17/08/2018

Le Tupolev Tu-22M3M prêt pour son envol !

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Moscou, la Russie est sur le point d’entreprendre des essais au sol et en vol avec son premier bombardier Tupolev Tu-22M3M modernisé, l’avionneur a montré la nouvelle machine, lors de sa sortie des installations à Kazan à la mi-août.

Parmi les nombreuses modifications apportées au type à géométrie variable, citons l'installation d'un nouvel équipement de navigation et de communication, des systèmes de ciblage, des commandes de moteur et une suite de guerre électronique mise à jour.

UAC affirme que 80% des équipements, dont l’avionique du Tu-22M3M ont été remplacés, les mises à jour améliorent également la communité avec le bombardier Tu-160M re-manufacturé.

Après des vérifications de vol préliminaires, le premier Tu-22M3M sera transféré à l’armée de l’air russe pour des essais conjoints.

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Le Tupolev Tu-22M3M :

Les Tu-22M seront portés au standard M3M par Tupolev (UAC), ils seront munis de nouveaux équipements. Le Tu-22 modernisé au standard « M3M » démultiplie les performances opérationnelles de l'appareil, avec notamment de nouveaux équipements électroniques, moyens de liaison et une avionique modernisée..

Selon les renseignements disponibles, les avions modernisés seront équipés du missile X-32 (Kh-32) de la prochaine génération, qui est actuellement en cours de développement sur la base du X-22 (Kh-22), avec de nombreuses améliorations comme la portée accrue jusqu'à 1000 km et une vitesse jusqu'à 5 Mach. Ce missile devrait entrer en service en 2020. L’avion emporte également les nouveaux missiles Kh-55 avec une ogive explosive ou à fragmentation élevée d’un poids de 350-400 kg. Doté de réservoirs plus gros, le Tu-22M3M sera capable d’emporter ses missiles de croisière sur 2’410 kilomètres.

 

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Photos :Présentation du Tu-22M3M@ UCA

15/08/2018

Premier A330MRTT pour Singapour !

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 Le avion multi-rôles Airbus A330MRTT n° SN1762 de l'armée de l'air singapourienne est arrivé dans le pays. L’avion s’est posé sur base aérienne de Changi East, où sont basés les actuels Boeing KC-135R de la Force aérienne Singapourienne. La base aérienne de Changi East est située à l'ouest de la piste 20R, en face de l'aéroport de Singapour Changi.

La livrée de l'avion fête les 50 ans d'histoire de la Force aérienne de la République de Singapour, avec «RSAF 50» sur la queue et «Our Home, Above All» sur un capot moteur. 

L’A330MRTT de la RSAF est motorisé par deux Rolls-Royce Trent 772B-60EP. En plus d'une nacelle de ravitaillement souple sur les deux ailes, l'avion est également équipé d'une flèche de ravitaillement centrale. L'avion dispose de 260 sièges passagers et peut être utilisé pour transporter des palettes de fret.

Singapour dispose de cinq A330 MRTT supplémentaires en commande. Ceux-ci remplaceront les quatre Boeing KC-135R obsolètes du pays, dont l'âge moyen est de 55,9 ans.

L'arrivée porte à 26 le nombre de MRTT A330 en service. D'autres opérateurs incluent le Royaume-Uni, l'Australie, l'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis.

Airbus A330MRTT :

L’A330 MRTT (Multi Role Tanker Transport) d’Airbus Military est le seul avion stratégique de ravitaillement et de transport de nouvelle génération, actuellement disponible et opérationnel au monde. L’importante capacité d’emport carburant de base (111 tonnes) de l’avion de ligne A330-200, dont il est dérivé, permet à l’A330 MRTT d’exceller dans les missions de ravitaillement en vol, sans l’adjonction de réservoir supplémentaire. L’A330 MRTT est proposé avec un choix de systèmes de ravitaillement incluant la perche caudale ARBS (Aerial Refuelling Boom System) d’Airbus Military et/ou une paire de nacelles tuyau/panier sous voilure et/ou un système ventral tuyau/panier FRU (Fuselage Refuelling Unit).

Grâce à son large fuselage, l’A330 MRTT peut également servir d’avion de transport capable de transporter 300 soldats ou 45 tonnes de charge utile. Il peut également être décliné en version d’évacuation sanitaire (EVASAN) et recevoir jusqu’à 130 civières. L’A330 MRTT totalise à ce jour 28 commandes émanant de quatre clients.

