21/10/2016

Un troisième prototype pour le SKYE SH09 !

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Marenco Swisshelicopter (MSH) prépare le premier vol du troisième prototype de son hélicoptère léger SKYE SH09. L’appareil devrait voler en fin d’année et venir se joindre au deux autres aéronefs. L’entreprise suisse Marenco prévoit la certification du SH09 pour la fin de l’année 2017.

Le premier prototype P1, devait principalement valider le concept du SH09, il a pris l'air en janvier 2014. Le P2 vole depuis le 26 février, et les rapports initiaux du chef pilote d'essai Richard Trueman ont été positifs. Jusqu'à présent, la campagne d'essais en vol du P2 a démontré que l’appareil vole à 120 nœuds et à une altitude maximum de 3000 pieds. Les tests futurs doivent permettre d’atteindre la vitesse de 155 nœuds et de voler à 7000 pieds.

Le SH09 Skye : 

L'aéronef est capable de transporter une cargaison de 1,3 tonne. Il peut atteindre une vitesse 269 km/h et dispose d’une autonomie de vol de 800 km. Concernant l’équipement du SH-09, l’appareil est motorisé par une turbine Honeywell HTS900-2 de 1000SHP, mais le constructeur espère pouvoir offrir un choix plus large de motorisation pour ses futurs clients. Question avionique l’appareil est doté d’un équipement du fournisseur français SAGEM Cockpit Display Systems (ICDS), le cockpit est entièrement numérique, compact et léger, le système d'affichage est intégré et offre une parfaite connaissance de la situation, renforçant ainsi le niveau de sécurité. Le rotor est à cinq pales, sans roulement et l’appareil est pourvu d’un rotor arrière de type «fenestron» offrant une diminution de bruit et une plus grande sécurité.

Pour le constructeur, le Sky SH09 aura un cycle d’entretien réduit, un faible niveau de vibration et ceci grâce aux matériaux composite ainsi qu’un excellent aérodynamisme qui offrira une très grande visibilité. L’appareil pourra être très flexible et remplir des missions multirôle que doivent remplir plusieurs aéronefs à l’heure actuelle.

 

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Photos : SKYE SH09 @ Marenco Swisshelicopter (MSH)

28/05/2016

Les 75 ans de l’escadre de surveillance !

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L’escadre de surveillance des Forces aériennes (Überwachungsgeschwader (UeG) en allemand), respectivement son successeur, le corps des aviateurs professionnels (CAP) - fête ses 75 ans d’existence.

En l’honneur de cet anniversaire, une brochure a été réalisée par le DDPS. Elle retrace la naissance et l’histoire de l’escadre de surveillance et du corps des aviateurs.

Rappel :

Par décision du Conseil fédéral suisse, une escadre de surveillance permanente a été mise sur pied le 28 mai 1941. Sa tâche principale consistait à assurer la neutralité de l’espace aérien suisse. Alors qu’au début de l’escadre de surveillance, les pilotes étaient polyvalents, ils constituent aujourd’hui un corps de pilotes des Forces aériennes hautement spécialisé, qui aussi bien en Suisse qu’à l’étranger, sont engagé pour la formation, l’entraînement, les engagements ainsi que dans tout type de situations d’urgence. 

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L’« UeG », une communauté soudée :

30 ans plus tard, en 1997, les Forces aériennes suisses publiaient la brochure «L’escadre de surveillance», qui faisait preuve d’une plus grande sobriété. «L’escadre de surveillance constitue le noyau professionnel de la brigade d’aviation 31. Toutes les escadrilles de l’escadre de surveillance (...) sont subordonnées chacune à l’un des quatre domaines spécialisés Opérations, Reconnaissance aérienne, Défense aérienne et Transport aérien, pour l’accomplissement des différentes tâches. Les bases principales de l’escadre de surveillance sont Payerne, Dübendorf et Alpnach. L’obtention du brevet de pilote est la résultante de l’achèvement d’une instruction de deux ans sur jet ou sur hélicoptère. Ensuite, si le pilote fraîchement breveté décide d’embrasser une carrière de pilote militaire professionnel, il commence l’instruction dans l’escadre de surveillance à l’école des pilotes militaires de carrière. Cette formation, d’une durée d’environ trois ans, transmet aux jeunes lieutenants des connaissances théoriques et un savoir pratique en matière d’aviation, qui les rendent aptes à assurer entièrement un engagement de pilote militaire professionnel dans l’escadre de surveillance. L’instruction de pilote militaire est aussi ouverte aux femmes, depuis 1993 sur hélicoptère et depuis 1996 sur jet.

