26/02/2020

Inde, des Apache et MH-60R au menu !

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La visite du président D. Trump en Inde semble réchauffer le désaccord commercial, en effet, New Delhi a conclu des accords d'achat pour 24 hélicoptères Sikorsky MH-60R pour la marine et six hélicoptères Boeing AH-64E Apache pour l'armée.

Sikorsky devrait conclure les livraisons des 24 MH-60R d'ici 2023. Les livraisons d'AH-64E commenceront en 2023.

L'accord pour six AH-64E devrait coûter environ 930 millions de dollars américains et comprendra une vente commerciale directe (DCS) entre Boeing et le ministère indien de la Défense.

Les MH-60R seront acquis par la voie de la vente militaire à l'étranger (FMS) à un coût estimé à 2,6 milliards de dollars américains.

Le Sikorsky MH-60R :

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La version MH60R et le dernier développement du SH-60-SeaHawk destiné à la lutte anti-sous-marine et de bâtiments de surface. Il remplace et reprend l’ensemble des missions actuellement dévolues aux actuels SH60B et SH60F. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed Martin, le MH-60R représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi -missions en utilisant un équipage de trois personnes. 

Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, le MH60R est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le sauvetage (SAR), le ravitaillement vertical, le soutien aux incendies de surface, l’évacuation médicale (MEDEVAC) ainsi que le relais des communications.

Lockheed-Martin qui est responsable de l'intégration numérique de poste de pilotage de l'hélicoptère, du radar multi-mode, du sonar acoustique à longue portée et l’adjonction d’une caméra infrarouge. Le MH60R dispose également d’une architecture électronique permettant de protéger l’aéronef contre les menaces missiles. 

L’AH-64 E Apache :

L’AH-64E « Apache » offre plusieurs améliorations, y compris une plus grande puissance en ce qui concerne la motorisation. Il est doté de nouvelles pales en composites. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones) et ceci grâce à une mise en réseau du système (Net Centric Warfare). L’AH-64E comprend une nouvelle architecture de communication de type JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir Longbow block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aérien et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.

Photos : 1 AH-64 E apache @ Boeing 2 MH-60R @ Sikorsky

 

13/05/2019

L’Inde réceptionne ses premiers Apache !

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L’armée de l’air indienne a réceptionné ses premiers hélicoptères d’attaque Boeing AH-64E « Apache » BlockIII, lors d’une cérémonie de remise. Des représentants de l'armée de l'air ont pris livraison des appareils  au centre de production de Boeing à Mesa. Les équipages indiens ont suivi une formation à Fort Rucker, en Alabama.

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Rappel : 

C’est le 28 mai 2015 que le Ministère indien de la Défense (MoD) a autorisé l'acquisition de 22 hélicoptères Boeing AH-64 E « Apache » et 15 hélicoptères Boeing  CH-47F « Chinook » pour un montant de 2,5 milliards de dollars US.

La vente de 22 hélicoptères de combat AH-64D Apache comprend également une large panoplie d’armement tel que : 812 missiles AGM-114L-3 Hellfire Longbow, 542 missiles AGM-114R-3 Hellfire-II, 245 missiles Stinger Block I-92H. Des munitions de 30mm pour approvisionner les canons. Il faut également ajouter  12 radars de définition de cible AN/APG-78, 12 Interféromètres AN/APR-48A à fréquence radar. L’Inde prévoit également de se doter d’un important stock de moteur de réserve avec 50 turbines General-El T700-GE-701D.

L’AH-64 E Apache Block III :

Le Bloc III est la variante la plus avancée de l'hélicoptère d'attaque. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones). Ceci comprend un JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir Longbow block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aérien et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.

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Photos : 1 & 3 Apache aux couleurs indiennes Cérémonie de remise @ Boeing

27/07/2018

Premiers « Apache » & Chinook » pour L’Inde !

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Boeing vient de réaliser les premiers  vols des hélicoptères AH-64 E « Apache » et CH-47F « Chinook » destinés à l’Indian Air Force (IAF). Les livraisons débuteront l’année prochaine.

« Nous sommes impatients de livrer cette capacité phénoménale à l'Inde », a déclaré David Koopersmith, vice-président et directeur général, Boeing Vertical Lift.

L’Inde reçevera 22 hélicoptères d’attaque AH-64E Apache, et 15 CH-47F  « Chinook » de transport

Rappel :

C’est le 28 mai 2015 que le Ministère indien de la Défense (MoD) a autorisé l'acquisition de 22 hélicoptères Boeing AH-64 E « Apache » et 15 hélicoptères Boeing  CH-47F « Chinook » pour un montant de 2,5 milliards de dollars US.

La vente de 22 hélicoptères de combat AH-64D Apache comprend également une large panoplie d’armement tel que : 812 missiles AGM-114L-3 Hellfire Longbow, 542 missiles AGM-114R-3 Hellfire-II, 245 missiles Stinger Block I-92H. Des munitions de 30mm pour approvisionner les canons. Il faut également ajouter  12 radars de définition de cible AN/APG-78, 12 Interféromètres AN/APR-48A à fréquence radar. L’Inde prévoit également de se doter d’un important stock de moteur de réserve avec 50 turbines General-El T700-GE-701D.

Nouvelle victoire de Boeing en Inde, après avoir remporté le contrat portant sur 22 AH-64 Apache Block III pour un montant de l’ordre de 1,4 milliards de dollars. L’Inde par l’intermédiaire de son ministère de la défense a confirmé le choix en matière d’hélicoptère lourd du CH-47F « Chinook ».

