25/09/2017

De grosses faiblesses retardent la production de l’ARJ-21 !

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L’avionneur chinois Commercial Aircraft Corporation of China (COMAC) prépare la production de l'ARJ21, tout en travaillant à surmonter ce que les autorités reconnaissent comme des faiblesses dans la fiabilité du jet régional chinois.

A ce jour, seuls deux ARJ21 ont été livrés depuis novembre 2015 et cinq autres devront être livrés cette année, selon une source de programme. Par ailleurs, on apprend qu’une version de transport exécutive à long sera lancée en 2018.

Le programme ARJ-21 n’a cessé d’accumuler les problèmes de mise au point. Les essais de fonctionnalité ont mis en avant divers problèmes, ce qui a limité la mise en servie de l’avion au sein de la compagnie Chengdu Airlines. De plus, il faut rappeler qu’actuellement l’ARJ21 n’a toujours pas reçu ses qualifications américaines de la FAA, ni de l’AESA européenne. Avec ces nombreux retards, l’avion a perdu en compétitivité à mesure que de meilleurs concurrents sont apparus sur le marché.

COMAC envisage de livrer 67 exemplaires de l’avion d’ici 2020. La production atteindra la capacité initiale de 15 appareils par an en 2018, puis passera jusqu'à 20 en 2019 et 25 en 2020, selon la source du programme. Pour autant, l’avionneur chinois reste très discret en ce qui concerne les modifications encore en cours sur l’avion. Un aspect qui n’est pas pour rassurer les clients de l’avion.

L’ARJ-21 :

Le poste de pilotage est équipé de cinq écrans EFIS Rockwell Collins 10x8 à haute résolution à cristaux liquides avec affichage adaptatif du vol. Honeywell fournit les commandes de vol de type « fly-by-wire ». L’avionique est basée sur le système Rockwell Collins Pro Line 21, doté du système VHF-4000 4000 IRU de données numériques audio et de liaison numérique, un Rockwell Collins 4200 FMS de gestion de vol offrant de multiples « wavepoint » de navigation verticale, couplé au temps de vol et à la gestion du carburant. Le système comprend tous les standards aux instruments et le niveau terminal d'arrivée des routes et des approches (SID et STAR).

Les systèmes de navigation comprennent un radar météorologique Rockwell Collins, un avertissement de trafic et d'évitement des collisions système (TCAS) et d'un système de données de l'air.

L'avion est propulsé par deux General Electric CF34-10A qui sont équipés d’un FADEC couplé à un contrôle des vibrations et d’inversion de poussée fournit l’entreprise suisse Vibrometer SA.

L'ARJ21 (Jet régional avancé pour le 21 siècle) a été indépendamment développé par la Chine, mais avec des fournisseurs occidentaux. Il est également le premier avion chinois à être vendu en Europe et en Amérique. Avec une consommation plus faible et une durée de vol plus longue, l'ARJ21 réduira les coûts aériens de 8% à 10% pour les compagnies aériennes chinoises, dont la plupart utilisent actuellement des avions de plus de 140 sièges pour les vols courts et longs courriers.

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Photos : 1 L’ARJ-21 @Weimengposte de pilotage @ China News

 

 

 

22/09/2017

Premier J-20 doté de moteurs chinois !

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Un nouveau prototype de l’avion de combat Chengdu J-20 a réussi son vol inaugural mardi 19 septembre à Chengdu, après une série d’essais de roulage au sol. Avec ce vol, c’est une nouvelle page qui se tourne pour le programme 718, qui voit arriver son premier appareil doté d’une motorisation chinoise. En effet, les J-20 produits jusqu’à présent, y compris les deux démonstrateurs technologiques (2001 et 2002), les six prototypes (2011 à 2017) et les six premiers appareils de série (78271 à 78276), étaient tous équipés de moteur russe de la famille AL-31FN.

Moteur WS-10 :

Pour l’instant, on ne connaît pas encore le modèle exact du moteur WS-10 qui équipe le J-20. Certains avancent en Chine, qu’il pourrait s’agit du WS-10-T2. Il semble par contre que la version du WS-10 est une dérivée du WS-10B qui incorpore les améliorations portées du WS-10G (14 200 kg), notamment au niveau de la structure de la soufflante et du compresseur. On estime la poussée à 14 tonnes avec postcombustion.

 Le Chengdu J-20 : 

 Doté d’une aile de type delta et des plans canards à l'avant, le J-20 dispose de deux empennages verticaux en diagonale mobiles d'un seul bloc. Cependant, Il n'y a pas d'empennage horizontal mobile, les plans canards, les parties mobiles de l'aile delta et les deux empennages diagonaux suffisent à un contrôle optimum. L’avion est doté de la poussée vectorielle, permettant d'augmenter la maniabilité de celui-ci.

Le Chengdu J-20, soit un appareil de la cinquième génération de combat furtif produit en Chine devra répondre à trois rôles bien précis. Celui-ci assurera le rôle d’avion à long rayon d’action. Dans un premier temps, les premières versions de séries seront dévolues aux frappes à longue distance. Le J-20 devrait donc entrer en service en temps que bombardier furtif. Puis celui-ci devrait avoir la capacité de mener des opérations de reconnaissance et de guerre électronique. Mais celui-ci pourrait intégrer en finalité le réseau de défense spatial chinois avec la capacité de tirer des missiles antisatellite.

