17.05.2012

France : La saison des meetings se valide pour l’armée de l’air.

 

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Vendredi dernier, à Salon de Provence, sur la base aérienne 701, le chef d’état major de l’armée de l’air, le Général J.P Paloméros  a assisté aux démonstrations  des patrouilles acrobatiques et  des solos, qui enflammeront le cœur de tous les visiteurs qui se déplaceront durant la saison 2012 aux meetings aériens français et européens.

Cette validation par la commission de sécurité conclue, l’élaboration de nouvelles figures tout au long des entrainements durant la saison hivernale et quelques répétitions sur la base de Solenzara (Corse) pour la mise en condition des démonstrations en mer.

Cette année, seront donc présents :

  • L’EVAA (Equipe de voltige de l’armée de l’air) sur Extra 330 SC
  • La patrouille acrobatique « Cartouche Doré » sur  TB 30 Epsilon
  • La patrouille de France sur  Alpha Jet
  • Le Rafale Solo Display sur Dassault Rafale
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A cela il faudra ajouter les deux Mirages 2000N pour la démonstration tactique.

C’est aussi l’occasion de signer les partenariats avec les associations qui seront parrainées par les patrouilles.

  • Tout le monde chante contre le cancer

Améliore le quotidien des malades du cancer depuis 6 ans.

url : www.toutlemondechante.net

  • Fondation Thierry Latran

Recherche au niveau européen sur la Sclérose latérale amyotrophique (SLA), dite maladie de Charcot.

url : www.fondation-thierry-latran.org

  • Solid’Air

Au profit des militaires et des civils de l'armée de l'air parents d’enfant handicapé afin de les sortir de l’isolement grâce à un réseau d’entraide.

url : http://www.solidair-asso.net

 

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et pour conclure, Thierry Dusautoir, Capitaine de l’équipe de France de Rugby et désigné meilleur joueur de l’année 2011 devient le nouveau parrain de la Patrouille de France…

A bientôt aux meetings…

De notre correspondant en France  : Paul Marais-Hayer

 

22.04.2012

L’exercice franco-anglais «Joint Warrior» !

 

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Les 10 et 27 avril, l’escadron 2/2 Côte d’Or qui vole sur Alpha Jet à rendu visite à son homologue anglais le 100th Squadron volant sur Hawk. Ces deux escadrons assume le même rôle, soit l’entrainement des unités opérationnelles en temps «qu’Aggressors».

A cette fin, six Alpha-Jet de l’escadron d’entraînement du  2/2 «Côte d’Or» de la base aérienne 102 de Dijon se sont donc déployé sur la base aérienne écossaise de Leuchars. «Nous serons logés au 6e Squadron qui nous prête une partie de ses locaux», explique le commandant Ludovic Meffre, commandant l’escadron d’entraînement 2/2 «Côte d’Or». Auprès des Hawk du 100e Squadron, les Alpha-Jet ont pour principale mission de générer des menaces (Red Air) au profit des forces « frontline » opérationnelles. Par ailleurs, ils réalisent des missions d’appui aérien rapproché (CAS - Close Air Support) et simuleront des attaques de bateaux en coordination avec la RAF et la Royal Navy. «En parallèle à l’exercice «Joint Warrior», les deux forces effectuent également des missions «Red Air» spécifiques au profit des «Typhoon» du 6e Squadron».

 

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Pour l’escadron d’entraînement français, les objectifs sont multiples. Il s’agit, entre autres  d’intégrer les jeunes pilotes dans les missions «Red Air», de progresser dans la professionnalisation du pilote dit «Aggressor», de former les pilotes qui cumulent la qualification de Forward Air Controller (FAC, contrôleur air avancé) ou encore de pratiquer la langue anglaise, universelle dans le domaine de l’aéronautique ».

Les deux forces s’entraînent régulièrement au cours de divers exercices,  cet exercice interarmées  organisé en Écosse n’est autre qu’un des nombreux exercices développés entre les deux nations depuis longtemps. En octobre 2011, les pilotes du Squadron 100th s’était rendu sur la base aérienne de Dijon et avait alors participé à l’exercice EPIAS, il s’agissait à l’époque d’un entraînement interarmées et interallié consacré à l’appui aérien rapproché, plus communément appelé Close Air.

