11/10/2019

Airbus a livré le 1’000ème A320neo !

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L’avionneur européen Airbus a livré le 1’000ème avion de la famille A320neo. L’appareil, un A321neo fabriqué à Hambourg, en Allemagne, a été livré à la compagnie aérienne indienne IndiGo.

IndiGo est le plus gros client du monde pour la famille A320neo avec une commande de 430 appareils. Depuis la livraison de son premier "NEO" en mars 2016, sa flotte de la famille A320neo est devenue la plus grande du monde, avec 96 appareils exploités aux côtés de 129 A320. Sur un marché de l’aviation extrêmement concurrentiel, la famille A320, économe en carburant, a largement contribué à ce qu’IndiGo devienne le plus important transporteur aérien d’Inde en termes de taille de flotte et de nombre de passagers.

La famille A320neo est assemblée sur les quatre sites mondiaux d’Airbus: Toulouse, France; Hambourg, Allemagne; Tianjin, Chine; et Mobile, États-Unis. Le premier A320neo au monde a été livré en janvier 2016 et le programme a franchi un cap chaque année depuis: le premier A321neo en 2017; le premier A321LR en 2018 et le lancement de l'A321XLR en 2019.

Le programme A320neo a été conçu dans un souci d’économie de carburant. S'appuyant sur la popularité de l'A320ceo, l'avion consomme 20% de carburant en moins, et 50% moins de bruit par rapport aux avions de la génération précédente. Pouvant accueillir jusqu'à 240 passagers, en fonction de la configuration de la cabine, la famille A320neo comprend la cabine à une seule allée la plus large du ciel et intègre les toutes dernières technologies, notamment des moteurs de nouvelle génération et des Sharklets. À la fin du mois de septembre 2019, la famille A320neo avait reçu plus de 6’660 commandes fermes émanant de près de 110 clients dans le monde.

Photo : Cérémonie de remise @ Airbus

02/10/2019

La Corée du Sud débute l'assemblage du prototype du KFX !

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Séoul, l’agence coréenne d’achat d’armes (DAPA), a achevé la semaine dernière, son examen critique de la conception du futur avion de combat coréen biréacteur et l’a approuvé vendredi dernier. La production d'un prototype va débuter avant la fin du mois d’octobre.

 Korea Aerospace Industries (KAI) prépare activement la conception du KFX (Korean Fighter Experimental). Dans les usines de KAI à Sacheon, dans le Gyeongsang du Sud, environ 1’250 chercheurs et ingénieurs travaillent d'arrache-pied au développement du KFX depuis 2001.

Le projet est actuellement devisé à environ 15 milliards de dollars. Selon le poste parole de l’avionneur 78% du projet, y compris les composants clés qui sont déjà prêts pour la production du prototype. En tant que projet national majeur, le développement du KFX est dirigé par l’Agence gouvernementale pour le développement de la défense (ADD) et l’avionneur KAI, mais environ 225 entreprises privées font également partie du processus, y compris tous les principaux sous-traitants de la défense du pays. Parmi les intervenants étrangers dans le projet figurent  la société Indonésien Aéronautique l’américain Lockheed Martin, qui ont fourniront une assistance technique.

A terme le KFX doit venir remplacer la flotte de chasseurs F-4 et F-5 de l’armée de l’air achetée dans les années 1960.  Au départ du programme, le KFX est classé comme un chasseur de la génération 4++ doté de capacités avioniques et de frappe améliorées. Mais, il va disposer de plusieurs caractéristiques de furtivité et des performances supérieures qui pourraient le rendre comparable avec un avion furtif de cinquième génération.

KAI a hésité à révéler avec précision le type de mécanisme de furtivité dont dispose le jet, mais sa section efficace radar (RCS) soit la principale mesure de furtivité sur les aéronefs militaires, ne mesure que 0,5 mètre carré (5,4 pieds carrés).

KAI a conçu le fuselage du KFX pour qu’il ressemble à un jet furtif semblable au F-22 de Lockheed Martin. La plupart des capteurs sont situés à l'intérieur de l'avion, tandis que les quatre missiles air-air installés sur le KFX sont à moitié enfouis dans la partie centrale du fuselage. Il reste ainsi de la place dans l'avion pour l'installation d'une soute d'armes interne, élément caractéristique des chasseurs furtifs.

Mais KAI ne veut pas sacrifier la maniabilité de l’avion, il sera capable d'effectuer des manœuvres serrées pour se comporter comme les meilleurs avions actuels. L’une des grandes difficultés de la Corée du Sud tient dans le développement d’un radar AESA pour le KFX. En effet, le pays n’a pas d’expérience dans ce domaine. Près de 800 millions de dollars ont été investis dans le développement du radar AESA jusqu'en 2026. Un prototype du radar sera testé en Israël d'ici le printemps prochain, suivi d'un autre vol d'essai en Corée à partir de novembre prochain. À partir de 2023, il sera installé sur le prototype KFX pour une dernière série de tests qui devront mener le projet à maturité.