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Photo : J-20 doté de moteur WS-10

 

24/08/2017

Perche de ravitaillement pour les bombardiers H-6K !

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L’avionneur chinois Xian Aircraft Corporation travaille sur un prototype de son bombardier H-6K ravitaillable en vol. Les rumeurs sur un tel développement transpiraient depuis 2015, mais n’avaient jamais été confirmées à ce jour. Une première confirmation de ce projet est apparue il y a quelques jours via les sites web chinois avec une photographie (voir ci-dessous). Par ailleurs, pour la première fois un communiqué laconique de l’avionneur confirme la nouvelle.

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Le cliché de mauvaise qualité montre en effet, un bombardier H-6K doté d’une perche de ravitaillement en vol. En Chine, les différents spécialistes aéronautiques n’arrivent cependant pas à dater cette photographie et certains penchent sur le fait que l’avion pourrait voler depuis décembre 2016.

Combler un vide :

Cette énième amélioration du vieux bombardier semble permettre de combler un important vide au sein de la capacité de frappe lointaine de la Chine en attendant le futur bombardier stratégique furtif. Avec une capacité de ravitaillement en vol, le H-6K devrait pouvoir allonger son rayon d’action à près de 3’000km et de rallongé du même coup la capacité de frappe nucléaire des missiles KD-20 qui disposent d’une portée de 1’500km. Par ailleurs, le bombardier pourra dans un avenir proche augmenter également sa capacité de patrouille en mer et pourra frapper en profondeur un dispositif naval ennemi, bien avant que celui-ci ne puisse approcher des côtes chinoises.

Pour certains observateurs, il serait également possible de diminuer l’emport de carburant au décollage, permettant ainsi d’emporter un nouveau missile lourd qui pourrait effectuer des missions antisatellite (ASAT) par exemple.

Le Xian Aircraft Corporation (XAC) H-6K :

Le Xian H-6K est la variante la plus radicalement modifiée du bombardier H-6. En effet, les ingénieurs chinois ont remplacé son nez en verre d’origine, avec un grand nez solide qui abrite un grand radar et nouveau système de ciblage électro-optique. Le H-6K est également remotorisé avec des moteurs russes Soloviev D-30-KP2 de 12 tonnes de poussée. En matière d’avionique, l’avion dispose d’écrans multifonctions (MFD), de plus contrairement aux deux anciennes versions, le H-6K dispose de sièges éjectables pour ses trois ou quatre membres d'équipage. Le H-6K emporte six missiles KD-20 LACM sur les pylônes d’ailes, plus un ou plusieurs, dans sa soute à bombes. Il peut également transporter un large éventail de nouvelles munitions à guidage de précision de fabrication chinoise.

L’origine du Xian H-6 : 

Le Xian H-6 (Hōng-6) est une copie sous licence du bombardier soviétique Tupolev 16 construite pour l’aviation militaire chinoise. Le premier Tu-16 est livré à la chine en 1958. La compagnie Xian signe un contrat de construction sous licence du bombardier à la fin des années 50. Le premier Tu-16 chinois, désigné localement « H-6 » effectue son premier vol en 1959. Sur les 150 appareils construits dans les usines de Xian, on estime qu'environ 120 sont encore en service en Chine en 2008Les premiers bombardiers H-6 produits par Xian sont terminés en 1968. Les premières preuves d'entraînement au bombardement sont enregistrées par des satellites espions américains le 18 août 1973.

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Photos : 1 & 3 Xian H-6K @ Weimeng 2 H-6K avec perche de ravitaillement @ Xinhua

 

 

13/08/2017

Chine, les nouvelles armes du J-10B « Super Dragon » !

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L’Armée de libération de la Force aérienne du peuple (PLAAF) a effectué une nouvelle opération de communication avec la présentation des nouvelles armes qui équipent dorénavant son avion de comabt J-10B « Super Dragon ».

Cette nouvelle version du J-10 « Dragon Véloce » se distingue assez facilement de l’ancienne, le «Super Dragon» dispose d'une entréed’air modifiée dotée d’un diffuseur supersonique (DSI) qui semble être du même modèle que celui testé sur le FC-1/JF-17 de type monobloc, qui doit réduire la surface radar (RCS). L’avion dispose d’un Infrared Search and Track (IRST), soit un système de capteur infrarouge passif, probablement issus du modèle russe qui équipe la version du Su-27 acquis par la Chine.

Le premier lot de J-10B est propulsé par des turboréacteurs russes Saturn AL-31FN. Il semble aujourd’hui que le moteur de conception chinoise Shenyang Liming-WS-10A souffre de problèmes de performance qui retardent son adoption pour l’instant.