Ces liens doivent encore être renforcés dans le futur, puisqu’un jumelage unissant l’escadron 2/2  Côte d’Or et le Squadron 100th est actuellement à l’étude.

 

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Photos :  1 Hawk du 100th & Alpha-Jet du 2/2 @ RAF 2 Les CMDT anglais et français 3 Hawk & Alpha-jet @ L. Dunn

 

01.04.2012

Cambrai : Une fermeture non désirée pour toute une région !

 

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Après soixante années d’existence, l’escadron de chasse 1/12 Cambrésis, a définitivement arrêter ses ailes le 30 mars, sur la Base Aérienne 103 « Commandant Mouchotte » de Cambrai (Nord de la France).

Créé en 1952 à partir des escadrilles SPA 162 « tigre » et SPA 89 « Guêpes », l’escadron s’associe rapidement avec le 74th Squadron de la Royal Air Force et au 79th Tactical Fighter Squadron de l’US Air Force pour être la structure fondatrice de ce qui deviendra le « Tiger Meet », rendez-vous annuel de toutes les unités aériennes « Tigre » de l’OTAN.

Le Fliegerstaffel 11 de Meringen AB, s’était d’ailleurs rendu l’an dernier pour le dernier Tiger Meet organisé sur la base de Cambrai.

Le 1/12 a été déployé en opérations sur de nombreux terrains aux quatre coins du monde du MD 450 Ouragan au Mirage 2000C rentré en service depuis 1992.

 

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Seul les traditions du SPA 162 « tigre » ne seront pas mises en sommeil, elles sont transférées à l’Escadron de chasse 1/7 Provence de Saint-Dizier, que nous connaissons bien en Suisse pour être venu à plusieurs reprises tant pour l’appel d’offre du remplacement de nos F-5,  qu’à Sion pour le meeting 2011.

Une grande cérémonie s’est déroulée sur la base de Cambrai qui sera démantelée d’ici 2013.

Plusieurs Mirage 2000C du Cambrésis ont revêtu une peinture spécifique et toute la région du nord de la France a été survolée en guise d’adieu, un adieu dans la douleur qui pose beaucoup de questions quand à la future vie économique du Cambrésis.

Les élus et les forces vives de Cambrai l’avaient bien compris et s’étaient mobilisés pour le maintien de la base en recueillant plus de 11.000 signatures lors d’une pétition.

Rien n’y a fait, la réforme de la carte militaire française de 2008 est passée par là, et ce n’est pas les 34 millions d’euros (40 millions Francs Suisse) du contrat de redynamisation de site de défense (CRSD) qui remplaceront les milliers de militaires et de leur famille dans le tissus économique de la région.

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Place maintenant au Rafale tigré pour le prochain TigerMeet qui se déroulera en Norvège !

Texte & photos de Paul Marais-Hayer

 

27.11.2011

Les Mirage 2000D feront la «RECO» !

 

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Les Mirages F1CR vont être retirés du service en 2014, pour compenser le départ à la retraite de ceux-ci, les Mirage 2000D seront modifié pour pouvoir assumer la reconnaissance tactique.

Adaptation de l’ASTAC :

Les Mirage F1CR sont doté de la nacelle ASTAC pour faire du renseignement électromagnétique, avec le départ à la retraite il a fallut trouver une solution, soit l’adaptation du système sur les Mirage 2000D. Thales Systèmes Aéroportés va être mandaté pour équiper 55 Mirages 2000D du système ASTAC (Analyseur de Signaux Tactiques) et la société Alkan se chargera du système d’attache PU 9010.

L’ASTAC :

L’ASTAC (Analyseur de Signaux Tactiques) est un système tactique aéroporté de reconnaissance électronique constitué d'un ensemble de capteurs internes ou montés en nacelle et une station de traitement au sol. Il est destiné à effectuer une détection, l'identification et la localisation de tout type de radar dans un environnement très dense. Une liaison de données entre l'application pod et la station au sol permet une rapide observation du champs bataille.

