06/08/2020

L’Australie cherche un remplaçant pour ses Hawk !

 

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La RAAF prévoit de remplacer ses jets formateurs de type Hawk par un nouvel appareil. La demande d’informations (RFI) du Commonwealth pour son projet de programme de formation (LIFT) qui doit être livré dans le cadre de la phase 1 d’Air 6002 a pris fin vendredi dernier, suscitant des réponses d’au moins trois entreprises.

Air 6002 Phase 1 est un programme de 4 à 5 milliards de dollars entre qui prendre effet entre 2022 et 2033 pour remplacer la capacité actuelle du BAE Hawk Mk.127. La date de retrait prévue du retrait du Hawk est actuellement fixée à 2026 et le nouveau programme vise à fournir une capacité de remplacement qui sera en service jusqu'en 2050 environ.

La RAAF désire une solution qui a pour rôle principal de former les pilotes de jets et les opérateurs de systèmes d'armes (WSO) à la transition du Pilâtes PC-21 au F/A-18F « Super Hornet », EA-18G « Growler » et F- 35 « Lightning II ». Un rôle secondaire serait assigné pour soutenir l’entraînement en tant que plastron.

Pas encore de définition précise :

Le problème de ce programme vient du fait que les besoins ne sont pas encore définis.  La RAAF désire une solution qui a pour rôle principal de former les pilotes de jets et les opérateurs de systèmes d'armes (WSO) à la transition du Pilatus PC-21 au F/A-18F « Super Hornet », EA-18G « Growler » et F- 35 « Lightning II ». Un rôle secondaire serait assigné pour soutenir l’entraînement en tant que plastron. D’un point de vue technique, les Pilatus PC-21 peuvent assurer une totale transition en direction des appareils de front de la RAAF, mais pas en ce qui concerne le rôle de plastron. La solution unique avec l'avion suisse semble abandonnée pour l'instant. 

La solution doit être « configurable et évolutive » soutenue par une organisation approuvée par la Defense Aviation Safety Authority (DASA) et dans son rôle secondaire de soutien à la RAAF, être capable de représenter des forces de génération 4.0 et 4.5 et d'employer à la fois les effets cinétiques et non cinétiques. Bien que le document ne spécifie pas de solution militaire prête à l'emploi (MOTS), il oblige les répondants à indiquer si leur plate-forme proposée est en service ou en cours d'acquisition par d'autres forces de défense. De plus,l’Australian Industry Capability (AIC) vise à maximiser les opportunités pour l'industrie australienne.

Les prétendants :

Boeing Defense Australie :

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Boeing Defence Australia a annoncé avoir soumis une réponse à la RAAF avec une proposition basée sur la plate-forme T-7A « Red Hawk » actuellement en cours de développement pour l'US Air Force.

Le programme d'essais en vol est actuellement achevé à 80% à l'heure actuelle et un porte-parole de Boeing a déclaré que le programme était en bonne voie pour répondre aux exigences d'entrée en service de l'USAF. La variante T-7A de l'USAF n'est pas obligée d'utiliser des armes réelles et il n'est pas encore clair si le développement d'une telle capacité pour les clients exportateurs affecterait les délais d'Air 6002, ou qui paierait pour qu'elle soit entreprise, mais Boeing a déjà déclaré que le programme dispose d'une flexibilité suffisante pour accueillir les clients exportateurs.

Le T-7A de Boeing/Saab comporte une double queue, un grand cockpit avec une excellente visibilité. Des éléments de type LERX ont été repris de la famille F/A-18 « Hornet ». Le T-7A dispose d’un seul moteur General Electric F404 également utilisé sur le "Hornet" et le "Gripen". Boeing affirme que la conception et la performance de l'avion à double-queue fourni un excellent contrôle, et une très bonne stabilité pour le ravitaillement. Darryl Davis, le président de Boeing's Phantom Works, a déclaré que l'avion a été conçu pour répondre à toutes les exigences du programme, et a noté qu'il offrira un angle d'attaque haut (AoA) et de haute performance en matière d’accélération. Boeing a également souligné que la conception du poste de pilotage offre un positionnement idéal pour l'instructeur avec une très bonne visibilité, tant pour l'instruction en vol que pour la formation avancée en combat aérien visuel. L'offre de Boeing/Saab utilise un cockpit moderne, semblable à celui d'un combattant, avec un écran reconfigurable à grande surface (LAD) qui imite ceux trouvés dans le F-22 et le F-35 et le nouveau Gripen E. Le « Red Hawk » est également compatible avec les lunettes de vision nocturne. Le Boeing/Saab T-7A est doté d'une capacité interne de ravitaillement en vol et il dispose d’un point d'ancrage central pour transporter des équipements connexes comme des nacelles. 

