17/12/2020

Vol inaugural pour II-114-300 !

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L’avionneur russe Ilyushin a effectué le vol inaugural de son nouveau turbopropulseur régional Il-114-300 depuis l'aérodrome de Joukovski.

L'avion était piloté par un équipage composé du pilote en chef Nikolai Kuimov et du pilote d'essai Dmitry Komarov,et de l’ingénieur d'essai à bord Oleg Gryazev. 

Ilyushin Il-114-300 :

L'avion de ligne Il-114-300 est conçu pour les itinéraires locaux. C'est une version améliorée du turbopropulseur Il-114. L’équipage de conduite est composé du commandant de bord et du copilote. L’Il-114-300 est équipé d’une suite numérique de navigation assurant le décollage et l’atterrissage dans des conditions météorologiques conformes à la norme de la catégorie II de l’OACI. Toutes les informations et données de navigation du vol sur les performances des systèmes de l’aéronef sont transmises à cinq écrans LCD couleurs.

L'utilisation des moteurs TV7-117SM augmente la plage de vol avec une charge maximale de passagers pouvant atteindre 1’900 km par rapport à l’ancien l'Il-114. La cabine passagers moderne assure un vol confortable dans toute la plage d'altitude.

Les systèmes sont configurés de manière à ce que la défaillance d’un système n’influence pas les performances des autres. Les systèmes ont un niveau de redondance requis et utilisent des matériaux éprouvés. L’exécution des avancées technologiques modernes dans le maintien de l’efficacité aérodynamique et du poids nécessaires de l’aéronef et du groupe moteur confère à l’Il-114-300 un haut rendement énergétique, selon l’avionneur.

Le train d'atterrissage lui permet d'atterrir sur des aérodromes non préparés avec des pistes en béton ou en terre, ce qui contribue à l'expansion de l'utilisation de l'Il-114-300 dans différentes régions dont les plus difficiles d’accès.

En outre, l’avion est conçu pour une exploitation indépendante dans des aéroports non équipés. L'accès à tous les éléments structurels et unités, dont l'inspection est requise par le programme de maintenance, est rapide et facile.

Pour l’Il-114-300, un système d’exploitation basé sur l’état sans révisions a été adopté, qui permet de maintenir la capacité de vol nécessaire avec des coûts opérationnels minimaux pendant une durée de vie nominale de 30’000 heures ou 30’000 vols et une durée de vie utile de 30 ans. 

Parallèlement à cela, l'avion russe offre une plus grande autonomie, environ 5’000 km, contre 3’600 pour l'ATR. Trois options d’aménagement de cabine pour passagers sont possibles, soit : 64, 52 et 50 sièges, un compartiment à bagages accru et actuellement en cours de développement.

La production en série de l'IL-114-300 implique quatre sites : Voronezh Aircraft Production Association, Aviastar-SP (Ulyanovsk), Sokol (Nizhny Novgorod) et l'usine de Lukhovitsy de RSK MiG (près de Moscou). Tous ces sites subissent d'importantes améliorations avec de nouveaux équipements et l'assemblage final est en cours d'installation à Lukhovitsy, qui sera équipé d'une ligne d'assemblage automatisée.

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Photos : L’Il-114-300 lors de son vol inaugural @ UAC

 

16/12/2020

Vol inaugural de l’Irkut MC-21 avec des moteurs russes !

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Le premier MC-21-310 n° 73055 équipé des moteurs russes PD-14 a effectué son vol inaugural ce 15 décembre 2020, sur l'aérodrome de l'usine aéronautique d'Irkoutsk.

L'avion était piloté par un équipage composé des pilotes d'essai Vasily Sevastyanov, Andrey Voropaev et l'ingénieur d'essai Alexander Solovyov. La tâche de vol consistait à vérifier les modes de fonctionnement de la centrale, la stabilité et la contrôlabilité de l'avion, ainsi que le fonctionnement de ses systèmes. La durée du vol était de 1 heure 25 minutes.

