22/01/2020

B737 MAX, reprise des vols pas avant juin ! 

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Les estimations les plus positives estimaient encore, il y a quelques jours, un retour au service de vol des B737 MAX sur la période mars – avril. De son côté, l’avionneur américain Boeing vient de repousser la date probable d’une remise en service.

Dans un communiqué de presse, Boeing déclare vouloir d'aider ses clients et fournisseurs à planifier leurs opérations. Pour ce faire, l’avionneur va leur fournir périodiquement les meilleures estimations du moment où les régulateurs commenceront à autoriser le retour en vol des B737 MAX.

Actuellement Boeing estime, un retour possible en vol d’ici commencera à la mi-2020. Cette estimation mise à jour est basée sur l’expérience à ce jour du processus de certification. Il est soumis à des efforts continus pour faire face aux risques de calendrier connus et à d'autres développements qui pourraient survenir dans le cadre du processus de certification. Cela explique également le contrôle rigoureux que les autorités réglementaires appliquent à juste titre à chaque étape de leur examen du système de commande de vol du B737 MAX et du processus du Joint Operations Evaluation Board qui détermine les exigences de formation des pilotes.

Pour Boeing, la remise en service du MAX en toute sécurité est la priorité numéro un. L’avionneur reconnait les difficultés persistantes que la mise à la terre du B737 MAX a présentées à ses clients, régulateurs, fournisseurs et pour les passagers.  

Photo : B737 MAX @ Boeing

14/01/2020

Entrée en service du BelugaXL !

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Le BelugaXL est entré en service, fournissant à Airbus une capacité de transport supplémentaire de 30% afin de soutenir la montée en puissance de la production des programmes d'avions commerciaux.

L’appareil, qui fait partie intégrante du système industriel d’Airbus, a effectué son premier vol opérationnel le 9 janvier. Il s'agit du premier des six BelugaXL à commencer à travailler aux côtés des prédécesseurs du BelugaST, l'avion supplémentaire étant introduit entre 2020 et 2023.

Lancée il y a un peu plus de cinq ans, en novembre 2014, la mise en service marque une nouvelle réussite pour le programme d'avions internes qui a reçu la certification de type par l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) en novembre 2019, à la suite d'une campagne d'essais en vol intensive qui a vu le BelugaXL effectuer plus de 200 tests en vol, totalisant plus de 700 heures de vol.

Avec une longueur de 63 mètres et une largeur de 8 mètres, le BelugaXL possède la plus grande section transversale de soute de tous les avions cargo existants dans le monde. Le BelugaXL peut transporter deux ailes A350 XWB par rapport au BelugaST, qui ne peut en transporter qu'une. Avec une charge utile maximale de 51 tonnes, le BelugaXL a une portée de 4 000 km. (2200 nm).

Le BelugaXL est basé sur un A330-200 Freighter, permettant la réutilisation des composants et équipements existants, et est propulsé par des moteurs Rolls-Royce Trent 700. Le cockpit abaissé, la structure de la soute et l'arrière et l'arrière ont été nouvellement développés conjointement avec des partenaires, donnant à l'avion son aspect distinctif.

Le BelugaXL est le dernier ajout au portefeuille de transport d'Airbus. Alors que le transport aérien reste le principal moyen de transport de gros composants d'avion, Airbus utilise également le transport routier, ferroviaire et maritime pour déplacer des pièces entre ses sites de production. Comme le BelugaST, l'avion opèrera à partir de 11 destinations en Europe, continuant à renforcer les capacités industrielles et permettant à Airbus de respecter ses engagements. 

Photo : BelugaXL @ Airbus

27/12/2019

L’Algérie aurait signé pour des Sukhoi Su-57 « Felon » !

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Selon le site de défense Menadefense, l’Algérie aurait signé un contrat portant sur l’acquisition de 14 chasseurs furtifs Sukhoi Su-57 E « Felon » et deviendrait, ainsi le premier client à l’exportation du nouvel avion de combat russe.

Modernisation de la Force aérienne :

Les Forces aériennes algériennes auraient aussi signées deux autres contrats pour 14 bombardiers Su-34 « Fullback » et 14 Su-35 « Flanker-E ». Une option pour deux autres escadrons de 14 appareils pour chaque type d’avion a aussi été signée pour palier au retrait naturel d’appareils de la flotte de l’armée de l’air à l’avenir.

La décision algérienne semble avoir été prise suite à la visite d’une délégation au dernier salon aéronautique MAKS 19 près de Moscou. Il semble, par ailleurs que les tensions avec le Maroc, dont récente commande de 25 Lockheed-Martin F-16 Block72 « Viper » ont accéléré la commande. Reste à attendre la confirmation et d’en savoir plus en ce qui concerne les équipements de la version « E » d’exportation.