Korea Aerospace Industries :

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Korea Aerospace Industries (KAI) n’avait pas répondu à la demande d’informations d’ADM sur une offre probable au moment de la mise sous presse, mais le constructeur sud-coréen devrait avoir proposé une solution basée sur sa plate-forme T-50 « Golden Eagle ».

La variante T-50 est un entraîneur avancé, mais l'avion est également produit en tant que chasseur d'entraînement / avion de combat léger (LIFT / LCA) en tant que TA-50, et en tant que chasseur polyvalent (FA-50). Dans les trois variantes, l'avion est déjà en service dans la région Asie-Pacifique, avec les forces aériennes de la Corée du Sud, de l'Indonésie et des Philippines et aussi avec l'armée de l'air irakienne.

Le KAI T-50 « Golden Eagle »  est un appareil école non armé, alors que le modèle TA-50 dispose d’un radar de tir israélien Elta EL/M2032, mais fabriqué sous licence en Corée du Sud par Lignex.  Le T-50 « Golden Eagle »  largement dérivé du Lockheed-Martin F-16 «Fighting Falcon» et dispose de nombreuses similitudes, les ingénieurs de KAI se sont largement inspiré de la production sous licence des F-16 pour la ROKAF. La gamme T-50 dispose, par contre, d’une avionique entièrement coréenne, mais couplée à un certain nombre d’éléments, d’origine américaine comme le GPS fournit par Honeywell.

Le plafond pratique est de 14.600 mètres (48.000ft) et la cellule est prévue pour une de durée de 8000 heures de vol. Question motorisation les deux versions sont dotées d’un General Electric F404-102 à double flux-produit sous licence par Samsung Techwin. Le T-50 atteint la vitesse maximale de Mach 1,4.

Léonardo:

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L'Italien Leonardo a confirmé qu'il avait répondu à Air 6002, avec une solution basée sur son avion d'entraînement avancé M-346 Master. Le M-346 est en service avec plusieurs forces aériennes à travers le monde, y compris l'Italie, Israël et la Pologne et au niveau régional par l'armée de l'air de la République de Singapour, bien que leurs appareils soient physiquement basés en Europe. La société développe également une version de chasseur léger, équipée d'un radar et d'une capacité d'armes, connue sous le nom de M-346FA. La proposition de Leonardo est de remplacer immédiatement le Hawk par le M-346 dans le rôle d'entraînement à réaction rapide, tout en permettant à la plate-forme existante de continuer à jouer son rôle de soutien ADF pendant plusieurs années de plus.

Le Leonardo M-346 se présente comme un monoplan à aile delta construit essentiellement en alliage d’aluminium. L’empennage horizontal est entièrement mobile et l’appareil, biplace en tandem, repose sur un train d’atterrissage tricycle. Les deux réacteurs Honeywell/ITEC F124-GA-200 de 2'880 kgp sont produits sous licence par Fiat- Avio. Le M-346 dispose d’un groupe auxiliaire de démarrage (APU) MicroturboRubis. Le cockpit est pressurisé et climatisé sous une verrière articulée à droite, doté de sièges éjectables « zero-zero » Martin-BakerMk 16D. Il dispose également d’un système embarqué de générateur d’oxygène (OBOGS) éliminant le besoin de bouteilles, d’écrans multifonctions et d’un affichage HUD (Head Up Display), d’un équipement digital Fly-by-Wire programmable en fonction du niveau de l’élève ou simulant différents types d’avions. Un équipement de navigation à longue distance est prévu, ainsi que 3 points sous chaque aile pour une capacité de 1’800 kg et des rails en bout d’aile pour missiles air-air. Un bidon largable peut être emporté sous chaque aile, un bidon de convoyage sous le fuselage et une perche de ravitaillement en vol est prévue en option.

Photos : 1 Hawk de la RAAF @ RAAF 2 T-7A @ Boeing 3 T-50 @ KAI 4 M-346 @ Leonardo

01/07/2020

Des TA-50 « Golden Eagle » additionnels pour la Corée !

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Séoul, a passé une commande pour 20 avions formateurs supplémentaires auprès de Korea Aerospace Industries Co. (KAI) pour un montant estimé à 575 millions de dollars.  Ces appareils rejoindront les 60 aéronefs en service au sein de la South Korea Air Force (ROKAF) d'ici 2024.

