant de 2009 de l’ancien conseiller aux Etats Hans Hess (PLR/OW) est à l’origine de la PA 24. Elle demandait que la disponibilité opérationnelle du service de police aérienne soit aussi garantie en dehors des heures de travail habituelles. Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum. (Sources DDPS).

 

03/11/2017

F-35 et maintenant des problèmes de corrosion !

2-7-1024x681.jpg

Le mauvais sort s’acharne un peu plus contre le F-35 de Lockheed-Martin qui a dû interrompre toutes les livraisons de F-35 pendant un mois après avoir découvert une corrosion excessive sur les fixations sous les panneaux de fuselage d'un F-35A. Cette découverte a été faite durant la maintenance d’un aéronef à Hill AFB dans l’Utah, a confirmé le département de la Défense cette semaine. Le Pentagone a temporairement suspendu les livraisons du Joint Strike Fighter du 21 septembre au 20 octobre.

Une enquête menée conjointement par le gouvernement et l'industriel a révélé que Lockheed n'avait pas appliqué d'apprêt pour prévenir la corrosion dans les trous de fixation d'une plaque de recouvrement en aluminium. Le problème ne présente aucun risque pour la sécurité de la flotte et n'affecte pas les opérations.

L’avionneur en collaboration avec les partenaires internationaux sont en train d'élaborer un plan pour inspecter les 250 F-35 déjà livrés et réparer les panneaux avec des fixations corrodées.

 

Photo : F-35C de l’US Navy@ USN

24/06/2017

Le Rafale F-3R bientôt qualifié !

APe_01-52-1.jpg

Les tests en vol impliquant la nouvelle norme opérationnelle « F-3R » de l’avion de combat Rafale de Dassault avance conformément au calendrier. Le nouveau standard sera prêt pour 2018.

Conformément à la programmation du ministère des armées, le standard « F3-R » du Rafale sera qualifié en 2018 par la direction générale de l’armement (DGA) et entrera en service opérationnel quelques mois plus tard. Au cours du premier semestre 2017, les équipes de la DGA, de Dassault Aviation, de MBDA, de Thales et les centres d’expérimentation de l’armée de l’air et de la marine ont déroulé comme prévu le calendrier des campagnes d’intégration des deux équipements majeurs du nouveau standard « F3-R ».  Il s’agir du missile « METEOR » et le pod de désignation « TALIOS ».

Le  dernier tir réel de la campagne d’intégration du missile air-air longue portée METEOR depuis un Rafale s’est déroulé avec succès sur le site de Biscarrosse de la DGA. Réalisé contre une cible aérienne située à très grande distance et suivi aussitôt d’un tir simulé de missile MICA contre un autre objectif, ce tir est représentatif des nouvelles capacités  rendues possibles par l’association du « METEOR » et du radar RBE2 AESA longue portée du Rafale.

Déjà opérationnel avec les avions de combat Saab JAS-39 C Gripen de l'armée de l'air suédoise, le « METEOR » a récemment subi son essai final sur l’Eurofighter « Typhoon II », avant d'entrer en service avec les forces aériennes d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne et du Royaume-Uni à partir de l'année prochaine.

En ce qui concerne le THALIOS :

La nouvelle nacelle développée par Thales PDL-NG (Pod de Désignation Laser de Nouvelle Génération) TALIOS doit venir remplacer l’actuelle nacelle « Damocles ». Le TALIOS doit permettre de faire de la reconnaissance, de l'identification de cibles terrestres comme aériennes, et du ciblage laser au profit d'un armement guidé laser.

Les caractéristiques sont : 

  • Dernière génération de capteurs à haute résolution et de haute précision de stabilisation ligne de mire.
  • Une vision grand-angle fournissant des informations contextuelles critique et faire le pod un élément
  • clé de l'environnement visuel du pilote tout au long de la mission.
  • L'architecture ouverte et un haut niveau d'intégration fonctionnelle.

Toutes les fonctions seront standard pour les clients français et internationaux. Grâce à son architecture ouverte, le pod TALIOS est conçu comme un système «plug & lutte» pour l'intégration de tous les combattants actuels et futurs.

Thales a obtenu jusqu'à présent une commande pour 20 TALIOS. Mais au total il est prévu que 45 nacelles puissent venir équiper l'armée de l'air française et la marine. La production en série du système commencera en 2018, après l'achèvement des tests de mesure. 

yourfile.jpg

Photos : 1 Rafale 2 Rafale et THALIOS @ Dassault Aviation/DGA

15/06/2017

Le Gripen E de préséries a effectué son vol inaugural!

ae59296f72116575_800x800ar.jpg

La société de défense et de sécurité Saab a effectué avec succès ce matin le premier vol de son Gripen E de préséries.

À 10h32, le premier des trois Gripen E de préséries des installations de l’avionneur suédois à Linköping, en Suède. Aux commandes de l’avion, le pilote d’essais Marcus Wandt a emmené l’avion sur la partie oriental de l’Ostergötland durant 40 minutes. La pilote a pu effectuer plusieurs manœuvres et vérifier le bon fonctionnement des systèmes. Il s’agissait notamment de s’assurer de la parfaite intégration des nouveaux logiciels et de la nouvelle avionique.

 

On se rappelle qu’en début d’année Saab avait retardé ce premier, vol afin de qualifier complètement l’ensemble des nouveaux logiciels directement sur l’avion. Ce choix va permettre maintenant de concentrer les efforts sur les tests en vol et de facilité l’arrivée des deux prochains avions de préséries. Saab confirme être capable d’assurer son calendrier de livraison des premier Gripen E de série pour 2019 à la Force aérienne brésilienne (FAB),  puis à la Flygvapnet l’année suivante.

gripen e,saab gripen,smartjet,avions de combat,nouvel avion de combat,gripen blog,blog défense,infos aviation

Photos : 1 Gripen E de préséries lors de son premier vol 2 Le pilote d'essais à son retour@ Saab