16/08/2021

OWG réceptionne son premier B737-800 !

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La nouvelle compagnie aérienne québécoise OWG vient de réceptionner son premier B737-800. OWG, division de la ligne aérienne Nolinor Aviation, se prépare à la mise en ligne de son nouvel appareil. L’avion doit venir compléter la flotte de B737-400 déjà en service.

« Notre équipe a passé la dernière année à se préparer et nous avons hâte de recommencer à voler lorsque les conditions sanitaires le permettront. Avec ce nouvel appareil de type B737-800, nous allons offrir l’expérience HIGH LOVE de OWG vers plus de destinations. Il s’agit de la suite logique pour nous afin de continuer à réinventer l’expérience de voyage en prenant soin d’avoir toujours à cœur les intérêts et les besoins de nos voyageurs », a déclaré Marco Prud’Homme, le président de Nolinor Aviation.

En direction du soleil 

Nolinor Aviation propose des solutions de transport charter, principalement vers le Grand Nord, avec sa flotte d'une dizaine de Boeing B737-400. La nouvelle compagnie OWG offrira des vols réguliers à destinations dans les Caraïbes

L'équipe de Nolinor Aviation travaille secrètement depuis 2018 pour créer sa nouvelle compagnie aérienne qui les positionnera sur le marché des vols touristiques. L'entreprise a investi plus d'un million de dollars dans un groupe de réflexion pour réinventer la façon dont les choses se font dans cette industrie. Ils ont analysé les meilleures compagnies aériennes du monde pour établir les valeurs et la mission derrière la nouvelle marque OWG.

Le passager au cœur du voyage : 

Pour OWG, la partie vol de votre voyage devrait faire partie intégrante de vos vacances. Les compagnies aériennes traditionnelles ont choisi de réduire la qualité de leurs services année après année sans égard à l'expérience des passagers. L’objectif de Nolinor Aviation est de gagner le cœur des Québécois avec une nouvelle compagnie aérienne dont la mission est de ravir les voyageurs.

Au début de cette année, le transporteur a acquis une flotte de Boeing B737-400 et a commencé à les transformer afin qu'ils répondent aux normes élevées de service et de sécurité de l'entreprise. Contrairement à de nombreuses compagnies aériennes, les avions utilisés par OWG seront suivis en temps réel à l'aide d'un système de communication sophistiqué de type ADS-B. La technologie des systèmes ADS-B (Automatic Dependent Surveillance-Broadcast) utilise des satellites de communication pour informer les contrôleurs aériens de la circulation de la position des avions lorsqu’ils se trouvent en dehors des zones de contrôle. Dans les régions nordiques, la présence de ce système sur les avions de Nolinor Aviation permet de surveiller les vols comme s’ils se trouvaient dans une zone radar. De plus, comme nous pouvons maintenant utiliser des routes privilégiées, nos coûts de carburant ont diminué.

Afin d'offrir des tarifs compétitifs, OWG a opté pour le Boeing B737-400 éprouvé (158 sièges). L'intérieur de chaque avion a été rénové avec de nouveaux sièges en titane plus légers et plus robustes. L’intérieur de la cabine a été entièrement mis à jour. Les parois latérales de la cabine ont été entièrement rénovées et la cuisine a été refaite et dotée d’une nouvelle moquette. L’éclairage de la cabine a également été amélioré avec des MoodLites LED pour offrir la meilleure ambiance de cabine pendant tout le vol. Le système de breffage de la cabine a également été amélioré pour permettre aux breffages préenregistrés d’être clairement entendus dans toute la cabine. L'ensemble de ces travaux représente un investissement de plusieurs millions de dollars.

En ce qui concerne les normes de protection en vol contre COVID-19, l'équipage d’OWG bénéficiera de l'expertise développée par Nolinor Aviation pendant la crise en appliquant les normes les plus élevées en matière de santé et de sécurité.

OWG commencera ses opérations dans les mois à venir et les destinations seront annoncées sous peu. OWG a reçu l'autorisation du ministre des Transports de fournir un service de vol international régulier depuis 6 juillet 2020.

Photo : B737-800 OWG@ OWG

10/08/2021

Le Canada continue d’investir sur le F-35 !

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Il y un paradoxe au pays de la feuille d’érable, ce dernier est engagé au sein d’une compétition pour le remplacement de sa flotte d’avions de combat Boeing CF-18 A/B « Hornet » et trois concurrents sont actuellement en course pour le choix final. Il s’agit du Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet », du Saab JAS-39 Gripen E et du Lockheed Martin F-35A « Lightning II ».

