25/01/2019

Le Su-57 évoluera-t-il avec l’Okhotnik ?

 

sukhoi,su-57,okhotnik,drone furtif,avion de comba et drone,nouveaux avions de combat,aviation russe,blog défense,les nouvelles de l'aviation,romandie aviation,aviation militaire

 

Cette semaine a été riche en découverte avec l’apparition d’un avion de combat Sukhoi Su-57 frappé d’un dessin de drone furtif sur les dérives et quelques jours plus tard voir apparaître pour la première fois le prototype du drone d’attaque furtif « Okhotnik » de l’avionneur Sukhoi.

Tout d’abord revenons un peu le Sukhoi Su-57 frappé d’une image de drone. Celui-ci est en fait le troisième prototype (T-50-3) qui a volé pour la première fois en novembre 2011. Le voici doté d’une nouvelle livrée et sur les photos l’on peut remarquer quelques changement avec l’apparition d’une antenne derrière du cockpit, d’un nouveau capteur sous le fuselage et d’une autre antenne placée sous le cône de que entre les tuyères des réacteurs. Les moteurs sont dotés maintenant des nouveaux caches que l’on trouve sur les dernières versions. Par ailleurs, l’IRST est également modifié.

sukhoi,su-57,okhotnik,drone furtif,avion de comba et drone,nouveaux avions de combat,aviation russe,blog défense,les nouvelles de l'aviation,romandie aviation,aviation militaire

Il semble bien que l’avionneur Sukhoi va procédé à des essais de compatibilité entre ce Su-57 et le drone Okhotnik. Cela semble par ailleurs être la confirmation que les russes ambitionnent eux aussi d’utiliser les drones furtifs en binôme avec leurs avions de combat.  

De tels essais devraient également permettre de valider de nouvelles tactiques d’engagement et de vérifier les capacités des aéronefs russes à détecter et engager un aéronef ayant des capacités furtives. De fait, la Russie n’est pas en reste en matière modernisation.

5c49dd8e2bdd7f74470be649-750-500.jpg

Le Sukhoi Su-57 :

Susceptible de venir remplacer l’actuel Su-27, le nouvel avion dispose d’un nombre considérable de nouveauté avec notamment le mode « Supercroisière », l’adjonction de la fusion des données et une signature radar réduite. Le Su-57 est doté d’une centrale de navigation inertielle BINS-SP2M à gyrolasers qui permet de gérer automatiquement les informations de navigation  et ceci même si le réception GPS (Glonass) ne fonctionne plus. L’avion dispose de commandes de vol électriques et multiplexées avec un système mécanique en « back-up » permettant de ramener l’appareil à destination en cas de défaillance généralisée du système électrique. Un système de communication S111-N avec deux radios cryptées UHF/VHF, une liaison de données complète le tout.

Les moteurs actuels du Su-57 Izd117 ne sont pas définitifs et représente une variante fortement modernisée de l’AL-31F équipant le Su-27 Flanker.  Le futur moteur qui est encore aux essais, l’Izd 30 permettra le mode de la « Supercroisière » avec un rapport poids puissance supérieur avec la poussée vectorielle.

On notera que le Su-57 dispose d’une extension mobiles le LEVCON (Leading Edge Vortex Controllers)qui vient se positionner devant l’aile et permet de combiner l’effet des plans canards avec celui des extensions des bords d’attaques. Ce système permet à l’avion moins sujet à des pertes de portances lors d’angles d’attaques élévés.

181052666.jpg

Le Sukhoi Su-57 dispose de cinq radars intégrés développés par NIIP Tikhomirov MIRES (MultifunctionIntegrated Radio-Electronic System) ce dernier est composé de deux ensembles de capteurs principaux: soit le radar AESA en bande X N036 dans le nez, deux radar AESA en bande X N036B placés à côté du cockpit en amont, deux radars AESA en bande L N036L placés sur les bords d’attaques. De fait, le Su-57 peut "voir"  sur une plage de 270° autour de l’appareil. Les performances précises des radars ne sont pas encore connues malgré tout les premiers chiffres parlent d’une capacité de détection montant jusqu’à 400 Km (donnée estimée) en air-air et en fonction de la taille de la cible avec la possibilité de détecter 62 cibles et d’en engager 16 simultanément en air-air tandis que le système peut assurer l’engagement de 4 cibles en air-sol simultanément.