KAI a exporté un total de 148 avions d'entraînement d'une valeur de 3,1 milliards de dollars américains, soit 64 avions d'entraînement avancés T-50 d'une valeur de 2,4 milliards de dollars et 84 avions d'entraînement de base KT-1 d'une valeur de 700 millions de dollars - vers des pays, tels que l'Indonésie, l'Iraq, la Thaïlande, la Turquie, Pérou et Philippines depuis sa fondation en 1999.

Les T-50 & TA-50 :

Les T-50 « Golden Eagle » et TA-50 sont largement dérivé du Lockheed-Martin F-16 « Fighting Falcon » et disposent de nombreuses similitudes, les ingénieurs de KAI se sont largement inspirés de la production sous licence des F-16 pour la ROKAF. La gamme T-50 dispose par contre d’une avionique entièrement coréenne, mais couplée à un certain nombre d’éléments d’origine américaine comme le GPS fournit par Honeywell.

Le plafond pratique est de 14’600 mètres (48.000ft) et la cellule est prévue pour une de durée de 8’000 heures de vol. Question motorisation les deux versions sont dotées d’un General Electric F404-102 à double flux produit sous licence par Samsung Techwin. Le T-50 atteint la vitesse maximale de Mach 1,4.

La version TA-50 se différencie par une capacité d’armement soit : un canon General Dynamic A-50 de 20mm en interne, l’appareil peut être doté de missiles AIM-9 Sidewinder et AIM 120 AMRAAM ou des Python 5, d’AGM-65 Maverick et de lance-roquettes LOGIR. Il peut également emporter diverses bombes de types : CBU-58, MK-20,82,83,84.

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Photos : TA-50 @ROCAF

12/06/2020

Vol inaugural pour l’AT-5 « Brave Eagle » !

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Taïwan, l’avionneur Aerospace Industrial Development Corporation (AIDC) a réussi le vol inaugural de son nouvel avion formateur AT-5 « Brave Eagle ». Ce nouvel appareil est destiné à venir remplacer l’AIDC AT-3 et le Northrop F-5E/F qui sont utilisés comme entraîneurs avancés.

Le vol inaugural du premier des deux prototypes a eu lieu le 10 juin à la base aérienne de Ching Chuan Kang, a annoncé le ministère de la Défense nationale. Le prototype AT-5 a volé pendant environ 20 minutes.

L'Armée de l'air de la République de Chine (RoCAF) désire acheter 66 AT-5 pour équiper deux unités. L'un est actuellement basé à Kangshan, pilotant le formateur avancé AIDC AT-3, et l'autre à Taitung, pilotant des Northrop F-5E/F. Les deux types approchent de la fin de leur durée de vie. La production de l'AT-5 devrait commencer fin 2021 et se poursuivre jusqu'en 2026. 

AIDC AT-5 « Brave Eagle »

Taïwan s'est engagé à développer un avion indigène pour répondre à ses besoins de formateur en février 2017 pour un coût de développement estimé à 2,2 milliards de dollars, après avoir flirté avec l'acquisition du KAI T-50 ou du Leonardo M-346. À l'époque, le nouvel entraîneur taïwanais était connu sous le nom de « Blue Magpie ». L'avion « A1 » a été dévoilé lors d'une cérémonie le 24 septembre 2019, au cours de laquelle, il a été nommé Yung Yin (Brave Eagle) par la présidente Tsai Ing-wen.

Le développement de l'AT-5 a été dirigé parle le National Chung-Shan Institute of Science and Technology (NCSIST), qui a conçu une version simplifiée du chasseur de défense indigène F-CK-1D « Ching-kuo » biplace. Alors que l'IDF est propulsé par deux Honeywell / ITEC F125 avec postcombustion, l'AT-5 a des F124-200 similaires, mais sans postcombustion. Bien que basé sur le F-CK-1 « Ching-Kuo », l’avion incorpore 80% de nouveaux composants. Parmi les changements figurent l'utilisation accrue de matériaux composites pour réduire le poids, une plus grande capacité de carburant, le retrait du canon de bord. L'avion dispose d’une plus grande capacité de carburant interne que la variante opérationnelle, mais ne pourra pas transporter de réservoirs de carburant sous les ailes. Le profil aérodynamique dispose d’une section révisée, légèrement plus épaisse pour des vitesses d'approche et d'atterrissage plus basses, tandis que le train d'atterrissage sera également repensé. L’avion dispose d’une nouvelle avionique et d’un radar AESA. L’avion emportera les divers armements en service au sein de la RoCAF dont un canon en nacelle ventrale.

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Photos : l’AT-5 « Brave Eagle » @ AIDC

 

 

11/06/2020

Premier avion électrique certifié en Europe !

