19/01/2017

Le Sukhoi T-50 aux mains des pilotes russes !

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Le Sukhoi T-50 « PAKFA » va subir une série de tests aux mains des pilotes de la Force aérienne russe. Les Forces aériennes et aérospatiales russes (VKS) ont déclaré que cinq avions de type T-50 vont être testés en vol.

Au total se sont donc cinq Sukhoi T-50 qui vont être transférés à la base de Chkalov VKS State Flight Test Center n ° 929 à Akhtubinsk. Une fois au centre de Chkalov, l'avion sera soumis à un programme en deux étapes. Le «State-Joint Flight Testing» permet dans un premier temps aux pilotes militaires de prendre progressivement la main sur l’avion en vue de sa validation. Ce programme d'essais conjoints est en théorie le dernier processus auquel l'avion en tant que prototype est soumis avant de pouvoir recevoir le feu vert pour la production en série.

Dans cette première étape du programme, les pilotes d’essais de Sukhoi vont formés les pilotes des Forces aériennes et aérospatiales russes (VKS). Puis dans la seconde étape les pilotes de la VKS voleront l’avion et devront valider si celui-ci satisfait aux exigences opérationnelles du service. Alors viendra l’autorisation de production.

Une fois sorti de la chaîne de production et mis en service, le premier avion de série T-50 devrait être livré au 4ème Centre national de formation du personnel aéronautique et des essais de combat du ministère russe de la Défense à Lipetsk. À ce stade, les pilotes de la VKS qui ont complété le programme d'essais conjoints de l'État créeront un cadre de pilotes instructeurs tirés des unités de combat prévues pour être les premiers opérateurs du T-50.


Des questions restent ouvertes :

Deux questions sont encore en suspends en ce qui concerne ce projet, d’une part, le radar AESA SH121 N035 Irbis NIIP du T-50 russo-indien est encore en développement par le centre INPI Tikhomirov, ce radar fonctionnera en bande X (N036B) et comprend également deux antennes en bande « L » implantées dans les bords d'attaque de voilure (N036L) et dispose d’éléments internes basés sur l'arséniure de Gallium couplé à des technologies en nano-hétérostructures. Les Russes confirment l’incorporation de modules à électroluminescences (AESA MMIC). De l’autre la motorisation actuelle composée du moteur à réaction Saturn 117S ST1 doit être à terme remplacée par la version ST2 qui n’est pas encore opérationnelle. En conséquence les premiers T-50 seront-ils produits et modernisés par la suite ou le Ministère de la Défense russe, attendra-t-il la mise au point définitive de ses deux systèmes avant de passer commande du nouvel avion ?

 

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Photos : Sukhoi T-50 PAK-FA @VKS

 

08/01/2017

La Chine se prépare à l’arrivée du J-20 !

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L'année 2016 a vu de grands progrès pour l'armée chinoise, avec de nombreuses réalisations liées à l'armement et l'équipement et notamment le début de production initiale à taux faible (CRTR) du J-20 de combat furtif. L’avion conçu par l'Institut 611 et construit par Chengdu sur les installations de l'aérodrome Huang Tianba.

Le chasseur furtif J-20 a fait ses débuts le 1er novembre dernier à l'aéroport de Sanzao à Zuhai, au 11e Salon international de l'aviation et de l'aérospatiale en Chine. Le J-20 va remplir un vide au sein l'armée de l'air chinoise.

Il est prévu que le premier avion de production à faible taux rejoigne le centre d'essai et de formation de la force aérienne chinoise à Cangzhou en 2017. Il donc fort probable, que c’est sur cette base aérienne que les formations de pilotes débuteront en 2019, selon l’annonce officielle. Les autorités chinoises ont indiqué que les exigences portent entre 500 et 700 avions de ce type.

Le Chengdu J-20 :

Le Chengdu J-20, soit un appareil de la cinquième génération de combat furtif, devra répondre à trois rôles bien précis. Ayant des capacités furtives semblables à celles du F-22 et F-35, l’avion semble offrir des capacités dans un certain nombre de rôles, de l’interception à l'attaque de précision à long rayon d’action. L’avion dispose de deux baies latérales pour les petits missiles air-air et une grande baie sous le fuselage pour accueillir des missiles de plus grandes tailles et des armes d'attaques de surface à guidage de précision.

Le moteur destiné au J-20 est le WS-15 chinois, mais de nombreux problèmes de mise au point retardent encore la mise en service de celui-ci. Les prototypes actuels au nombre de quatre sont dotés du moteur russe AL-31FN série 3 offrant 30.800 livres (137 kN) de poussée. Il faut noter que ce type de motorisation ne permet pas le mode « Supercruise ».

On apprend que le J-20 va recevoir une série de capteurs de type électro-optique de ciblage (EOTS) et un grand radar à antenne active (AESA) désigné KLJ-5, qui a été développé par l'Institut 14 près de Nanjing. L’avionique est dotée de trois grands écrans couleurs, ainsi que d'autres petits écrans, ainsi qu’un affichage tête haute holographique grand angle. Une liaison de données de pointe a été développée, et une sonde de ravitaillement rétractable située sur le côté droit de la partie avant du fuselage est installée.

 

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Photos : Le J-20 lors du Salon international de l'aviation et de l'aérospatiale en Chine @ Zhong Wei