En ce qui concerne la guerre-électronique, l’avion dispose du système de contremesures L402, soit un ensemble de nombreux capteurs qui assure une protection spécifique.

En ce qui concerne l’armement, l’avion emporte une vaste gamme de missiles air-air : K-74M2, K-77M et IZD80. Pour l’air-sol : le Kh-38M, Kh-58USK, Kh-59MK2 et KAB-250 sans oublier le BrahMos. Un canon GDh-301 de 30mm vient compléter l’équipement.

Le drone Okhotnik :

IMG_2328.JPG

Les premières images du drone de frappe lourd Sukhoi “Okhotnik” (Hunter), en cours de développement depuis 2011 sont apparues cette semaine. L’Okhotnik est assemblé à l’usine d’aviation de Chkalov, située à Novossibirsk. Selon Sukhoi, l’Okhotnik est conçu pour frapper des cibles au sol comme les défenses antiaériennes et les centres névralgiques de l’ennemi.

Pour l’instant, peu d’informations sont disponibles sur ce drone. Il devrait être autonome ou fonctionner en binôme avec un appareil piloté. Le drone serait doté d’un réacteur Klimov RD-33MK  sans postcombustion.

Photos : 1 Su-57 @ Foto-SAV. Su-57-3 @Michael Polyakov. 4 & 6 Okhotnik @ Businessincider. Cockpit Su.57 @ Air& cosmos

 

16/01/2019

Première livraison de Su-34 pour l’année !

417618055.jpg

En ce début d’année, United Aircraft Corp confirme la livraison de deux avions de combat Sukhoi Su-35 « Fullback » conformément à l'ordre de défense de l'État, à un régiment d'aviation stationné dans la région de Tcheliabinsk, dans le district militaire central. Les avions ont été transférés à l'aérodrome de Shagol. Leurs équipages ont suivi des cours de formation au centre de formation de Lipetsk et se sont préparés à l’exploitation technique du nouveau type d’appareil. L’aérodrome de Shagol disposait déjà de 16 « Fullback ».

Le Sukhoi Su-34 «Fullback» : 

Le Su-34 « Fullback » peut attaquer des cibles terrestres, maritimes et aériennes, de jour comme de nuit et par tous les temps, en utilisant l’ensemble des types de munitions en service en Russie. En termes de capacités opérationnelles, il s'agit d'un appareil de génération 4+. Son système de sécurité active avec les nouveaux ordinateurs, fournit des capacités supplémentaires pour le pilote et le navigateur, pour effectuer des bombardements précis et à manœuvrer sous le feu ennemi. L’excellente aérodynamique de l’avion, les grands réservoirs de carburant de capacité interne, la nouvelle génération de moteurs plus économe en carburant, doté d’une commande numérique. Font que le Su-34 de bombardement tactique, se trouve très proche de la catégorie de bombardier stratégique de classe moyenne. L’avion dispose d'un système de brouillage numérique Khibiny L175V / KS418 grâce auquel l'avion peut être utilisé comme un brouilleur de combat aérien. Les deux radars (avant et arrière) sont couplés à un système de ciblage électro-optique qui est capable de capturer et de surveiller de façon continue plusieurs cibles simultanément. 

Le Su-34 dispose également d’un système de communication et le système d'échange d'informations de type liaison16 (Link16) lui permettant une interface avec des troupes terrestres et des navires de surface, ainsi qu’avec d’autres aéronefs. Les caractéristiques du Su-34 incluent un rayon d’action jusqu'à 4000 km en convoyage, une vitesse maximale de 1900 km/h, et une charge utile de jusqu'à 8 tonnes. L'espace entre les sièges du cockpit permet de se coucher dans le couloir, le cas échéant. Un office et un WC sont situés derrière les sièges de l'équipage.

