04/04/2018

Yak-130 et Su-30SM pour la Biélorussie !

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Les forces armées de la République de Biélorussie (VS RB) vont recevoir prochainement les derniers avions école Yak-130 supplémentaires d'ici la fin de 2018 et prépare l’arrivée des premiers Sukhoi Su-30SM a annoncé le ministre de la Défense.

Second lot de Yak-130 :

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L’arrivée cette année du second lot de 4 avions écoles Yakovlev Yak-130 (n°75 & 76 déjà livrés) portera le nombre à 8 appareils (N°77 & 78 arriveront cet automne) . Le Yak-130 doit remplacer les actuels AeroVodochody L-39 « Albatros ».

Le Yak-130 a été développé par Yakovlev pour remplacer les L-29 et L-39 d’entraînement dans les Forces aériennes russes et dans les pays membres de la CEI. L’Union Soviétique avait exprimé ses besoins pour un nouvel appareil dès le début des années 90. Le Yak-130 fut retenu avec son principal concurrent, le MiG-AT.

Le premier vol du Yak-130 a eu lieu en 1996 et il fut officiellement retenu par la force aérienne russe en 2002  Initialement, il devait être développé et produit en coopération avec la firme italienne Aermacchi, mais suite à de nombreuse différences de point de vue, chacune des deux parties continua de son propre chef, d’où l’extrême ressemblance entre le Yak-130 et le M-346.

Le Yak-130 a subi une longue phase d’essais de 2005 à 2009 impliquant 3 appareils. Les Yak-130 sortent de deux chaînes de production, l’une à Nizhny Novgorod et l’autre se situe à Irkutsk. 

Le Yak-130 est un avion très maniable subsonique avec un rayon d’action de 1.250 miles (2.000 kilomètres) et une vitesse maximale de 600 mp/h (1.060 km / h) en vol en palier. Il peut transporter une charge utile de combat d'un maximum de 3.000 kg), composée d'une variété d'armes russes et occidentales

Le Yak-130 peut être utilisé à partir de pistes non goudronnées et de petits aérodromes non préparées. L'appareil dispose d'un cockpit en tandem climatisée et pressurisée à deux places équipé de sièges éjectables NPO Zvezda K-36LT3.5  de type zéro-zéro (zéro altitude, zéro vitesse). Le Yak-130 de production est le premier avion russe avec une suite avionique entièrement numérique. Comme un avion d'entraînement avancé, Yak-130 est adapté pour la formation des pilotes ou le recyclage pour permettre de transiter sur des appareils de quatrième et cinquième génération. Il peut également effectuer diverses variétés de missions comme l’attaques au sol et les missions de reconnaissance.

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Préparation de l’arrivée des Sukhoi Su-30SM :

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Les 12 avions de combat multirôles Sukhoi Su-30SM d'une valeur d'environ 600 millions de dollars commandés à la Russie en 2017 seront livrés en 2019-2020, avec la livraison des quatre premiers appareils prévus pour 2019. Les pilotes biélorusses vont débuter cette année la formation en russie.

Le Sukhoi Su-30SM : 

Les SU-30SM se différencient des SU-30MKI indiens par leurs équipements entièrement russes, leur système d'identification "ami/ennemi" et par d’autres éléments. Pour développer cette version, Sukhoi profita de son expérience avec le programme SU-35 en ce qui concerne par exemple l’avionique. Tout comme la version MKI, le SM dispose de plans canard et de tuyères à poussée vectorielle couplées aux moteurs Saturn Lyulka AL-31Fl.

L’appareil dispose d’un radar à antenne à balayage électronique (AESA) de type Zhuk-AE du fabricant russe Phazotron. L’antenne en bande X permet de suivre 30 cibles aériennes en mode piste, pendant l’exploration et d’engager 6 cibles simultanément en mode attaque. L’avionique est également de dernière génération avec écrans multifonctions (EFIS), système de positionnement par satellite GLONASS et un nouveau système de communication sécurisé.

L’armement est multiple pour permettre l’engagement air-air et air-sol mais également air-surface. L’option de dissuasion nucléaire est également possible avec capacité de frappe d’interdiction et la suppression des défenses antiaériennes.

Photos : 1 & 2 Yak-130 cockpit Yak-130 @ VS RB 4Sukhoi Su-30SM @ Sukhoi

 

 

27/03/2018

Le second MC-21 va débuter ses essais!

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L'usine d’aviation russe Irkut a terminé l'assemblage du deuxième appareil MC-21 et l'a envoyé le 25 mars au département des essais en vol de la compagnie à Irkoutsk, en Russie. Selon Irkut, il a pris en compte les résultats des tests réalisés sur le premier avion. Ce second appareil se rapproche ainsi  des normes de qualité définitives.

"L'achèvement du deuxième assemblage du MC-21 est une étape importante dans la mise en œuvre du programme MC-21", a déclaré le ministre russe de l'Industrie et du Commerce, Denis Manturov.