 Le Sukhoi Su-57 E « Felon » :

La version « Export » du Su-57 a été autorisée à la vente en avril dernier par le gouvernement russe. La société Rostec Defence est autorisée à promouvoir l’avion au Moyen-Orient et dans certaines régions de l'Asie-Pacifique et en Afrique.

Pas de pression américaine : 

Lors de la commercialisation de l'avion destiné à l'exportation, M. Kladov, Directeur de la coopération internationale et de la politique régionale de la société de portefeuille industrielle russe Rostec Defence, a déclaré qu’il était peu probable que les clients soient dissuadés par la loi américaine intitulée Countering's Adversaries Through Sanctions Act (CAATSA). Cette législation, introduite en août 2017, proposait des sanctions aux clients de la défense russe en réponse à l'ingérence présumée de Moscou dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et à l'annexion de la Crimée.  

Le Sukhoi Su-57 "Felon" :

Susceptible de venir remplacer l’actuel Su-27, le nouvel avion dispose d’un nombre considérable de nouveauté, l’adjonction de la fusion des données et une signature radar réduite. Le Su-57 est doté d’une centrale de navigation inertielle BINS-SP2M à gyrolasers qui permet de gérer automatiquement les informations de navigation et ceci même si le réception GPS (Glonass) ne fonctionne plus. L’avion dispose de commandes de vol électriques et multiplexées avec un système mécanique en « back-up » permettant de ramener l’appareil à destination en cas de défaillance généralisée du système électrique. Un système de communication S111-N avec deux radios cryptées UHF/VHF, une liaison de données complète le tout.

Les moteurs actuels du Su-57 Izd117 ne sont pas définitifs et représente une variante fortement modernisée de l’AL-31F équipant le Su-27 Flanker.  Le futur moteur qui est encore aux essais, l’Izd 30 permettra le mode « Supercroisière » avec un rapport poids puissance supérieur avec la poussée vectorielle.

On notera que le Su-57 dispose d’une extension mobile le LEVCON (Leading Edge Vortex Controllers) qui vient se positionner devant l’aile et permet de combiner l’effet des plans canards avec celui des extensions des bords d’attaques. Ce système permet à l’avion moins sujet à des pertes de portances lors d’angles d’attaques élevés.

Le Sukhoi Su-57 dispose de cinq radars intégrés développés par NIIP Tikhomirov MIRES (Multifunction Integrated Radio-Electronic System) ce dernier est composé de deux ensembles de capteurs principaux : soit le radar AESA en bande X N036 dans le nez, deux radar AESA en bande X N036B placés à côté du cockpit en amont, deux radars AESA en bande L N036L placés sur les bords d’attaques. De fait, le Su-57 peut "voir" sur une plage de 270° autour de l’appareil. Les performances précises des radars ne sont pas encore connues malgré tous les premiers chiffres parlent d’une capacité de détection montant jusqu’à 400 Km (donnée estimée) en air-air et en fonction de la taille de la cible avec la possibilité de détecter 62 cibles et d’en engager 16 simultanément en air-air tandis que le système peut assurer l’engagement de 4 cibles en air-sol simultanément.

En ce qui concerne la guerre-électronique, l’avion dispose du système de contremesures L402, soit un ensemble de nombreux capteurs qui assure une protection spécifique.

En ce qui concerne l’armement, l’avion emporte une vaste gamme de missiles air-air : K-74M2, K-77M et IZD80. Pour l’air-sol : le Kh-38M, Kh-58USK, Kh-59MK2 et KAB-250 sans oublier le BrahMos. Un canon GDh-301 de 30mm vient compléter l’équipement.

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Photos : 1 Su-57 2 Cockpit @ Sukhoi

 

 

 

 

22/12/2019

Aviation et climat, le point de situation!

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L’industrie est responsable de 2% des émissions mondiales de carbone générées par l'homme, cependant. Cependant, les actions menées par ce secteur de l’industrie sont engagées depuis plus d'une décennie. Avec une diminution de 50% des émissions de carbone depuis 1990. Mais la demande toujours plus forte des passagers et notamment des pays émergeants neutralisent en partie l’effet. Les efforts menés par l’industrie de l’aviation sont le résultat d’une combinaison de deux facteurs : les investissements dans des aéronefs plus efficaces (motorisation/aérodynamisme) et les gains d’efficience opérationnelle.