1066206211.jpg

Photos : 1 Su-34 @ Dmitry TerekhovSu-34 @ Max Briansky 

 

 

28/12/2018

Les Sukhoi Su-35 chinois au complet !

sukhoi,su-35 flanker-3,plaaf,aviation russe,vks,force aérienne de libération du peuple,blog défense,nouveaux avions de combat,les nouvelles de l'aviation,romandie aviation,les nouvelles francophone de l'aviation

La Force aérienne de Libération du Peuple (PLAAF) a pris livraison de ses 24 avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E » fabriqués en Russie. Cette livraison a été éffectuée dans le cadre d'un contrat de 2,5 milliards de dollars finalisé en novembre 2015.  La Russie doit encore d'expédier du matériel supplémentaire couvert par le contrat, notamment des pièces détachées et des armes jusqu'en 2020.

Un premier lot de quatre avions Su-35S a été livré en décembre 2016. L'année suivante, le client a accepté 10 avions sur deux lots de cinq. L’avion est officiellement entré en service au sein de la PLAAF en avril 2018. Cette année, les livraisons ont eu lieu en juin et en novembre, à chaque fois avec cinq avions.

Les Sukhoi Su-35 ont rejoint la 6e brigade de l’aviation de la PLAAF basée à la base aérienne de Suji, dans la province du Guangdong, dans le sud-est de la Chine. Cette unité utilisait auparavant des intercepteurs monoplaces  de type Su-27SK.

La Chine est le premier client étranger en ce qui concerne le Su-35 et le deuxième opérateur après les forces aériennes et spatiales russes (VKS). Ce dernier a commandé un premier lot de 48 chasseurs Su-35S en 2009 et ajouté un contrat de suivi pour 50 d'entre eux en décembre 2015. Les livraisons devraient s'achever en 2020. Le 11 décembre, United Aircraft Corporation (UAC), a publié communiqué notant l'acceptation par le ministère russe de la Défense du 100e Su-35S devant être assemblé à l'usine de Komsomolsk-sur-Amour.

Le Sukhoi Su-35 chinois :

La version chinoise du Su-35 conserver les symboles cyrilliques d'origine sur les écrans LCD du poste de pilotage du Su-35S au lieu d'utiliser des hiéroglyphes en anglais ou en chinois  et ceci, afin de préserver l'intégrité du champ d'informations du pilote. De plus, les appareils sont modifiés pour permettre un mélange de munitions russes et chinoises.

Le Su-35 « Flanker-E » est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale. L’avion est doté de la suite de guerre électronique L-265 Khibiny-M de la société KRET basée à Moscou.

La durée de vie de la cellule est de 6’000 heures de vol, soit un cycle de vie de 30 années d'exploitation. La durée de vie assignée des moteurs AL-117S dérivé de l’AL-31F avec poussée vectorielle est de 4’000 heures. L’avion dispose d’une vitesse maximale de Mach 2,25 à 11’000 m (36 089 pi), un taux de montée de 16’800 m/min au niveau de la mer, une charge utile de combat de 8’000 kg et un rayon d’action maximum avec un carburant interne de 1’529 km (niveau de la mer).

572775625.jpg

Photos : Su-35 chinois @ PLAAF

02/11/2018

La Russie prépare une version de guerre-électronique du Su-34 !

56128047bd86ef11008bf1ea-750-375.jpg

Le ministère russe de la Défense travaille actuellement sur l’adaptation d’une version de guerre-électronique du Sukhoi Su-34 « Fullback ». L’avion sera doté de nacelles de reconnaissance et de renseignement électronique.

