05/03/2022

Des avions russes violent l’espace aérien suédois !

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La tension est grande depuis l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe et les risques de dérapage avec d’autres Forces voisines du conflit sont bien présents. Le 2 mars dernier, la Force aérienne suédoise (Flygvapnet) a été témoin d’une violation caractérisée de son espace aérien par 4 avions russes.

En effet, des avions de combat russes sont entrés dans l'espace aérien près de l'île de Gotland dans la mer Baltique. L'incident fut bref, mais non sans avoir provoqués quelques sueurs froides au sein de l’État suédois. L'incursion a vu une paire d'avions de combat multirôle Sukhoi Su-30 et deux autre Sukhoi Su-24 « Fencer » des Forces aérospatiales russes (VKS) pénétrer dans l'espace aérien national suédois au cours d'opérations bilatérales suédoises avec la Finlande. Les quatre avions russes ont été rapidement interceptés par les avions de combat Saab JAS-39 Gripen C dans le cadre de la police du ciel, qui ont documenté et photographié l'incident.

Violation volontaire

Le Commandement de la Force aérienne suédoise a expliqué que des avions militaires russes violent souvent l'espace aérien suédois et finlandais, et que la majorité de ces infractions sont accidentelles. Mais l’incident du 2 mars est différent, le tracé du vol des quatre avions russes montre une volonté de pénétrer de manière directe l’espace aérien suédois et qu’il ne s’agissait pas d’une erreur de navigation.

Depuis quelques années déjà, les avions russes s'engagent dans les zones d'identification de défense aérienne (ADIZ) de l'OTAN et des forces aériennes alliées, mais à ce jour, ils se sont toujours arrêtés avant de voler dans l'espace aérien territorial d'un pays, ce qui rend cet événement très inhabituel.

"La violation russe de l'espace aérien suédois est bien sûr totalement inacceptable", a déclaré le ministre de la Défense Peter Hultqvist, cité par l'agence de presse TT. « Cela conduira à une réponse diplomatique ferme de la Suède. La souveraineté et le territoire suédois doivent toujours être respectés.

L'incursion s'est produite alors que Stockholm et Helsinki ont promis une assistance militaire à Kiev alors que l'Ukraine prévoit de contrer la nouvelle invasion du pays par la Russie. Les pays du Partenariat pour la paix ont également évoqué la possibilité accrue de rejoindre l'OTAN à la suite de la guerre en Ukraine, Moscou menaçant de "conséquences" s'ils le faisaient.

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Photos : les quatre avions russes pris en photo par un Gripen suédois @ Flygvapnet

 

28/02/2022

Des MiG-29 polonais pour l’Ukraine ! 

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La Pologne va mettre à disposition 6 avions de combat de type MiG-29 pour la Force aérienne ukrainienne. Cette décision fait suite à la volonté européenne d’aider militairement Kiev face à l’invasion russe.  

Décimé dès les premières heures

Les premières images disponibles de l’attaque russe du 24 février dernier avaient comme particularités de montrer que très peu de défenses anti-aériennes n’étaient engagées de la part de l’Ukraine. Un contraste saisissant par rapport aux défenses irakiennes, lors des opérations aériennes déclenchées par la coalition internationale. La flotte de chasse ukrainienne a dès lors subi des pertes extrêmes au cours des 72 premières heures du conflit. Deux des 14 avions d’attaque au sol de type Su-24 « Fencer » auraient également été abattus par la chasse russe dans les premières heures du conflit. Des images d'aérodromes ont par la suite montré les nombreuses pertes. Les avions de combat ukrainens de type MiG-29 et Su-27 ayant été détruits au sol suite à des frappes de missiles de croisière russes.

Les défenses aériennes ukrainiennes auraient été neutralisées dès le déclenchement du conflit. Cette situation catastrophique s’explique par le fait que la Force aérienne ukrainienne n’était pas en ordre de bataille ce matin-là !

Incroyable, n’est-ce pas ? Il faut comprendre que l’Etat-major ukrainien pensait que Moscou n’envahirait que la région du Dombass et ne s’attaquerait pas au pays tout entier et ceci malgré les mises en garde américaines. De fait, les avions étaient joliment alignés sur les tarmacs au lieu d’être disséminés dans les HUB de protections. Les défenses sol-air étaient de leur côté non activées. 

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Des MiG-29 en partance pour Kiev ? 

Transférer des avions de combat en direction de l’Ukraine et salutaire de la part de L’Union Européenne, mais pose plusieurs problèmes. Qui va piloter ces appareils ? Certainement pas des pilotes européens, car Moscou pourrait interpréter cela comme une agression de l’UE. Reste donc l’idée de faire transiter des pilotes ukrainiens en Pologne voisine.