Versement en faveur du F-35A

Pour autant, Otawa vient une nouvelle fois d’effectuer discrètement paiement de plusieurs millions de dollars pour le développement du chasseur furtif F-35 dans le cadre du programme ACI.  Ce versement annuel de 71,1 millions de dollars permet au Canada de faire partie des un pays partenaire du projet F-35. Chaque partenaire se doit de couvrir une partie des coûts de développement de plusieurs milliards de dollars de l'avion pour rester membre du projet. Pour le Canada, cette solution lui permet de bénéficier d'une remise en cas d’achat de l’avion et de maintenir les entreprises canadiennes au sein du système de compensation économique. Selon la presse canadienne, le montant total versé par Ottawa pour le F-35A est aujourd’hui de 613 millions de dollars américains. De son côté le gouvernement affirme que les entreprises canadiennes ont également obtenu plus de 2 milliards de dollars américains en contrats de production et de maintenance liés au programme F-35.  

Une situation étrange pour le gouvernement Trudeau qui avait martelé lors de la campagne électorale qu’il ne voulait pas du F-35 américain et ferait tout pour se détacher de ce dernier.

Ce même gouvernement d’affirmer par l’intermédiaire du porte-parole du ministère de la Défense nationale, Daniel Le Bouthillier : "La participation du Canada au programme F-35 permet aux entreprises au Canada de bénéficier de contrats". « Notre dernier paiement continuera de fournir au Canada la possibilité d'acheter l'avion à moindre coût et avec un accès prioritaire à la chaîne de production, si le F-35 réussissait dans le processus concurrentiel pour la future flotte de chasseurs ».

Lointaines sont les promesses électorales de l’époque ! Car l'actuel gouvernement canadien pouvait se retirer du programme ACI F-35, mais il ne l'a pas fait, bien au contraire. 

Le programme ACI

Le programme d'avions de combat interarmées de modèle F-35 englobe la conception, la production et l'entretien d'un chasseur furtif polyvalent. Le programme d'ACI est le programme d'avions de combat le plus important au monde. Le Canada est l'un des huit pays partenaires du programme d'ACI, aux côtés des États-Unis, du Royaume-Uni, de l'Italie, des Pays-Bas, de la Norvège, du Danemark et de l'Australie. D'autres pays, comme le Japon, la Corée du Sud et Israël, achètent également l'avion par l'entremise du programme de vente de matériel militaire des États-Unis (É.-U.) à l'étranger (Foreign Military Sales). 

Le Canada participe au programme d'ACI depuis 1997. Cette participation affirmée très tôt dans le processus a permis à l'industrie canadienne de s'installer solidement dans la chaîne d'approvisionnement des ACI F-35.

En 2006, Innovation, Sciences et Développement économique Canada a signé un protocole d'entente, qui comprenait les plans de participation industrielle, avec chaque entrepreneur principal, soit Lockheed Martin et Pratt & Whitney. Ces ententes permettent aux entreprises canadiennes de concurrencer les autres entreprises pour obtenir des travaux dans le cadre du programme d'ACI, notamment pour la cellule, les systèmes, les moteurs et les services connexes. Ces possibilités incluent d'offrir un large éventail d'activités de fabrication et de services au chapitre des grands assemblages structuraux, des systèmes électroniques, des composites de pointe, de l'usinage haute vitesse, de la simulation et de la formation, de l'outillage, et du soutien.

Le Canada est l'un des neuf pays qui ont accepté de couvrir chaque année une partie des coûts de recherche et développement, de plusieurs milliards de dollars, du chasseur furtif, en échange de la possibilité d'en acheter éventuellement à moindre coût. Ces pays se positionnent aussi pour soumissionner sur les travaux de construction et d'entretien de cet appareil conçu par le géant américain de la défense Lockheed Martin. 