Le ministère a annoncé ce mois-ci son intention de signer, le mois prochain, un contrat de 3,9 millions de dollars visant à permettre aux Su-34 d’utiliser des modules de reconnaissance de guerre-électronique. Ce contrat s’ajoute à la modernisation générale des stocks de chasseurs russes de la dernière décennie et à l’achat et à la modernisation en cours de la flotte de Su-34 « Fullback ».

Remplacer le Su-24 « Fencer » :

Initialement, l'armée avait prévu de remplacer son unique avion de reconnaissance tactique, le Su-24MR Fencer-E, par le Su-27R, qui aurait été doté d'équipements de reconnaissance intégrés à la cellule, mais ce programme n'a jamais été achevé. La nouvelle approche du dernier contrat permet d’équiper le Su-34 du module Bazovyi Kompleks Razvedki (BKR-3),  le M400A, soit : une suite de reconnaissance mise au point par le NII Kulon, basé à Moscou, dans le cadre du programme de recherche et développement Antrakt, sera installé dans des modules de reconnaissance unifiés dans une nacelle UKR.

L'adaptation du Su-34 pour transporter des pods de la série UKR et effectuer des tâches de reconnaissance est relativement simple, avec un coût denviron un million de dollars et constitue une modification qui peut être appliquée à de nombreux aéronefs.

Le capteur de reconnaissance radar principal est le radar à balayage latéral M402 Pika-M du NII Kulon est monté dans le module UKR-RL (radio-localisation). La version pèse 300 kg, fonctionne en bande X et dispose d'un pouvoir de résolution linéaire de 1-2 m (3-6 pi). Un autre module de reconnaissance, le UKR-RT (radio-technique) héberge le système de renseignement à transmissions M410 produit par l'Institut TsNIRTI de Moscou. Un troisième module de cette série, l’UKR-OE électro-optique, abrite la caméra Antrakt-TV (dont le pouvoir de résolution est de 50 cm à 20 m) et le scanner infrarouge linéaire M433 Raduga-VM. Outre les capteurs, chaque module contient un stockage de données et une liaison de données à large bande pour une transmission en temps réel vers une station au sol.

Parallèlement à la version de reconnaissance, mais de manière beaucoup plus secrète, la Russie élabore une version de guerre électronique du Su-34. Pour simplifier les choses, la Russie améliore la suite de contre-mesures électroniques Khibiny-10-vol de base (disponible sur tous les Su-34) pour les tâches de brouillage en y ajoutant un module de brouillage sous-fuselage avec des systèmes beaucoup plus puissants et une plage de fréquences plus étendue que la suite.

Le système de guerre-électronique :

La suite d’autodéfense Khibiny-10-Volt standard du Su-34, fabriquée par Knirti, consiste en un récepteur qui détecte, classe et détermine la position du radar cible à l’aide d’une nacelle en forme de cigare au bout de l’aile du port et d’un émetteur émet les contre-mesures appropriées dans une nacelle à l'extrémité d'aile tribord. L'ordinateur et le système de contrôle sont intégrés au fuselage. Le système génère des contre-mesures dans les bandes C, X et Ku (longueurs d'onde centimétriques), sur lesquelles fonctionnent les radars des avions de combat et les canaux de guidage de missile sol-air.

Trois variantes de modules supplémentaires pour le brouillage d'escorte sont produites. Deux d’entre eux, les L175VU-1 et -2, fonctionnent dans les mêmes plages de fréquences que les L175V de base et ne nécessitent pas de récepteur, ce sont simplement des émetteurs puissants. Le troisième module, le L175VSh-1, fonctionne dans les bandes S et L (longueur d'onde du décamètre), utilisé par les avions et les radars de défense antiaérienne au sol et à commande anti-aérienne, et comporte à la fois un récepteur et un émetteur. Les livraisons de ces pods aux unités opérationnelles ont débuté fin 2015.

Ces mises à jour spéciales de la Su-34 s'inscrivent dans le cadre des efforts plus importants déployés pour produire et mettre à niveau la plate-forme que représente le Su-34. y compris les avions de test.