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Photos : 1le premier Apache de l’IAF 2le premier Chinook @ Boeing

 

06/09/2017

L’Inde signe pour plus d’hélicoptères Dhruv !

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    New Dehli, l'armée et la marine indienne ont signé une commande combinée portant sur 41 hélicoptères légers HAL Dhruv (ALH). L'accord verra l'armée prendre 40 de ces hélicoptères, et la marine un seul appareil, dans le cadre d'un contrat d'une valeur de 976 millions de dollars. Les livraisons vont s’étendre sur 60 mois.

    Le HAL Dhruv :

    Conçu par la société HAL comme hélicoptère moyen polyvalent en vue de succéder aux Alouettes III. Le programme ALH est lancé en 1984 mais n’évolua que très lentement à cause de nombreuses difficultés techniques. De plus, un embargo (Dû à l’acquisition du programme Nucléaire militaire Indien) bloqua les possibilité de transfert de technologie durant plusieurs années.Le premier prototype ne vola qu’en 1992 et ceci grâce à l’aide du motoriste français Turbomeca. Il fallut près de dix ans à HAL pour finaliser sont nouvel hélicoptère qui n’entra en service pour la première fois qu’en 2002 dans les unités de gardes-côtes puis progressivement au sein des diverses unités de l’armée Indienne.

    L’Hélicoptère HAL Dhruv dispose de missiles « Fire-and-forget »  antichars offrant  7 km de portée pour le soutien au sol. L'hélicoptère multi-mission est équipé d’une nacelle frontale infrarouge (FLIR) avec imagerie thermique,  d’une interface intégrée défensive (IDAS) pour la guerre électronique et l'auto-protection. L’hélicoptère permet l’emploi de missile air-air avec autodirecteur à infrarouge, de nacelle roquettes et d’une tourelle canon orientable.

     

    Photo : HAL Dhruv @ Vivek Manvi

14/06/2016

L’Inde s’intéresse au drone Avenger !

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New Dehli montre de plus en plus d’intérêt pour les drones armés et plus précisément en ce qui concerne la famille General Atomics Aeronautical « Avenger/Sea Avenger ».

Selon les dernières informations disponibles, l’Inde pourra acquérir dans un premier temps, près de 100 drones « Avenger », soit la version destinée à l’armée de l’air. Mais un fonctionnaire indien précise que la commande pourrait être montée à près de 250 aéronefs, si la marine indienne décide de changer la conception du système de lancement par catapulte sur son second porte-avions indigènes, celle-ci pourrait alors opter pour la version navale le « Sea Avenger ».

Le choix de l’Inde pour la famille de drones « Avenger » est motivé par le fait que celui-ci pourra emporter des missiles « Hellfire » qui équiperont également les hélicoptères d’attaques Boeing AH-64 E « Apache ». De plus, les Etats-Unis préparent un système de liaisons de données qui permettra au drone « Avanger » de travailler en binôme avec les « Apache ».

L’origine des Avenger/ Sea Avenger :

Le « Sea Avenger » et l’Avanger sont des dérivés du prototype du Prédateur Avenger C produit par General Atomics Aeronautical. Ce dernier fait partie d’une nouvelle génération de drones, motorisé par un réacteur Pratt & Whitney Canada PW54B (le même que celui des Cessna Citation XLS) contrairement aux anciens modèles équipés d’un turbopropulseur.

Côté caractéristiques, sa longueur est de 13,5 m pour une envergure de 22 m. Son empennage est en V positif contrairement aux autres qui possédaient un empennage en V négatif. Au niveau des performances, il atteint une vitesse maximale d’environ 400 nœuds (soit environ 720 km/h) avec une altitude maximale de 60 000 pieds (soit 20 000 m). La tuyère du réacteur a été déplacée sur le dessus du fuselage afin de cacher les gaz sortant du réacteur. Ainsi, malgré son réacteur, il reste néanmoins furtif. Sa capacité d’emport en armement est de 3 000 livres (soit environ 1.3 tonnes). Son autonomie est de 20 heures. Quant aux équipements à bord, il intègre une vision infra-rouge similaire à celle développée pour le F-35 Lightning II, ainsi que d’un radar de type AESA. Son premier vol a eu lieu le 4 avril 2009.

La version navalisée de l’Avenger, reprend l’ensemble des équipements de base du Predator C. Pour répondre au cahier des charges, émis par le Naval Air Systems (NAVAIR), General Atomics Aeronautical a effectué les ajustements suivants : les ailes sont repliables pour facilité son rangement sur un bâtiment de surface. La structure de l'avion a également été renforcée pour les atterrissages sur pont et permettre l’utilisation d’un crochet arrière pour l’appontage. Le « Sea Avenger » sera également optimisé pour les liaisons électroniques (Link16) en lien avec les F/A-18, ainsi que le futur F-35.

La soute modulaire doit permettre la mise en oeuvre des divers systèmes d’armes en services dans la Navy et pourra également transporter de l’équipement de reconnaissance et de l’écoute électronique.

Le « Sea Avenger » et l’Avenger représentent un faible risque, car étant similaire, les options d’achat de haute technologie seront partagées entre les deux modèles et devraient permettre une exploitation d’une vingtaine d’année.

 

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Photos : Avenger & Sea Avenger @ General Atomics Aeronautical