Le principales caractéristiques du système sont une couverture de fréquence très large,en bande passante instantanée, une  haute sensibilité ainsi qu’une haute précision de mesure en direction de l'interféromètre. Le système est entièrement automatique mais peut être  entièrement reprogrammable et possède une capacité de traitement à très haute vitesse allant jusqu'à 20 radars. L’ASTAC utilise deux récepteurs à large bande pour la compression des ondes acoustiques de surface.  Le système mesure les réseaux d'antennes afin de déterminer l'azimut dans les bandes de fréquences qui sont couvertes (0,5 à 18 GHz avec 18 à 40 GHz ou 0,1 à 0,5 GHz en option).

L’ASTAC une fois monté sur un appareil comme le Mirage 2000D biplaces offrira  de nouvelles options, le navigateur de combat pourra transmettre directement à la station au sol grâce au lien UHF les données concernants les menaces au sol.

Rappel sur le Mirage 2000D :

Mirage 2000D est une version biplace air-sol d'assaut conventionnel tout temps spécifique à la France. Cette version est dérivée du Mirage 2000N (feu Nucléaire) et destinée à l'assaut conventionnel. Elle est demandée à la fin des années 1980 et initialement désignée Mirage 2000N' (à lire Mirage 2000N prime). Ce chasseur-bombardier est doté de capacités de pénétration tout temps et d'une grande précision de navigation qui en font le fer de lance des avions d'attaque au sol. Il est capable de mettre en œuvre toute la panoplie des armements air-sol en service dans l'armée de l'air, de la bombe classique au missile de croisière en passant par tout l'éventail des armements à guidage laser grâce à sa nacelle de désignation (PDLCTS).

Depuis 1999, il participe à la plupart des engagements français sur les théâtres d'opérations, dont les opérations de sécurisation de l'Afghanistan au profit des forces déployées sur le terrain.

Le Mirage 2000D est capable de tirer par tout temps tous les armements en service dans l'Armée de l’air ainsi que ceux à guidage laser et les nouveaux missiles Scalp-EG et apache. Depuis janvier 2011, il est équipé d’une Liaison 16. Tout comme le Mirage 2000N, il est équipé d'un radar Antilope V auquel s'ajoute système d'autoprotection perfectionné. Le prototype du 2000D fait son premier vol le 19 février 1991 et la version est mise en service en 1993.

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Photos : 1 Mirage 2000D  2 Mirage F1 CR @ Laurent Casaert

 

24.09.2011

La France choisit l’A330 MRTT !

 

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La nouvelle n’a rien d’extraordinaire, l’Armée de l’air française à choisit comme nouveau ravitailleur le modèle de l’A330 MRTT du consortium Airbus. On aurait effectivement assez mal comprit un choix américain ! L’achat doit encore être confirmé dans la futur loi de programmation d’armement.

Remplacer les C-135 :

La capacités de ravitaillement en vol de l’armée de l’Air reposent sur les avions ravitailleur de type Boeing C-135 FR, entrés en service dans les années 1960. En raison de leur grand âge, le coût d’une heure de vol avec ces appareils mis en oeuvre par le Groupe de Ravitaillement en Vol 02.091 «Bretagne» est de 23.000 euros, dont 10.000 euros pour le Maintien de la Condition Opérationnelle (MCO). Au total, leur entretien coûte 55 millions d’euros par an. De plus, lors des derniers engagements opérationnels ceux-ci ont montré leurs limites, vu le faible nombre de ravitailleurs français disponibles, entre ceux cloués au sol pour maintenance et ceux détachés sur des théâtres, notamment l’Afghanistan et la Libye.

Le choix de l’A330 MRTT :

L’A330 MRTT, dont 28 exemplaires ont déjà été commandés par quatre clients (Australie, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis et Royaume-Uni). C’est l’appareil qui avait servi de base à l’offre d’EADS pour le remplacement des C-135 de l’US Air Force. Ayant reçu le certificat de type de l’autorité de certification civile européenne EASA en mars 2010, puis le certificat militaire de l’autorité espagnole INTA en octobre, l’A330

MRTT d’Airbus Military est le seul avion stratégique de ravitaillement et de transport de nouvelle génération actuellement disponible et opérationnel au monde. L’importante capacité d’emport carburant de base (111 tonnes) de l’avion de ligne A330-200, dont il est dérivé, permet à l’A330 MRTT d’exceller dans les missions de ravitaillement en vol, sans l’adjonction de réservoir supplémentaire. L’A330 MRTT est proposé avec un choix de systèmes de ravitaillement incluant la perche caudale ARBS (Aerial Refuelling Boom System) d’Airbus Military et/ou une paire de nacelles tuyau/panier sous voilure et/ou un système ventral tuyau/panier FRU (Fuselage Refuelling Unit).

