02/05/2010

F-5 traqueur de particules

 

 

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Dans le cadre des nuages de cendres volcaniques, les Forces aériennes suisses ont utilisés plusieurs appareils pour enregistrer et mesurer l’impact des micros particules. Mais un avion des Forces aériennes joue un rôle particulier, le F-5 ! Retour sur une mission peu connue, mais primordiale.

A la recherche du nuage :

La paralysie du ciel européen, due à l’éruption du volcan Eyjafjallajökull, a mobilisé l’ensemble des acteurs aéronautiques et scientifiques pour en mesurer l’ampleur et pouvoir à l’avenir, établir un cahier des charges permettant de mieux concilier aviation et restriction, imposée par ce phénomène naturel. La traque aux particules a donc été menée à la fois par des civils, mais également grâce aux moyens militaires.

Les Forces aériennes suisses, en plus,  d’un PC-6 et d’un hélicoptère Super Puma ont engagé un F-5 Tiger II équipé des conteneurs à filtre EKUR. Ce dispositif développé par RUAG Aerospace à Emmen (LU) permet la collecte de particules fines, grâce à un ensemble de filtres à air dans le cadre des besoins de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et permet chaque année, de mesurer la radioactivité à haute altitude au-dessus de notre pays. Ces mesures ont été mises en place depuis la tragédie de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Chaque année, un F-5 sillonne le ciel helvétique à haute altitude tandis qu’un Super Puma sonde les altitudes inférieures.

Mais cette fois-ci ce n’était pas la radioactivité qui était recherchée, mais bien les micros particules dues au volcan islandais.

Pour mesurer les particules du nuage, le F-5 devait voler à une altitude constante de 11.000 pieds à une vitesse de Mach 0,8. Le pilote dispose pour ce faire d’un joystick  lui permet d’activer l’ouverture des filtres. Une fois de retour les filtre sont démontés et envoyer à l’Office de la Santé publique pour analyse par spectrométrie à rayon gamma.

L’utilisation du filtre EKUR en tant normal :

  • Surveillance de la radioactivité de l’air à haute altitude.
  • Les échantillons d’air sont collectés par des avions de l’armée à des altitudes comprises entre 10’000 et 15’000 mètres.
  • Les poussières déposées sur un filtre d’environ 50x50 cm sont analysées dans un laboratoire de l’OFSP.
  • Ces mesures servent à détecter un nuage radioactif provenant d’une explosion nucléaire  ou et c’est nouveau,  d’un nuage de cendres volcanique.
  • Ces mesures permettent de planifier des mesures de protections de la population avant que celle-ci puissent contaminer la nourriture et serviront dans le cadre du volcan de prendre des mesures pour l’aviation.
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Photos : 1 F-5 Tiger II avec les deux conteneurs de filtres. 2 Gros plan sur le conteneur EKUR. @ Forces aériennes suisses.