Depuis la création de l’escadre de surveillance, le métier de pilote militaire n’a probablement jamais été aussi complet qu’aujourd’hui, allant de la fascination éternelle de l’aviation aux aspects terre à terre du quotidien, complexe, composé de technologies de plus en plus pointues et d’exigences élevées en matière de gestion rationnelle. Aussi passionnant que soit l’environnement d’engagement des pilotes militaires professionnels, dominé aujourd’hui par les technologies de pointe, les aspects pénibles de ce travail rationnalisé à l’extrême ne manquent pas. Cependant, l’esprit de l’escadre de surveillance ne s’éteint jamais et donne des ailes à cette communauté soudée, même face à l’adversité, et la pousse à se dépasser sans cesse à l’engagement, au profit de la sécurité de la Suisse. (sources DDPS).

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Photos : DDPS

24/04/2016

Premier client suisse pour le Piper M500 !

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Piper Aircraft a confirmé la vente du premier exemplaire de Piper M500 en Suisse, l’avion sera basé à Wangen-Lachen. Le client devrait prendre livraison de l'avion au cours de ses prochains mois.

"Piper est ravi de pouvoir entrer dans le marché helvétique avec son nouveau M500, qui répondra aux exigences des vols voyages», a déclaré le président-directeur général de Piper Simon Caldecott.".

Le Piper M500 :

Le Piper M500 est doté des dernières avancées en matière d'avionique, pour accroître la sécurité des vols, ainsi que des améliorations de fonctionnalités. Le M500 se caractérise par de multiples améliorations de performances non typiques dans cette classe d'avions turbine.

Le Piper M500 est un petit turbopropulseur de six places motorisé par une turbine Pratt & Whitney PT6A-42A de 500shp, il arbore une vitesse de 482 kmh max en vitesse de croisière et offre un rayon d’action 1.852 km. L’avion intègre la dernière génération d’avionique de type Garmin G1000.

La nouvelle gamme «M-Class » de l’avionneur Piper, offre des performances et une sécurité construite sur une cellule éprouvée. Elle comprend trois dérivés raffinés le M600, M500 et M350. La gamme de prix débute à 1,99 millions de dollars.

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Photos : 1 Piper M500 2 Cockpit @ Piper Aircraft

16/11/2015

Le second PC-24 s’est envolé!

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Aérodrome de Buochs, je vous l’annonçais dans mon dernier article, le premier vol du second Pilatus PC-24 était imminent. Le prototype P02 n°HB-VXB a effectué son vol inaugural ce matin, depuis les installations de l’avionneur suisse à Stans.

 Le deuxième prototype du PC-24 (P02) a décollé de l'aéroport de Buochs ce matin à 10heures pour son vol inaugural. L’avion a volé à travers la Suisse centrale pour un vol d’une durée totale de 82 minutes. Après le premier vol du PC-24 (P01) en mai de cette année, ce premier vol par le P02 marque une autre étape importante dans le programme de développement Pilatus PC-24.

Essais aux Etats-Unis:

Le P02 va rejoindre le programme d’essais en vol, qui comprend un total de 2300 heures dans les airs. Après avoir terminé ses premiers vols en Suisse, leP02 sera déployé principalement aux Etats-Unis et au Canada, où il subira divers tests de vols de certification en partenariats avec les fournisseurs de systèmes. Une attention particulière sera accordée aux systèmes d’avioniques et le pilotage automatique. Le programme comprendra également des essais par temps froid et des essais de givrage.

 

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Un programme exemplaire:

Les vols avec le premier prototype P01 ont démontré le parfait fonctionnement de l’avion et des performances de celui-ci. Le P01 a effectué un total de 143 heures et 87 minutes de vols depuis le mois de mai. De nombreux tests aérodynamiques ont été effectués dans l’air, y compris des tests pour déterminer la manipulation en vol lent, le centre de gravité et les essais de flottement, ainsi que des vols à haute altitude. Une moyenne de 15 points ont été testés, lors de chaque vol.

