20/06/2017

Le MiG-35 prêt à la fin de l’année !

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RAC MiG poursuit ses essais sur le MiG-35 « Fulcrum-F » et s'attend à ce que le programme soit terminé, d'ici la fin de 2017. L’avion sera disponible pour entrer en service.

Au salon du Bourget à Paris, l’avionneur russe a confirmé aujourd’hui que les tests de vol se déroulent bien et que le gouvernement russe est satisfait des progrès réalisés". « Après l'achèvement des essais en vol, on s'attend à ce que Moscou signe une commande pour l’avion, peut-être pour 37 exemplaires a déclarer » Katia Kravchenko responsable de la communication pour RAC MiG.

À plus long terme, le MiG-35 remplacera vraisemblablement la flotte complète des 258 MiG-29 en service au sein de la Force aérienne russe.

Bien que le MiG-35 ressemble à son prédécesseur, Katia Kravchenko souligne qu'il s'agit d'une plate-forme complètement nouvelle. Les améliorations incluent une section transversale permettant une réduction de la signature radar, réalisée grâce à un nouveau matériau absorbant ainsi que des moyens électroniques.

Le MiG-35 « Fulcrum-F »:

Développement ultime du célèbre MiG-29 FULCUM, le MiG-35C/D et un dérivé du MiG-29OVT de démonstration. Il fait partie de la quatrième génération des chasseurs MiG. Construit dans l’usine Sokol de Nijni-Novgorod à 500km à l’est de Moscou, le MiG-35 a reçu le nouveau moteur RD-33MKV avec tuyères vectorielles en options. Cet appareil confirme la fin de l’âge sombre de la technologie aéronautique de la Russie, il a reçu un radar actif à balayage électronique (AESA) Zhuk-MAE d’une portée de 130 à 200km pouvant traquer une trentaine de cibles et d’en engager 8. Il dispose également du nouveau désignateur de cible OLS.

La capacité en carburant faisant défaut sur les anciennes versions, a été accrue de 50% sur ce modèle. De plus, la charge militaire avoisine maintenant les 6 tonnes.

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Photos : MiG-35 en vol @ RAC MiG

20/04/2017

Boeing abandonne la compétition en Belgique !

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Boeing a renoncé hier à sa participation à la compétition en vue du remplacement des Lockheed-Martin F-16 A/B en Belgique. Dans un communiqué, la division « avions de combat » de l’avionneur américain a confirmé qu’elle ne participera pas à la conférence des soumissionnaires, et ne répondra pas à la demande de propositions de Bruxelles pour un nouvel avion de combat.

Les raisons de ce choix :

Pour Boeing, l’examen de la demande belge ne permet pas de concourir de manière égale. Clairement pour l’avionneur américain, le cahier des charges favoriserait l’un des concurrents. Sans le nommer, il semble bien que Boeing pense au F-35 de Lockheed-Martin.

Dans ce choix on ne peut que penser à la volonté du gouvernement belge au maintien de la capacité à l’engagement de la bombe nucléaire B61, qui n’est possible qu’avec le F-35.

La Finlande et la Suisse :

Ce choix va par contre permettre à Boeing de concentrer ses efforts et ses ressources sur le support de ses clients, de sécuriser de nouveaux ordres et d'investir dans la technologie et les systèmes requis pour faire face aux menaces d'aujourd'hui et de demain. Par ailleurs, l’avionneur se prépare sur deux autres opportunités de concours en Finlande et en Suisse. A noter, que pour l’instant Boeing n’est officiellement déclaré pas en course pour notre pays, l’avionneur attend de connaître le cahier des charges.

Et les autres ?

Après cette défection, il va être intéressant de voir combien de concurrents vont encore rester en course. On se rappelle le « coup de sang » d’Eric Trappier président-directeur général du groupe Dassault Aviation, en début d’année à propos justement d’une favorisation en Europe du F-35 américain au détriment du Rafale et d’une manière générale des avions européens.

 

Photo : F/A-18 E Super Hornet @ US Navy