10/12/2009

Copenhague : L’avenir de l’aviation passe par l’environnement

 

 

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L’International Air Transport Association (IATA) a confirmé à Copenhague les objectifs de l’industrie de l’aviation sur le changement climatique. Compagnies aériennes, aéroports et fournisseurs de services de la navigation aérienne  sans oublier les constructeurs aéronautiques à travers le monde, doivent trouver une approche globale pour réduire de façon significative les émissions dans le transport aérien.

Poursuivre les améliorations :

Le transport aérien n’est responsable que de 3% des émissions de CO2 dans le monde, mais le développement de celui-ci pourrait augmenter de 6% d’ici 10 ans, si rien n’est entreprit.

Depuis plusieurs années, les compagnies aériennes font pression sur les constructeurs d’avion  et motoristes afin de réduire considérablement la consommation des aéronefs, en effet, la première charge d’un exploitant aérien étant le coût du kérosène. Depuis près de 20 ans, les améliorations en aéronautique ont permis de réduire de près 40% la consommation de carburant et de CO2, limitant ainsi l’impact sur l’environnement et ceci malgré l’augmentation graduel du trafic aérien.

Les objectifs :

Les nouveaux objectifs concernent la stabilisation à 1,5 % d’augmentation d’émission par an, afin d’atteindre une croissance neutre d’ici 2020 et une réduction de 50% des émissions de CO2 d’ici 2050 par  rapport à 2005.

L’approche global de l’industrie aéronautique pour gérer les émissions sur le terrain, se fonde sur trois composantes principales :

  • Calcul des émissions dans l’air à travers le monde, et non plus sur la base des différents Etats.
  • Coordination globales de mesures ce calcul des frais d’émissions (taxation CO2).
  • Accès aux marchés mondiaux pour les échanges d’émissions.

Le développement du Biokérosène, dérivé d’algues et  d’huile de jatropha permet un meilleur rendement que le kérosène dérivé du pétrole, certes pour l’instant ce type de carburant ne peut être utilisé qu’en parallèle (50/50) avec le carburant fossile, mais permet également de réduire considérablement les émissions de CO2. Le premier pallier d’utilisation consiste à fixer pour 2013 une utilisation de 10% de Biokérosène soit l’équivalent d’un million de barils. En plus, du soucis d’écologie, le prix du Biokérosène s’avère intéressant de par son prix stable : 43 dollars le baril. A partir de 2013, en Europe le secteur aérien se verra attribuer des quotas de CO2 à ne pas dépasser et devra donc s’employer à réduire ses émissions.

 

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L’arrivée des nouveaux avions A380/A350/B787/C-séries/MRJ qui incorporent les derniers développement en matière d’aérodynamisme et de matériaux couplé à la nouvelle génération de moteurs (Pratt & Whitney Geared Turbofan Engine et General Electric GEnx) vont permettre de diminuer non seulement le bruit, mais la consommation de près de 30 % vis-a-vis des avions des années 90 !

L’environnement source de développement :

Pour pouvoir continuer d’exister, le monde l’aviation se doit non seulement de trouver des solutions en matière de coût, mais bien entendu de consommation de carburant. La solution du biokérosène s’avère très prometteuse, mais elle ne montrera son efficience qu’en étant associée à des aéronefs toujours moins gourmands. Tout le monde de l’aéronautique à donc intérêts à parier sur une évolution toujours plus propre est qui s’inscrit dans la durabilité. L’aviation est en marche sur ce sujet depuis plusieurs années, mais il faut que cela continue !

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Liens sur les biocarburants et les nouveaux moteurs :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/21/la-situati...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/27/nouveau-re...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/04/03/premier-vo...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/03/25/bio-kérosène-l-aventure-continue.html

Photos : 1 A300 American Airlines. 2 A320 Air Canada. 3 B767 Condor. @ Fabricio Jimenez.