Les trois candidats : 

Lockheed-Martin F-35A/F4

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Le F-35A/F4 est un avion de combat de la 5ème génération doté de capacités furtives. Avion monoplace ne nécessitant pas l’obligation d’une version biplace pour la transition, le F-35 a été conçu spécifiquement autour d’une architecture informatique très puissante pour permettre une totale fusion de l’ensemble des capteurs multispectraux. Il est le premier avion entièrement conçu pour fonctionner dans ce que l’on appelle la guerre en réseau (Network Centric Warfare). Le F-35A peut ainsi effectuer des missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance et menés directement des opérations de guerre électronique, ainsi que la supériorité aérienne sans oublier l’attaque au sol. Doté d’un cockpit de nouvelle génération avec un écran géant central tactile couleurs qui ne nécessite plus le besoin de boutons de sélection. A noter que le traditionnel viseur tête haute (HUD) est supprimé, l’ensemble des informations sont ainsi partagées entre l’écran et le viseur de casque Rockwell Collins ESA Vision Systems LLC, « Helmet Mounted Display System ». Le pilote dispose de la liaison de données TADIL-J (Tactical Digital Information Link) soit une version améliorée de la Link16 de l’Otan. Le TADIL-J a été conçu comme une liaison de données améliorée utilisée pour échanger des informations en temps quasi-réel (NRT). Il s’agit d’un système de communication, de navigation et d’identification qui facilite l’échange d’informations entre les systèmes de commandement, de contrôle, de communication, d’informatique et de renseignement (C4I) tactiques. Le composant d’émission et de réception radio de TADIL-J est le système commun de distribution d’informations tactiques (JTIDS). L’avion est également le premier à disposer d’un système de mise à jour et de logistique en ligne qui répond ODIN (en remplacement d’ALIS). Le système intègre les fonctionnalités suivantes : la maintenance, les pronostics de pannes, la chaîne d’approvisionnement, les services d’assistance aux clients. Actionneurs électro-hydrostatique, le F-35 dispose pour la première fois des actionneurs électro-hydrostatiques (EHA) agissant en tant que commandes de vol principale, ce qui inclut le gouvernail, les empennages horizontaux et la surface de contrôle du flaperon. Les actionneurs des commandes de vol, bien qu’ils possèdent des systèmes hydrauliques internes à boucle fermée, sont contrôlés et alimentés par électricité et non de manière hydraulique, ce qui permet une capacité de survie accrue et un risque réduit. 

Radar AESA : 

Le F-35A est équipé du radar à balayage électronique AESA conçu AN/APG-81conçu par Northrop-Grumman. Le système dispose des modes air-air et air-sol, suivi de terrain, cartographie à haute résolution, détection de véhicules terrestres, de l’écoute passive et des capacités de brouillage.

L’EOTS : 

Le système de ciblage électro-optique de poursuite infrarouge (EOTS) AN/AAQ-40 produit par Lockheed Martin est un système de localisation et désignation de cible air-air et air-sol comprenant un FLIR, une caméra TV à haute définition et un système laser (télémétrie, désignation de cible). Le système est composé d’une fenêtre en saphir durable et est relié à l’ordinateur central intégré de l’avion via une interface à fibre optique à haute vitesse. Le système EOTS améliore la connaissance de la situation des pilotes de F-35 et permet aux équipages d’aéronefs d’identifier les zones d’intérêt, d’effectuer des reconnaissances et de livrer avec précision des armes à guidage laser et GPS. 

AN/ASQ-239 Barracuda :

Le système AN/ASQ-239 conçu par BAe Systems protège le F-35 grâce à une technologie avancée afin de contrer les menaces actuelles et émergentes. La suite offre une alerte radar entièrement intégrée, une aide au ciblage et une autoprotection, pour détecter et contrer les menaces aériennes et terrestres.

Le système fournit au pilote une connaissance maximale de la situation, aidant à identifier, surveiller, analyser et répondre aux menaces potentielles. Une avionique et des capteurs avancés fournissent une vue en temps réel et à 360 degrés de l’espace de combat, aidant à maximiser les distances de détection et offrant au pilote des options pour échapper, engager, contrer ou bloquer les menaces.

AN/AAQ-37 (DAS) :

Le système d’alerte missile de Northrop Grumman Electronic System DAS (Distributed Aperture System) AN/AAQ-37 comprend 6 détecteurs infrarouges répartis en différents points de façon à fournir une vision à 360° autour de l’avion. Le système est combiné à un brouilleur Sanders/ITT ALQ-214.

Radios & IFF :  

Le F-35A est doté système de navigation et de combat Northrop Grumman AN/ASQ-242, qui inclut : le système de communication Harris Corporation Multifunction Advanced Data link (MADL) avec une radio SINCGARS, une radio cryptée HAVE QUICK et un interrogateur/ transpondeur IFF Mode5. 

Données techniques & armement du F-35A :

Un moteur Pratt & Whitney F135 de 125kN et 178kN avec postcombustion. Masse à vide 13’170kg, maximale 25’600kg. Vitesse Mach 1,6. Plafond pratique 18’500m. Vitesse ascensionnelle plus de 180 m/s. Rayon d’action 2’200km.