Objectif du secteur de l’aviation :

Les acteurs de l’industrie de l’aviation se sont engagés à une croissance neutre en carbone à partir de 2020.L'Assemblée de l'OACI a confirmé sa détermination à réussir CORSIA, le programme de compensation et de réduction du carbone pour l'aviation internationale. C'est la mesure mondiale qui permettra de limiter la croissance du CO2 de l'aviation et de générer quelque 40 milliards de dollars de financement climatique.

A ce jour plus de de 80 pays ont adhéré aux phases volontaires du programme CORSIA avant qu'il ne devienne obligatoire. Cela couvrira la majeure partie de la croissance prévue des émissions de CO2 de l'aviation internationale après 2020.

De son côté l’Association des Aéroports Internationaux s’est engagée à atteindre le « 0 » émission de carbone pour 2050.

Note : Pour autant le programme CORSIA n’est pas sans critique, en effet, si tous les pays essayent de baisser leurs émissions en dessous du niveau de 1990, pour parvenir à un accord, l’OACI a dû se résoudre à prendre une date future comme référence, en se permettant d'augmenter encore ses émissions d'ici là et de s'y maintenir. Cette frilosité est d’autant plus navrante qu’elle contribue à une mauvaise image du secteur. L’aviation qui est pourtant un bon élève a raté ici son examen et paie le prix fort en termes d’image.

Cette erreur se paie également « cash » car elle profite à ceux qui désiraient taxer les billets d’avions. Une mesure qui d’une part ne changera rien en termes de dissuasion des voyageurs et qui au final ne sert que partiellement le secteur de l’aviation. En effet, si 100% des taxes étaient directement réinvesties dans le secteur de l’aviation pour accélérer la transition énergétique (biocarburant/modernisation des flottes) l’effet important. Malheureusement les politiques qui sont à  l’origine de ces taxes ne rétribueront que 30% au secteur aéronautique. La majeure partie sera dispersée dans d’autres secteurs.

Carburants d'aviation durables :

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Les gouvernements doivent également se concentrer sur ce qu'ils peuvent pour étayer les solutions technologiques et politiques qui rendront les vols durables. Dans l'immédiat, cela signifie se concentrer sur les carburants d'aviation durables (à base de compost/ déchets ménagers) qui ont le potentiel de réduire notre empreinte carbone jusqu'à 80%.

Nous sommes au début d'une transition énergétique dans l'aviation. Ceci est vital pour la lutte de du secteur contre le changement climatique.

Le premier vol d'essai d'un avion commercial avec du carburant d'origine durable a eu lieu il y a une décennie. Il a démontré que, techniquement, un changement était possible. Et cela a donné lieu à un défi : transformer cette réussite technique en une réalité quotidienne.

En quatre ans, des experts de tout le secteur de l'aviation ont travaillé pour tester et certifier en profondeur les carburants d'aviation durables comme sûrs pour une utilisation dans les vols commerciaux de passagers.

En 2016, des installations de production de carburant d'aviation durables ont commencé à approvisionner les aéroports d'Oslo puis de Los Angeles.

À ce jour, plus de 215’000 vols commerciaux ont été propulsés par des carburants d'aviation durables. Ils sont une réalité. Mais ils sont en nombre insuffisant. Ceux-ci ne desservant que 0,1% des besoins énergétiques de l'aviation. Les quatorze sites de production en cours de construction nous amèneront en grande partie à 2% d'ici 2025.

Pour le secteur de l’aviation, la transition énergétique est devenue une réalité qu’il faut mener tambour battant. Mais la somme de travail est encore importante, car il faut pour cela traverser les obstacles qui sont à l’échelle de l’aviation, le coût et la vitesse. Les compagnies aériennes ont besoin de carburant d'aviation plus durable, à des prix commercialement réalistes, rapidement.

Toujours plus de transporteurs aériens impliqués :

Le classement des compagnies aériennes travaillant sur des carburants d'aviation durables est impressionnant et va continuer de grandir :

United Airlines

Cathay Pacific

FedEx

JetBlue

Japan Airlines

Qantas

Sud-ouest

KLM

ANA

Virgin Australia

Groupe Lufthansa (dont SWISS)

IAG

Virgin Atlantic

SAS

Finnair

Air Canada

Alaska Airlines

Air France

Au total, environ 40 compagnies aériennes ont au moins une expérience limitée des carburants d'aviation durables. Il est primordial que la moitié des 290 membres de l’IATA poursuivre au moins une certaine expérience du carburant d'aviation durable d'ici 2025, ceci permettra d’atteindre une masse critique pour accélérer les progrès et la transition du secteur.