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L'Agence de la sécurité aérienne de l'Union européenne (EASA) a annoncé la certification du premier électrique, un Pipistrel Velis Electro. Il s’agit de la première certification de type mondiale d'un avion entièrement électrique et une étape importante dans la quête d'une aviation écologiquement durable.

Le Velis Electro est un avion biplace destiné principalement à la formation des pilotes. La société Pipistrel, basé en Slovénie, est l'un des principaux concepteurs et fabricants de petits aéronefs, spécialisé dans les aéronefs haute performance à haut rendement énergétique et abordables. Le Velis Electro rejoint une gamme de produits d'avions similaires, mais à propulsion conventionnelle.

La certification, achevée en moins de trois ans, n'a été possible que dans ce délai en raison de la coopération étroite entre Pipistrel et l'AESA, dans le but commun de garantir que l'avion répondait aux normes de sécurité élevées requises pour la certification. Le projet a également apporté d'importants enseignements qui soutiendront les futures certifications de moteurs et d'avions à propulsion électrique.

L'avion est propulsé par le premier moteur électrique certifié, le E-811-268MVLC, certifié par l'AESA pour Pipistrel le 18 mai 2020. 

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Le projet de certification s'est développé en deux volets, tout d'abord les activités de certification typiques liées à l'avion et en parallèle un programme coordonné d'essais en vol utilisant une flotte d'Alpha-Electros (non certifiés) sous le permis de l'AESA pour voler.

Avoir la capacité d'exploiter un avion similaire signifiait que l'équipe de l'AESA, qui comprenait des membres des Autorités Nationales de l'Aviation (France DGAC FR et Suisse FOCA), avait accès aux données opérationnelles nécessaires à l'activité de certification, tout en mettant en évidence les besoins opérationnels pour permettre à l'électricité aviation.

Au cours de ces projets, l'AESA a acquis une expérience de première main en vol électrique, en apprenant davantage sur les batteries et leurs systèmes de gestion, ainsi que sur les unités de puissance des moteurs électriques. Ces informations ont été utilisées pour développer la condition spéciale E & HPS afin de permettre davantage le vol électrique.

Le Pipistrel Velis Electro :

Le Velis Electro est propulsé par un moteur électrique Pipistrel E-811 de 76 ch (58 kW) développé avec les sociétés d'ingénierie slovènes Emrax et Emsiso, entraînant une hélice composite à trois pales à pas fixe de Pipistrel.

La masse maximale au décollage est de 600 kg (offrant une charge utile de 170 kg, une vitesse de croisière 170 km/h et une autonomie pouvant atteindre 50 minutes.

Le Pipistrel Velis Electro peut être exploité commercialement et est entièrement approuvé pour la formation des pilotes. L’entreprise prévoit de livrer plus de 30 exemplaires cette année à des clients dans sept pays.

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 Photos : 1 Velis Electro 2 le moteur électrique @ Pipistrel

 

 

15/05/2020

2019 une nouvelle année de succès pour Pilatus !

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L’année  2019 a été encore une fois couronnée de succès pour l’avionneur suisse Pilatus Aircraft. Le chiffre d’affaires ayant une nouvelle fois dépassé le milliard. Le bénéfice d' exploitation a atteint 153 millions de francs suisses, les entrées de commandes s'élevait à 1,1 milliard de francs suisses. 

2019 restera comme douze autres mois d'ensemble très réussis au sein des 80 ans d'histoire de l'entreprise. Les chiffres étaient très similaires à ceux rapportés en 2018. Le total des livraisons d'avions sont de 83 PC-12, 40 PC-24 et 11 PC-21 soit un total de 143 aéronefs. 

Le succès du PC-24 le marché :

La mise en place du marché du  jet PC-24 flambant neuf est maintenant terminée et Pilatus a bel et bien quitté la phase de l'accumulation. 75 PC-24 ont été livrés à ce jour et sont en cours d'utilisation sur tous les continents. Le PC-24 avec le plus d'heures dans l'air a déjà volé plus de 1’800 heures. Le carnet de commandes a ré-ouvert en mai de l'année dernière et de la demande reste aussi particulièrement élevée. Le PC-24 a gagné de nouveaux clients prestigieux tels que Volkswagen et l’Arabie saoudite, le service d'ambulance aérienne suédois, soit des étapes importantes dans un programme qui est encore très jeune. 

Une vaste campagne de test post-certification a été réalisée en 2019 pour permettre au « Super polyvalent Jet » d’être approuvé pour les opérations sur les pistes de terrain rugueux et dans d'autres conditions. Tous les PC-24 sont désormais autorisés à utiliser des pistes non pavées et l'herbe humide et couverte de neige.

