20/07/2019

Airbus travaille sur l’avion hybride !

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L’avionneur européen Airbus a dévoilé un concept d'avion de ligne ressemblant à un oiseau dans le but de motiver la prochaine génération d'ingénieurs en aéronautique, en soulignant comment ils peuvent faire la différence en appliquant les technologies recherchées par la société dans les domaines de la propulsion hybride-électrique, des systèmes de contrôle actif et des structures composites avancées.

Révélée lors du spectacle aérien Royal International Air Tattoo au Royaume-Uni (RIAT) cette semaine, une conception théorique d’un avion hybride électrique à turbo-hélice destiné au transport aérien régional du futur.  Inspiré par la mécanique d'un oiseau, il possède des structures d'aile et de queue qui imitent celles d'un oiseau de proie, tout en présentant des plumes contrôlées individuellement qui permettent un contrôle actif du vol.

L’une des priorités de l’ensemble du secteur consiste à rendre l’aviation plus durable, plus propre.et silencieuse que jamais. Les travaux de l’avionneur sur l’A350 XWB on permis, grâce au biomimétisme, de tirer de la nature tire les meilleurs enseignements de la conception.

Le potentiel de la biomimétrie dans la conception des avions :

Bien qu’il ne soit pas destiné à représenter un avion réel le projet  «Bird of Prey» d’Airbus repose sur des idées réalistes qui donnent un aperçu de ce à quoi un futur avion régional pourrait ressembler. Il comprend un joint mixte entre l’aile et le fuselage qui reflète la voûte gracieuse et aérodynamique d’un aigle ou d’un faucon, représentant le potentiel du biomimétisme (conception et production de matériaux, de structures et de systèmes inspirés de la nature).


«Notre‘ oiseau de proie ’est conçu pour inspirer les jeunes et créer un facteur qui les aidera à envisager une carrière prometteuse dans le secteur de l’aérospatiale, qui revêt une importance cruciale», a expliqué Martin Aston, cadre supérieur d’Airbus.

 

Le concept Bird of Prey a été dévoilé lors de la cérémonie du Royal International Air Tattoo pour souligner le leadership du secteur aérospatial au Royaume-Uni et souligne également le 50e anniversaire d'Airbus en tant que constructeur aéronautique. L'initiative de conception est soutenue par la campagne GREAT Britain, la Royal Aeronautical Society, la Air League, l'Institution of Engineering et le Technology and Aerospace Technology Institute.

 

Photo :le concept Bird of Prey d’Airbus

24/11/2018

ATR et Air New Zealand collaborent sur l’hybride !

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L’avionneurATR Aircraft et la compagnie Air New Zealand ont signé un accord pour étudier ensemble le rôle que les nouvelles technologies de propulsion pourraient jouer dans l'écosystème du futur pour l'aviation régionale.

Dans le cadre de cet accord, les partenaires s'intéresseront au développement de ces nouvelles solutions, ainsi qu'aux dispositifs requis tels que les infrastructures aéroportuaires et réglementaires, la maintenance et les opérations au sol et en vol.

Le Président exécutif d'Air New Zealand, Christopher Luxon, explique que la Nouvelle-Zélande, avec son offre en électricité renouvelable et le réseau régional très complet d'Air New Zealand, le pays semble idéal pour tester ces technologies.

« Les appareils hybrides devraient arriver sur le marché au cours des dix prochaines années.  Avec le développement des technologies hybrides et électriques pour les appareils à turbopropulseur de plus grande envergure, nous pensons qu’il pourrait s'agir d'une option viable pour notre réseau régional. »

« Notre flotte régionale génère environ 40 % de nos émissions domestiques, le potentiel d'économies en carbone est donc colossal. Nous pourrions ainsi remarquablement contribuer à l'atteinte de notre double objectif : une croissance neutre en carbone à compter de 2020 et une réduction de 50 % des émissions par rapport aux niveaux de 2005, d'ici 2050. »

Stefan Bortoli, Président exécutif d’ATR, a déclaré : « En tant que leader du marché, ATR travaille sur les solutions du futur et la technologie des turbopropulseurs y occupe une place essentielle, tout comme les appareils hybrides et électriques. Le duo ATR et Air New Zealand a tous les atouts pour être en mesure d’explorer les formidables opportunités et répercussions à venir pour l'ensemble de l'écosystème de l'aviation régionale. Cette étude constituera une référence unique pour l’industrie et pour la Nouvelle-Zélande, et nous sommes impatients de commencer ce projet passionnant avec Air New Zealand. »

La technologie hybride en développement :

De plus en plus d’acteurs de l’aviation s’intéressent aux avions hybrides, l’année dernière Airbus, Siemens et Rolls-Royce se sont allés dans le but de évelopper un avion à la motorisation hybride. Concrètement, cette alliance prendra la forme d'un démonstrateur de vol basé provisoirement sur le BAe146, un avion d'une centaine de sièges.

Mais cette nouvelle technologie ne sera pas réellment efficiente avant 2030-2040, par contre il semble que la motorisation dite « open rotor » soit un système propulsif sans carénage équipé de deux hélices contrarotatives « à ciel ouvert » puisse être disponible prochainement. A suivre.

Photo : ATR 72-600 Air New Zealand @ Jonathan Rankin

 

30/12/2017

Le biokérosène diminue les traînées !

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Les biocarburants pour l’aviation offrent plus qu'une alternative aux hydrocarbures, ils réduisent également les émissions de particules des moteurs à réaction de 70%. Cette constatation a été faite par une équipe de chercheur dirigé par la NASA.

