19/03/2019

Aviation, climat la grande hypocrisie !

 

aviation,climat,biocarburant,industrie de l’aviation,les nouvelles de l’aviation,romandie aviation

Second volet de l’aviation et écologie. On y est, l’avion est devenu la bête noire du climat. L’industrie de l’aviation est devenue en l’espace de quelques mois le mal absolu. Pointer du doigt le transport aérien est devenu si facile et complaisant. Pourtant, ce dernier n’est responsable que de 2% des émissions annuelles de CO2 provoquées par l’activité humaine. Les transports sont eux responsable de 12% des émissions totales du secteur. L’aviation étant le meilleur élève de la classe. Avec un volume de 0,5 % du transport mondial avec 35% de la valeur transportée. Rappelons également que 80% des vols en avion sont supérieurs en distance à 1’500km.

Méchants petits suisses 

Le suisse est méchant, il vole trop souvent et sur des distances courtes. Hé, oui notre pays nous offre une qualité de vie plutôt bonne et de fait, les habitants de notre pays sont devenus accros à l’avion et seraient responsables de 10% du rejet de CO2. On oublie de mentionner que l’avenir du transport aérien explose du côté de la Chine et Asie-Pacifique, de l’Inde et du Moyen-Orient sans oublier l’Amérique Latine. Concrètement cela veut dire que d’ici 10 ans notre pays disparaîtra au fond des statistiques sur l’utilisation de l’avion. Mais pour autant, il ne faut effectivement pas s’endormir.

Qui sont les vrais pollueurs ?

Avancer le thème de l’avion pollueur est facile, surtout lorsque l’on ne prend pas la peine de comparer. Les chaudières à mazout présentent dans la plus part des maisons, immeubles et bâtiments administratifs sont responsables du plus grand rejet de CO2 dans l’atmosphère et produisent 8 fois plus de gaz à effet de serre que tous autres moyens de chauffage. Les navires de croisière et bateaux cargos sont les plus grands pollueurs, mais visiblement on ne s’y intéresse pas. Pour autant, les suisses usent de plus en plus des croisiéristes pour leurs vacances et nous importons et exportons le plus gros de nos marchandises grâce aux porte-containers.

Le train : pas si propre qu’il n’y paraît

En 2014 les CFF ont rejeté pas moins de 116’191 tonnes de CO2 et cela s’accélère avec l’augmentation du trafic ferroviaire, augmentation de la population oblige et décisions politiques. Les calculs démontrent que le train se classe un tout petit peu mieux que l’avion. Les trains consomment beaucoup d’énergie qui doit être produite soit par le nucléaire en France où les centrales à charbon en Allemagne par exemple et le surdimensionnement des voies ferrées en acier et en béton n’est pas particulièrement écologique.

L’aviation, un bon élève 

Le kérosène fossile représente le coût le plus élevé de fonctionnement pour les compagnies aériennes. La recherche de la diminution de la consommation est un but depuis plusieurs années. Avionneurs et motoristes y travaillent et ont accompli d’énormes efforts en 60 ans. Les avions de dernière génération (B737MAX,B787,B777X, A320neo, A330neo, A350) ont une consommation 70% inférieure à celle des aéronefs des années 60. Mais ce n’est pas terminé, d’ici 2025 celle-ci devrait encore diminuer de l’ordre de 5%. Si l’économie réalisée est un moteur économique pour l’aviation, l’arrivée de biokérosène en est un autre. L’arrivée prochaine de biocarburants fabriqués à partir de biomasse, plantes ou de déchets, va contribuer à améliorer nettement le bilan environnemental tout en garantissant la pérennité du transport aérien. Leurs utilisations réduit de 50 à 90 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport au kérosène actuel, tout en réduisant aussi, à des degrés divers et en fonction de la structure chimique du carburant de synthèse, les émissions de polluants par rapport aux carburéacteurs fossiles, oxydes de soufre et particules notamment. A terme, le prix de ces nouveaux carburants sera également abordable et moins sujet aux fluctuations du marché, garantissant ainsi une meilleure stabilité de prix et d’approvisionnement.

En plus des nouveaux bio-kérosène, les avionneurs travaillent aujourd’hui à l’avion du futur dont la pollution sonore diminuera encore de près de 50% et les rejets dans l’atmosphère de 70% par rapport aux appareils conventionnels actuels cités plus haut.