Grâce à son large fuselage, l’A330 MRTT peut également servir d’avion de transport capable de transporter 300 soldats ou 45 tonnes de charge utile. Il peut également être décliné en version d’évacuation sanitaire (EVASAN) et recevoir jusqu’à 130 civières.

 

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Photos : 1 A330 MRTT ravitaillant des F/A-18 espagnols 2 En vol @ EADS/Airbus Military

 

23.05.2011

Les derniers Mirage F1 déménagent à Mont-de-Marsan !

 

 

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Une époque se termine, aujourd’hui les premiers Mirage F1CR rattachés à l'escadron de reconnaissance 2/33 "Savoie" quittent la base aérienne de Reims pour rejoindre la base aérienne de Mont-de-Marsan. Jusqu'alors fief incontesté de la "reco" à la française, la base de Reims devrait être complètement vidée de ses Mirage F1CR dès juillet prochain.

Selon l'armée de l'Air, ce sont d'abord six aéronefs affectés au pool "instruction" de l'unité qui vont partir à Mont-de-Marsan, notamment les Mirage F1B biplaces. Ceux-ci seront mis en place sur la base landaise au cours de la semaine prochaine, pour une reprise de l'activité attendue le 6 juin. D'après les aviateurs, le transfert des 24 avions du "Savoie" et des équipages devrait s'achever le 18 juillet. L'unité sera installée dans les anciens locaux de l'escadron de transport "Ventoux", dont les Casa C-235 ont été relocalisés à Creil.

Un calendrier très chargé :

 

Ce déménagement intervient alors que l'ER-2/33 est particulièrement sollicité par les opérations au-dessus de la Libye. Désormais déployés sur la base crétoise de Souda, les Mirage F1CR de l'escadron ont participé depuis le début du conflit à des missions d'appui-feu, de reconnaissance  et de renseignement électronique.

 

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L’historique de l’Escadron :

 

L'escadron de reconnaissance 2/33 " SAVOIE " tire ses origines de la création de la " D6 " à Reims en décembre 1912. Connu sous la dénomination C6 à partir de mars 1915, il deviendra " SAL 6 " en 1918 et stationne en Allemagne.

L'année 1919 voit la dissolution de la "SAL 6" dont les traditions seront reprises le 1er août 1920 à la création du 33ème régiment d'aviation. Chargée d'occuper la Thur et la Rhénanie, la "SAL 6" du 33ème R.A. adopte comme insigne une mouette traversant un anneau bleu, rappelant les mouettes du Rhin qui survolent le terrain pendant l'hiver et la couleur bleue attachée aux unités de reconnaissance.

C'est en 1932, au sein de la 33ème escadre de reconnaissance créée cette année-là, que l'unité devient groupe de reconnaissance 2/33. Il est composé de deux escadrilles :

- escadrille n°3 " HACHE ", ex "SAL 33",

- escadrille n° 4 " MOUETTE ".

Stationné à Nancy de 1930 à 1939, le 2/33 adopte comme insigne, dès son départ pour Rouvres, la croix de Lorraine avec les insignes de ses escadrilles.

La 33ème escadre est dissoute en 1939, suivie par le GR 1/33 en 1940 : seul le GR 2/33 participera à la Seconde Guerre mondiale. Ses actions d'éclat lui valent deux citations à l'Ordre de l'armée aérienne avec attribution de la Croix de guerre avec palme.

Le groupe prend le nom de " SAVOIE " le 3 novembre 1943 alors qu'il est stationné en Afrique du Nord et participe à la campagne de Tunisie.

En janvier 1945, la 4ème escadrille du 2/33 " MOUETTE ", séparée de la 3ème escadrille " HACHE " qui constituera le noyau du 1/33 " BELFORT ", devient le groupe de reconnaissance tactique 2/33 " SAVOIE ". Son insigne est alors la croix de Lorraine surmontée de la Mouette et de l'écusson de la Savoie. La 33ème escadre de reconnaissance est recréée à cette date.