Autre problème, les bases aériennes, qui ont été sévèrement endommagées ainsi que les éléments de maintenance très important pour cet aéronef qui a besoins d’un soutien lourd. L’usage de pistes ou tronçons d’autoroutes est éventuellement envisageable, mais là aussi ce type d’engagement ne s’improvise pas et demande non seulement de l’expérience, mais également un équipement spécifique mobile pour la mise en œuvre des appareils. L’engagement de radars et de défenses sol-air doivent impérativement compléter le dispositif. Rien n’est simple donc.

MiG-29 « Fulcrum » polonais modernisé

En 2011, le gouvernement polonais a signé un accord, pour la modernisation de 17 avions de combat MiG-29, sur un total de 32 en service, pour un montant de 42,6 millions de dollars. Cette modernisation concernait 14 MiG-29A monoplace et trois biplaces MiG-29UB. 

La mise à niveau a été effectuée par l’entreprise polonaise WZL en Pologne et est basée sur une conception et des systèmes fournis par Israël Aerospace Industries (IAI). Le paquet de modernisation comprend une nouvelle avionique, des instruments du poste de pilotage et un système de compte rendu avancé. En détail, celle-ci comprend : Une modernisation de l’avionique qui remplace les systèmes analogiques, par des unités numériques soit, un nouvel affichage multifonctions, un gestionnaire de mission et de planification, un GPS couplé à un affichage multi-rôle MFD (Multi-Function Display), un enregistreur vidéo numérique avec caméra CTVS, un bus de données MIL-STD-1553B multiplex. En outre, le gyroscope mécanique est remplacé par une centrale de navigation à laser. 

Les appareils ont reçu une nouvelle radio de type Rockwell Collins RT-8200 (AN/ARC-210 Talon) à deux canaux UHF / VHF (conformément à la réglementation de l'OACI) avec un Have Quick I/II et système Saturne à saut de fréquence.

Photos : 1 MiG-29 polonais @ Force Aérienne Polonaise 2 MiG-29 ukrainiens endommagés au matin du 24 février @ Reuters

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13/02/2022

L’A-100 AEW&C russe bientôt opérationnel !

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Le futur avion contrôle et d’alerte avancée A-100 AEW&C basé sur la cellule améliorée Ilyushin Il-76MD-90A (Il-476) est bientôt opérationnel. L’avion était censé entré en service cette année déjà. Mais de nombreux retards ont péjorés la mise au point de l’avion et obligé la Force aérienne et spatiale russe à moderniser l’actuel A-50. 

Le retard

Officiellement les retards sont dû au COVID. Mais la réalité a montré que l'ambargos sur certains produits électronique mis en place suite à l'invasion de la Crimée avait porté ses fruits. Moscou a depuis réagit en ouvrant de nouvelle chaînes d'approvisionnements de métaux notamment grâce à ces opération en afrique et avec de nouveaux accords avec la Chine. La présence de V. Poutine à l'ouverture des JO de Pékin 2022 est selon certains obervateurs une manière de pour Moscou de remercier Pékin. 

Le prototype A-100 a volé pour la première fois avec le radar allumé, ainsi qu’avec le système radio embarqué BRTK et va permettre de finaliser les essais en vue de la qualification du système. L'A-100 doit remplacer son prédécesseur, l’A-50. L’A-100 devrait également être capable de fonctionner en tant que centre de commandement volant et pour le renseignement électromagnétique (SIGINT). Selon les nouvelles prévisions, le successeur sera opérationnel en 2024 au plus tôt.

L'A-100 est basé sur l'avion de transport Il-76MD-90A. Le nouvel appareil dispose d’une autonomie de vol de 5’000 km avec une charge utile de 52 tonnes (contre 4.000 km et une charge utile de 47 tonnes pour son prédécesseur). Son poids au décollage a augmenté de 190 tonnes à 210 tonnes. L'avion requiert un équipage moins nombreux (deux pilotes et un mécanicien). Doté d’une nouvelle avionique avec des systèmes de navigation modernisés.

Selon les premières informations disponibles à ce jour, le nouvel avion de détection et d’alerte avancée A-100 dispose d’une antenne radar tridimensionnel AESA « Vega » en bande S qui effectue 12 rotations par minute. Le nouveau radar serait capable de détecter des cibles aériennes à 600 km et des navires à 400 km. Le système devrait pouvoir assurer le guidage de 30 appareils amis. L’A-100 semble doté d’un équipement de guerre-électronique LSZ-100. 

Le passage à la cellule Il-76MD-90A procure des avantages liés à la nouvelle avionique (charge de travail réduite de l'équipage) et à une économie de carburant améliorée. L’avion est doté des moteurs de conception récente de type Aviadvigatel PS-90A-76, déjà montés sur les Tupolev 204/214.