Taxer le billet d’avion, une demi-solution 

Alors faut-il taxer le bon élève ? Si cela devient la norme, il ne faut pas faire n’importe quoi. D’une part, la taxe ne doit pas prétériter les compagnies traditionnelles au risque de basculer dans le « tout low cost », soit créer l’effet inverse de ce que l’on recherche. Que faire de l’argent encaissé ? Tout le monde parle de taxes, mais pour en faire quoi ? Si, une taxe sur les billets d’avion devait voir le jour, il est impératif que l’argent récolté serve à accélérer le processus de remplacement du kérosène fossile par du biofuel. Dans le cas contraire cet argent n’aurait pas réellement d’effets positifs. Cette taxe sera une aide et non « la » solution contrairement aux idées reçues.

Les solutions 

On le voit, les solutions existent pour rendre l’aviation quasiment propre d’ici10 ans. Les grandes organisations de l’aéronautique comme l’IATA, l’OACI, l’EASA sont engagées sur le sujet aux côtés des avionneurs, des motoristes et des transporteurs aériens. Pour autant, il faut cesser d’écrire n’importe quoi sur le sujet avec des titres racoleurs du genre « l’avion de la honte », vide de toutes solutions. Au mieux ce genre de papier aura pour tout effet de déculpabiliser le citoyen lambda et de surfer sur la vague du climat “avec de vagues visions”, mais n’aura surtout aucun effet concrèt. Crier au loup en ne proposant qu’une taxe sans autre explication n’apporte rien, cela s’appelle du “populisme écologique”. L’industrie de l’aviation continue d’avancer pour devenir encore moins gourmande en kérosène, plus propres, moins bruyante également. Cela vaut également pour l’aviation privée et militaire. Est-ce que tous les acteurs industriels peuvent en dire autant ? Certainement non.

 

25/02/2018

Protection des GPS aéronautiques contre des cyberattaques !

 

aviation,cyberattaques,gps,armasuisse,aviation commerciale,infos aviation.

Berne, en collaboration avec une équipe internationale de chercheurs, le domaine de compétences Sciences et technologies (W+T) d’armasuisse développe un système d’un type nouveau pour protéger l’espace aérien global contre les cyberattaques visant le système de navigation par satellites GPS.

Ces années passées, les annonces de cyberattaques visant le système de navigation par satellite GPS (Global Positioning System) se sont multipliées. Ces attaques criminelles constituent une menace particulièrement importante pour l’aviation, puisque les avions, hélicoptères et drones utilisent les signaux du GPS pour la navigation. Ainsi, il y a par exemple eu des tentatives de faire dévier de leur cap des avions ou de prendre le contrôle de drones en émettant des signaux destinés à perturber ou à leurrer les systèmes. Fondamentalement, dans les applications civiles, tous les récepteurs de signaux GPS sont vulnérables et ne disposent d’aucune protection face à de telles manipulations.

Le domaine de compétences Sciences et technologies (W+T) d’armasuisse a développé une solution à cet effet en collaboration avec des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, de l’Université technique de Kaiserslautern, de l’Université Ruhr-Bochum et de la New York University Abu Dhabi. Un système d’un type nouveau, appelé Crowd-GPS-Sec, surveille en permanence l’espace aérien à l’aide de signaux numériques relatifs à la navigation aérienne émis par des avions et des drones. Les chercheurs ont pu démontrer à l’aide d’algorithmes d’un nouveau type comment de faux signaux GPS ont pu être détectées en quelques secondes. Il est même possible de localiser l’attaquant à quelques mètres près dans un délai de 15 minutes au maximum. Cette solution a ceci de particulier que les signaux d’un avion relatifs à la navigation aérienne peuvent être surveillés via l’Internet par un groupe de volontaires (Crowdsourcing). Le Crowdsourcing permet aujourd’hui déjà aux organisations concernées de profiter de cette solution sans devoir mettre en place leur propre infrastructure de surveillance, ni devoir modifier les récepteurs GPS des aéronefs.

535.jpg

Le système en est encore à l’état de prototype et sera présenté en mai 2018 à San Francisco (USA), au IEEE Symposium on Security and Privacy (S&P). Institué il y a 39 ans, le S&P Symposium est organisé par l’Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE). Ce symposium est considéré au niveau mondial comme la principale conférence consacrée à la cybersécurité. Des experts du monde scientifique, de l’industrie et des autorités s’y rencontrent chaque année pour échanger les résultats de la recherche. Ce travail soutient la Stratégie nationale de protection de la Suisse contre les cyberrisques (SNPC). Sources DDPS.