A partir de 1954 le groupe prend le nom d'escadron de reconnaissance tactique 2/33 " SAVOIE ".

Stationné à Lahr à partir de 1957, au sein de la 33ème escadre de reconnaissance, l'escadron rejoint Strasbourg en 1960. Il est alors équipé de RF84F.

La transformation sur Mirage IIIR débute en 1963 par l'escadron de reconnaissance 3/33 " MOSELLE ", suivi par l'escadron de reconnaissance 2/33 deux ans plus tard.

Les premiers Mirage F1 CR arriveront à Strasbourg en 1983 et le premier escadron équipé sera l'escadron de reconnaissance 2/33 " SAVOIE ".

La dissolution de la 33ème escadre de reconnaissance le 30 août 1993 conduit les escadrons de reconnaissance 1/33 et 2/33 à être les premiers à adopter la nouvelle organisation décidée dans le cadre des restructurations au sein de l'armée de l'air. La fermeture de la base de Strasbourg entraîne, quant à elle, le transfert des unités sur la base aérienne 112 de Reims. Premier escadron à quitter l'Alsace, l'escadron de reconnaissance 2/33 " SAVOIE " se pose à Reims le 25 avril 1994.

Ses trois escadrilles perpétuent toujours aujourd'hui les traditions de la SAL 6 " MOUETTE ", de la BR 11 " COCOTTE " et de la C 53.

En matière de recueil de renseignement, la mission des unités de reconnaissance est d'être opérationnel, quelle que soit la météo et l'heure du jour ou de la nuit ; ceci en tous points du globe. L'escadron de reconnaissance 2/33 " SAVOIE " en apporte aujourd'hui une preuve évidente sur tous les théâtres d'opérations dans lesquels la Force aérienne de combat est impliquée.(sources armée de l’Air).

 

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Photos : Mirage F1 CR @ Jerôme Mervelet

 

04.05.2011

Rafale Tir réussi d’un AASM !

 

 

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Le 21 avril dernier, la DGA a réussi le tir d’une AASM (Armement Air Sol Modulaire) à guidage laser sur une cible se déplaçant à 80 km/h et avec une précision métrique. Le tir a été effectué sur le site d’essais de missiles de la DGA à Biscarosse.

Réalisé sur le site de al DGA, à partir d'un Rafale de série mis en œuvre par DGA Essais en vol base de Cazaux, le tir a été effectué avec un très fort dépointage (90°) par rapport à l'avion tireur, à une portée de plus de 15 km.

L'impact au but a eu lieu en incidence rasante, sur une cible mobile constituée d'une tache laser générée par un illuminateur sol monté sur une tourelle, afin de simuler un véhicule se déplaçant à 80 km/h.

Grâce à ses algorithmes de détection et d'asservissement de la trajectoire sur la tache laser détectée, et à sa grande manœuvrabilité aérodynamique, l'AASM a atteint la cible avec une précision meilleure que le mètre.

La version à guidage Inertiel / GPS / Laser est équipée d'un autodirecteur semi-actif laser et met en œuvre des algorithmes de poursuite de cible fixe ou fortement mobile utilisés lors de la phase terminale.

Elle sera produite en série pour les besoins de l'armée de l'air et la marine nationale à partir de la fin 2012.

Photo : tir de l’AASM depuis un Rafale@ DGA

 

02.03.2011

Nacelle "reco" pour le Rafale !

 

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Les Rafale de l’armée de l’Air et la Marine vont être dotés prochainement d’une nacelle de reconnaissance de dernière génération, la nacelle AEROS : (Airborne Reconnaissance Electro Optical System)  de  reconnaissance 100% numérique. Elle offre également au Rafale un équipement essentiel pour son standard F3.

Le Rafale a déjà à son actif le remplacement de plusieurs types d’appareils de combat, aussi bien pour l’armée de l’Air que la Marine. Un mouvement qui va se poursuivre dans les années à venir avec le retrait de service, pour la France, des derniers Mirage F-1, des Super Étendard Modernisés et les plus anciens des Mirage 2000. Dans son standard F3, le Rafale va donc reprendre à son compte la mission de reconnaissance, utilisant pour cela un équipement spécifique : la nacelle AREOS Reco NG développée par Thales.