Les plans prévoient des essais en vol pour impliquer quatre avions, a déclaré Irkut. L'usine a maintenant entièrement assemblé le fuselage du troisième MC-21 et a commencé à assembler les composants du quatrième exemplaire. Les fournisseurs continuent de fabriquer des pièces et des sous-ensembles pour ce que Irkut appelle l'avion d'endurance, tandis que le premier MC-21 subit des essais en vol à l'Institut de recherche en vol Gromov à Joukovski, juste à l'extérieur de Moscou. Pendant ce temps, les ingénieurs effectuent des essais statiques sur une autre cellule à l'Institut Central Aérohydrodynamique (TsAGI), également situé à Joukovski.

Irkut prévoit que le programme totalisera 1’000 vols, suivi de la certification russe à mi-2019 et de la certification EASA à mi-2020.

L’Irkut MC-21 : 

Le programme de développement du biréacteur moyen-courrier MC-21 prévoit la réalisation de trois versions de l'appareil, capables respectivement de transporter 150, 180 et 210 passagers. L'avion a été conçu pour pouvoir effectuer des vols d'une distance maximale de 5’500 km dans n'importe quelle zone climatique, de jour comme de nuit, dans des conditions météorologiques clémentes ou difficiles, à la vitesse de croisière de 850 km/h. Le MC-21 pourra décoller d'aéroports situés à une altitude maximale de 3’000 m au-dessus du niveau de la mer.

Irkut affirme que le MC-21 offre une amélioration de 25 % de la consommation de carburant par rapport aux avions de ligne existants de la même classe.

L’objectif du consortium russe Irkut, proche de Sukhoi, est de fournir un appareil de nouvelle génération capable de s’attaquer à terme au marché actuellement en main des deux géants que sont Airbus et Boeing. Avec ce premier objectif de placer l’avion au sein du transporteur russe, l’avionneur prévoit de s’attaquer prochainement au marché asiatique puis européen.

Le MC-21 Irkut est tout comme le Sukhoi SuperJet 100 un appareil destiné à permettre à la Russie de revenir au premier plan en matière d’avion de ligne. Bien que de conception russe tout comme le petit frère le Sukhoi SuperJet 100, le MC-21 intègre de la technologie occidentale avec en pointe le moteur Pratt & Whitney PurePower PW1000G.

Le MC-21 est prévu d’entrer en service en 2019 et ceci en trois variantes. Lors du dernier salon aéronautique (MAKS)  de qui s’est tenu à Moscou, le PDG du consortium, Mikhaïl Pogossian, a confirmé que sa société avait conclu des contrats fermes dépassant 7,5 milliards de dollars sur la vente d'avions MC-21 (6 mds USD).

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Photos : 1 Le second MC-21 2 Le premier appareil@ Irkut

05/03/2018

L’Indonésie prévoit d’acquérir plus de Su-35 !

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L'armée de l'air indonésienne a pris la décision d'affecter 16 avions de combat à chaque escadron. De fait, le pays prévoit de passer commande pour plus de Sukhoi Su-35 « Flanker-E ». En effet, le contrat signé le 14 février dernier porte sur un premier lot de 11 Sukhoi Su-35. Ce contrat devrait être suivi d'un autre pour cinq autres Su-35 russes dans quelques années.

Rappel :

C’est en septembre 2015 que le ministère indonésien de la Défense (MoD) a choisi le Sukhoi Su-35 «Flanker-E » pour remplacer les actuels Northrop F-5E Tiger II de la Force aérienne. Ce programme représente la première commande à l'exportation du Su-35. Les forces aériennes indonésiennes exploitent actuellement une flotte mixte d'appareils russes composée de Su-27SK, Su-27SKM, Su-30MK et de Su-30MK2, achetés par étapes depuis 2003.

Le Sukhoi Su.35 :

Le Su-35 est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

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La durée de vie de la cellule est de 6’000 heures de vol, soit un cycle de vie de 30 années d'exploitation. La durée de vie assignée des moteurs AL-117S dérivé de l’AL-31F avec poussée vectorielle est de 4’000 heures.

Photos : 1 Sukhoi Su-35 « Flanker-E » 2 Radar AESA Irbis-E @ Sukhoi

 

04/03/2018

Le MiG-31 emporte le missile hypersonique Kinzhal !

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Le premier 1er mars dernier, Vladimir Poutine a dévoilé un certain nombre de nouvelles armes révolutionnaires, dont la nouvelle gamme de missile hypersonique de haute précision « Kinzhal » anti-navire.

Le président russe a déclaré que le système avait passé ses essais de tir et avait été placé "en service" dans le district militaire du Sud en décembre de l'année dernière.

L’affirmation du président Vladimir Poutine confirme la mise en service du nouveau missile à bord des MiG-31 modernisés. Dans une série de photos et de courtes vidéos, on peut voir un MiG-31BM (version modernisée dotée d’une perche de ravitaillement) s’envoler avec un missile « Kinzhal » sous le ventre. Sur un autre cliché, on voit la séparation du « Kinzhal «  d’un MiG-31 en vol.