Photo :Arrivée à Changi du premier A330MRTT de la RSAF. @ Shannon

13/08/2018

Vol réussi pour le premier avion hypersonique chinois !

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L’Académie chinoise d’aérodynamique aérospatiale de Beijing a mis au point et testé avec succès son premier avion hypersonique.

Selon l’Académie chinoise d’aérodynamique aérospatiale de Beijing, la Chine a mis au point et testé avec succès un avion hypersonique à la pointe de la technologie qui chevauche ses propres ondes de choc.

L’Académie, qui fait partie de l’entreprise spatiale chinoise d’Etat China Aerospace Science and TechnologyCorp, a annoncé le 3 août que le premier test en vol de son « StarrySky 2 » (Ciel Etoilé 2 »), qu’elle qualifie de premier « waverider » expérimental hypersonique du pays, a été conduit ce matin-là sur un terrain d’essai non identifié dans le nord-ouest de la Chine, ajoutant que le test a été un « énorme succès ».

Un « waverider » est un avion hypersonique doté d’un fuselage de forme cunéiforme conçu pour améliorer son rapport supersonique de portance en traînée en utilisant les ondes de choc générées par son propre vol comme force de levage.

Le véhicule hypersonique a d’abord été transporté par une fusée à propergol solide puis séparé au fur et à mesure que son propre système de propulsion prenait le relais. Selon un communiqué de l’Académie, au cours de son vol indépendant, l’engin d’essai a maintenu des vitesses ultra-rapides au-dessus de Mach 5,5 pendant plus de 400 secondes et atteint une vitesse de 6 à 7 344 km/h.

Les Etats-Unis ont déjà testé un waverider expérimental de 2010 à 2013 conçu pour atteindre Mach 6.

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Qualifié d’avion le plus rapide jamais construit, le US HTV-2, qui lui n’était pas un waverider, a atteint une vitesse record de Mach 20, soit 24 480 km/h, lors de son premier vol en avril 2010.

Lors du test en vol annoncé vendredi, le waveriderchinois a atteint une altitude de 30 km et a effectué des manœuvres à grand angle. L’aéronef a également testé tout un ensemble de technologies de pointe telles qu’un système de protection thermique par équilibre thermique développé au niveau national, a encore indiqué le communiqué.

La recherche, parrainée par China Aerospace Science and TechnologyCorp, vise à faire la démonstration de nouvelles technologies aérodynamiques. La conception de « StarrySky 2 » a pris trois ans.

Ce test marque la première fois que la Chine confirme officiellement ses recherches et son développement d’un « waverider », un concept futuriste qui pourrait aussi être transformé en une arme de frappe hypersonique capable d’éviter tous les réseaux de défense anti-aérienne existants.

Les Etats-Unis et la Russie étudient et testent des waveriders depuis des années, dans le but d’exploiter le potentiel de ces véhicules dans des applications militaires.

Le test confirme que la Chine possède des technologies fiables et avancées pour un véhicule hypersonique, car elle s’est appuyée sur sa propre propulsion pour un vol hypersonique de 400 secondes.

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Photos : Le StarrySky2 chinois @ Chine nouvelle

12/08/2018

Qatar, les F-15 en production !

 

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Dans le cadre du projet « Ababeel », le Qatar a commandé un premier lot 36 avions de combat F-15QA « Eagle » dans le cadre d’un contrat de vente de matériel militaire américain d’une valeur de 6,2 milliards de dollars. Le Qatar a reçu l’approbation du Congrès pour l’acquisition de 72 avions, qui comprend l’assistance logistique et les armes, et il est probable que des commandes supplémentaires seront passées à l’avenir.

Début de production :

Au début du mois, le vice-Premier ministre du Qatar et le ministre d’État aux affaires de défense, son Excellence Khalid bin Mohamed al-Attiyah, a visité l’usine de Boeing Company à St. Louis, au Missouri, pour inaugurer officiellement la production du F-15QA « Eagle » commandés pour l’aviation aérienne du Qatar Emiri (QEAF). Les 36 avions doivent être livrés d'ici 2022.

Un F-15 amélioré :

Les F-15 du Qatar sont la version la plus avancée du chasseur encore développée. Basé sur le F-15SA fourni à l’Arabie saoudite, le F-15QA (Qatari Advanced) dispose d’un capteur infrarouge de recherche et de suivi, d’une suite de guerre électronique numérique et du radar AESA APG-82 (V) 3 de Raytheon. Contrairement aux anciens F-15, les nouvelles versions SA et QA ont des systèmes de contrôle de vol « fly-by-wire ». Le système de navigation à basse altitude et de ciblage infrarouge de nuit LANTIRN : Low Altitude Navigation and Targeting Infrared for Night), monté à l'extérieur sous les entrées d'air des moteurs, permet à l'avion de voler à basse altitude, la nuit et dans toutes les conditions météorologiques, et d'attaquer des cibles au sol avec une variété d'armes guidées et non guidées.