31/12/2013

Envolons-nous en 2014 avec conviction !

Grpn Large1.jpg


 

Nous voici déjà dans le passage vers la nouvelle année, 2014 sera une année charnière pour notre aviation avec des enjeux cruciaux pour nos Forces aériennes, l’avenir de celles-ci, le maintien de notre de souveraineté et la capacité à faire face à l’ensemble des missions seront au menu des douze prochains mois.

 

Le vote sur l’achat des Gripen E : 

 

Le premier enjeu concernera le vote sur l’achat du nouvel avion Gripen E. Sans cet avion nos Forces aériennes se verront vieillir et perdre progressivement de leur capacité à réagir envers les différentes menaces. Il n’y a pas que la police du ciel en jeu, mais la capacité de maintenir en l’air en cas crise une flotte suffisante d’avion, ce qui pourrait devenir difficile avec nos seuls 32 F/A-18. Il est impératif de se doter des 22 Gripen E et de leur technologie pour disposer non seulement des moyens adéquats pour faire face aux nouvelles menaces aériennes, mais également la mise en place (enfin) de la mise en alerte 24/24, soit la capacité QRA (Quick Reaction Alert) au plus tard en 2016.

 

Nouveaux drones (ADS15): 

 

C’est également au printemps que nous connaîtrons le choix du nouveau drone qui équipera les FA. De nouvelle génération, le futur drone permettra de renforcer la capacité de renseignement de l’Armée, mais offrira également de meilleures performances pour le soutien des opérations d’aides et d’appuis aux autorités civils.

 

 

DSA 2020 :

 

2014 marquera également la mise place définitive du cahier des charges concernant les futurs systèmes de DCA qui remplaceront à l’aube de 2020, les actuels systèmes en services, que sont les missiles Rapier et canon 35mm et système radar Skyguard. Le travail qui sera effectué cette année, doit permettre la mise en place des sélections en vue d’une évaluation en 2016.

 

Air14 :


 

1385087801674.jpg


 

Cette année sera aussi placée sous le signe de la Fête, avec le gigantesque meeting aérien qui se tiendra sur l’aérodrome de Payerne, afin de célébrer les 100 ans des FA, les 50 ans de la Patrouille Suisse et les 25 ans du Team PC7.

 

International :

 

Et nous aurons également une actualité aéronautique à nouveau, très fournie, sur le plan international tant civil que militaire. L’arrivée de nouveaux appareils, choix d’avions et signatures de contrats le tout, avec un retour progressif marqué de l’embellie du trafic aérien. 

 

100 ans de vol commercial :


 

First passager.jpg


 

Le 1er janvier 1914 marque le centenaire du premier vol commercial, c'est-à-dire le premier billet d'avion vendu et racheté pour un vol. Soit une première ligne aérienne régulière aux Etats-Unis entre Saint-Pétersbourg et Tampa en Floride. Les deux villes sont distantes de seulement 35 kilomètres. Le vol dura à peine 23 minutes à l'altitude d'un mètre cinquante.

 

 

Très bonne année 2014 à toutes et tous !

Pascal Kümmerling

 

18:35 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : aviation, gripen, bonne année 2014 |  Facebook | |

08/03/2011

Journée de la Femme & aviation !

March%201920x1200.jpg

 

 

Le 8 mars : journée de la femme, alors une deux  choses à dire :  restez-vous même  et

 

"Une femme, une vraie femme, c’est une femme qui avant tout n’est pas féministe ! "

 

Victor Hugo

 

 

 Mes liens sur les articles concernant les femmes & l'aviation :

 

 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/10/14/d4a1506e38...

 

 http://psk.blog.24heures.ch/tag/femme+pilote+militaire

 

 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/11/13/premiere-f...

 

Photo : Major Catherine Labuschagne first pilote of Gripen, South African Air Force @ Saab Gripen

 

 

14:23 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : femmes, aviation |  Facebook | |

29/09/2010

IFTM TOP RESA, le salon international B2B du marché touristique français

 

Les portes viennent de se refermer sur l'IFTM Top Resa Paris, il convient de dresser un premier bilan des annonces et nouveautés qui préfigurent l'évolution du transport aérien et du tourisme pour la prochaine saison.

