24/11/2018

ATR et Air New Zealand collaborent sur l’hybride !

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L’avionneurATR Aircraft et la compagnie Air New Zealand ont signé un accord pour étudier ensemble le rôle que les nouvelles technologies de propulsion pourraient jouer dans l'écosystème du futur pour l'aviation régionale.

Dans le cadre de cet accord, les partenaires s'intéresseront au développement de ces nouvelles solutions, ainsi qu'aux dispositifs requis tels que les infrastructures aéroportuaires et réglementaires, la maintenance et les opérations au sol et en vol.

Le Président exécutif d'Air New Zealand, Christopher Luxon, explique que la Nouvelle-Zélande, avec son offre en électricité renouvelable et le réseau régional très complet d'Air New Zealand, le pays semble idéal pour tester ces technologies.

« Les appareils hybrides devraient arriver sur le marché au cours des dix prochaines années.  Avec le développement des technologies hybrides et électriques pour les appareils à turbopropulseur de plus grande envergure, nous pensons qu’il pourrait s'agir d'une option viable pour notre réseau régional. »

« Notre flotte régionale génère environ 40 % de nos émissions domestiques, le potentiel d'économies en carbone est donc colossal. Nous pourrions ainsi remarquablement contribuer à l'atteinte de notre double objectif : une croissance neutre en carbone à compter de 2020 et une réduction de 50 % des émissions par rapport aux niveaux de 2005, d'ici 2050. »

Stefan Bortoli, Président exécutif d’ATR, a déclaré : « En tant que leader du marché, ATR travaille sur les solutions du futur et la technologie des turbopropulseurs y occupe une place essentielle, tout comme les appareils hybrides et électriques. Le duo ATR et Air New Zealand a tous les atouts pour être en mesure d’explorer les formidables opportunités et répercussions à venir pour l'ensemble de l'écosystème de l'aviation régionale. Cette étude constituera une référence unique pour l’industrie et pour la Nouvelle-Zélande, et nous sommes impatients de commencer ce projet passionnant avec Air New Zealand. »

La technologie hybride en développement :

De plus en plus d’acteurs de l’aviation s’intéressent aux avions hybrides, l’année dernière Airbus, Siemens et Rolls-Royce se sont allés dans le but de évelopper un avion à la motorisation hybride. Concrètement, cette alliance prendra la forme d'un démonstrateur de vol basé provisoirement sur le BAe146, un avion d'une centaine de sièges.

Mais cette nouvelle technologie ne sera pas réellment efficiente avant 2030-2040, par contre il semble que la motorisation dite « open rotor » soit un système propulsif sans carénage équipé de deux hélices contrarotatives « à ciel ouvert » puisse être disponible prochainement. A suivre.

Photo : ATR 72-600 Air New Zealand @ Jonathan Rankin

 

29/10/2018

EasyJet & Wright Electric : phase suivante du développement de l’avion électrique !

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Genève/Amsterdam, easyJet, 1ère compagnie aérienne en Europe en termes de réseau, a dévoilé aujourd’hui les progrès de sa stratégie qui vise à opérer des vols toujours plus respectueux de l’environnement et avec une empreinte sonore réduite.  

La start-up américaine partenaire d’easyJet, Wright Electric, a commencé à travailler sur un moteur électrique pouvant convenir à un appareil neuf places. Le partenaire de Wright Electric, Axter Aerospace, dispose d’ores et déjà d’une solution pour deux passagers, et le plus gros modèle devrait commencer à voler en 2019. Le prototype de système de propulsion envisagé pour l’appareil neuf places, est quatre fois plus puissant que celui dont dispose le modèle biplace. En parallèle, le travail va débuter sur un appareil de la taille des avions d’easyJet, par le designer aéronautique Darold Cummings.

Wright Electric a également déposé un brevet pour un moteur adapté à de plus gros avions. Cette nouvelle enthousiasmante ouvre la voie à une transition vers un appareil commercial complètement électrique et capable de transporter des passagers à travers le Royaume-Uni et l’Europe.

L’innovation et l’avant-gardisme ont toujours été au cœur de la stratégie de la compagnie aérienne. Depuis 2000, easyJet a réduit ses émissions de CO2 par passager, et par kilomètre de plus de 32%.

Johan Lundgren, PDG d’easyJet, a commenté depuis Amsterdam-Schiphol :

« Nous savons le développement durable important pour nos clients. Avec l'introduction de l'A320neo, nous pouvons déjà réduire de 15% les émissions de carbone et de 50% l'empreinte sonore, ce qui nous place parmi les compagnies aériennes les mieux classées en Europe.

Les avancées technologiques dans le domaine de l’aviation électrique, sont vraiment passionnantes et fulgurantes. Avec les avions biplaces déjà en vol et les neuf places qui voleront l’année prochaine, cela devient une réalité et nous pouvons maintenant envisager un avenir qui ne soit pas exclusivement dépendant du kérosène.

La distance que nous ciblons avec l’avion électrique est d’environ 500 kilomètres, et en se basant sur notre réseau actuel, la liaison Amsterdam-Londres pourrait devenir la première ligne entièrement électrique. Etant donné qu’il s’agit de la 2ème route aérienne la plus fréquentée en Europe, cela permettrait une réduction significative des émissions carbone et de la pollution sonore.

Nous pensons que les Pays-Bas ont ici l’opportunité de montrer la voie si le gouvernement et les aéroports encouragent les compagnies aériennes à opérer durablement grâce à une structure de charges incitative redistribuée et revue à la baisse. »