14/07/2017

Amélioration des Eurofighter britanniques !

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La Royal Air Force, (RAF) a mandaté les sociétés Leonardo, NETMA et Airbus Eurofighter pour une mise à niveau de la capacité du système défensif DASS qui équipe les jets de combat Eurofighter « Typhoon II ». Le contrat de base d’un montant de 45 millions d'euros qui comprend le travail de développement et les activités d'intégration par BAE System, doit permettre la mise à niveau complète du DASS 'Praetorian' du « Typhoon II » pour faire face aux futures opérations de RAF.

Le système DASS (Defensive Aids Sub System) « Praetorian » est une suite de systèmes électroniques modulaire de protection installés à l'intérieur du « Typhoon II », qui comprend des capteurs et des contre-mesures, qui travaillent en liens pour fournir des informations essentielles sur la situation extérieure, le DASS s’appuie sur différents sous-systèmes comme le détecteur d’alerte radar et son équivalent optronique, le Détecteur d’Alerte Laser (DAL) qui prévient de toute illumination lié à des télémètres lasers ou autres systèmes de guidage laser. On note également la présence de Détecteurs de Départ Missiles (DDM) qui fournissent des informations à 360° sur toute approche de missile, donnant ainsi le temps nécessaire pour engager des manœuvres d’évitement, en s’appuyant par exemple sur des leurres. A noter que le nouveau systèmes DASS « Pretorian » équipera la nouvelle version T3 de l’Eurofighter de série.

 

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Photo : Eurofighter T2 avec peinture commémorative @RAF

 

 

08/07/2017

L’Autriche veut remplacer ses Eurofighter par plus d’avions !

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Vienne, je vous l’avais annoncé en février dernier lors d’un article sur ce pays, cette fois c’est officiel, l’Autriche désire depuis un certain temps se débarrasser de ses Eurofighter T1 et opter pour un autre appareil en plus grtand nombre.

Selon le calendrier, l'Autriche va se débarrasser de sa flotte de15 Eurofighter « Typhon II » Tranche 1 à partir de 2020. L’objectif étant de se doter d’un nouvel avion de combat ayant un standard plus performant et en plus grand nombre. La modernisation de la capacité sol-air est sera également au menu.

Rappel :

Airbus DS (ex EADS) avait livré l’Eurofighter T1 « Typhoon  II » à l’Autriche. Cette livraison fait suite au contrat signé en 2003 pour la fourniture de 15 avions y compris l’armement les équipements connexes et le simulateur. Le nouvel avion de combat autrichien est en soi un feuilleton à rebondissement. La volonté de remplacer les bons vieux Saab J-35 « Draken » date du début des années nonante. Suite à une première évaluation, c’était le F/A-18 Hornet qui avait été choisi. Mais suite à des problèmes politiques et de financement, l’achat fût reporté. L’utilisation de l’espace aérien autrichien par l’aviation Serbe, lors de la guerre en ex-Yougoslavie relança le besoin de débloquer des crédits urgents pour l’achat d’un avion moderne. Une seconde évaluation donna le JAS-39C/D Gripen suédois gagnant, mais suite à la pression du chancelier allemand Schröder, les politiques autrichiens acceptèrent de reprendre 15 Eurofighter T1 initialement destinés à l’Allemagne et proposés par Airbus.

Une Force aérienne très limitée : 

La situation de la Force aérienne autrichienne n’est, de loin pas très enviable, avec seulement 15 avions de combat Eurofighter T1, soit le modèle le plus limité de la gamme du chasseur européen. En effet, sur ces 15 aéronefs, seul 6 à 8 sont réellement disponibles, les autres étant en maintenance et servant à la formation du personnel aérien et au sol. Le standard T1 des Eurofighter autrichiens ne permet que l’interception à courte portée, ainsi que l’engagement avec des bombes en chute libre. 

Coûts exorbitants : 

Cher à l’achat, l’Eurofighter se révèle également cher à l’heure de vol, estimé à près de 18’000 dollars US à l’heure (estimation variable, selon les utilisateurs) l’Eurofighter s’avère nettement plus coûteux que le Rafale, F/A-18, Gripen et F-16. De plus, l’absence de coordination entre les pays clients, ainsi que sur le mode d’assemblage des appareils (ses éléments sont construits par chacune des parties) pose des problèmes notamment dans l’approvisionnement en pièces de rechanges.

Plainte contre Airbus :

Vienne a entamé en février des poursuites judiciaires contre Airbus Defense & Space et Eurofighter pour fraudes présumées liées à son acquisition de près de 2 milliards d'euros (2,28 milliards de dollars) des « Typhoon II ».

Insatisfaction :

L’ Autriche n’est pas satisfaite de ses Eurofighter, et le mal est profond. Le ministère autrichien de la Défense décrit les Eurofighter de la Tranche 1, qu'il a reçus entre 2005-2008, en tant que « équipement limité et ayant de graves incertitudes significatives en matière de coûts».