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Le « Kinzhal » :

Le « Kinzhal » vient en complément les armes de frappe hypersoniques révélées par V. Poutine: le Zircon et le Kh-32. Il y a quelques différences distinctes entre eux. Le Zircon, qui semble avoir servi de base à la version exportable BrahMos II indo-russe, avec propulsion de type scramjet. Destiné principalement aux plates-formes navales, il peut également être porté par des bombardiers stratégiques Tupolev. Ces derniers servent également de plates-formes de lancement pour le Kh-32 de 13 000 livres (6 tonnes), qui est un missile Khury 22 Burya retravaillé avec un moteur bi-mode fonctionnant au carburant liquide.

Le "Kinzhal" hypersonique anti-navire semble être d'environ 26 pieds (8 mètres) de long, avec un diamètre de corps central d'environ 3,3 pieds (1 mètre). L'envergure entre ses ailes trapues est d'environ 6,6 pieds (2 mètres). La forme et les dimensions ont conduit certains experts à croire que ce missile pourrait représenter une version aérienne du 9M723, qui a été mis en service en 2004 et utilisé par l'Iskander-M (OTAN: SS-26 "Stone") tactique. Le guidage terminal est assuré par le corrélateur optique 9E436 ou par la tête radar active 9B318. Sa vitesse maximale au sommet d'une trajectoire de combat typique est de 2100 m/s, soit sept fois la vitesse du son.

Rappel :  

La modernisation du célèbre intercepteur russe est réalisée par la filiale d’United Aircraft Corporation RSK MiG sur la base de deux contrats d’une valeur chacun de 896 millions de dollars US (46 milliards de roubles). Le premier contrat qui concernait le premier lot de MiG-31 est aujourd'hui terminé, les appareils qui viennent d’être livrés, font partie du second lot qui doit se terminer en 2019. Selon les communiqués disponibles se sont 12 à13 aéronefs qui sont mis à niveau chaque année. Au total la force aérienne russe (VVL) devrait disposer de 110 MiG-31 modernisés au standard « BM ».

Le MiG-31BM : 

Le Mig-31, une fois modernisé, reste un redoutable intercepteur sans équivalent au monde. La Russie l’a bien compris, le standard «BM» est là pour le démontrer. La première phase de modernisation comprenait  la prolongation de la durée de vie de la cellule, puis la modernisation du cockpit pour fournir au navigateur et officier des systèmes d’armes toute la situation tactique sur de nouveaux écrans multifonctions, tandis que le pilote se voit doter d’un nouveau HUD. Les nouveaux équipements de navigation embarqués sont similaires à ceux du MiG-29SMT et incluent un système de guidage par satellite GLONASS (GPS russe). Le radar Zaslon-A est modernisé au standard Zaslon-AM permettant l’usage de nouveaux armements, comme les missiles air-air R-73 et K-37. Le K-37 est un nouveau missile air-air à guidage radar actif de 230km de portée, dont le développement a débuté en 2006. L’appareil est également optimisé pour de nouveaux armements air-sol, comme les missiles KH-31 et KH-58USH, ainsi que des bombes guidées.

 

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Photos : 1 Le MiG-31BM 2 Au décollage avec un Kinzhal 3 largage du Kinzhal @VVL

 

26/02/2018

La Russie relance son projet de laser embarqué !

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La Russie confirme avoir relancé son projet de laser embarqué. Dans les années 1980 la Russie a commencé à travailler sur le développement d’un banc d’essai volant de type basé sur le Beriev A-60 (programme A-60SE) pour tester des armes laser. Puis dans les années 1990 le banc d’essais fût transféré sur un II-76, mais par manque de financement les travaux ont été gelés en 2011. Pourtant, dès l’année suivante, des essais limités ont continué d’être effectués.

Contrer les américains :

L’objectif russe est simple : contrer les recherches effectuées aux Etats-Unis avec le Boeing YAL-1 Airborne Laser ABL (pour Airborne Laser Test Bed), soit une arme embarquée basée sur un  laser délivrant une puissance de l'ordre du mégawat et de type chimique iode-oxygène.

Nouveau départ :

Cette fois les russes semblent prêts au lancement d’un II-76MD-90a doté d'un laser de haute précision embarqué pour fonctionner comme une arme antisatellite. Selon un communiqué du ministère de la Défense russe, le système pourra éblouir les satellites de renseignement, de navigation et de communications militaires adverses ou même brûler des optiques et des capteurs sensibles en utilisant des éclats d'énergie laser intensifs.

Pour la Russie deux objectifs sont doivent être atteint, la puissance et la précision du laser combinée à une navigation ultra-précise, qui doit être en mesure de déterminer avec précision la position de l'avion pour diriger les faisceaux laser étroits sur les cibles sélectionnées.

 

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Photos : 1 Le nouveau projet de laser embarqué 2 L’II-76 qui servit aux essais dans les années 90@ VVS