Le PC-24:

Capable d’utiliser des pistes très courtes et peu aménagées, le PC-24 est le premier jet d’affaires du monde à pouvoir bénéficier d’une porte cargo standard. le jet dispose également d’une cabine très spacieuse dont l’intérieur peut être adapté aux exigences personnelles du client. Tout c qui en fait un « hyper polyvalent Jet », un avion qui est conçu pour une grande variété de missions en ligne avec les besoins individuels. La certification et la livraison du premier avion de série aux clients est prévue à partir du troisième trimestre de 2017.

 

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Photos : le premier vol du P02 et en duo avec le P01@ Pilatus Aircraft

24/04/2014

Gripen : Souveraineté ou dépendance à l’Otan ?

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Derrière le vote du 18 mai prochain sur la volonté de financement du fond pour l’acquisition de l’avion de combat Gripen E, se cache en fait un vrai problème de sécurité. Quelle avenir pour nos Forces aériennes ? 

 

La situation : 

 

En 2016, les derniers avions de combat de type Northrop F-5 E/F «Tiger II» seront retirés du service, ne restera donc que la flotte de 32 Boeing F/A-18 C/D «Hornet». Celle-ci doit être retirée en 2030. Par conséquent en 2015,  notre flotte de «Hornet» sera à mi-vie !

 

Sans les Gripen : 

 

Avec la mise en place de la police du ciel 24/24 (en fonction de la dotation) la flotte des F/A-18 serait contrainte à une plus forte contribution, si les 22 Gripen E ne viennent pas les épauler.  A cela il faut encore ajouter que l’instruction des pilotes pour passer au système

de QRA 24/24 va également contribuer à charger encore plus les 32 F/A-18. Une pression très élevée sur les avions en termes d'heures de vol et une gestion rigoureuse de la flotte sera alors ressentie, car il faudra assurer non seulement les missions, mais aussi l'entraînement et l'entretien. Lorsqu'un avion atterrit, par exemple, il doit être pris en charge immédiatement par l'équipe de maintenance. Les problèmes surviennent lorsqu'il s'agit d'assurer les grosses opérations d'entretien. Conséquence, la durée de vie des F/A-18 se limiterait déjà en 2025.


 

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Les F/A-18 des Forces aériennes suisses sont autorisés à accomplir 5’000 heures de vol par avion. L’ensemble de la flotte des F/A-18 vole en moyenne 6’000 heures par année, ce qui représente environ 200 heures de vol par avion. Ceci en tenant compte de l’engagement des F-5 «Tiger II». Les chiffres de fin 2013 démontrent qu’en moyenne, chaque F/A-18 a d’ores et déjà 2’500 heures de vol à son actif. En continuant sur cette lancée, un grand nombre de F/A-18 aura atteint la limite de 5’000 heures de vol dès 2027. Et ceci pour autant que la situation internationale ne se dégrade pas, obligeant la mise en activité d’une capacité de protection aérienne 24/24 soit deux à quatre avions en permanences en vol.

La fin de notre aviation : 

Nous devons avoir en tête, que sans l’achat des 22 Gripen E, il ne sera pas possible de relancer suffisamment tôt une nouvelle acquisition, sachant qui faut en moyenne au minimum 10 ans entre le choix et le moment ou l’on commence à recevoir les premiers avions. En conséquence, il faudra déjà débuter l’année prochaine un nouveau processus d’acquisition !

 

La fin de la souveraineté : 

Sans le Gripen E, l’arrivée à partir de 2025 de l’obsolescence des F/A-18 C/D nous conduirais immanquablement vers la fin d’une capacité de police aérienne souveraine. Par conséquent, nous serions comme la Lituanie, l’Estonie, la Slovénie et l’Albanie contraint de sous-traiter notre protection aérienne à l’Otan. 

Pour le Président du Centre de politique de sécurité de Genève, François Heisbourg : «Un pays qui n’affirme pas sa souveraineté est diplomatiquement et politiquement vulnérable», avertit l’expert en faisant référence à l’achat des avions de combat Gripen !

Le 18  mai prochain :

Le résultat du vote sera significatif en ce qui concerne nos libertés et notre volonté de neutralité armée. Le fait d’avoir des avions de combat n’a pas seulement pour objectif de repousser une possible invasion. C’est un signal. C’est l’affirmation de la souveraineté.


 

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Lien sur les articles du dossiers : 

 

 

Les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des FA : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-a...

 

L’obligation de police 24/24 : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

 

Gripen, un contrat béton : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...

 

Gripen, des radios clean : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/31/gripen-des...


Gripen E, un choix technologique: 


http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/30/gripen-e-u...