Photo : Prototype de l’A100 @ Rostec

23/01/2022

La Russie continue de moderniser son parc d’hélicoptères de combat ! 

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Moscou maintien sa politique de modernisation de ses forces armées, nous l’avons vu avec des nouveaux avions et des versions améliorées. En parallèle, les troupes disposent de plus de 220 hélicoptères de combat avec les Mil Mi-28 et Kamov Ka-52. La construction se poursuit pour les deux types et le développement de nouvelles modifications et améliorations sont à l’ordre du jour.

Commande du Mi-28NM

En juillet 2016, le premier vol d'un hélicoptère expérimental Mi-28NM, une version améliorée de la série Mi-28N "Night Hunter", a eu lieu. Au cours des années suivantes, l'hélicoptère a subi des tests complets, qui ont confirmé les résultats élevés de la modernisation. Début 2019, le Mi-28NM a montré son potentiel en Syrie. Toutes les caractéristiques ont été confirmées et l'hélicoptère a reçu une recommandation d'acquisition. Le premier contrat pour la production du Mi-28NM a été signé fin 2017. Il s'agissait alors d'un lot d'installation d'équipements. Le premier hélicoptère de cette commande a pris son envol au printemps 2019 et a été rapidement suivi par le second. 

Lors du forum Army-2019, un contrat de production en série à grande échelle a été émis. Le ministère russe de la Défense a commandé 98 hélicoptères Mi-28NM avec livraison du premier en 2020.

Kamov Ka-52M bientôt prêt

De son côté, l’hélicoptère de combat modernisé Kamov Ka-52M, dont le premier vol a eu lieu en août  2019 a terminé ses essais préliminaires. Selon le calendrier de développement de la Progress Aircraft Company du Russian Helicopters, le Ka-52 modernisé effectue actuellement des essais conjoint avec les forces russes. Ceux-ci devraient être terminés en septembre 2022 et permettre la livraison des premiers exemplaires avant la fin de l'année. Un contrat de 114 appareils est en préparations et portera le nombre de Ka-52 en service à près de 230 unités. Les appareils déjà en service seront portés au nouveau standard « M » d’ici 2027.

Le Mil Mi-28 NM 

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Cette nouvelle génération du Mi-28 dispose de l’expérience et de la conception du Mi-28UB. Cependant, de nombreuses améliorations sont incorporées à bord issues de l’expérience des combats en Syrie.

La version « NM » du Mi-28 dispose d'un radar Nadterechny Н025 monté sur mât du rotor principal permettant la détection et l’identification des cibles terrestres et aériennes en dehors de la visibilité visuelle. Le système détermine leurs coordonnées pour le tir et peut également transmettre les données de ciblage à terre et en direction des postes de commandement aéroportés. Le nouveau système de navigation permet un atterrissage sécurisé dans le brouillard et de nuit. Les pilotes disposent d’un nouveau viseur de casque qui affiche toutes les informations nécessaires pour le vol et pour viser des cibles dans tout le champ de vision. Le Mi-28NM dispose également de nouvelles capacités de tir air-air.

Le Mi-28NM est doté d’une motorisation plus puissante avec deux turbines VK-2500-03 utilisées pour équiper les Ka-52K « Katran ». Cette motorisation semble permettre d’atteindre les "600 kilomètres par heure (370 mph).

L'hélicoptère sera équipé de plusieurs nouveaux types de missiles. L'année dernière, le Ministère russe de la Défense a confirmé qu’il le serait adopté avec le Hermes-A, également connu sous le nom de « Produit 305 ». La portée de tir de ces munitions permettra au Mi-28NM d'attaquer des cibles à une distance de 15 à 20 km. Il deviendra également possible d'utiliser l'ATGM Chrysanthemum-VM à longue portée. Des travaux sont également en cours pour l’installation de missiles air-air R-74M modernes avec une tête de guidage infrarouge.

Le nouveau Kamov Ka-52 « M » 

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Le KA-52M disposera d'une avionique améliorée et d'une autoprotection renforcée, et s'inspirera de l'utilisation opérationnelle du KA-52 dans le conflit syrien.

Selon Russian Helicopters, la modernisation de l'hélicoptère impliquerait d'élargir "le rayon d'action des cibles, de la détection et d'identification de celles-ci", ainsi que "l'amélioration de l’utilisation des armes contre des cibles terrestres et aériennes. "Pour ce faire le Ka-52M devrait recevoir un radar à balayage électronique actif (AESA).