A ce jour, douze nacelles ont été commandées par l’armée de l’Air et huit par la Marine, plusieurs campagnes d’appontage et de catapultage ayant permis de valider son emploi sur porte-avions.

Capacité tactique et stratégique :

L’AREOS Reco NG mesure 4,6 mètres de long et pèse 1 100 kg, ce qui la rend compatible avec le Rafale mais aussi, le cas échéant, avec le Mirage 2000. A l’avant, le bloc optique du capteur HA/MA (haute altitude/moyenne altitude) permet la prise de vue photographique à moyenne portée ou bien à longue portée et distance de sécurité. L’AREOS Reco NG a des portées d’identification de plusieurs dizaines de kilomètres, soit deux à trois fois plus que ce que permet la nacelle Presto actuellement utilisée en opérations en Afghanistan sur les Mirage F1CR.

A l’arrière de l’AREOS Reco NG, le capteur basse altitude permet de photographier d’horizon à horizon à seulement 60 mètres du sol et à des vitesses très élevées. Qu’elle travaille en mode «ponctuel », «couverture de zone» ou encore «suivi d’itinéraire », la nacelle fonctionne automatiquement et connaît en permanence sa position précise dans l’espace, ce qui lui permet de gérer, en roulis et en tangage, le pointage des optiques.

Elle utilise pour cela les informations transmises par sa propre centrale à inertie, corrélées avec celles fournies par le système de navigation et d’attaque (SNA) de l’avion porteur. Dès la prise de vue, les images réalisées sont automatiquement calquées sur un modèle numérique de terrain, référencées géographiquement et assemblées pour former une mosaïque complète de l’objectif.

Elles sont ensuite stockées dans la nacelle sur un disque dur et peuvent être envoyées, en temps réel, par une liaison hertzienne haut débit vers une station sol de réception et de traitement des images.

Un mode vidéo est aussi disponible en jouant sur la succession des images, tandis que la mesure du déplacement d’un mobile d’une image à l’autre peut permettre d’estimer sa vitesse.

La centaine de vols réalisés dans le cadre de l’expérimentation technico-opérationnelle a permis au CEAM de valider le fonctionnement des capteurs et l’emploi tactique en liaison avec son porteur, le Rafale(1).

Les vols ont couvert des scénarios des plus classiques aux plus innovants, comme par exemple le travail sur des objectifs d’opportunité avec une réassignation de tâche de l’avion en plein vol, via la liaison de données Link16.

 

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AEROS permet :

·     une augmentation des capacités de recueil,

·     une diminution de l'âge du renseignement (transmission des images au sol),

·     une augmentation de la permanence au-dessus du théâtre d'opération,

·     une augmentation de la souplesse de l'emploi des matériels.

 

Il fonctionne :

·     de jour et de nuit (bandes visible et infrarouge),

·     à haute, moyenne ou basse altitude,

·     à courte, moyenne ou grande distance,

·     à grande et très grande vitesse.

 

 Avec cette double capacité, tactique et à très longue portée, de jour comme de nuit, le couple Rafale F3/AREOS Reco NG est aujourd’hui sans concurrent dans le monde. Les premiers équipages des unités opérationnelles ont été formés au sein du CEAM au cours de l’été. Quelques semaines plus tard, une première capacité restreinte était atteinte pour des missions adaptées, par exemple, aux théâtres d’opérations extérieures. Cette capacité se concrétise par la présence de la nacelle sur le porte-avions Charles-de-Gaulle. L’emploi en mode suivi de terrain et vol de pénétration, dont la complexité se rapproche de celle de la mission nucléaire, sera ouvert à son tour en fin d’année.

Intérêts pour l’exportation :

 

Ce nouvel outil permet d’ouvrir de nouveaux horizons en matière de « reconnaissance tactique », de fait le Rafale devient encore plus attrayant à l’exportation. Plusieurs pays, candidats possibles à l’achat du Rafale pourront être sérieusement intéressés. La Suisse dont le cahier des charges du futur avion de combat prévoit le mode « reco » est de ce fait concernée par l ‘arrivée de cette nacelle en complément du  système de désignation Damocles.  A ce jour deux des trois concurrents disposent d’une nacelle  « reco » le Rafale et le Gripen NG.

