17/07/2018

Un A320 d’applications militaires se confirme !

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Farnborough, Airbus Defence & Space confirme l’information donnée en février dernier (avia news 19.2) qu’il est en train d'élaborer des plans pour adapter l'A320 à un large éventail d'applications militaires, avec le besoin de remplacer les anciennes flottes d'avions de patrouille maritime en Europe.

La compagnie utilise le spectacle aérien de Farnborough pour décrire le potentiel de son produit modulaire multi-missions baptisé A320M3 dans des rôles qui pourraient également couvrir l'alerte précoce aéroportée, le renseignement, la surveillance et la reconnaissance et la collecte de renseignements électromagnétiques.

L'une des applications majeures pourrait venir d'une exigence franco-allemande de remplacer les plates-formes existantes Dassault ATL-2 Atlantique et Lockheed Martin P-3 Orion. Les partenaires plus tôt cette année ont confirmé leur intention de poursuivre un futur système de guerre aéroporté maritime, pour entrer en usage à partir de 2035 environ.

Des études de conception financées à l'interne sont en cours et l'entreprise s'attend à recevoir bientôt son premier soutien financier des gouvernements français et allemand pour faire progresser l'activité.

Si l’on se base sur les actuels avions Atlantique 2 (ATL2), ceux-ci vont rester en service jsuqu’en 2030 au plus tard. Par ailleurs, plusieurs marines utilisent encore les bons vieux P-3 « Orion » modernisés. Mais ceux-ci vont également devoir être remplacer d’ici 10 à 12 ans. Hors, si rien n’est fait en Europe, c’est Boeing et son P-8 qui risque de remporter la mise.

En repartant de « zéro » avec l’A320neo /A320M3 en mode « MPA » Airbus pourrait bien cette fois venir contrer son concurrent américain. En effet, la France et l’Allemagne ont un calendrier similaire pour le remplacement de leur flotte d’avion de lutte anti-sous-marine et anti-surface. Les deux pays pourraient donc devenir les premiers clients de cette nouvelle version.

Le futur A320neo MPA reprendrait certaines caractéristiques développées à l’époque pour l’A319 MPA. L’installation d’un terminal d'information embarqué (OIT) transfèrera les informations de situation et des capteurs aux membres d'équipage. Il améliorera également la coordination de l'équipage et l'évaluation de la mission.

L'A320neo MPA devrait recevoir un système d'armes anti-sous-marins et anti-surface. L'avion pourra transporter une variété d'armes à l'intérieur et sur les ailes-pylônes. La soute à bombes interne pourra abriter huit postes d'armes pour des torpilles, des charges de profondeur, des mines et d'autres armes ASW. Avec quatre points sous les ailes pouvant contenir des missiles pour attaquer des cibles navales ou terrestres.

Le futur système de mission ouverte de intègrera un ensemble de capteurs multi-missions. Les capteurs couplés à des systèmes de communication modernes permettent à l'aéronef d'effectuer des opérations dans un environnement d'opérations réseau centré (NCO). La suite complète de capteurs ASW suit et identifiera des cibles sous et sur l’eau. Les systèmes de mission comprendront un radar de surveillance, un interrogateur IFF, une tourelle IR / EO, un système acoustique et un détecteur d'anomalies magnétiques (MAD). L'A3320neo MPA disposera d'un système tactique entièrement intégré (FITS),

Photo :A320 MPA @ Airbus

 

13/07/2018

Un ATR 72MP pour la Guardia di Finanza !

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Le corps douanier italien de la Guardia di Finanza a commandé un avion patrouille maritime ATR 72MP. Le contrat est évalué à 44 millions d'euros (51,2 millions de dollars), y compris la formation et le soutien logistique, l'opération pourrait éventuellement atteindre une valeur totale de 250 millions d'euros si un nombre indéterminé d'options est exercé.

La livraison de l'ATR 72MP aura lieu en 2019, selon Leonardo. La Guardia di Finanza exploite déjà quatre petits ATR 42MP.

Le turbopropulseur bimoteur sera capable de remplir un certain nombre de rôles, notamment la patrouille maritime, la recherche et le sauvetage, la lutte contre le piratage et la contrebande de drogues, ainsi que la surveillance des eaux territoriales. L'armée de l'air italienne exploite déjà une version de l'ATR 72MP, qu'il désigne comme le P-72A.

L’ATR 72MP (P-72A) :

Basé sur une cellule d’ATR 72-600, le P-72A est configuré militairement par la société Leonardo (Selex ES) au sein de ses installations de Turin. Les P-72A partagent un certain nombre de caractéristiques avec la variante de la guerre anti-sous-marine (ASW) de l'ATR 72 que Leonardo a développée pour la Turquie.

Pour l’Italie, les systèmes ASW ont été remplacés par une gamme complète d'équipements C4I (Command, Control, Computers, Communications and Intelligence). L’avion est doté du système de mission ATOS ( Airborne Tactical Observation et Surveillance) de Leonardo. Le système ATOS assure une surveillance étendue et ciblée (ouverte ou dissimulée) Il s'agit d'un système de gestion de mission d'architecture ouverte, flexible et ouvert, intégrant un certain nombre de capteurs et de sous-systèmes dans une conception très modulaire. ATOS est basé sur quatre stations qui permettent de gérer l'information, avec la possibilité de l'intégration des liens avec les liaisons électroniques 16/11, SATCOM KU / KA, Vortex, VMF et la classification radar. Le système permet la capacité ELINT ESM.