Le maintien de la flotte de 15 appareils pour les 30 prochaines est estimé entre 4,4 milliards d'euros et 5,1 milliards d'euros (5 milliards à 5,8 milliards de dollars). Les chiffres produits par une commission spéciale chargée d'examiner la question suggèrent que le passage de la flotte vers un autre appareil générerait des économies potentielles à100 milliards d'euros pour la période allant jusqu'à 2049.

Quatre heures de police du ciel :

Avec seulement 15 avions de type Eurofighter T1 pour une superficie de 83’878,99 km au sol, sans parler du fait que la superficie doit également tenir compte du volume en terme de ciel, soit de l’altitude sol à une altitude de 23’000 mètres, l’Autriche ne peut plus assurer la police du ciel que le matin, celle-ci n’est pas possible l'après-midi. Par contre, il est encore possible de temps en temps, soit deux à trois fois par mois d’assurer une permanence aérienne sur une période estimée à 14 heures a déclaré le général de division Schmidseder. Pour pouvoir assurer une police du ciel 24/24, l’Autriche devra augmenter sa dotation en matière d’avion de combat. On parle de deux tranche de 20 appareils, voir un peu plus.

Pour le ministre de la Défense, Hans Peter Doskozil «Ceux qui disent oui à la neutralité autrichienne et à la souveraineté doivent également dire oui à un avion supersonique moderne et à haute performance capable de faire des opérations ponctuelles avec un coût à l’heure de vol viable ».

Le rapport conclut que l'armée de l'air exige une nouvelle flotte de combattants supersoniques, capable de fonctionner 24 heures sur 24 et équipé de missiles guidés et d'un système avancé d'autodéfense.

Quel remplaçant ?

On ne connait pas pour l’instant le budget que l’Autriche veut allouer pour un remplaçant à ses Eurofighter T1, deux options sont pour l’instant sont évoquées au sein de la Force aérienne et reposent sur un aéronef monoréacteur :

 

  1. L’achat d’un avion neuf de nouvelle génération, dans ce cas le Gripen E suédois semble être l’unique solution et ceci d’autant plus que l’Autriche compte du même coup augmenté le nombre d’avion actuel, celui-ci n’est pas connu. Initialement l’Autriche désirait  40 avions minimum.
  2. La seconde solution consisterait à doter l’Autriche d’une flotte d’avions d’occasions, du moins dans un premier temps. Saab proposerait alors le Gripen C/D avec une option pour le « E » plus tard. L’américain Lockheed-Martin est en ligne avec le F-16 et le standard C/D Block55/60. Et puis, une offre de Dassault avec des Mirage 2000 pourrait également être possible (ex EAU ou Armée de l’Air) mais rien n’est moins sûr pour l’instant.

 

Une situation compliquée pour l’Eurofighter :

Quoi qu’il en soit, la décision de l’Autriche est une mauvaise nouvelle pour l’Eurofighter et Airbus Group. Non seulement l’Eurofighter est à la peine en matière de vente face au Rafale en ce moment et au Gripen sans oublier le F-35, mais en plus, si l’un des utilisateurs se décide pour échanger sa flotte contre un concurrent, l’image de l’Eurofighter serait encore un plus égratignée.

 

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Photos : Eurofighter autrichiens @ Force aérienne autrichienne

 

 

10/04/2013

Corée du Sud, le prochain avion sera américain !

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SEOUL, on s’en doutait à peine, le gouvernement coréen vient de pré-sélectionner deux appareils dans le cadre du programme FX qui prévoit d’acquérir un nouvel avion de combat d’ici 2015. Ce programme est estimé à plus 9 milliards de dollars, doit permettre le remplacement des F-4 «Phantom».

 

Short-List made in USA :

 

L’Eurofighter de Cassidian et le T-50 de Sukhoi sont définitivement écartés de la compétition, ne subsiste donc que les deux appareils américains, le Lockheed-Martin F-35  «Lightning II» et le Boeing F-15 «Silent Eagle». 

 

Selon les dernières informations disponibles, le ministère américain de la Défense a informé le Congrès d'une vente concernant l’un des deux protagonistes. L'Agence de coopération pour la sécurité de la Défense (DSCA) avance le prix de 10,8 milliards, résultant en un prix pièce de 180 millions de dollars américains pour 60 Lockheed-Martin F-35, prix qui inclut, les équipements et des simulateurs de soutien, ainsi que 9 moteurs Pratt & Whitney F135 de rechange.

 

Concernant le prix pour le Boeing F-15 « Silent Eagle», celui-ci n’a pas été divulgué étant donné que la demande ne concernait que le nouveau radar AESA et diverses armes. Le F-15SE n’étant pas encore utilisé par l’USAF, la Corée doit donc passer  une série de négociation avec le constructeur pour une éventuelle acquisition. 

 

 

Le Boeing F-15 «Silent Eagle» :


 

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Dérivé direct du F-15E, le F-15 «Silent Eagle » dispose d’une amélioration de la furtivité des revêtements et la signature de l'avion, qui est due, au montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait qu’il possible en fonction de la mission de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle, emport de carburant et armes en externes.