Le poids cible pour la KFX était de 13 tonnes au début de la conception du projet en 2001, mais les concepteurs ont dû réduire de 500 kg supplémentaires pour tenir compte des ajouts futurs.

Dans les usines de KAI à Sacheon dans le Gyeongsang du Sud, environ 1’250 chercheurs et ingénieurs travaillent d'arrache-pied au développement du KFX.

KAI prévoit de dévoiler le premier prototype d’ici avril 2021 et, après un nombre suffisant de vols d’essais, le premier lot de huit avions à réaction devrait être livré à l’armée de l’air d’ici 2026. Des inquiétudes demeurent toutefois, à savoir que la durée de quatre ans réservés aux tests en vol peut être insuffisante.

Différence de vision : 

La volonté du Parlement coréen a toujours été dirigée vers une modernisation au sens large de l’armée et moins dépendante du programme américain du F-35. Le Parlement coréen a toujours défendu la faisabilité d’un programme indigène, alors que le Ministère de Défense optait pour le tout « F-35 » et une totale dépendance aux Etats-Unis.

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Photos : Le KAI KFX @ KAI

29/09/2019

Taïwan présente son jet formateur !

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En fin de semaine dernière, le président de Taiwan, Tsai Ing-wen, a dévoilé le prototype du nouvel avion école de formation avancée Advanced Jet Trainer (AJT) dans les locaux de la Société de développement industriel aérospatiale (AIDC) de Taichung.

Un dérivé du F-CH-1 « Ching Kuo » :

L’appareil qui a été dévoilé est désigné «A1» « Brave Eagle », il s’agit du premier des quatre prototypes qui seront produits pour les essais au sol et en vol. Le développement de cet appareil est issus d’un programme en collaboration entre l’Institut national de la science et de la technologie Chung-Shan (NCSIST), l’État, l’armée de l’air de la République de Chine (ROCAF) et l’avionneur l’AIDC. A terme l’avion devrait être nommé T-5 « Brave Eagle »

A première vue, l’avion est directement dérivé de l’avion de combat indigène F-CK-1 «Ching Kuo » en service au sein de Armée de l'Air taïwanaise. Le design du T-5 « Brave Eagle » est basé sur la version biplace du chasseur de défense autochtone F-CK-1 d’ AIDC, mais incorpore plus de 80% de nouveaux composants. Parmi les changements, l’avionneur précise avoir utilisé plus de matériaux composites pour réduire le poids, l’avion offre une plus grande capacité de carburant, un profil d’aile différent pour un vol à basse altitude plus lent et plus stable. Le canon de bord a été enlevé. L’avion est motorisés par deux réacteurs Honeywell / ITEC F124-200TW sans post-combustion. L’avion est doté de sièges éjectables Martin-Baker.

La société Pyras Technology a été chargée de fournir les antennes de communication et Tron Future  Tech le radar AESA à base de nitrure de gallium (GaN). Le NCSIST a dirigé l'élaboration du système de formation au sol (GBTS), qui comprend des dispositifs de formation au pilotage, des simulateurs de mission complets et des systèmes de planification de mission et de compte rendu.

Le contrat de développement du nouveau jet école a été signé pour la première fois entre le gouvernement et le NCSIST le 7 février 2017 pour un coût de 2,2 milliards de dollars américains. Le premier vol est prévu pour juin 2020 et sa production limitée débutera en novembre 2021. Le projet vise à terme à produire 66 avions sur une période de six ans, en remplacement des AIDC AT-3 et Northrop F-5E/F, qui sont utilisés en tant que formateurs avancés.

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Photos : le T-5 « A1 » dévoilé @ AIDC

 

26/09/2019

La Croatie a reçu les offres des avionneurs !

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La commission interministérielle croate pour l'acquisition d'avions de combat polyvalents a confirmé avoir reçu cinq lettres d'intérêt pour fournir au pays de nouveaux avions de combat  neufs et huit lettres d'intérêt pour des avions de seconde main.

Rappel :

Début août, la commission interministérielle créée par le gouvernement le 4 juillet a adressé à 26 candidats potentiels des demandes concernant l'acquisition d'appareils de combat polyvalents.

Depuis lors, la commission a examiné les propositions formulées par les soumissionnaires ayant manifesté leur intérêt pour ce projet.

Cette demande fait suite à la décision de Washington de janvier dernier en ce qui concerne son opposition au transfert de technologies sensibles concernant la vente de F-16 israéliens d’occasions à la Croatie.  Le pays a donc dû se résigner à relancer un nouveau concours.

La suite du projet :

Au cours de la procédure de sélection à venir, la commission vérifiera la validité de toutes les offres potentielles et verra si elles sont conformes aux exigences tactiques et techniques imposées par l'armée de l'air croate.