Armement : 

10 points d’emport : 4 internes et 6 externes. 1 canon General Dynamics GAU-22 de 25mm. Air-air : AIM-9X Sidewinder, IRIS-T, ASRAAM, AIM-120 AMRAAM, METEOR, Raytheon Peregrine, LM AIM-620. Air-sol : AGM-AARGM, AGM-158 JASSM Brimstone, AGM-169 JCM. Antinavire : JSM, LRASM. Bombes : Mark 82, Mark 84, Small Diameter Bombe, JDAM, AGM-154 JSOW. 

Le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » BlockIII  

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Le « Super Hornet » BlockIII  (ou Advanced Super Hornet) est un avion de combat de génération 4++ doté d’une avionique numérique avec système HOTAS. Issus de son petit frère le « Hornet », et le Super Hornet BlockII. L’avion dispose d’une amélioration en ce qui concerne la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La cellule est optimisée pour 10'000 heures de vol. Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous les ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique comprend un écran géant couleur d’Elbit Systems. L’avion est doté d’un capteur IRST longue portée sous le nez de l'avion fonctionnant directement avec les DTP-N et TTNT. En matière de motorisation, l’appareil est doté de deux General Electric F414-440 qui augmentent la puissance de 20%, certifié bio-kérosène. Le mode Super Croisière est dès lors disponible. Le système permet l’emploi d’un aillié autonome tel un drone. 

Le Boeing « Super Hornet Block III » peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35 de la Navy à l’exception de la pénétration furtive. Avion multirôle, le Super Hornet peut effectuer les missions suivantes simultanément : supériorité aérienne, interdiction aérienne, suppression de la défense aérienne ennemie (SEAD), soutien aérien rapproché (CAS) et attaque maritime. L’avionique comprend trois écrans couleurs, dont un est tactile ainsi que des éléments numériques additionnels comme la radio et données moteurs. Les améliorations du poste de pilotage permettent de simplifier le travail du pilote. Un système anticollision équipe l'avion. La pilote dispose du viseur de casque Boeing JHMCS. Liaison de données tactique Link16 de l’Otan. 

Les systèmes du Super Hornet :

Radar AESA :

Le « Super Hornet » est doté du radar Raytheon à balayage électronique (AESA) AN/APG-79 qui augmente la portée de détection et de poursuite de cible air-air et fournit une cartographie air-sol à haute résolution et à longue portée. L'AN/APG-79 dispose d'un diagnostic de surveillance interne qui peut être interprété sur le terrain et sur les lignes de front, ce qui permet de réduire les coûts et d'améliorer l'état de préparation en temps de guerre 

IRST21 :

L’IRST (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34 destiné au « Super Hornet » est développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Selon ses concepteurs, il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef, de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes. Les données du capteur de IRST21 sont fusionnées avec les autres informations acquises par les différents capteurs qui équipent le F/A-18E/F « Super Hornet » et augmente ainsi, la conscience de la situation du pilote. Le système permet un partage d'information avec d'autres aéronefs non équipés de l'IRST. Le client peut choisir la version montée sur bidon ventral ou le capteur fixe sous le nez. 

Contre-mesure IDECM :

Le système intégré de contre-mesures défensives AN/ALQ-214 (IDECM) assure une prise de conscience coordonnée de la situation et gère les contre-mesures de tromperie embarquées et non embarquées, les leurres consommables et le contrôle du signal et de la fréquence des émissions. Le système a été développé conjointement par les systèmes de guerre électronique et d'information de BAE Systems.

Le système IDECM comprend le distributeur de contre-mesures ALE-47, le leurre remorqué AN/ALE-55 à fibre optique et le récepteur d’avertisseurs radar AN/ALR-67 (V) 3. Ce dernier intercepte, identifie et hiérarchise les signaux de menace, qui se caractérisent par la fréquence, l'amplitude, la direction et la largeur d'impulsion.

Nacelles :

ATFLIR/Reco :

L’appareil est équipé du module de ciblage de précision Raytheon AN/ASQ-228 ATFLIR (infrarouge à visée avancée de ciblage avancé). L’ATFLIR consiste en un réseau de plans focaux fixes de 3 à 5 microns ciblant en mode FLIR, et qui comprend un suiveur laser à haute puissance pompé par diode de BAE Systems Avionics, une caméra de navigation FLIR et de télévision CCD de BAE Systems Avionics.