En collaboration avec le Centre aérospatial allemand (DLR) et le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), la NASA a analysé les données sur les effets des carburants de remplacement sur plusieurs phénomènes, y compris la formation de traînées. Le fameux « Contrails » et les nuages ​​de type cirrus qu'ils aident à créer, sont considérés comme un facteur influençant l'environnement. L'un des principaux moteurs de la formation de traînées de condensation est les émissions de suie.

Les essais ont été effectués à l’aide de trois avions derrière un banc d'essai de type DC-8 de la NASA, brûlant un mélange 50/50 de carburant aviation et une alternative faite à partir d'huile végétale de caméline. Les avions de collecte de données, un Dassault Falcon 20, un Canadair CT-133 et Dassault Falcon 20G de la NASA ont analysé les échantillonnant des particules de glace et surveillé la formation de traînées formées par le DC-8.

Parmi les résultats: les biocarburants émettent moins de suie, ce qui entraîne une réduction de 50 à 70% des émissions de particules. De plus, les particules rejetées par les réacteurs combinées à l’air compressé produisent 40% de traînée en moins qu’avec un kérosène fossile.

«C'était la première fois que nous quantifions la quantité de particules de suie émises par les moteurs à réaction tout en brûlant un mélange 50/50 de biocarburant en vol», a déclaré Rich Moore, scientifique adjoint du projet au sein de la NASA et auteur principal d'un rapport sur les essais publiés dans la revue Nature.

 

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Photo : Traînées produite à l’arrière d’un B747@ JPC Van Heijst

03/10/2016

Les gouvernements priés de réduire l’empreinte carbone de l’aviation !

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L’Association du transport aérien international (IATA) a prié instamment les gouvernements réunis à la 39ème Assemblée de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) de s’entendre sur une mesure mondiale basée sur le marché destinée à aider l’industrie aérienne à gérer son empreinte carbone.

En tête de l’ordre du jour de l’Assemblée de l’OACI se trouve la proposition en vue de mettre en place le Régime de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale (CORSIA).

« L’industrie aérienne mondiale s’est manifestée vigoureusement pour encourager les gouvernements à écrire une page d’histoire en s’entendant sur la mise en œuvre du CORSIA. Ce sera le premier accord mondial du genre destiné à un secteur industriel. Nous nous sommes engagés à poursuivre une croissance neutre en carbone à partir de 2020. Le CORSIA, ainsi que d’autres mesures d’amélioration des technologies, des opérations et des infrastructures, maintiendra l’aviation au premier plan des industries qui gèrent de façon responsable leurs impacts sur le climat», a déclaré M. Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

Les compagnies aériennes membres de l’IATA ont adopté des résolutions lors de leurs assemblées générales annuelles de 2013 et de 2016, demandant aux gouvernements de mettre en place une mesure mondiale basée sur le marché (GMBM) pour aider à gérer l’empreinte carbone de l’aviation. La GMBM doit viser des réductions d’émissions réelles (et non servir de source de revenus pour les gouvernements), tenir compte des différentes situations des compagnies aériennes en fonction de la maturité des marchés, et ne pas causer de distorsion de la concurrence.

« Nous avons, dans l’actuelle proposition de CORSIA, un compromis pragmatique. Et comme 60 États se sont déjà engagés pour une période volontaire, une dynamique se dégage. Il faut que d’autres États fassent preuve de leadership et d’engagement envers la durabilité en s’engageant aussi », explique M. de Juniac.

La GMBM doit être mise en œuvre dans le cadre du bouquet de mesures comprises dans la stratégie à quatre piliers de l’industrie concernant les changements climatiques. La GMBM est une solution d’appoint en attendant que les améliorations des technologies, des opérations et des infrastructures permettent d’atteindre pleinement les objectifs de durabilité de l’industrie. Ces objectifs sont les suivants :

  •   Amélioration moyenne de l’efficacité énergétique de 1,5 % d’ici 2020 

  •   Croissance neutre en carbone à partir de 2020 

  •   Réduction de moitié des émissions nettes de carbone d’ici 2050, par rapport au niveau de 2005 


07/07/2016

Extra 330LE à moteur électrique !

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Le 24 juin dernier l’avionneur Extra en collaboration avec Siemens a réalisé le premier vol d’un avion de voltige Extra 330LE avec un moteur électrique sur l’aérodrome Hünxe, dans le nord de l’Allemagne.

Les chercheurs de l’entreprise Siemens ont mis au point un nouveau type de moteur électrique qui, avec un poids de seulement 50 kg, délivre une puissance continue de 260 kilowatts, cinq fois plus que les systèmes comparables d'entraînement.

L’Extra 330LE dispose d’une masse maximale au décollage de 1.000 kg qui lui permet de tester des moteurs puissants ainsi que les batteries Li-Ion. Un cadre tubulaire a été installé en avant de la cloison pare-feu pour accueillir 14 batteries de 18,6 KWh. La cellule de l’avion permet de résister à des facteurs de charges élevés. L’agilité de l’Extra 330LE va permettre de tester les composant électriques à leur maximum en terme de vitesse et d’accélération.

Plus loin :

Ce projet d’avion propulsé électriquement est un début et permettra dans un proche avenir de développer des aéronefs hybrides destinés au transport régionaux. Siemens et Airbus réfléchissent déjà à un avion de transport de 100 passagers pouvant franchir les 1’000km.

 

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Photos : 1 l’Extra 330LE électrique 2 le moteur et les batteries @ Siemens/Extra