Ce vol est le résultat de l'unification de deux grands programmes de l'industrie aéronautique civile en Russie, le MC-21 et le moteur PD-14. Grâce aux efforts des scientifiques, des concepteurs et des ingénieurs qui amènent un renouveau dans l’histoire de l’aviation civile russe. 

Le second appareil doté des moteurs PD-14 prendra son envol l'année prochaine. Il s’agit du premier appareil de type MC-21, le n° 73051. L’ajout d’un second appareil motorisé par le PD-14 permettra d’avancer en vue de la certification du MC-21 avec sa motorisation entièrement russe.

UEC-Aviadvigatel PD-14 :

Le nouveau moteur russe UEC-Aviadvigatel PD-14 doit venir remplacer les moteurs Pratt & Whitney PW1400G dont la fourniture a été interrompue par l'administration Trump, invoquant des sanctions contre les entités de défense russes.

Le PD-14 est un turbofan de dernière génération, développé par la société russe UEC-Aviadvigatel pour devenir le groupe propulseur alternatif de l'avion de ligne bimoteur Irkout MC-21. Le PD-14 fut dévoilé début 2010, avec des coûts de développement de 1,1 milliard de dollars. 

La famille PD-14 devrait s'agrandir avec la turbosoufflante à engrenages PD-18R, avec une poussée allant de 18 000 à 20 000 kgp. Des débouchés sont attendus dans le secteur des avions de transport lourds, tel l'Il-96.

Le PD-14 a été développé sous le programme fédéral « Développement de l'équipement d'aviation civile en Russie en 2002-2015 », il s'agit du premier moteur civil de l'histoire de la Russie à avoir été développé avec sa nacelle.

Le moteur dispose d’une soufflante de 1,90 m de diamètre, composée de 18 pales à grande corde faites en alliage de titane. Ce diamètre de soufflante apporte un taux de dilution de 8,5 : 1, ce qui est significativement plus important que sur les moteurs russes précédents, mais toujours légèrement en-dessous des taux de 10 : 1 obtenus par le CFM LEAP-1A ou de 12 : 1 par le PW1400G de Pratt & Whitney. Ce dernier est le moteur de base sélectionné par Irkout pour équiper le MC-21 à son entrée en service.  Parmi les éléments modernes intégrés sur le moteur, on trouve des générateurs de tourbillons aérodynamiques tridimensionnels dans les chambres de combustion et des aubes de turbines en matériau monocristallin. De même, le carénage entourant le moteur ainsi que sa nacelle étant constitués à 65 % de matériaux composites. 

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L’Irkut MC-21:

Le programme de développement du biréacteur moyen-courrier MC-21 prévoit la réalisation de trois versions de l'appareil, capables respectivement de transporter 150, 180 et 210 passagers. L'avion a été conçu pour pouvoir effectuer des vols d'une distance maximale de 5’500 km dans n'importe quelle zone climatique, de jour comme de nuit, dans des conditions météorologiques clémentes ou difficiles, à la vitesse de croisière de 850 km/h. Le MC-21 peut décoller d'aéroports situés à une altitude maximale de 3’000 m au-dessus du niveau de la mer.

Irkut affirme que le MC-21 offre une amélioration de 25 % de la consommation de carburant par rapport aux avions de ligne existants de la même classe.

L’objectif du consortium russe Irkut, proche de Sukhoi, est de fournir un appareil de nouvelle génération capable de s’attaquer à terme au marché actuellement en main des deux géants que sont Airbus et Boeing. Avec ce premier objectif de placer l’avion au sein du transporteur russe, l’avionneur prévoit de s’attaquer prochainement au marché asiatique puis européen.

Le MC-21 Irkut est tout comme le Sukhoi SuperJet 100 un appareil destiné à permettre à la Russie de revenir au premier plan en matière d’avion de ligne. Bien que de conception russe tout comme le petit frère le Sukhoi SuperJet 100, le MC-21 intègre de la technologie occidentale avec en pointe le moteur Pratt & Whitney PurePower PW1000G. Les futurs MC-21 seront motorisés par le nouveau PD-14.