Les offres :

Selon diverses sources, les offres proviendraient de l'Italie, la France, la Suède, les États-Unis, la Norvège, le Danemark et Israël. Pour l’instant, le gouvernement croate n’a pas divulgué officiellement le nom des avionneurs ni des modèles proposés.

Mais aux vues des pays fournisseurs potentiels on peut aisément penser qu’Israël offre à nouveau ses avions d'occasion F-16 « Barak », la France semble proposer des Mirage 2000 d'occasions et/ou le Rafale. L'Italie propose l’Eurofighter d’occasion,  soit la version T1 que le pays cherche à revendre. Du côté américain Lockheed-Martin proposerait le F-16 « Viper » Block70/72 et le F-35A, tandis que la Suède offrirait le JAS-39 Gripen C/D et le E/F. De leurs côtés, la Norvège et le Danemark proposent leurs avions à réaction F-16 de seconde main.

Remplacer les MIG-21 :

En 2015 et dans l’attente d’une décision sur un nouvel avion de combat qui tarde à venir, la Croatie a reçu douze MiG-21L qui ont subi une remise à niveau en attendant mieux. L’avionique et les communications et l’augmentation de la sécurité du pilote sont au menu. Ukspecexport a installé son système de navigation GLONASS (GPS russe) qui permet la navigation autonome et le ciblage. Les appareils ont également reçu un système de communication crypté de nouvelle génération. L’avionique comprend un écran EFIS en remplacement des instruments de vol de base de type analogiques. Des améliorations ont été apportées en ce qui concerne le siège éjectable.

Pour autant, les vieux MiG-21L ne peuvent aujourd’hui assurer que le strict minimum en matière de police du ciel et seraient incapables de survivre à une attaque aérienne face à des avions modernes. 

Il s’agit de la troisième fois que le pays se lance dans une compétition en vue d’un nouvel avion et selon les responsables de l’aviation, il a y urgence cette fois-ci.  

Photo : MiG-21L croate@ FAC

 

 

Transport Canada certifie les Global 5500 & 6500 !

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L’avionneur canadien Bombardier a annoncé que ses deux plus récents avions de la gamme « Global », les biréacteurs d’affaires Global 5500 et Global 6500, ont reçu la certification de type de Transports Canada, ce qui ouvre la voie à leur entrée en service cette année. La certification par la Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis et par l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) devrait suivre sous peu.

Les avions ont effectué toutes les heures de vol d’un programme d’essais en vol rigoureux qui a eu lieu au centre d’essais de calibre mondial de Bombardier à Wichita (Kansas). Le moteur Pearl 15, dernier-né du portefeuille exceptionnel de moteurs d’avions d’affaires de Rolls-Royce, avait récemment reçu la certification de Transports Canada. Le moteur, développé au centre d’excellence des moteurs de l’aviation d’affaires de Rolls-Royce à Dahlewitz, en Allemagne, a été conçu sur mesure avec la technologie la plus novatrice – aérodynamique améliorée, système de refroidissement des pales et système évolué de gestion de l’état du moteur, etc. – pour propulser les avions Global 5500 et Global 6500. Grâce à ces moteurs sur mesure, une aile redessinée ainsi que la redondance et la robustesse intégrées des systèmes qui ont fait la renommée des avions Global de Bombardier, ces avions offrent une sécurité supérieure et un vol en douceur à ses passagers.

Équipés du poste de pilotage révolutionnaire Vision Flight Deck de Bombardier, en tête de l’industrie, les avions sont dotés d’une suite avionique complète dont l’ergonomie et l’esthétique procurent aux pilotes un confort et un contrôle exceptionnels.

Ces deux avions offrent une cabine repensée aux caractéristiques exclusives aussi novatrices que luxueuses. Les avions d’affaires Global 5500 et Global 6500 sont également dotés en grande première de la chaise méridienne « Nuage », une innovation unique qui ajoute une nouvelle dimension à la zone de réunion, où cette chaise longue se convertit en couchette, ou en banquette pour un repas autour de la table. Le fauteuil breveté « Nuage » de Bombardier, soigneusement conçu pour assurer un confort maximal est également une exclusivité de la nouvelle gamme d’avions « Global ». Avec ses technologies distinctives pensées pour un confort maximal et un mouvement sans effort, les sièges « Nuage » sont parfaitement adaptés aux vols long-courriers.

Ces nouveaux avions s’appuient sur la réussite des avions Global 5000 et Global 6000 en offrant respectivement 500 et 600 milles marins d’autonomie supplémentaire, combinée à un avantage de consommation de carburant pouvant aller jusqu’à 13%, ce qui rend les coûts d’exploitation très favorables par rapport à ceux d’avions concurrents plus petits au rayon d’action plus réduit. Le Global 5500 peut relier São Paulo à Paris, ainsi que Moscou à Los Angeles; tandis que le  Global 6500 peut relier Hong Kong ou Singapour à Londres, ainsi que Toluca à Madrid.

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Photos : 1 Global 6500 2 Intérieur @ Bombardier