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ATOS est intégré à l'instrumentation numérique avec un TACAN (Tactical Air Navigation de navigation aérienne à courte portée), deux SAASM VI INS / GPS (disponibilité sélective Anti-Spoofing Module-système qui permet des observations GPS très détaillées et précises) et un IFF TX.Le système de gestion permet un contrôle avec quatre radios UHF et HF avec deux opérateurs de système de mission.

Le personnel dispose également d’une tourelle FLIR "Star Safire HD" qui permet le géo-pointage avec une extrême précision, l'alimentation fournie par des capteurs multiples peut être fusionnée en une seule image, pour obtenir le contraste, et la présentation des détails cachés de façon optimale.

Les P-72A sont doté du radar AAES "Seaspray 7300" de type AESA. Le P-72A est également doté d’une suite d'autoprotection dérivée de celle adaptée au C-27J « Spartan » soit le système ELT800V2 avec détection à infrarouges AN/AAR-47 et électromagnétiques APR-39 couplé au système de contre-mesures électroniques AN/ALE-40.

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Photos : L’ATR 72MP @ Leonardo

20/03/2018

Capacité opérationnelle initiale pour les P-8A australien !

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La Royal Australian Air Force (RAAF) a déclaré la capacité opérationnelle initiale (IOC) son appareils multimission maritime (MMA) Boeing P-8A « Poseidon », soit cinq mois plus tôt que prévu.

L'étape, qui a été annoncée par le service le 20 mars, vient avec 6 des 12 avions actuellement basé à Edinburgh en Australie du Sud. Trois autres aéronefs subissent actuellement le processus d'approbation pour une flotte finale de 15 aéronefs.

L'Australie a acquis le P-8A pour remplacer les 19 avions de patrouille maritime Lockheed AP-3C « Orion » qui sont en service depuis les années 1960. Les 15 P-8A seront exploités en tandem avec sept systèmes d'aéronef sans pilote (UAS) Northrop Grumman MQ-4C « Triton » , qui seront acquis une fois le développement achevé par le constructeur et l'US Navy (USN).

Les livraisons à l'Australie ont débuté en novembre 2016, date à laquelle les escadrilles 10 et 11 ont réceptionné les premiers du P-8A. Dans le cadre de ce processus, le RAAF a envoyé ses équipages s'entraîner aux côtés de l'USN et du personnel britannique de la Royal Air Force (RAF) au Centre de test intégré (ITC) de la Naval Air Station (NAS) de Jacksonville en Floride.

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

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Photos : 1 Boeing P-8A Poseidon de la RAAF 2 Postes de travail du P-8A@ RAAF

07/03/2018

La Norvège commande le Boeing P-8A « Poseidon » !

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La Norvège a passé commande pour 5 avions de patrouille maritime (MPA) Boeing P-8A « Poseidon » (MMA). Le contrat de 1,5 milliards de dollars comprend : les aéronefs, des capteurs, des systèmes de surveillance et des armes anti-sous-marines. La Norvège a planifié la livraison entre 2021 et 2022. La commande est groupée avec 4 appareils destinés aux Royaume-Uni, ainsi que 10 autres avions pour l'US Navy.

La Norvège achète le P-8A pour remplacer les six avions de patrouille maritime (MPA) Lockheed Martin P-3C Orion vieillissants et trois avions de surveillance Dassault Falcon DA-20 qui sont actuellement pilotés par la Royal Norwegian Air Force (RoNAF).

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

Avec cette commande, la Norvège deviendra le cinquième utilisateur du P-8A après la Marine américaine, l’Inde, l’Australie et l’Angleterre.

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Photos : P-8A « Poseidon » @ Boeing

 

24/10/2016

Le Chili modernise ses P-3 « Orion » !

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Le Chili a confié à l’entreprise canadienne IMP Aerospace la mise à jour de sa flotte de quatre avions de patrouille maritime de type Lockheed-P-3 « Orion ».

Les Lockheed P-3 « Orion » de la marine chilienne sont en service depuis 1993 et vont devoir recevoir de nouvelles ailes et de nouveaux stabilisateurs. Les moteurs vont être améliorés dans le cadre du plan de modernisation à mi-vie (MLU). Les autres améliorations concernent l’installation du nouveau système tactique de mission entièrement intégré Integrated Tactical System (FITS). La Modernisation de l’avionique comprend la mise en place d’un cockpit numérique et de l’installation d’un nouveau système de radar multi-mode de surveillance maritime. Les appareils seront dotés de missiles Raytheon AGM-84 « Harpoon » antinavires.

Une fois terminé, les P-3 « Orion » chiliens devraient rester en service durant 20 ans. Les appareils sont exploités de l’escadron de reconnaissance maritime (VP) -1 à Viña del Mar, à environ 60 km à l'ouest de la capitale, Santiago.

 

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Photos : P-3 2Orion » chiliens @ Marine chilienne