Le MC-21 est en cours de certification. Lors du dernier salon aéronautique (MAKS) qui s’est tenu à Moscou, le PDG du consortium, Mikhaïl Pogossian, a confirmé que sa société avait conclu des contrats fermes pour 175 appareils.

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Photos : 1 & 3 Le MC-21 lors de son vol inaugural 2 MC-21 avec les PD-14 @ UEC

03/12/2020

Les Sukhoi Su-34 « Fullback » du second lot au complet !

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L’avionneur Sukhoi membre du consortium United Aircraft Corporation (UAC) et de la société d'État Rostec a annoncé avoir livré le dernier lot de bombardiers multirôles Su-34 « Fullback » dans le cadre d'un contrat à long terme avec le ministère russe de la Défense.

Le dernier bombardier du lot final a été fabriqué à Novosibirsk Aircraft Enterprise (une filiale de la société Sukhoi) et a passé ses essais. L’avion a été ensuite réceptionné par la Force aérienne & aérospatiale russe (VVS). Les deux derniers Su-34 du contrat de 2012 ont été livrés au 968th Fighter Aviation Regiment de la base aérienne de Lipetsk en août 2020, ce qui porte à 129 le nombre total d'avions opérationnels livrés à l'armée de l'air russe.

Un nouveau contrat :

Pour autant, les chaînes d’assemblage ne vont pas s’arrêter, en effet, le ministère russe de la Défense a signé cette année encore un nouveau contrat (le troisième) portant sur la livraison de 24 Su-34 qui s’étaleront sur les trois prochaines années.

Des améliorations en vue :

A noter que les engagements du Su-34 en Syrie ont porté leurs fruits. Des améliorations vont être intégrées au troisième lot et être installées en rattrapage sur les aéronefs en service. On parle déjà d’un nouveau radar, une avionique améliorée, une nouvelle variante du système de brouillage Khibiny, l’adjonction de nacelles externes, dont une nacelle « reco » avec radar latéral, une nacelle Opto-électronique avec scanner infrarouge.  

Le Sukhoi Su-34 « Fullback » : 

Le Su-34 « Fullback » peut attaquer des cibles terrestres, maritimes et aériennes, de jour comme de nuit et par tous les temps, en utilisant l’ensemble des types de munitions en service en Russie. En termes de capacités opérationnelles, il s'agit d'un appareil de génération 4+. Son système de sécurité active avec les nouveaux ordinateurs, fournit des capacités supplémentaires pour le pilote et le navigateur, pour effectuer des bombardements précis et à manœuvrer sous le feu ennemi. L’excellente aérodynamique de l’avion, les grands réservoirs de carburant de capacité interne, la nouvelle génération de moteurs plus économe en carburant, doté d’une commande numérique, font que le Su-34 de bombardement tactique, se trouve très proche de la catégorie de bombardier stratégique de classe moyenne. L’avion dispose d'un système de brouillage numérique Khibiny L175V / KS418 grâce auquel l'avion peut être utilisé comme un brouilleur de combat aérien. Les deux radars (avant et arrière) sont couplés à un système de ciblage électro-optique qui est capable de capturer et de surveiller de façon continue plusieurs cibles simultanément. 

Le Su-34 dispose également d’un système de communication et le système d'échange d'informations de type liaison de données russes équivalent au Link16 de l'Otan, lui permettant une interface avec des troupes terrestres et des navires de surface, ainsi qu’avec d’autres aéronefs. Les caractéristiques du Su-34 incluent un rayon d’action jusqu'à 4000 km en convoyage, une vitesse maximale de 1900 km/h, et une charge utile de jusqu'à 8 tonnes. L'espace entre les sièges du cockpit permet de se coucher dans le couloir, le cas échéant. Un office et un WC sont situés derrière les sièges de l'équipage.

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Photos : 1 Su-34 @ Dmitry Pichugin 2 Su-34 en vol @ Alexander Beltyukov(VVS)

17/08/2020

Russie : des Su-30SM & Yak-130 au menu !