 

 Le «Silent Eagle» est capable de transporter en interne l’ensemble des missiles air-air, tels que des missiles AIM-9X et AIM-120 et air-sol, des armes telles que le Joint Direct Attack Munition (JDAM) et Small Diameter Bomb (SDB). Le niveau de charge des armes utilisées sur les versions actuelles des F-15 reste  le même avec l’installation du CFTS.


Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar.

 

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA)  permet une optimisation des différents capteurs et senseurs.

 

 

Lockheed-Martin F-35A  : 


 

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A la fois furtif et relativement léger (20 tonnes en combat), le F-35 «Lightning II», nommé ainsi en hommage au légendaire P-38, sera essentiellement employé pour des missions d’attaque, même si, il dispose de capacité air-air appréciables. Cependant, son développement a pris au moins 4 ans de retard sur le calendrier initial, en raison de problèmes liés à la complexité de sa conception. Le programme JSF doit déboucher sur la production de trois variantes d’un même appareil, ayant environ 80% de commonalité de structure et pièces et pratiquement 100% au niveau avionique.

L’appareil possédant une soute à armements capable de loger principalement deux bombes guidées et deux missiles air-air AMRAAM, de bénéficier d’une autonomie importante et d’une manœuvrabilité comparable aux F-16 de première génération. A noter, que le F-35 peut recevoir de nombreux armements sur 7 pylônes externes, sacrifiant la furtivité au profit de la capacité d’emport, qui peut aller jusqu’à 9 tonnes de charges diverses (réservoirs, bombes guidées, missiles de croisière et missiles air-air). 

 

 

Photos : 1 F-15 Silent Eagle en vol 2 Trappes furtives @ Boeing 3 F-35A @ Lockheed-Martin

01/03/2013

Nouveau soutien en faveur du Gripen !

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Dans un co-rapport adressé à la Commission de la politique de sécurité, la Commission des finances du Conseil national a annoncé qu’elle approuvait, par 15 voix contre 9, le crédit d’engagement de 3,126 milliards de francs destiné à l’acquisition de 22 avions de combat Gripen, ainsi que la loi sur le fonds Gripen (12.085 é). Par ailleurs, elle a pris connaissance des directives concernant le budget 2014 et le plan financier 2015 – 2017, qui lui ont été présentées par la chef du Département fédéral des finances.

La Commission des finances du Conseil national (CdF-N) a établi un co-rapport à l’intention de la Commission de la politique de sécurité (CPS), qui est chargée du dossier ; elle y indique qu’elle approuve, par 15 voix contre 9, le crédit d’engagement de 3,126 milliards de francs prévu pour l’achat de 22 Gripen. La majorité de la CdF-N estime que, pour des raisons sécuritaires et budgétaires, l’acquisition de ces avions est légitime : les moyens financiers sont disponibles et il est avéré que de nouveaux appareils sont nécessaires. Pour sa part, la minorité de la commission rejette le projet du Conseil fédéral en invoquant elle aussi le budget et la sécurité. Les conséquences d’un tel achat ont alimenté le débat au sein de la CdF-N. Par 12 voix contre 9 et 3 abstentions, celle-ci a approuvé une proposition visant à compléter le co-rapport afin de signaler à la CPS que, en cas d’achat des Gripen, l’armée devrait pouvoir disposer d’un budget de 5 milliards de francs. C’est là le seul moyen de garantir que l’armée aura encore suffisamment de moyens pour acquérir le matériel dont elle a encore besoin. La CdF-N adhère ainsi aux décisions prises par le Parlement au sujet du rapport sur l’armée 2010 (10.089 é).

La commission approuve également la loi sur le fonds Gripen. À l’issue de la discussion, une proposition visant à rejeter la loi sur le fonds Gripen a été retirée. Aux termes de l’art. 52 de la loi sur les finances, la création d’un fonds spécial doit reposer sur des bases légales et est sujette au référendum. La CdF-N s’est longuement demandé si ce mode de financement était judicieux, étant donné qu’il n’existe pas de référendum financier sur le plan fédéral. Selon la commission, le contexte actuel justifie la création d’un fonds, même si cette solution risque de compromettre la transparence et la gestion du budget. Vu ces désavantages, la commission attend que le compte du fonds Gripen soit transparent. La CdF-N s’est par ailleurs opposée, par 15 voix contre 9, à ce que le montant de l’attribution de 3,126 milliards de francs soit inscrit à l’art. 2, al. 1, de la loi sur le fonds Gripen. Enfin, toujours par 15 voix contre 9, elle a rejeté deux propositions visant à biffer l’art. 2, al. 2, let. b, ainsi que l’art. 2, al. 3 de cette même loi.

 

Photo : Gripen F de démonstration à Emmen @ Pascal Kümmerling

28/08/2012

Gripen :garantie du prix et de la livraison !

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La facture pour l'achat de 22 avions de combat Gripen s'élèvera à 3,126 milliards de francs, a assuré la Suède à la Suisse. Tous les coûts de développement sont inclus dans cette somme, selon Ueli Maurer.