Multiples actions :

Il n’y pas que le biocarburant qui permet de réduire les émissions de carbone, les améliorations des moteurs, de l’aérodynamisme des avions, de l’électrisation et la mise place de nouvelles procédures forment un ensemble concret d’améliorations mesurables et réalistes. Citons ici par exemple : le projet « Fello’Fly » qui permet grâce au biomimétisme à un avion suiveur récupérera l’énergie perdue dans le sillage d’un avion leader en volant dans le courant ascendant lisse qu’il crée. Le projet « LNAS » soit nouveau système de guidage le (Low noise Augmentation System) qui permet aux pilotes de gérer de manière optimale les phases d’approche et d’atterrissage réduisant, ainsi le la consommation de carburant et le bruit. Sans oublier les nombreuses études menées par Airbus et Boeing, la NASA et bien d’autres pour permettre de remplacer à l’avenir les avions actuels par des modèles toujours plus efficients et en adéquation avec le climat. (sources IATA, OACI).

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20/12/2019

L’USAF reçoit et baptise le MH139 : Grey Wolf !

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L’US Air Force (USAF) a reçu et baptisé le 19 décembre son premier hélicoptère MH139 de sécurité et de soutien des bases de missiles balistiques intercontinentaux, sous le nom de « Grey Wolf» (loup gris).

Le MH-139A » Grey Wolf » est la version militaire de l'hélicoptère commercial bimoteur detaille moyenne Leonardo AW139. Construits à l’usine de Leonardo à Philadelphie, en Pennsylvanie, les composants militaires de l’hélicoptère sont ajoutés par le maître d’œuvre Boeing après le montage initial. L’hélicoptère sera utilisé par l’USAF pour protéger et soutenir les bases de missiles balistiques nucléaires intercontinentaux en service dans le Montana, le Dakota du Nord et le Wyoming. Il sera également utilisé pour la recherche civile et le sauvetage, le soutien aérien, les missions dans la région de la capitale nationale, l'école de survie et les vols de soutien aux tests, a déclaré l'USAF.

Le premier MH-139A « Grey Wolf » a également été reçu par l'USAF à Eglin le 19 décembre, lors d’une cérémonie.  Le service commencera bientôt avec les tests et l'évaluation avant mise en service. L'USAF devrait recevoir au total quatre des hélicoptères d'ici février 2020.

Rappel : 

L'USAF prévoit de remplacer sa flotte d'hélicoptères Bell UH-1N par 84 exemplaires du MH-139A « Grey Wolf », y compris les appareils de formation et l'équipement de soutien, le contrat complet pour les hélicoptères est estimé à 2,38 milliards de dollars. Leonardo en partenariat avec Boeing a remporté le contrat en septembre 2018. Selon le cahier des charges émis par l'armée de l'air, le nouvel l'hélicoptère de remplacement doit pouvoir transporter au moins neuf soldats équipés et ceci à une vitesse d'au moins 135kt. De plus, le nouvel hélicoptère doit pouvoir disposer d’un rayon d’action de 225 nm (416 km) avec une endurance de 3 heures.

Cette « victoire » européenne et la seconde après celle des UH-72A « Lakota » (H-145) d’Airbus qui remportent un véritable succès. A noter qu’une fois de plus, un choix européen est avalisé sous la présidence des Républicains.

L‘AW139/MH-139 :

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L’AW139 est devenu l'hélicoptère le plus vendu de sa catégorie pour une variété impressionnante de rôles commerciaux et gouvernementaux qui répondent aux exigences les plus exigeantes à travers le monde. Depuis sa certification en 2003, l'AW139 a été constamment amélioré pour atteindre des niveaux toujours croissants de performance, la sécurité, l’efficacité de la mission et la capacité de répondre aux dernières exigences très difficiles des clients actuels et futurs. Le seul hélicoptère de nouvelle génération dans sa catégorie de poids, l'AW139 établit de nouvelles normes de performances dans sa catégorie, avec la plus grande cabine de sa catégorie, une vitesse de croisière maximale de 165 noeuds (306 kilomètres par heure) et une portée maximale au-delà de 570nm (1060 km) avec carburant auxiliaire. Les AW139 sont dotés d’une motorisation de type Pratt & Whitney Canada PT6C-67C. Le poste de pilotage intégré et avancé et doté d’une avionique de dernière génération qui minimise la charge du pilote permettant à l'équipage de se concentrer sur les objectifs de mission. 500 appareils sont déjà en service dans des nombreux rôles y compris EMS/SAR/VIP/ transport corporate, application de la loi et de transport militaire. Près de 170 clients de plus de 50 pays ont commandé plus de 640 hélicoptères AW139 jusqu'ici.

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Photos : Le MH139 « Grey Wolf » @ Boeing/Leonardo