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Il n’y pas que les Su-57 « Felon », le Su-34 « Fullback » au menu de la modernisation de la Force aérienne et Spatiale russe, mais également le Su-30SM » et le Yak-130.

Le ministre russe de la Défense Sergey Shoigu a annoncé en fin de semaine dernière que deux contrats supplémentaires d'une valeur de plus de 100 milliards de roubles vont être signés pour la construction de 21 Su-30SM2 et 25 Yak-130 cette année. En parallèle à cette information, le ministre russe a noté que l'usine aéronautique d'Irkoutsk améliore sa production et augmente sa capacité.

Des améliorations sur le Su-30SM :

Le Su-30SM va être amélioré (Su-30SMD ou Su-30SM2) avec les moteurs AL-41F1S et bénéficiera du système de communications multicanaux et d'échange de données, de navigation et d'identification du Su-57 de cinquième génération. De plus, le Su-30SM2 sera doté d'un radar Irbis-E N035 avec un réseau d'antennes phasées. Cette mise à niveau permettra d’unifier en termes d'équipement et d'armes le Su-30SM avec le Su-35 et le Su-57.  

Le Su-30SM2 :

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L’appareil dispose du nouveau radar à antenne à balayage électronique No35 Irbis-E couplé à un IRTS OLS-30 et le système Optico-Laser-teplotelevizionnaya.  Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale estimée à 400 km.

L’avionique est également de dernière génération avec écrans multifonctions (EFIS), système de positionnement par satellite GLONASS est couplé au système de navigation SOLT-25. Celui-ci est spécifique pour la navigation en conditions difficiles. Un nouveau système de communication sécurisé S-108 NKVS-27 équipe l’aéronef de série. Par ailleurs, l’avion dispose du système de mise en réseau KS-2/R-098 (Tipovyi Kompleks Svyazi) de données de vol Intra-Flight chiffré (IFDL) qui permet la mise en réseau jusqu'à 16 chasseurs de type Sukhoi. Le système de guerre électronique est basé sur le Khibiny-MV-10V, L-175B et L-175M. Le Khibiny russe est un système avancé de guerre électronique (EW) monté sur avion, il est capable de brouiller les systèmes d'armes radar à la pointe de la technologie. L’avion est doté du système de ciblage SVP-24 qui permet l’usage d’armes guidées ou non. 

L’armement est multiple pour permettre l’engagement air-air et air-sol, mais également air-surface. L’option de dissuasion nucléaire est également possible avec capacité de frappe d’interdiction et la suppression des défenses antiaériennes. L’avion emporte de base un canon de 30mm GSh-30-1.

Le Yakovlev YAK-130 : 

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Le premier vol du Yak-130 a eu lieu en 1996 et il fut officiellement retenu par la force aérienne russe en 2002. Initialement, il devait être développé et produit en coopération avec la firme italienne Aermacchi mais suite à de nombreuses différences de point de vue chacune des deux parties continua de son propre chef, d’où l’extrême ressemblance entre le Yak-130 et le M-346.

Le Yak-130 a subi une longue phase d’essais de 2005 à 2009 impliquant 3 appareils. Les Yak-130 sortent de deux chaines de production, l’une à Nizhny Novgorod et l’autre se situe à Irkutsk. La première commande export est venue de l’Algérie avec 16 appareils dont les pilotes ont déjà commencé la transition.

Le Yak-130 est un avion très maniable subsonique avec un rayon d’action de 1.250 miles (2.000 kilomètres) et une vitesse maximale de 600 mp / h (1.060 km / h) en vol en palier. Il peut transporter une charge utile de combat d'un maximum de £ 6.600 (3.000 kg), composé d'une variété d'armes russes et occidentaux.  Le Yak-130 peut être utilisé à partir de pistes non goudronnées et de petits aérodromes non préparées. L'appareil dispose d'un cockpit en tandem climatisée et pressurisée à équipés de sièges éjectables NPO Zvezda K-36LT3.5 de type zéro-zéro (zéro altitude, zéro vitesse). Les pilotes ont une vue à travers une verrière thermoformée. 

