03/01/2020

Vol inaugural pour le JF-17 BlockIII !

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Le premier prototype du JF-17 « Thunder » Block III a effectué son vol inaugural le 15 décembre dernier à Chengdu en Chine.  L’avion de combat conçu conjointement par la Chengdu Aircraft Corporation (CAC) chinoise et la Pakistan Aeronautical Complex (PAC) est en production dans les installations de la PAC à Kamra. C’est cette dernière qui produira l’appareil pour le Pakistan.

Le JF-17 « Thunder » Block III :

Le nouveau standard Block III comprend un affichage tête haute holographique grand angle Aurora EHUD-2, soit le même qu'utilisé dans le J-20 chinois. L’avion peut compter sur une nouvelle suite de guerre électronique intégrant un système d'avertissement d'approche de missile aéroporté S740 monté sur le J-10C chinois. Cette fois une sonde de ravitaillement en vol est installée d’origine et l'avion dispose de nouveaux phares d'atterrissage à LED.

En matière de détection, l’avion doit intégrer un nouveau radar à balayage électronique actif (AESA) fabriqué en Chine pour remplacer le radar multifonction à impulsions Doppler en bande X KLJ-7V2 à balayage mécanique. Deux systèmes sont possibles : le KLJ-7A du Nanjing Research Institute of Electronics Technology et le LKF601E du Leihua Electronic Technology Research Institute. Pour l’instant on ne sait pas lequel des deux sera choisi.

Le JF-17 Block III intègre un viseur de casque dont l’origine n’est pas encore confirmée. Selon certaines sources pakistanaises, l’avion devrait également être équipé d'un point dur de fuselage supplémentaire destiné à transporter une nacelle de ciblage WMD-7.

La Pakistan Air Force (PAF) devrait recevoir 50 JF-17 au nouveau standard Block III au rythme de 12 par an à partir de 2021.

Rappel :

La PAF utilise le JF-17 « Thunder » depuis 2011. Cinquante appareils du Block I ont été livrés avant que la production ne passe au Block II amélioré en décembre 2013. Les JF-17 au Block II disposent d’une avionique améliorée, une nouvelle liaison de données et des capacités de guerre électronique améliorées, ainsi qu'une capacité de transport d'armes accrue. À l'exception des 24 premiers, tous ont également intégré une capacité de ravitaillement en vol. Les livraisons de la variante Block II ont pris fin en juin 2019, date à laquelle la PAF avait équipé cinq escadrons JF-17 de première ligne.

 Le JF-17 a obtenu son premier contrat d'exportation pour le Myanmar (Ex Birmanie) en juin 2015. Le premier des 16 JF-17M (Myanmar) au Block II a effectué son premier vol à Chengdu le 13 juin 2017 et est entré en service en 2018.

Note : L’avion est nommé FC-1 « Xiaolong » en Chine, mais ne fait pas partie de l’inventaire de l'armée de l'air de l'Armée de libération du peuple (ALP).

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Photos : 1 JF-17 BlockIII @ CAC 2 Au retour de son premier vol @ Jack Sonbobo/ZRBImage

 

 

24/10/2019

Le cinquième C919 a pris son envol !

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Le cinquième prototype de l’avion de ligne chinois COMAC C919 a effectué son premier vol d'essai à Shanghai ce jeudi. Ce premier vol d’une durée de 97 minutes a permis d’effectuer les premières vérifications. Ce prototype va permettre de débuter les essais de cabine pour passagers, ainsi que les équipements de service pour ceux-ci. Les trois premiers prototypes étaient dédiés aux performances et ses systèmes dynamiques et électriques. Le quatrième prototype est engagé pour les essais des systèmes de mission de l’avionique.

Rappel :

Le C919 de l’avionneur chinois Comac s’adresse au marché des aéronefs moyen-courriers biréacteur à fuselage étroit. Le développement a débuté en 2008 et le premier prototype s’est envolé en 2017. Cependant, la Chine ne dispose pas du savoir-faire des Occidentaux en la matière. La COMAC doit donc faire appel à plusieurs équipementiers européens et américains.