Nacelles de désignation :

Les avions de l’US Marine Corps sont équipés du module de ciblage avancé Northrop Grumman Litening AT, avec FLIR de 540 x 512 pixels, téléviseur CCD, système de suivi de point laser, marqueur laser infrarouge et télémètre / indicateur laser infrarouge. La nacelle AN/AAQ-33 « Sniper Advanced Targeting Pod » est également disponible. L’avion est doté du module de reconnaissance multifonction Raytheon SHARP qui est capable de la reconnaissance simultanée aéroportée et terrestre. 

Radios & IFF :

L’avion dispose de radios cryptées numériques Rockwell-Collins AN/ARC-210 Gen 5.2, MIDS-JTRS, SATCOM-DAMA, et du système de reconnaissance ami/ennemi IFF AN/APX-111 (V) de Bae Systems.

Données techniques & armement du Super Hornet BlockII :

Deux moteurs Général-Electric F414-400 de 62,3kN et 97,9 kN avec postcombustion. Masse à vide 14’552kg, maximale 29’937kg. Vitesse Mach 1,8. Plafond pratique 18’500m. vitesse ascensionnelle plus de 250m/s, rayon d’action 2’346km.

Armement : (12 points d’emport) : 1 canon Vulcan M61A2 de 20mm. Air-air : AIM-9X-2, AIM-120C7, BAe Meteor (demande allemande ainsi que la nouvelle gamme de missile hypersonique US AIM-620 de LM et Raytheon Peregrine. Air-sol : JASSM, AGM-84 SLAM, Maverick.  Anti-radar : HARM.  Anti-navire : Harpoon. Bombes guidées : MK-76, MK-82LD, MK-82HD, MK-84, JDAM, JSOW.

Le Saab JAS Gripen E MS21

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Le Gripen E, le dernier né de Saab est un véritable combattant multi-rôle avec des capacités à large spectre. Il est le les plus avancées des avions de la famille « Gripen » et permet d’évoluer dans un espace de combat moderne et pour évoluer continuellement afin de faire face aux nouveaux défis. 

Gripen E / F fait partie de la série Gripen E et d'un nouveau système d'avion de combat. Développée pour contrer et vaincre les menaces futures avancées, la série E est destinée aux clients avec des menaces plus prononcées ou des territoires plus larges à sécuriser. La série E a un nouveau moteur plus puissant, des performances de gamme améliorées et la capacité de transporter de plus grandes charges utiles. Il dispose également d'un nouveau radar AESA, d'un système de recherche et de suivi infrarouge, de systèmes de guerre et de communication électroniques très avancés ainsi que d'une meilleure connaissance de la situation. La série E redéfinit la puissance aérienne pour le 21e siècle en étendant les capacités.

Radar AESA : le radar AESA (Active Electronically Scanned Array) ES05 « Raven » offre une ouverture exceptionnelle et unique au monde sur 200°, l'avion suédois peut voir là oú les autres sont aveugles et ceci grâce au système SWASHPLATE, alors que les radars concurrents ouvrent sur 140°. L'antenne radar produite par Selex-ES est de même conception que celle de l'Eurofighter. 

IRST: (Infra-Red Seach and Track) le système de capteur passif/actif infrarouge Skyward-G produit par Selex-ES  est synchronisé (transmission de données d’acquisition entre les appareils) et offre également la capacité d’accrocher des missiles en rapprochement pour les combattre.

Electronique : le Gripen E dispose d’une nouvelle architecture électronique (Net Centric Warfare - NCW). Jugée dix fois plus rapide que ses concurrents. Le nouveau système central PPLI (Precise Participant Location and Identification) et relie l’ensemble aux pistes des capteurs internes et externes (RAVEN, IRST, EW39, pod ATFLIR) pour ensuite offrir les meilleures réponses aux menaces.

Large palette d’équipement : la famille « Gripen » est optimisée pour un choix d’armement et d’équipements connexes particulièrement large. Un utilisateur peut donc choisir, entre différents systèmes d’armes européens, américains, israéliens et brésiliens et sudafricain. Il en va de même pour les nacelles « recco » et de désignation laser.

Mode Super Cruise & bio kérosène : le Gripen E dispose du nouveau moteur General-Electric F-414G avec mode « Super Cruise » qui permet de décoller sans postcombustion à pleine charge et d’atteindre Mach1,2. Avec ce mode, les décibels chutent à 99 contre 123 avec la postcombustion. De plus, le moteur F414G est le seul pour l’instant à être validé avec du bio kérosène. 