Le Yak-130 de production est le premier avion russe avec une suite avionique entièrement numérique. L'avionique répond au Standard MIL1553 et peut être adapté aux besoins du client. Comme un avion d'entraînement avancé, Yak-130 est adapté pour la formation des pilotes ou le recyclage pour permettre de transiter sur des appareils de quatrième et cinquième génération. Il peut également effectuer diverses variétés de missions comme l’attaques au sol et les missions de reconnaissance.

Photos : 1  & 2 Su-30SM @ Irkut 3 Yak-130 @ Yakovlev

05/08/2020

Calendrier avancé pour le drone S-70 « Okhotnik » !

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United Aircraft (UAC) est en passe d’accélérer son programme de drone sans pilote (UAV) S-70 « Okhotnik » (Hunter) avec une avance de 12 mois sur le calendrier initial. Le Ministère russe de la Défense espère une livraison avancée à 2024 au lieu de 2025.

Le calendrier de livraison accéléré a été reconnu publiquement pour la première fois lorsque le président russe Vladimir Poutine a rencontré le directeur général de l'UAC, Yuri Slyusar, pour une mise à jour des plans de développement de produits de la société le 3 août dernier.

Conçu par Sukhoi, filiale de l'UAC, le prototype S-70 a décollé pour la première fois en août 2019. Le drone est conçu pour transporter une charge utile de 6’000 kg et dispose d’un rayon d’action de 6’000 km et un plafond opérationnel de 59’000 pieds. Le drone est capable de transporter des missiles air-air et du matériel de reconnaissance et d’attaque au sol.

Le S-70 est « notre drone d'attaque lourd aux capacités sans précédent, ayant le plus grand rayon de combat, la plus large gamme d'armes et la plus large gamme d'équipements », explique Yuri Slyusar.

Le S-70 a une apparence similaire aux drones de type aile volante construits par plusieurs pays, dont le chinois Sharp Sword, le français Dassault/Saab avec le Neuron, le BAE Systems Taranis du Royaume-Uni et le Northrop Grumman X-47B des États-Unis. La forme de l'aile volante a intrinsèquement une section transversale radar inférieure.  La Russie affirme que son S-70 est également recouvert d'une peinture absorbant les ondes radar.

Le drone Sukhoi S-70 Okhotnik :

Le drone S-70 Okhotnik (Udarno-Razvedyvatelnyi Bespilotnyi Kompleks), ou « complexe de frappe sans reconnaissance » produit par l’avionneur Sukhoi dispose d’une signature basse, un schéma aérodynamique d’aile volante et une masse au décollage de 20 tonnes. Il est composé de matériaux composites et d'un revêtement absorbant les radars. Le drone dispose des équipements de reconnaissance des plus avancés. Les travaux de développement datent de 2011. L’Okhotnik est assemblé à l’usine d’aviation de Chkalov, située à Novossibirsk. Le drone serait doté d’un réacteur Klimov RD-33MK sans postcombustion.

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Le gouvernement russe a signé un accord de développement avec le bureau de design Sukhoi en 2011, date à laquelle le drone était décrit comme un « aéronef de sixième génération ». L’Okhotnik aurait une vitesse maximale de 1’000km à l’heure. Selon un porte-parole de Sukhoi, le drone est prévu pour détruire les systèmes de défense aérienne, les communications, le commandement et le contrôle de l’ennemi. L’Okhotnik sera un drone totalement autonome. Autrement dit, il pourra décoller, accomplir sa mission et atterrir sans ingérence humaine. L’utilisation d’armes nécessitera l’approbation de l’homme, en maintenant un « homme, un expert » capable d’analyser de manière critique une situation de combat et, si nécessaire, d’abandonner une attaque. L’Okhotnik sera le pionnier dans la mise au point d’un système d’intelligence artificielle de combat qui sera éventuellement utilisé par les chasseurs russes de la sixième génération. tel le Su-57 "Felon"

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Photos : drone S-70 Okhotnik @ UAS