28/04/2017

Vol inaugural pour le JF-17B/FC-1B

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Le partenariat sino-pakistanais pour le développement de l’avion de combat JF-17 vient de réussir le premier vol de la varainte biplace, le JF-17B pakistanais (FC-1B pour la version chinoise). Selon les informations, ce vol a aurait eu lieu hier.

La nouvelle variante biplace du combattant JF-17/FC-1 semble avoir effectué son vol inaugural depuis les installations de l’avionneur chinois de CAC à Chengdu. Les images récemment publiées confirment que cette version dispose d’un plus grand stabilisateur vertical. De plus, cette variante est dotée d’une colonne dorsale plus grande pour un ajout de carburant.

Par ailleurs, selon les informations transmises par le partenariat industriel, l’avion dispose d’une surface à l’aire des ailes plus grande que la version monoplace ainsi qu'un nez légèrement modifié. L’avion aurait également reçu un nouveau système de commande de vol « fly-by-wire » qui a contribué à réduire le poids.

A propos du JF-17 « Thunder » / FC-1 Xiaolong :

Le JF-17 «Thunder» (Pakistan) ou FC-1 «Xiaolong» (Chine) est une association sino-pakistanaise. Conçu en Chine par le constructeur d’Etat AVIC, il est co-financé par le Pakistan et produit par  PakistanComlex (PAC). Chasseur mono-réacteur propulsé par une version chinoise du réacteur RD-93 dérivé du RD-33 russe, qui équipe le MiG-29. L’avion a effectué son premier vol en septembre 2003. Avion multirôle d’un faible coût, soit environ 20 millions de dollars, il est équipé d’une avionique moderne par rapport aux A-5C et F-7P (dérivés des MiG-19/21).

L’armement comprend deux canons GSh-23 (23mm), jusqu’à 3.700kg de charge utile. Doté d’armement occidental pour la version JF-17 comme des Sidewinder AIM-9P ou des PL-7/8/9 chinois. La version chinoise dispose d’une capacité de tir à grande distance avec le missile PL-12/SD-10.

Photo : L’unique photo du JF-17B/FC-1B en vol @ Chine nouvelle

06/03/2012

Le Sukhoi SU-35 intéresse la Chine !

 

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La Chine vient de faire part à la Russie de son intérêt pour l’acquisition d’avion de combat Sukhoi SU-35. Pékin continue d'investir massivement dans la modernisation de son armée avec une augmentation du budget militaire de 11,2 % par rapport aux années précédentes. Mais ce qui étonne dans cette demande, c’est le fait,  que la Chine aurait dû en théorie être capable de subvenir à ses besoins en aéronautique militaire sans le soutien de l’étranger en usant exclusivement des développements nationaux.  Du moins, c’est ce que prétendait Pékin, il n’y pas si longtemps !

Une aéronautique qui marque le pas :

Si, les projets d’avions de combat ne manquent pas en Chine en ce moment, avec les révélations du Chengu J-20 furtif, le Shenyang J-16 et la modernisation du Chengdu J-10 en Super Dragon Véloce (voir les liens), la Chine n’est vraisemblablement pas encore autonome en matière de développement d’avion de combat.

D’abord car celle-ci, manque d’expérience en recherches & développement (R&D) à force de copies d’avions d’origines russes. Ses ingénieurs semblent buter sur de nombreux problèmes notamment en matière de motorisation. Souvenez-vous l’été dernier, Pékin lançait l’acquisition de moteurs russes de type Saturn AL-31FN du constructeur Saliout pour motoriser le Chengdu J-10 et ceci, du fait de la faible fiabilité du moteur indigène WS-10A «Taihang».

Les appareils dérivés de la gamme SU-27 comme les J-11 et J-15 représentent aujourd’hui l’épine dorsale de l’aviation militaire chinoise, mais ne pourront être remplacés par un appareils indigène avant longtemps. De fait, la chine se trouve obligée d’aller faire son «marché» une nouvelle fois chez son fournisseur favoris, le russe Sukhoi!

Le Sukhoi SU-35 :

Si, la Chine s’intéresse donc au SU-35, c’est que celui-ci lui permettrait d’entrer dans l’ère des avions de combat de la génération 4++ avec une cellule améliorée qui lui permettra une augmentation de l’ordre de 6.000 heures de vol sa durée de vie soit 30 années de service. Le motoriste NPO Saturn à développé spécialement pour l’appareil l’AL-117S dérivé de l’AL-31F.  Ces moteurs sont doté de nouvelles turbines haute et basse pression ainsi qu’un FADEC (système de contrôle numérique) de dernière génération. La poussée atteint désormais 14,500kgf, et la période pour la première révision passera à 1.500 heures en lieu est place de 500 heures.

Le Su-35S dispose d'une nouvelle série d'instruments de bord. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information.  Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions  de 9 x 12 pouces  et une résolution de 1400x1050 pixels.

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Les yeux et les oreilles :

Le  SU-35S dispose de deux doubles radars en bande X en réseau à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes(en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scans par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60 . L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes à une section efficace absolue de 3 m2 sur une tête sur la bonne voie à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

Négociations difficiles :

Pour l’instant la Chine n’a fait qu’une demande d’information pour le SU-35 et l’on ne connait pas le nombre d’appareils désirés. La Russie va examiner cette demande avec soin avant de répondre à cette demande, mais là ou les choses risquent de se compliquer, c’est que la Russie garde un très mauvais souvenir de la vente des Sukhoi SU-27 qui ont finit par être dupliqués par les chinois (J-11) est proposé à la vente au nez et à la barbe des russes sur des marchés habituellement réservés à ceux-ci !

Bref, Moscou avait mal digéré cet épisode et ne se risquera pas de si tôt à revivre une telle aventure ! La vente potentielle de SU-35 à la Chine, ne pourra se faire qu’avec de nombreuses garanties sans quoi elle risque d’échouer ! A suivre donc ....

Liens sur l’aviation militaire chinoise déjà publiés :

http://psk.blog.24heures.ch/tag/jian+j-10

http://psk.blog.24heures.ch/tag/j-11

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/05/03/le-shenyan...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/01/11/chengdu-j-...

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Photos : Sukhoi SU-35 @ Sukhoi