Excellente réponse au PC-12 NGX :

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Pilatus a lancé le PC-12 NGX à l'automne 2019. Par rapport à son prédécesseur, ce développement des meilleures ventes de mono-turbopropulseurs du monde en classe dispose désormais d'un moteur amélioré, d’une avionique plus intelligente et d’une cabine entièrement repensée avec des fenêtres plus grandes. Le nouveau moteur PT6E-67XP produit pas Pratt & Whitney Canada est particulièrement impressionnant: son système de transmission électronique et le contrôle du moteur (FADEC) est une première mondiale dans ce segment du marché. Après avoir obtenu la certification en 2019 et apporter les changements appropriés à la ligne de production, le lancement du marché a généré un grand nombre de commandes. Ce mois-ci a vu les premiers clients prendre le ciel à bord de leurs nouveaux PC-12 NGX. 

PC-21 pour l' Espagne :

Finalisé en 2019 et signé en janvier 2020, l'ordre de PC-21 pour l'Espagne est une étape très importante dans la sécurisation des activités futures. A partir de 2021, Pilatus livrera un total de 24 PC-21 à l'Armée de l'Air espagnole, l'Ejército del Aire. L'Espagne est la troisième Force aérienne européenne à opter pour cette nouvelle génération de formateur. Si la Division de l'aviation générale est en effet fortement impacté par les difficultés économiques actuelles, cet ordre sera essentiel pour Pilatus en termes d'activité suffisante pour fournir la main-d'œuvre et la réussite commerciale continue pour l'entreprise. Il démontre également l'importance de la stratégie à deux piliers, des affaires civiles et militaires pour garantir la viabilité économique future. 

Pilatus a livré le dernier des 49 PC-21 à la Royal Australian Air Force en novembre 2019. Cette livraison, la dernière pour l'instant porte la flotte mondiale de PC-21 jà un total de 211 avions. Un chiffre impressionnant en effet et la preuve que le PC-21 est maintenant le système de formation moderne, le plus efficace du monde. 

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Intéressement des employés - rien ne change :

Avec 2’289 emplois à temps plein au sein du Groupe Pilatus. Les très bons chiffres pour l'année offrent le moyen le plus efficace de remerciement des employés de Pilatus: de l'apprenti jusqu'au cadre supérieur, tous les employés ont reçu leur part personnelle dans la bénéfices pour 2019 comme d'habitude. Le bonus de cette année, payé en avril 2020, équivaut à près de 1,5 fois le salaire mensuel respectif. Ce modèle de partage des profits liés à la performance est contractuellement convenu avec le Comité de la main-d'œuvre de l'entreprise et est en place depuis plus de 25 ans. 

Une année 2020 turbulentes :

Pilatus a commencé l'année avec des commandes pour un montant de plus de deux milliards de francs suisses, sans compter l'ordre majeur de la Force aérienne espagnole. Mais la crise du COVID-19 impact l’avionneur. Les perspectives prometteuses des premières semaines de l'année a dû être revu à la baisse. Pilatus n'a pas tardé à prendre des contre-mesures appropriées, y compris l'introduction du travail de courte durée pour un grand nombre du personnel. Entre-temps, moins de 20% des employés sont encore touchés par cette mesure. Les chaînes d'approvisionnement restent perturbées, ce qui nécessite une réévaluation continue de la situation. 

Oscar J. Schwenk sur 2019 et l'avenir :

Oscar J. Schwenk, président de Pilatus, a commenté les résultats annuels comme suit: « Je suis très satisfait de notre performance en 2019. Je note toutefois que la pandémie du COVID-19 nous a dressé dans une période de graves turbulences nécessitant un réajustement nos objectifs. Chaque pilote apprend à faire des correction de trajectoires de vol et l'altitude en fonction de la situation. Nous faisons exactement pareil, comme de revenir à l'essentiel, comme cela est enseigné dès les premières heures d'instruction en vol, englobé dans le terme de discipline aéronautique: aviate, naviguer, communiquer. En d'autres termes, garder le contrôle de l'entreprise, appliquer une approche analytique des problèmes et enfin, définir un plan fondé sur les faits d'action et de communication. Nous ne sommes pas les seuls à se serrer la ceinture. Dans une situation que  personne n’aurait pu prévoir, il est rassurant de savoir que les réserves financières réservées dans le passé veilleront à ce que nous sommes en mesure de naviguer dans la crise actuelle en vue d'un atterrissage propre et dans le futur, un décollage renouvelé, ensemble. Notre réussite commerciale profite tout le monde! »

Photos : 1 PC-24 2 PC-12 NGX 3 PC-21 RAAF @ Pilatus Aircraft