Des retards :

L’avion a accumulé plusieurs retards, ce qui repousse la date de certification. Le nombre d'heures de vol n’était que de 150 environ en 2018, sur les quelque 2’000 requises pour l’obtention d’une certification de la part de la FAA et de l’EASA. On s’attend d’hors est déjà à un décalage des premières livraisons, prévues initialement en 2020 à la compagnie chinoise China Eastern.

Cyber-espionnage :

La fourniture d’équipements occidentaux ne comble pas les faiblesses de l’industrie aéronautique chinoise. En effet, suite aux nombreuses cyber-attaques détectées entre 2010 et 2015 chez des fournisseurs aéronautiques occidentaux, l’entreprise spécialisée en protection informatique CrowdStrike a pu prouver l'activité d'un groupe de pirates chinois et des agences de renseignement chinoises pour faire avancer plus rapidement le développement du C919. Ce travail d’espionnage était notamment coordonné avec le gouvernement chinois, afin de combler le fossé technologique nécessaire à la production du C919.

Concurrencer Airbus & Boeing :

Pour la Chine, l’objectif est clair, il faut venir concurrencer les A320 d’Airbus et B737 de Boeing. Pour l’avionneur chinois COMAC, il s’agit de s’assurer une part de marché suffisante sur le secteur national en premier lieu. A ce jour, l’avionneur chinois revendique 765 commandes pour son C919, presque exclusivement de la part de compagnies chinoises. Mais, dans un second temps, il s’agira de s’attaquer à l’exportation.

Cependant, les choses ne seront pas faciles pour l’avionneur. Convaincre des compagnies internationales d’acheter son aéronef ne sera pas chose facile. Les avionneurs occidentaux Bombardier et Embraer ont eux-mêmes, toutes les difficultés à venir s’implanter sur les parts de marché détenues par le duopole que représente Airbus/Boeing. La reprise des activités du CSéries par Airbus, renommé A220 et le partenariat obligé entre Embraer et Boeing en sont les meilleurs exemples.  Il sera difficile de venir batailler face à des avionneurs ayant une longue tradition et une longue expérience dans le domaine.

Le COMAC C919 :

Le C919, « C » désigne autant la Chine que le constructeur COMAC, le premier « 9 » étant le symbole de longévité et le « 19 » final, faisant référence à ses 190 places. L’avion de type monocouloir sera capable de transporter entre 150 à 200 passagers en deux classes dans un rayon de 4’075km. Les premières versions de l’avion sont motorisées par le groupe CFM International (SNECMA & General Electric) qui fournit la première version de leur nouveau moteur le Leap-X1C. La soufflante du moteur LEAP-X1C comporte dix-huit aubes, soit 50 % de moins que celle du CFM56-5C et 25 % de moins que celle du CFM56-7B. Nexcelle, société partenaire du groupe, livre les nacelles et les inverseurs de poussée. A terme ces moteurs seront fabriqués en Chine. Cependant, le groupe COMAC entrevoit déjà la possibilité d’équiper dans un deuxième temps, le C919 par une motorisation entièrement de conception chinoise.

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Photos : 1 Le cinquième prototype 2 COMAC 919 @COMAC

29/07/2019

Entrée en service du J-20 « Wellong » !

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La Force aérienne de l'Armée de libération du peuple chinois (PLA) a publié pour la première fois une photo d'un avion de chasse furtif de type Chengdu J-20 « Wellong » avec son numéro de série 62001  d'une unité de combat. Cet élément confirme pour la première fois que l'avion a terminé ses essais et est entré officiellement en service.

C'est la première fois qu'un J-20 est vu avec un numéro commençant par un « 6 ». Jusqu’ici les J-20 portait le chiffre« 7 ».  Weichung Lei, spécialiste de l’aviation chinoise, m’explique que selon la tradition au sein de la Force aérienne, le chiffre « 7 » est dédié aux avions d’essais, tandis que le « 6" « indique l’avion fait partie d’une unité de combat. Les premeir J-20 sont déployés au sein d’une unité apparteant au commandemant des forces de l’Est de la Chine.