L’avion dispose également d’un nouveau rangement pour les systèmes de guerres-électronique monté en haut de la dérive. On remarquera les similitudes du haut de dérive avec les M2000 & Rafale. Le fuselage dispose également de quatre capteurs additionnels. Le nez du «Super Dragon véloce» a été redessiné avec une forme ovale et non plus ronde, ce qui laisse à penser que celui-ci dispose d’une antenne AESA.  Il semble également que le viseur HUD soit plus grand. Le J-10B dispose du même éventail d'armes air-air et air-sol que le J-10A.

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Les nouveautés qui équipent le J-10B :

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Le « Super Dragon » emporte la nouvelle génération de missile YJ-91 anti-radar et anti-navire développée à partir de la version du KH-31 russe. La version anti-radar issue de ce développement est dotée d'une portée légèrement améliorée de semble-t-il120 km, au lieu des 110 km du Kh-31P originel. En plus de la mise au point d'un capteur multi-fréquences, des mesures additionnelles ont été prises afin d'améliorer le missile, telles une architecture logicielle ouverte ou une attribution de priorités aux cibles. Ces cibles pourraient être intégrées à la mémoire du missile depuis le sol ou par le pilote en vol, ce qui rendrait les menaces gérables en temps réel. Le capteur multi-bandes demeure cependant la priorité.

Il existe également une version anti-navire de l'YJ-91. Le développement de cet version anti-navire de l'YJ-91 a abouti sur un missile évoluant au ras de l'eau. Son altitude de croisière n'excède jamais 20m dessus du niveau de la mer et, lors de sa phase terminale (généralement, quand le radar actif est allumé), le missile descend à 7 m au-dessus de la surface. Cette hauteur peut encore être ramenée à seulement 1,20 m si les conditions météo le permettent (état des vagues). D'une autre manière, le missile peut être pré-programmé pour faire un saut et plonger sur sa cible.

Nacelle KG700A :

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Le J-10B était initialement doté d’une nacelle KG600 de brouillage. Depuis peu, une nouvelle version la KG700A est apparue sur les aéronefs chinois. Les KG600 et KG700A sont conçues par le SWIEE (plus connu sous le nom de l’Institut n°29) du groupe électronicien chinois CETC. Apparu pour la première fois au Salon aéronautique de Zhuhai en 2014, le KG600 est présenté par le CETC comme un « pod brouilleur d’autoprotection embarqué ». Un système d’autoprotection et de contre-mesure est déjà intégré dans la cellule du J-10B depuis sa version initiale, qui est capable d’identifier, de classer et de localiser une dizaine de sources de menace, et d’activer les contre-mesures physiques ou électroniques appropriées. La nacelle KG700A semble venir renforcer la capacité de brouillage lorsque mener une opération coup de point face à un adversaire non encore affailbit et disposant d’une pleine capapcité de défense.

Photos : 1 J-10B avec ses nouveaux équipements 2 J-10B 3 Missile YJ-91 4 Nacelle KG700a@ Longshi

 

06/06/2017

Le Soudan premier client export du FTC-2000 !

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L’avionneur chinois AVIC a dévoilé la version d'exportation de son avion école et d’attaque-légère FTC-2000 destiné au Soudan. Ce pays a passé commande pour un total de 6 aéronefs de ce type.

 Premier client à l’exportation :

Le Soudan va ainsi devenir le premier client à l’exportation de l’avion chinois FTC-2000. L'avion, connu en Chine sous la dénomination JL-9 « Shanying » est le dernier d'une série de plateformes qui ont été adaptées par AVIC et ses filiales spécialement pour les marchés internationaux. L’avion sera livré après avoir passé ses essais.

Le second client du FTC-2000 semble être l’Indonésie, le contrat étant arrivé en toute fin de négociation selon le porte-parole d’AVIC.

FTC-2000 Shanying (Mountain Eagle) :

Le FTC-2000 connu également sous la désignation chinoise JL-9 est en fait un descendant du J-7, soit un MiG-21 sinis. Cet avion d’entrainement biplaces en tandem, développé par Guizhou Aviation Industry Group Co (GAIGC) vola pour la première fois le 13 décembre 2003.

Afin d'économiser du temps et les coûts de développement, CAIGC (AVIC) a conçu l'avion en s'appuyant sur le J-7, issus des MiG-21 biplaces qui ont  servi comme avion école dans l’aviation chinoise.

L'avion est  équipé d'une avionique en partie étrangère, tels que le radar italien Selex Galileo S-7 « Grifo ». Les autres équipements de l’avioniques comprennent un système d’échange de données de type  1553B MILSTD, un head-up display (HUD) viseur tête haute. L’avion dispose d’un affichage multifonctions (MFD). 

Le JL-9 est propulsé par un turboréacteur WP-13F de conception chinoise qui est alimenté par un réservoir de carburant interne de 2660 litres. L'avion dispose d’une capacité de ravitaillement en vol à l'aide d’une sonde fixe. Aujourd’hui le JL-9/FTC-2000 a commencé à remplacer le J-7 dans l’école de pilotage des Forces aériennes chinoises (PLAAF).

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Photos : 1 Le premier FTC-2000 soudanais 2 Prototype de développement du FTC-2000 @ AVIC