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De plus, les avions du Qatar auront un nouveau design d'aile qui conservera le profil aérodynamique, mais une nouvelle structure interne pour une durée de vie plus longue. Les nouveaux affichages de poste de pilotage incluent un affichage tête basse de BAE Systems. Le plus remarquable est l’adoption d’un écran tactile large, similaire à celui du F-35 Lightning II.

Les nouveaux lanceurs permettront aux avions du Qatar d’avoir 16 missiles AIM-120 AMRAAM et quatre frontaux AIM-9X dans des missions de défense aérienne, avec une gamme de magasins guidés avec précision tels que des bombes de petit diamètre et des JDAM disponibles pour les sorties air-surface.

La renaissance du F-15 :

Avec les premiers avions saoudiens et maintenant qatariens en production, le F-15 connaît une véritable renaissance, grâce notamment aux développements que Boeing a mis au programme ces dernières années, aboutissant au F-15QA d'aujourd'hui. Israël prépare activement sa nouvelle version l’IAF-15.

 

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Photos :préfiguration du F-15QA @ Boeing

 

09/08/2018

Inde, le Rafale au cœur de la bataille politique !

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New Dehli, rien n’est simple en Inde et le feuilleton de l’acquisition de l’avion de combat Dassault Rafale se retrouve au milieu d’une bataille politicienne en vue des prochaines élections générales. En effet, l’accord signé de gouvernement à gouvernement en 2016, portant sur 36 avions Rafales attire l'attention du Parlement indien alors que les partis politiques de l'opposition se disputent le contrat qu'ils qualifient de "fraude et de corruption".

Les accusations portées contre l’accord de gouvernement à gouvernement comprennent un manque de transparence sur les détails et un coût qui serait beaucoup plus élevé que ce qui a été négocié début 2012. Cette année-là, le Rafale est devenu le vainqueur du programme d'avions de combat MMRCA. Les négociations par le congrès n'ont pas été poursuivies en raison de problèmes non résolus concernant le transfert de technologie et les compensations entre Dassault et Hindustan Aeronautics Ltd.

Pourtant les frais des appareils fournis par Dassault Aviation sont désormais inférieurs à ceux négociés il y a six ans, mais pour les politiciens indiens le problème vient des missiles. En effet, selon eux, les missiles Meteor et Scalp ainsi que l’adaptation aux spécifications nucléaires indiennes ont faits grimpé les prix. Cette différence est devenue, ces dernières semaines, un sujet de controverse en Inde.

De son côté, le chef des forces aériennes indiennes (IAF), le Général Birender Singh Dhanoa, a constamment défendu l'accord comme "n'étant ni trop cher ni controversé" et tient compte des adaptations voulues et négociées par l’Inde. En effet, L’Inde aura mis Paris et Dassault aviation au pied du mur pour obtenir une forte réduction du prix. La transaction s’élève à environ 7,87 milliards d'euros (8,6 milliards de francs suisses) pour 36 avions Rafale.

L'Inde a également négocié un accord de compensation de 50% et la livraison des Rafale dans les cinq ans. La phase de compensation commence une fois que le contrat a été signé et que les compensations doivent être honorées sur une base annuelle et doivent être achevées dans un délai de sept ans, selon les termes du contrat.

L'opposition a accusé la société privée Reliance Infrastructure, connue du Premier ministre, d'avoir été  choisie par le gouvernement indien pour être le partenaire compensateur de Dassault. "C'est l'OEM et non le gouvernement qui choisit le partenaire de compensation indien qui peut être une entreprise publique ou privée selon la politique d'approvisionnement de défense 2016", a déclaré un responsable de la défense indien pour justifier la décision.

De fait, il n’y pas de problème avec le contrat « Rafale » en Inde, mais l’enjeu politique est tel que celui-ci pourrait faire basculer le choix des urnes. Il n’est pas sûr pour l’instant qu’en cas de victoire de l’opposition un report du contrat puisse être possible. Mais du côté de l’IAF, on se montre inquiet, car un nouveau retard serait une véritable catastrophe pour la modernisation de celle-ci.

 

Photo :Rafale aux couleurs indiennes @ Dassault Aviation