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Le J-20 « Weilong » : 

Le Chengdu J-20 « Weilong » (puissant dragon) est l'un des avions de combat les plus perfectionnés selon les dires de l’avionneur chinois. L’avion est censé pouvoir répondre au F-22 américain.

Doté d’une aile de type delta et des plans canards à l'avant, le J-20 dispose de deux empennages verticaux en diagonale mobiles d'un seul bloc. Cependant, Il n'y a pas d'empennage horizontal mobile, les plans canards, les parties mobiles de l'aile delta et les deux empennages diagonaux suffisent à un contrôle optimum. L’avion est doté de la poussée vectorielle, permettant d'augmenter la maniabilité de celui-ci.

Pour l’instant, on ne connaît pas encore le modèle exact du moteur WS-10 qui équipe le J-20. Certains avancent en Chine, qu’il pourrait s’agit du WS-10-T2. Il semble par contre que la version du WS-10 est une dérivée du WS-10B qui incorpore les améliorations portées du WS-10G (14 200 kg), notamment au niveau de la structure de la soufflante et du compresseur. On estime la poussée à 14 tonnes avec postcombustion.

L’avion dispose d’une baie ventrale pour l’armement d’une longueur estimée à 4,5 mètres pour 3 mètres de largeur, l’avion semble pouvoir emporter quatre missiles air-air de moyenne portée PL-15 des missiles air-air à courte portée PL21. Par contre, les missiles air-air de courte portée sont localisés aux niveau des petites soutes latérales de chaque côté du fuselage à proximité des entrées d’air pouvant chacune recevoir un missile air-air PL-10.

Le J-20 mesure 20,3 mètres de long et a une envergure de 12,9 mètres. Il est fabriqués à partir d’alliages avancés, avec un poids à vide d’environ 19 000 kg pour une masse maximum de 32 000 kg. L’avion affiche un plafond de 20 km et une vitesse maximale supérieure à Mach 2 (2 470 km / heure),

Les coûts de recherche et développement du J-20 ont été estimés à plus de 30 milliards de yuans (4,4 milliards de dollars), avec un coût par avion de 100 à 110 millions de dollars.

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Photos :J-20 d’essais avec le chiffre 7 @ Taohang Zhou

 

 

 

01/07/2019

La Chine désire plus de Su-35 « Flanker-E » !

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La Chine pourrait acheter davantage d'avions de combat Sukhoi Su-35, selon des analystes militaires chinois. Cette décision serait liée à une offre russe d’un lot supplémentaire.Un nouveau lot serait à même de venir combler rapidement les besoins de la PLAAF dont un grand nombre d’aéronefs sont aujourd’hui obsolètes de fabrication chinoises.

Selon diverses sources chinoises, un tel achat permettrait notamment d’améliorer le soutien logistique de la flotte déjà en service, car il y aurait davantage de pièces de rechange et de personnel dédié à l’avion. De plus, il y aurait également un intérêt économiques et politiques en raison des relations étroites entre la Chine et la Russie, et un achat par la Chine aiderait à dynamiser l'industrie aéronautique russe.

Rappel :

La Chine avait précédemment acheté à la Russie 24 avions de combat Sukhoi Su-35  « Flanker-E » pour environ 2,5 milliards de dollars. Tous ont  été livrés à la Chine.


Le Sukhoi Su-35 chinois : 

La version chinoise du Su-35 conserver les symboles cyrilliques d'origine sur les écrans LCD du poste de pilotage du Su-35S au lieu d'utiliser des hiéroglyphes en anglais ou en chinois  et ceci, afin de préserver l'intégrité du champ d'informations du pilote. De plus, les appareils sont modifiés pour permettre un mélange de munitions russes et chinoises. 

Le Su-35 « Flanker-E » est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale. L’avion est doté de la suite de guerre électronique L-265 Khibiny-M de la société KRET basée à Moscou.