A noter, que la production de Su-34 se poursuit à un rythme régulier de 16 à 18 avions par an.

 

1021681097.jpg

Photos :Su-34 Fullback @ VVS

26/09/2018

Aeroflot commande 100 SuperJet !

2830124120.jpg

La première compagnie aérienne russe, Aeroflot, a annoncé une commande record portant sur 100 avions Sukhoi Superjet 100, soit le premier appareil civil lancé en Russie depuis la fin de l'URSS.

"Nous avons signé le plus gros accord de livraison de l'histoire d'Aeroflot, sous lequel l'entreprise recevra 100 SSJ100 modernes et fabriqués en Russie", a déclaré le directeur général d'Aeroflot, Vitali Saveliev, cité dans un communiqué de la compagnie. Aeroflot, qui attend aussi la livraison de 50 moyen-courriers russes MC-21 dont les premiers vols datent de mai 2017, "opèrera d'ici 2026 plus de 200 avions fabriqués en Russie".

Aeroflot a signé cet accord avec la société publique russe United Aircraft Corporation (UAC), maison mère de l'avionneur Soukhoï qui construit le Superjet, à Vladivostok (Extrême-Orient), le contrat est estimé à près de trois milliards de dollars.

Le transporteur russe Aeroflot est déjà le plus gros opérateur du Superjet, le premier transporteur aérien russe ayant annoncé vendredi la réception prochaine de son cinquantième modèle.

Le Superjet 100, mis en service en 2011 par Soukhoï avec la participation de l'italien Finmeccanica et de nombreux équipementiers européens, porte les espoirs de renouveau de l'industrie aéronautique russe, tombée en ruines dans la période post-soviétique.

Rappel :

Le SSJ 100 bimoteur d'une centaine de places, dont le prix de base débute à 50 millions de dollars, a été conçu pour faire concurrence au brésilien Embraer et au canadien Bombardier. Son premier vol a eu lieu en 2008 et le premier appareil a été livré à la compagnie arménienne Armavia en avril 2011. En Russie, il est exploité par Aeroflot et par la compagnie sibérienne Iakoutia. A l’exportation l’avion équipe les compagnies suivantes : Lao Central (Laos), Interjet (Mexique), Brussels Airlines (Belgique) et Thai Royal Airforce (Thaïlande).

Le Sukhoi SSJ 100 SuperJet :

456.jpg

Sukhoi Superjet 100 (SSJ100) est un jet de 100 places régional conçu et développé et construit par Sukhoi Civil Aircraft Company (SCAC), en partenariat avec Alenia Aermacchi. Le 19 mai 2008 SSJ100 accompli avec succès son premier vol. Le Sukhoi Superjet 100 atteint une vitesse de croisières maximale de Mach 0,81 et 40.000 pieds. Il décolle d'une piste de 1’731 mètres dans la gamme de base et 2,052 mètres de la longue portée. La plage de fonctionnement pour la version de base est 3,048 km et 4.578 km pour la version longue portée.

Il est équipé de deux réacteurs PowerJet SaM146 développé conjointement par le motoriste russe NPO et le français Safran (ex Snecma). Divers équipementiers ont été retenus pour fournir des éléments destinés  SSJ-100 comme Thales, Liebherr ou encore Honeywell et Bf Goodrich. Le cockpit est moderne et intègre une technologie occidentale avec écrans EFIS couleurs.

En février 2011, le SSJ100 obtenu le certificat de type par la Fédération de Russie l'autorité de certification AR IAC. En avril, le premier SSJ100 de série a été  livré à la compagnie aérienne Armavia (Arménie). 

Bien que dépendant de nombreux systèmes occidentaux, le SSJ-100 marque le retour de l’aviation russe sur le marché des avions commerciaux.

 

234.jpg

Photos : 1 SSJ 100 aux couleurs spéciales d’Aeroflot @Dmitry Petrov2 Cockpit3SSJ100 Aeroflot @ Sergy