 

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Photos : 1 & 2 Rafale doté de l’AEROS 2 l’AEROS @ Dassault aviation

 

 

 

05.04.2010

CN-235 supplémentaires pour l’armée de l’Air

 

 

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Le ministère de la Défense français a annoncé jeudi une commande de huit avions cargo militaires Casa CN-235 à EADS , afin de maintenir ses capacités de transport aérien en attendant l'arrivée de l'A400M, également construit par le constructeur aéronautique européen.

Ces appareils, qui seront livrés à l'armée de l'Air entre fin 2011 et mi-2013, représentent un investissement de 225 millions d'euros, a précisé la délégation générale pour l'armement (DGA) dans un communiqué.

L'armée de l'Air dispose déjà d'une flotte de 19 CN-235, un avion de transport léger qui réalise des missions logistiques et de largage de parachutistes. Doté d'une autonomie de 3.500 kilomètres, il peut emporter jusqu'à cinq tonnes de fret ou 40 passagers.

La France, qui a commandé au total 50 A400M, ne recevra le premier exemplaire que début 2013, ce programme ayant désormais quatre ans de retard. Les capacités de l'A400M n’ont  toutefois rien de comparables à celles du CN 235.

Le CN-235 :

Conçu au début des années 80 en coopération entre les sociétés espagnole CASA  et indonésienne IPTN, le CN-235 peut emporter jusqu’à 36 parachutistes, pouvant sauter rapidement par les deux portes latérales arrières ou par la rampe. Pour les missions d’évacuation médicale, il peut accueillir jusqu’à 21 brancards, accompagnés de quatre brancardiers.

Basée sur les plates-formes CASA C-295, CN-235 et C-212 et le système de mission tactique entièrement intégré FITS, les solutions proposées par la division Military Transport Aircraft de EADS sont conçues pour une grande variété de missions de patrouille maritime et de sécurité du territoire : lutte anticriminelle, répression de la pollution, contrôle de zone économique exclusive (ZEE), recherche et sauvetage (SAR) et FITS associe les capteurs de mission, les systèmes de navigation et les réseaux locaux de communication de l’avion dans le cadre d’un système de gestion de mission très efficace, grâce notamment à une interface homme-machine intuitive qui permet de visualiser toutes les informations tactiques et de navigation en temps réel.

 

Photo : Le grand frère, ici un  CN-295 espagnol à Payerne @ Pascal Kümmerling

 

15.11.2009

La France commande 60 Rafale

 

 

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Le ministre de la Défense française, Hervé Morin confirme la commande de 60 avions de combat Rafale supplémentaire pour la France. Cette commande, prévue dans la loi de finances 2009, porte à 180 le nombre de Rafale commandés.

Marine et armée de l’Air :

Ces 60 appareils seront répartis entre la Marine et l’armée de l’Air, conformément à la loi de programmation militaire, les dates de livraisons des avions seront ajustées en fonction des contrats à l’exportation. Ceci permet d’assurer une organisation optimale de la chaîne de fabrication, pour les besoins nationaux et pour ceux des pays auxquels la France propose un partenariat dans le cadre du programme Rafale.

Les Rafale C/B équipent déjà les escadrons 1/7 Provence, 5/330 Côte d’argent et 1/91 Gascogne (frappe nucléaire) ainsi que la flottille 12F, Rafale M pour la Marine.

Actuellement en discussions avancées avec les Emirats Arabes Unis pour le remplacement des Mirage 2000-9, la France espère bien rapidement pouvoir concrétiser une première vente à l’exportation du Rafale.

Nouveau standard :

Les appareils livrés seront équipés du nouveau radar RBE2-AA à antenne active (AESA) et de moyens d’auto-protection renforcés.

Le marché sera notifié par la Direction générale de l’armement (DGA) avant la fin de l’année aux principaux industriels assurant la réalisation du Rafale : Dassault Aviation, Thales, Safran et MBDA. Une centaine d’entreprises de toutes tailles bénéficieront également de cette commande.

Le Rafale de Dassault est toujours en compétition pour l’Inde, le Koweit, le Brésil et la Suisse.

 

 

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Photos : le Rafale lors des essais en Suisse. @ Armasuisse