Optimisé pour les drones : les suédois ont anticipé l’usage d’ici 10 ans l’usage de drones tactiques en binôme avec des avions de combat, de ce fait le Gripen E dispose d’une architecture permettant le chargement de logiciel en vue d’un tel emploi.

 Un leurre actif nouvelle génération : le Gripen sera le premier avion à disposer du leurre actif anti-missiles de nouvelle génération « BriteCloud ». Une fois largué, le « BriteCloud » recherche les menacent prioritaires en utilisant la technologie de mémoire numérique autonome (DRFM). Les impulsions radars sont captées dans l'ordinateur de bord du « BriteCloud », puis copiées en utilisant les fréquences de répétitions pour ensuite simuler une fausse cible. Cette fausse cible, est si convaincante que le système de menace ne peut pas détecter la supercherie. Le « BriteCloud » pourra séduire même les menaces les plus modernes, loin de la plate-forme de tir.

 Protection de guerre électronique nouvelle génération : 

Ce système s’intègre dans une architecture complète de guerre électronique (Warfare System) qui comprend les derniers développements avec la détection des missiles en approche de type électro-optique EW39 (ultra-violet) qui fonctionne avec les lances-leurres Saab BOH/BOL de dernière génération (ADIS) couplés avec le système d'alerte aéroporté passif (PAWS-2) d'Elbit Systems. Le PAWS-2 est systèmes d'avertissement de missiles IR (Infrarouge). Il fournit une alerte au personnel navigant de la présence de missiles hostiles et actifs.

Données techniques & armement : 

Un moteur Général-Electric F414G de 62,3 kN et 97,9 kN avec postcombustion. Masse à vide 8'000 kg, maximale 16'500 kg. Vitesse mach 2. Plafond pratique 18'000 m. Vitesse ascensionnelle plus de 250m/s, rayon d’action 1’500km.

Armement : (10 points d’emport) 1 canon Mauser de 27mm BK-27. Air-air : AIM-9 Sidewinder, IRIS-T, A-Darter, MBDA Meteor, AIM-120 AMRAAM, MBDA MICA, Air-sol : AGM-65 Maverick, KEPD-350, RBS15F, Brimstone. Bombes : GBU-12, Bk.90, GBU-39 SDB, JSOW.

Le choix

Ottawa devrait décider du choix de son futur avion de combat avant la fin de l’année, l’objectif et l’achat de 88 appareils. Le contrat devrait être signé l’année prochaine, le premier avion devrait rejoindre la Royal Canadian Air Force (RCAF) en 2025 et le dernier en 2032. Alors quel choix pour le Canada ?

Photos : 1 F-35 aux couleurs du canada 2 F-35A @ LM 3 F/A-18 E/F Super Hornet BlockIII @ Boeing 4 Gripen E @ Saab

17/07/2021

Pratt & Whitney Canada se lance dans la motorisation hybride !

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Le motoriste canadien Pratt & Whitney a annoncé cette fin de semaine une initiative forte en vue du développement d’un programme de motorisation hybride. De son côté le gouvernement du Canada apportera un important soutien à ce projet.

Projet P804

C’est en 2019 que le motoriste Pratt & Whitney en collaboration avec Collins Aerospace ont confirmé le développement d’une propulsion hybride électrique. Il s’agit de lié deux technologies où les sources d’énergie indépendantes l’une de l’autre peuvent être utilisées en même temps ou individuellement. Le projet 804 est sous la direction de M. Jean Thomassin qui est le directeur. Il va superviser les efforts de construction et de mise au point du démonstrateur hybride électrique de Pratt & Whitney.

Le projet P804 a pour but premier de faire la validation du concept de propulsion hybride avec une installation en parallèle, c’est-à-dire que les deux moteurs et les deux types d’énergies peuvent être utilisés en même temps pour faire tourner une seule hélice. L’avion de démonstration sera un DASH8-100 est sera équipé d’un moteur PW121 de série d’un côté. De l’autre côté il sera équipé d’un système de propulsion hybride d’une puissance de 2 mégawatts composé d’un moteur électrique et d’une turbine à gaz optimisée pour le vol en croisière, chaque moteur fournissant 1 mégawatt.

Le projet P804 doit également démontrer que cette technologie peut être installée sur des avions existants. Après la phase de validation, il sera alors possible de débuter la mise au point d’un premier système pour un modèle d’avion en particulier. Puis viendra le temps ou les avionneurs pourront développer de nouveaux appareils autour de cette technologie.