Ce salon professionnel qui reste un des baromètres du secteur, nous a agréablement surpris par le nombre croissant d'exposants, ainsi que la présence de sociétés high-tech orientées vers des solutions dédiées au secteur. ; on ne compte plus le nombre d'iPad de chez Apple présents

nouvelles-tech.jpg

 

Toutefois, il est à signaler l'absence majeure de la Star Alliance qui de part son actualité aurait eu toute sa place ici.

 

stand_air_france.jpg

 

 

Air France qui nous a présenté sa nouvelle configuration affaire qui se retrouvera en 2011 sur une vingtaine d'appareils, une quarantaine prévue pour l'horizon 2013.

Cette nouvelle configuration propose d'avantage de confort : un lit de plus de deux mètres, de nouveaux rangements et un système astucieux de repose-pieds intégré dans le siège du passager de devant.

L'ambiance lumineuse du bloc cabine est elle aussi complètement revue, ainsi que la gastronomie.L'application iPhone a elle aussi été annoncée cette semaine, elle prend en compte votre compte Flyingblue.De plus, de nouvelles destinations ont elles aussi été annoncées, Orlando et Lima à partir de juin 2011.

Corsairfly a été sous les feux de l'actualité ces deux dernières semaines suite à la sulfureuse campagne de publicités osées, qui a fait un "buzz" sans précédent sur la toile avec sa campagne publicitaire "A ce prix là, j'emmène..."

L'arrivée de son nouveau Directeur général, tent à annoncer une montée en puissance de la compagnie, des orientations osées pour sa classe affaire ainsi qu'un renouvellement prochain de la flotte par le remplacement d'une partie des 747-400 actuels par des A330.

 

pear_air-Seychelles.jpg

 

 

Air Seychelles, qui attendait depuis longtemps sa nouvelle classe affaire "Pearl" a eu l'immense plaisir de nous la présenter, il convient d'ajouter aux standards des grandes compagnies, un écran LCD qui se pose comme une tablette graphique autonome, ainsi qu'une trousse atypique et exotique pour les passagers. La compagnie attend elle aussi quelques renouveaux de sa flotte, qui accompagnera   l'arrivée de deux grands hôtels de très haut de gamme sur l'archipel.

Finnair a quand à elle fait savoir qu'une nouvelle charte graphique de sa flotte sera présentée, à partir du 4 décembre, sur un Airbus A330.

Nous nous attendions à quelques informations concernant le rapprochement de LAN (Chili) avec TAM (Brésil), hélas rien n'a filtré ! Il faut avouer que le sujet est sensible et risque bien d'être à rebondissements, car nous nous trouvons dans le cas précis où l'une des compagnies est membre de l'alliance One World et l'autre de la Star Alliance. Ce duel risque bien d'être le feuilleton à suspens pour la fin de l'année.

Non présente sur le salon, Jet Airways, compagnie indienne ouvre une nouvelle ligne sur Milan.

 

stand_panama.jpg

 

 

Passons à la partie tourisme, où là chaque pays présent a rivalisé d'ingéniosité dans les décors pour nous apporter chaleur et envie sur leurs stands. Le salon était configuré par zones géographiques, où la présence de petites îles ou pays apportait un réel plaisir : tenues folkloriques, gastronomie locale, et bien entendu musique. À ce jeu-là, l'Amérique du sud est difficile à battre, tellement le rythme est soutenu, entre le Brésil, la Colombie, l'Argentine et quelques îles des Caraïbes.

 

danseuse.jpg

 

 

L'Asie était nettement moins représentée que l'an dernier, avec une Chine discrète.

L'Afrique emmenée par l'Afrique du sud - qui surfe toujours sur l'effet Coupe du Monde -  a fait le plein.

Malgré les situations géopolitiques (tensions, otages) nous ne pouvons que féliciter les initiatives de participation de l'Iran, la Libye et du Niger, qui recèlent réellement de trésors cachés qu'il est encore difficile de découvrir.

La mauvaise note du salon sera attribuée, hélas, à la Nouvelle-Calédonie, qui par un petit stand perdu au fond d'une allée, se retrouve dans l'impossibilité de promouvoir une destination qui reste pour beaucoup comme le plus bel endroit du monde, un paradis merveilleux aux antipodes de l'Europe !

Paul Marais-Hayer