La durée de vie de la cellule est de 6’000 heures de vol, soit un cycle de vie de 30 années d'exploitation. La durée de vie assignée des moteurs AL-117S dérivé de l’AL-31F avec poussée vectorielle est de 4’000 heures. L’avion dispose d’une vitesse maximale de Mach 2,25 à 11’000 m (36 089 pi), un taux de montée de 16’800 m/min au niveau de la mer, une charge utile de combat de 8’000 kg et un rayon d’action maximum avec un carburant interne de 1’529 km (niveau de la mer).

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Photos :Su-35 chinois @ PLAAF

17/01/2019

De nouvelles versions du J-20 devraient voir le jour !

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L’avion furtif chinois Chengdu J-20 »Weilong », ou puissant dragon devrait donner naissance à de nouvelles versions selon une déclaration faite hier par des experts militaires chinois à la télévision centrale chinoise (CCTV).. Trois versions seraient actuellement à l’étude, l’une serait spécialisée dans le domaine de la guerre-électronique à la manière de l’EF-18G « Growler » de la marine américaine et le second serait un bombardier tactique et la troisième serait une variante pour l’aéronavale chinoise pour venir équiper ses porte-avions.

Une version biplace :

Si la variante actuelle du J-20 est un monoplace, il semble bien qu’un nouveau modèle biplace soit prévu notamment pour la version de guerre-électronique (EW). Ce qui en ferait le premier avion de chasse furtif biplace au monde. En effet, dans le cadre d’un conflit futur hautement numérisé, de grandes quantités d’informations seront disponibles. L’ajout d’un navigateur de combat s’avère important dans le cadre de missions dédiées au traitement des détecteurs adverses et de leur neutralisation. Dans le cadre de l’attaque au sol, le second pilote peut s’avérer une aide précieuse. Toujours selon le reportage de la télévision chinoise, le J-20 sera constamment adapté aux besoins  et constamment amélioré. Reste à voir comment la PLAAF va intégrer le J-20 avec le J-31, lui aussi furtif, mais de taille plus réduite.

 

Le J-20 « Weilong » :

Le Chengdu J-20 « Weilong » (puissant dragon) est l'un des avions de combat les plus perfectionnés selon les dires de l’avionneur chinois. L’avion est censé pouvoir répondre au F-22 américain.

Doté d’une aile de type delta et des plans canards à l'avant, le J-20 dispose de deux empennages verticaux en diagonale mobiles d'un seul bloc. Cependant, Il n'y a pas d'empennage horizontal mobile, les plans canards, les parties mobiles de l'aile delta et les deux empennages diagonaux suffisent à un contrôle optimum. L’avion est doté de la poussée vectorielle, permettant d'augmenter la maniabilité de celui-ci.

Pour l’instant, on ne connaît pas encore le modèle exact du moteur WS-10 qui équipe le J-20. Certains avancent en Chine, qu’il pourrait s’agit du WS-10-T2. Il semble par contre que la version du WS-10 est une dérivée du WS-10B qui incorpore les améliorations portées du WS-10G (14 200 kg), notamment au niveau de la structure de la soufflante et du compresseur. On estime la poussée à 14 tonnes avec postcombustion.

L’avion dispose d’une baie ventrale pour l’armement d’une longueur estimée à 4,5 mètres pour 3 mètres de largeur, l’avion semble pouvoir emporter quatre missiles air-air de moyenne portée PL-15 des missiles air-air à courte portée PL21. Par contre, les missiles air-air de courte portée sont localisés aux niveau des petites soutes latérales de chaque côté du fuselage à proximité des entrées d’air pouvant chacune recevoir un missile air-air PL-10.

Le J-20 mesure 20,3 mètres de long et a une envergure de 12,9 mètres. Il est fabriqués à partir d’alliages avancés, avec un poids à vide d’environ 19 000 kg pour une masse maximum de 32 000 kg. L’avion affiche un plafond de 20 km et une vitesse maximale supérieure à Mach 2 (2 470 km / heure),

Les coûts de recherche et développement du J-20 ont été estimés à plus de 30 milliards de yuans (4,4 milliards de dollars), avec un coût par avion de 100 à 110 millions de dollars.

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Photos : J-20 au Salon de Zuhai 2018 @ Taohang Zhou