Généraliser et investir dans cette technologie

Selon M. Thomassin, cette technologie pourra être utilisée sur plusieurs catégories d’avions allant des plus petits appareils de l’aviation générale jusqu’aux jet régionaux. La propulsion hybride en parallèle permet de fournir un surplus de puissance durant le décollage et la montée jusqu’à l’altitude de croisière puis le moteur électrique cesse de fonctionner. Pour que ce système soit pleinement efficace, il est important d’avoir juste assez d’accumulateurs servant au décollage et à la montée. Avoir un surplus d’accumulateurs entrainerait un surpoids inutile qui ferait diminuer les économies de carburant.

Pour rendre pérenne cette technologie, le gouvernement du Canada va investir jusqu'à 693 millions de dollars pour soutenir ce projet novateur de l’industrie aérospatiale canadienne. De leurs côtés, Bell Textron Canada, CAE Électronique et Pratt & Whitney Canada, ont annoncé plus de 2 milliards de dollars d'investissements privés et publics pour relancer l'industrie aéronautique canadienne durement secouée depuis 16 mois par la pandémie de COVID-19. La région de Québec sera directement impactée par ces investissements et pourrait bien devenir le nœud central du projet. L'ensemble de ces projets devrait permettre la création de 1’000 nouveaux emplois au Québec dans le secteur aérospatial en plus d'offrir des stages de perfectionnement à plus de 6’200 étudiants. 

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Photos : 1 DASH 8-100 2 Moteur PW @ Pratt & Whitney

13/07/2021

Porter Airlines commande 30 Embraer E195-E2 !

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C’est une belle commande qui vient d’être enregistrée par l’avionneur brésilien Embraer. La compagnie canadienne Porter Airlines a dévoilé son intention d'étendre son service primé à des destinations dans toute l'Amérique du Nord avec une commande ferme de 30 jets Embraer E195-E2, avec des droits d'achat pour 50 autres appareils. L'accord sera inclus dans le carnet de commandes d'Embraer au deuxième trimestre et s'élève à 5,82 milliards de dollars, au prix catalogue avec toutes les options exercées.

Porter Airlines sera le client de lancement nord-américain de la nouvelle famille d'avions à réaction d'Embraer E2. L'investissement de Porter est sur le point de perturber le paysage aéronautique canadien en vue de renforcer la concurrence, élever les niveaux de service aux passagers et créer jusqu'à 6’000 nouveaux emplois. Porter a l'intention de déployer les E195-E2 vers des destinations d'affaires et de loisirs populaires partout au Canada, aux États-Unis, au Mexique et dans les Caraïbes, à partir d'Ottawa, de Montréal, d'Halifax et de l'aéroport international Pearson de Toronto. Les plans de configuration des E2 de Porter seront dévoilés en temps voulu.

Michael Deluce, président et chef de la direction de Porter Airlines a déclaré : « Il s'agit d'un moment décisif dans l'histoire de Porter. Aujourd'hui, nous jetons les bases d'un service nouveau et plus étendu pour nos clients, livré dans le plus pur style et confort Porter. L'E2 d'Embraer, avec sa cabine spacieuse, ses opérations silencieuses et aucun siège central, offre l'expérience raffinée et confortable sur laquelle Porter a bâti sa réputation de service et de qualité. Nos clients vont adorer l'expérience sur ce jet autant que nous le faisons déjà chez Porter. »

La première livraison et la première mise en service de Porter sont prévues à partir du second semestre 2022. L'option de conversion des droits d'achat en E190-E2 est incluse dans l'accord. Cela offrirait une plus grande flexibilité pour introduire un service sans escale dans les marchés avec moins de passagers et pour ajouter des fréquences sur les routes à plus forte demande.

La nouvelle famille E2 

Le programme E2 réaffirme l'engagement de l’avionneur brésilien pour maintenir sa position de leader dans le segment des avions de 70 à 146 sièges. La nouvelle génération est motorisée avec des Pratt & Whitney « PurePower » GTF à taux de dilution élevé (PW1700G sur le E175-E2, PW1900G sur le E190-E2 et E195-E2). La nouvelle génération dispose également de nouvelles ailes aérodynamiquement avancées, des contrôles complets « fly-by-wire » et des améliorations sur divers systèmes. La gamme E2 va considérablement réduire la consommation de carburant, les émissions et le bruit extérieur. L’avionneur brésilien a également travaillé à la réduction des coûts d’entretien. L'E195-E2 accueille entre 120 et 146 passagers.