Nombre de ces améliorations découlent des observations faites sur les performances de l’hélicoptère en Syrie. Outre l’amélioration des capacités de combat du Ka-52, le programme de modernisation du Ka-52M a également pour objectif d’approfondir les points communs entre le Ka-52 et la ligne d’hélicoptères Mi-28, afin de rendre la production et les services de support plus efficaces et moins coûteux. Dans le cadre de cet effort, Boginsky a précédemment indiqué que le Ka-52 peut également recevoir un missile développé pour être utilisé avec le Mi-28NM.

Le Kamov Ka-52 « Alligator » est un hélicoptère de combat de hautes performances avec une capacité jour et nuit, doté d’une capacité de survie élevée. Doté d’une conception de rotor coaxial, il offre un plafond de vol stationnaire de 4’000m et la vitesse verticale de montée atteint 10m seconde à une altitude de 2’500 m. Équipé d’un cockpit blindé qui résiste aux projectiles de 12,7. Les deux pilotes disposent d’un système d’éjection inédit qui éjecte en premier le rotor coaxial, puis déclenche l’éjection des deux sièges, du pilote et du mitrailleur.

Les systèmes de vol comprennent un système de navigation inertielle (INS), un pilote automatique et affichage tête haute (HUD). Les capteurs comprennent pod infrarouge (FLIR) et un radar de suivi de terrain. Le Ka-52 est équipé d'un récepteur d'alerte radar couplé à un système de guerre électronique. Le Ka-52 est propulsé par deux turbines Klimov117VMA, fournissant chacune 2.200 CV (1660 kW). Les moteurs sont placés de chaque côté du fuselage pour renforcer la capacité de survie au combat. L'hélicoptère a également une unité de puissance auxiliaire (APU) pour le fonctionnement autonome. L'hélicoptère disposant de petites ailes équipées chacune rails de suspension, ainsi, que les contre-mesures de bout en bout d'aile. L’Alligator peut emporter jusqu’à 12 missiles anti-char « Vikhr » d’une portée de 8 km.  Le Ka-52 est armé d'un canon 2A42 à tir rapide de 30mm, sans restriction d’azimut.

Photos : 1 Mi-28 & Ka-52 2 MI-18NM 3 Ka-52M @ UAC/Rostec

 

 

14/12/2021

Présentation du prototype du drone S-70 Okhotnik !

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Le démonstrateur du drone d’attaque S-70 Okhotnik (Hunter) de l’avionneur russe Sukhoi avait été dévoilé en 2019, suivi d’une série de vols. Cette fois c’est le premier prototype qui vient d’être dévoilé sur le site l'usine d'aviation de Chkalov à Novossibirsk. Selon les déclarations du vice-ministre de la Défense Alexey Krivoruchko, les préparatifs des essais et du premier vol sont en cours. Selon un communiqué de presse, un second prototype est actuellement en phase d’assemblage. 

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Le drone S-70 Okhotnik (Udarno-Razvedyvatelnyi Bespilotnyi Kompleks), ou « complexe de frappe sans reconnaissance » produit par l’avionneur Sukhoi dispose d’une signature basse, un schéma aérodynamique d’aile volante et une masse au décollage de 20 tonnes. Il est composé de matériaux composites et d'un revêtement absorbant les radars. Le drone dispose des équipements de reconnaissance des plus avancés. Les travaux de développement dates de 2011. Selon Sukhoi, l’Okhotnik est conçu pour frapper des cibles au sol comme les défenses antiaériennes et les centres névralgiques de l’ennemi.

Le gouvernement russe a signé un accord de développement avec le bureau de design Sukhoi en 2011, date à laquelle le drone était décrit comme un « aéronef de sixième génération ». L’Okhotnik aurait une vitesse maximale de 1'000 km à l’heure. Selon un porte-parole de Sukhoi, le drone  est prévu pour détruire les systèmes de défense aérienne, les communications, le commandement et le contrôle de l’ennemi. L’Okhotnik est un drone totalement autonome et peut également fonctionner comme ailiers avec un Sukhoi Su-57 « Felon ».  Dans sa fonction autonome, il pourra décoller, accomplir sa mission et atterrir sans ingérence humaine. L’utilisation d’armes nécessitera l’approbation de l’homme, en maintenant un « homme, un expert » capable d’analyser de manière critique une situation de combat et, si nécessaire, d’abandonner une attaque. L’Okhotnik sera le pionnier dans la mise au point d’un système d’intelligence artificielle de combat.

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Le drone est doté d’un réacteur Klimov RD-33MK sans postcombustion à buse plate. Il est produit par impression 3D et diminue la signature du drone pour les missiles à guidage thermique. De son côté le groupe Kronstadt développe un poste de contrôle spécial pour l'Okhotnik depuis le sol.

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Photos : 1 Le prototype du S-70 2 le démonstrateur avec un Su-57 3 Présentation du S-70 @UAC