Depuis le lancement, l'E2 a atteint 505 demandes soit : 90 pour E195-E2, et 415 options et droits d'achat et parmi ses clients des compagnies aériennes et les sociétés de crédit-bail. Actuellement, la famille des E-Jets fonctionne avec environ 70 clients dans 50 pays et est un leader mondial dans le segment jusqu'à 130 sièges, avec une part de marché de plus de 50%.

Photo : E195-E2 aux couleurs de Porter Airlines @Embraer

02/04/2021

Canada : ciel dégagé pour l’A330 MRTT !

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La Royal Canadian Air Force (RCAF) doit remplacer sa flotte d’avions ravitailleurs CC-150 « Polaris » sous l’égide du programme ASTRV (Avion Stratégique de Transport et de Ravitaillement en Vol). Le nouvel avion doit pouvoir effectuer un large éventail de missions et de participer aux missions de l'OTAN et du NORAD, allant du ravitaillement en vol au transport stratégique du gouvernement canadien et à l'évacuation sanitaire.

Le CC-150 « Polaris » :

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L'Airbus CC-150 « Polaris » est le dérivé de la version civile de Airbus l'A310-300 convertie en avion polyvalent à long rayon d'action pour le transport de passagers, de fret ou médical et de ravitaillement en vol pour la RCAF. Au total, la RCAF dispose de 5 CC-150 livrés entre 1987 et 1988 et transférés à Canadian Airlines lorsque les deux compagnies ont fusionné en 1989. Ils ont ensuite été achetés par les Forces canadiennes à Canadian Airlines et convertis à des fins militaires, l'avion étant entré en service entre décembre 1992 et août 1993. Quatre des cinq avions ont été convertis au standard Combi-Freighter avec un plancher renforcé et une porte cargo à ouverture latérale. Le cinquième a été modifié en tant qu'avion de transport VIP pour le transport des dirigeants du gouvernement.

Un seul avion qualifié :

Deux appareils étaient pressentis pour être retenu pour l’appel d’offre du Canada, l’Airbus A330 MRTT et le Boeing KC-46A « Pegasus ». Mais l’évaluation primaire n’en a retenu qu’un seul. En effet, l’Airbus A330 MRTT a prévalu sur son concurrent, le Boeing KC-46, qui a été officiellement rejeté par Ottawa. Le gouvernement a informé l’avionneur de l’éviction de son appareil. Aucun commentaire n’a été donné sur ce choix. Cependant, il semble bien que les problèmes de mise au point du KC-46A ont eu raison de la décision d’Ottawa.

L’Airbus A330MRTT est donc l’unique qualifié comme soumissionnaire pour le projet ASTRV auprès du gouvernement canadien et ceci suite à l'invitation à se qualifier publiée au début de l'année 2021. L'A330 MRTT (Multi Role Tanker Transport) d'Airbus a été identifié comme capable de répondre aux exigences du projet qui passe maintenant à l'étape suivante du processus d’approvisionnement. Une ébauche de projet d'appel d'offres est attendue au troisième trimestre 2021.

L’Airbus A330MRTT : 

L’A330 MRTT (Multi Role Tanker Transport) d’Airbus Military est le seul avion stratégique de ravitaillement et de transport de nouvelle génération, actuellement disponible et opérationnel au monde. L’importante capacité d’emport carburant de base (111 tonnes) de l’avion de ligne A330-200, dont il est dérivé, permet à l’A330 MRTT d’exceller dans les missions de ravitaillement en vol, sans l’adjonction de réservoir supplémentaire. L’A330 MRTT est proposé avec un choix de systèmes de ravitaillement incluant la perche caudale ARBS (Aerial Refuelling Boom System) d’Airbus Military et/ou une paire de nacelles tuyau/panier sous voilure et/ou un système ventral tuyau/panier FRU (Fuselage Refuelling Unit).

Grâce à son large fuselage, l’A330 MRTT peut également servir d’avion de transport capable de transporter 300 soldats ou 45 tonnes de charge utile. Il peut également être décliné en version d’évacuation sanitaire (EVASAN) et recevoir jusqu’à 130 civières. L’A330 MRTT totalise à ce jour 28 commandes émanant de quatre clients.

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Photos : 1 & 3 A330 MRTT @ Airbus DS 2 CC-150 Polaris @ RCAF